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De la domination masculine, par Pierre Bourdieu (Le Monde diplomatique, août 1998)

De la domination masculine, par Pierre Bourdieu (Le Monde diplomatique, août 1998)
Je ne me serais sans doute pas affronté à un sujet aussi difficile si je n’y avais pas été entraîné par toute la logique de ma recherche (1). Je n’ai jamais cessé, en effet, de m’étonner devant ce que l’on pourrait appeler le paradoxe de la doxa (2) : le fait que l’ordre du monde tel qu’il est, avec ses sens uniques et ses sens interdits, au sens propre ou au sens figuré, ses obligations et ses sanctions, soit grosso modo respecté, qu’il n’y ait pas davantage de transgressions ou de subversions, de délits et de « folies » (il suffit de penser à l’extraordinaire accord de milliers de dispositions — ou de volontés — que supposent cinq minutes de circulation automobile sur la place de la Bastille ou sur celle de la Concorde, à Paris). On voit bien qu’en ces matières il s’agit avant tout de restituer à la doxa son caractère paradoxal en même temps que de démonter les mécanismes qui sont responsables de la transformation de l’histoire en nature, de l’arbitraire culturel en naturel.

https://www.monde-diplomatique.fr/1998/08/BOURDIEU/3940

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Grande traversée : Women's power, les nouveaux féminismes : podcast et réécoute sur France Culture Elles sont filles d'Olympe de Gouge et d'Angela Davis, de Simone de Beauvoir, de Judith Butler, de Virginia Woolf ou d'Audre Lorde. Depuis la révolution française, leurs aînées ont conquis peu à peu des fonctions qui furent longtemps réservées aux hommes, puis le droit à disposer de leur corps. Pourtant, en 2016, les femmes gagnent moins que les hommes et réalisent la majorité des tâches domestiques, avorter est encore tabou, la révolution sexuelle n'a pas aboutie, l'hétérosexualité reste la norme et tous les trois jours, une femme meurt sous les coups de son conjoint. Dans la sphère privée et dans la sphère publique les rapports entre hommes et femmes sont toujours inégalitaires.

« La ville durable creuse les inégalités » Dès qu’on adopte les lunettes du genre pour étudier la ville, celle-ci apparaît inégalitaire entre femmes et hommes. Et la ville durable ne ferait qu’empirer les choses, selon l’analyse du géographe Yves Raibaud. « À quoi ressemblera la ville de demain ? Comment la penser, la construire et la gérer ? », s’interroge le ministère français du Développement durable sur son site Internet. Genre (sciences sociales) Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Pour les articles homonymes, voir genre. Le genre est un concept utilisé en sciences sociales pour désigner les différences non biologiques entre les femmes et les hommes. Alors que le sexe fait référence aux différences biologiques entre femmes et hommes, le genre réfère aux différences sociales, psychologiques, mentales, économiques, démographiques, politiques, etc.

"Ne nous libérez pas, on s'en charge" Vers un féminisme post-colonial. « Mon voile est éminemment féministe. » Nargesse Une jeune vedette pakistanaise des réseaux sociaux assassinée pour ses vidéos "choquantes" Starlette de téléréalité, icône pop du web pakistanais et bimbo insoumise, elle était tout ça à la fois. En l’espace de trois ans, Qandeel Baloch, de son vrai nom Fauzia Azeem, 26 ans s’était mis à dos une partie du Pakistan pour des selfies où elle apparaissait maquillée et dans des poses jugées indécentes, pour ses clips provocants et sa liberté de parole. Vendredi 15 juillet, elle en a payé le prix fort : au domicile de ses parents, la jeune femme a été étranglée par son propre frère qui, arrêté depuis, a revendiqué "un crime d’honneur" pour laver "la honte" de son "comportement intolérable" et de ses vidéos jugées "trop choquantes". Baloch, une vedette qui dérangeait ?

La non-mixité : une nécessité politique La ségrégation, c’est-à-dire la séparation imposée, l’accès réservé à certaines places ou certains espaces sociaux, est une des principales formes que prend la domination – que ce soit la domination des riches sur les pauvres, celle des hommes sur les femmes ou celle des blancs sur les non-blancs. Mais ce n’est pas la seule : de nombreux mécanismes de domination perdurent au sein même des espaces sociaux mixtes, malgré la mixité, voire parfois grâce à elle. C’est ce que montre Christine Delphy dans le texte qui suit : la mixité n’est pas en elle-même un bien qu’il faudrait opposer sans discernement à une non-mixité forcément « enfermante » et « étouffante » ; la non-mixité n’est en fait oppressante que lorsqu’elle est subie, au même titre que peut être oppressante une mixité ou une proximité subie. Je voudrais parler ici des différents sens de la mixité, en particulier mais pas exclusivement de la mixité entre les sexes, et de la non-mixité. La non-mixité subie La mixité sans l’égalité

Harcèlement sexuel La révolution de 2011 a mis en lumière une jeunesse égyptienne avide de liberté, courageuse et créative. Mais elle a également exacerbé des maux profonds dans le pays. Parmi eux, une plaie qui ronge les rives du Nil, du Caire à la Haute-Egypte: “Al-taharoch al-gensi”, le harcèlement sexuel. Voilées, non voilées, jeunes ou âgées, les Egyptiennes en sont victimes au quotidien. Et elles sont de plus en plus nombreuses à refuser de passer sous silence leurs agressions. La photographe cairote Eman Helal capture depuis quelques années ces visages meurtris, en colère, et recueille des histoires.

Non, je ne suis pas enceinte et si un jour ça arrive, c'est moi qui vous tiendrai au courant  Je vais commencer par rappeler que je n'avais jusqu'à présent jamais pris la peine de répondre aux ragots. Je n'apprécie pas de consacrer mon énergie à cette industrie du mensonge, mais je souhaite participer à un débat plus large qui a déjà été lancé et qui doit se poursuivre. Comme je ne suis pas sur les réseaux sociaux, j'ai décidé de faire part ici de mes pensées par écrit. Pour info, je ne suis pas enceinte. Ce que je suis, c'est fatiguée de tout ça.

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