
Notes pour une théorie du Manarchiste – Féministes pour la Justice Climatique Ce texte est la traduction d’un article paru en janvier dernier dans Strike Magazine. L’autrice de l’illustration que nous avons également traduite est Suzy X. [CW : misogynie, agression sexuelle, viol.] Le Manarchiste est le meilleur militant. Le Manarchiste aime les femmes, il n’a donc pas besoin de les écouter. Pour le Manarchiste, nous sommes tou-te-s d’une même race, la race humaine. Parfois le Manarchiste est légèrement offensant. “Bourgeois” est l’insulte préférée du Manarchiste, mais lui-même n’a jamais été bourgeois. Le Manarchiste est un féministe engagé, comme il le dit fort et joyeusement à chaque fois qu’il fait le ménage, s’occupe d’un enfant ou fait du thé. Le Manarchiste sait que le militantisme a été inventé par des hommes blancs. Bien qu’il les lise rarement, le Manarchiste adore critiquer le travail des femmes, des personnes racisées, des personnes trans. Le Manarchiste est un féministe quand il veut baiser. N’accuse pas le Manarchiste d’agression sexuelle. J'aime :
Prostitution : L'invisibilité des femmes migrantes Partir, nous partirons. Avec tampon, sans tampon... nous partirons. Comme des maudits et alors ? Comme des forçats... Sur le ventre peut-être, malades à crever ; sur les poings et les genoux, sur les ongles un par un, quitte à les perdre tous, sur les canines peut-être ; sanglants à force d'y laisser la peau, comme des écorchés s'il le faut ; nous partirons... Nicole Caligaris Les Samothraces (citation trouvée dans la thèse Communautés d’itinérance et savoir-circuler des transmigrant-e-s au Maghreb de Claire Escoffier) Il y a 30 à 40 000 prostituées en France dont 90% d'étrangères. J'aborderai dans un article suivant la question du trafic et des réseaux. Le mot "migrant-e" permet de souligner la complexité des processus de migrations. Le migrant est avant tout vu comme un homme (comme en témoignent les discours de Marine le Pen) qui migre pour des raisons économiques ou en tant que demandeur d'asile. Les dangers subis par les femmes migrantes Les activités des femmes migrantes
Faits en un coup d’œil : statistiques sur la violence à l’égard des femmes D'après les données nationales disponibles, 15 à 76 % de femmes sont la cible de violence physique et/ou sexuelle au cours de leur vie. La majorité de ces violences se produisent au sein des relations intimes et nombre de femmes (entre 9 et 70 %) signalent leur mari ou leur partenaire comme en étant l’auteur. À travers les 28 États de l'Union européenne, un peu plus d'un sur cinq femmes a subi des violences physiques et / ou sexuelles de la part d'un partenaire (Agence européenne des droits fondamentaux, 2014). Le féminicide Au Guatemala, on assassine en moyenne deux femmes par jour.En Inde, 8 093 cas de décès liés à la dot ont été signalés en 2007. La violences et les jeunes femmes Les pratiques nuisibles La traite Les femmes et les filles comptent pour 80 % du chiffre estimé de 800 000 personnes victimes de trafic transfrontalier chaque année, la majorité d’entre elles (79 %) à des fins d’exploitation sexuelle. Le harcèlement sexuel Le viol dans le contexte d'un conflit
Histoire de la mode et du vêtement - Portail de la Mode Les années 1990 s’ouvrent sur la Guerre du Golfe (1990-1991) et une récession qui calment aussitôt la folie délurée des eighties. Sous l’impulsion des “Six d’Anvers” (Ann Demeulemeester, Dries Van Noten, Walter Van Beirendonck Dirk Bikkembergs…) et de designers japonais implantés dans la capitale française (Izumi Ogino, Yoshiki Hishinuma, Junya Watanabe…), la mode aspire à plus de sobriété et de minimalisme, c’est le courant “antifashion” auquel répond l’exubérance d’un Alexander McQueen, John Galliano ou Thierry Mugler et leur style “cyber” déluré inspiré des films de SF (Total Recall, Mars Attacks, Independance Day, Le Cinquième Élément, Matrix, …). Car malgré l’ambiance morose, la mode n’a pas dit son dernier mot flashy et, en-dehors des catwalks, la jeunesse s’amuse en chaussures à plateformes, jeans mom taille haute, crop tops colorés, les cheveux pleins de chouchous aux couleurs criardes. Mode girly, un poil féministe (“Girl Power !”)
Des babillages — ‘Personal is political’ : psychanalyse d’un... Les agressions sexuelles du nouvel an : des crimes sexistes à l'instrumentalisation raciste. Pendant la nuit du nouvel an, de nombreuses agressions sexuelles et parfois des viols ont eu lieu dans des villes allemandes et en Finlande. Les féministes ont toujours étudié, travaillé, analysé et dénoncé les violences sexuelles. C'est grâce à deux victimes de viol et à leur avocate, Gisèle Halimi, qu'on a pu en 1978, lors du procès d'Aix en Provence comprendre les répercussions psychiques possibles du viol sur les victimes. Le nombre de viols ? A partir des années 2000 apparaît en France le mot "tournante" ; pour celles et ceux qui l'emploient il désigne un viol collectif commis en banlieue (et en filigrane commis par des jeunes d'origine africaine/maghrébine). Pour parler de façon plus générale, le simple fait de désigner des gens venant de pays très différents par le même vocable ("étrangers" ou "migrants") constitue déjà une erreur sociologique majeure.
PAS SI GRAVE Je crois que le pire dans les violences sexistes, qu’elles soient physiques ou autres, c’est qu’on tente toujours de les minimiser. De te dire qu’ailleurs c’est pire, que tu exagères… C’est d’ailleurs très parlant, puisque comme dit Christine Delphy « Quand une féministe est accusée d’exagérer, c’est qu’elle est sur la bonne voie. » S’agissant du harcèlement de rue par exemple, il m’aura fallu de longues discussions sur Internet, et en particulier sur Twitter, pour mettre le doigt sur ce que ces comportements avaient de terrible et de glaçant sous leurs dehors de drague un peu cheap. Mais ce n’est pas grave, n’est-ce pas, ce ne sont que des mots… C’est donc d’actes qu’il faut parler ? Mais là non plus, ce n’est pas si grave, penses-tu, il y a des pays où les femmes sont excisées. Fatalement, dans l’escalade du pire en termes de violences sexistes, on en arrive à parler du viol. Et là, il y a encore des gens pour te dire que ça n’est pas si grave. Diane
Chiffres clés de l'anorexie We and our partners process data for the following purposesAB Testing, Essential features, Features related to sharing on social networks, Personalised advertising and content, advertising and content measurement, audience research and services development , Store and/or access information on a device La culture du viol On m'a récemment mailée pour me demander ce qu'était exactement la culture du viol. Même si j'ai déjà beaucoup écrit sur le sujet, je me suis dit qu'il n'était pas inutile de faire un nouvel article en tentant de formuler au mieux et le plus précisément possible. Beaucoup de gens qui entendent pour la première fois, l'expression "culture du viol" sont choqués pour 4 raisons : - Le mot culture est pour eux associé à des choses extrêmement positives ce que n'est évidemment pas le viol ; on pense par exemple au "ministère de la culture". Quelques chiffres : Selon l’enquête Contexte de la sexualité en France (CSF) réalisée par l’Inserm et l’Ined en 2006 à l’initiative de l’ANRS, 16 % des femmes et 5 % des hommes déclarent avoir subi des rapports sexuels forcés ou des tentatives de rapports forcés au cours de leur vie. - A propos de l'expression "culture du viol"Les historiens Stéphane Audoin-Rouzeau et Annette Becker parlent, au sujet de la première guerre mondiale, de "culture de guerre".
Le racisme comme système - Une heure de peine... Lorsque l'on tape "racisme" sous google, la première proposition qui apparaît est "racisme anti-blanc". Et sur les liens proposés, il faut attendre le quatrième pour avoir une critique de cette notion. Les sociologues affirment souvent que le "racisme anti-blanc" n'existe pas : une idée mal comprise, parce que souvent appréhendée avec ce qu'il faut de mauvaise foi pour se lancer dans la fausse indignation contre la "bien-pensance". Derrière cette idée, ce qu'il y a en jeu, c'est la compréhension de ce qu'est le racisme. Une lecture superficielle de cette vidéo, dans laquelle s'engouffrent rapidement ceux qui ont à coeur de ne rien comprendre, consisterait à dire que l'idée que défend Aamer Rahman est celle d'un précédent historique : ce serait l'ancienneté du racisme "anti-noirs" (ou plutôt "anti-non-blancs") qui le fonderait comme seul "vrai" racisme et "excuserait" (dans un vocabulaire typique d'un certain conservatisme politique) le "racisme anti-blanc". Un malaise apparaît alors.
Quentin Tarantino alimente-t-il la culture du viol? Une scène de récit de viol dans «Les Huit Salopards» relance le débat autour de la complaisance du cinéaste américain pour ce type de violence. Une polémique complexe, mais nécessaire. Avertissement: l'article contient un spoiler assez léger: on y raconte le début (et uniquement le début) d’une séquence située au milieu du film et dans laquelle aucun événement-clé (mort d’un personnage, retournement de situation) ne survient. Chacun(e) peut donc lire le texte ci-dessous en toute tranquillité. Parce qu’il est un storyteller hors pair qui aime raconter et écouter de bonnes histoires, Quentin Tarantino laisse souvent ses personnages prendre la parole et raconter un souvenir ou un événement marquant qui permettra d’éclairer différemment leur passé ou, au contraire, de reconsidérer leur futur autrement. Chez Tarantino, l’histoire est une arme, ou en tout cas un déclencheur. Le récit d'un viol Une fascination suspecte La coolitude «Pussy Wagon» Quelle responsabilité? Comprenons-nous bien.
A PROPOS Ce blog a pour objet d’alerter sur certains écarts entre les données factuelles rapportées dans les articles de revues scientifiques et ce que divers intermédiaires culturels leur font dire. Il est focalisé sur les sciences biomédicales et du psychisme, particulièrement sujettes à ce type de distorsions notamment lorsque ces sciences contribuent à la naturalisation du social. De manière plus générale, ce blog se veut aussi être un outil à aiguiser l’esprit critique vis-à-vis de la vulgarisation scientifique, avec l’espoir d’alimenter un cercle vertueux d’amélioration de la qualité de la demande et de l’offre en la matière. Ce blog n’est pas…… un énième fil d’information sur l’actualité de la recherche. Rectificatif publié dans Le Nouvel Observateur n°2582 du 1 mai 2014, p. 30 : « Dans l’article « Hommes Femmes : ce que dit la science » (N.O. du 6 mars), le statut de doctorante en sociologie et certains propos me sont prêtés à tort. A vos claviers ! Signaler ce contenu comme inapproprié