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« L’économie collaborative accroît les inégalités patrimoniales »

« L’économie collaborative accroît les inégalités patrimoniales »
« Economie collaborative », le terme sonne bien. On imagine une communauté d’utilisateurs, soudée, qui s’envoie de jolis messages pour partager des biens ou s’offrir des services. Tout cela orchestré par une jeune start-up à l’esprit tellement cool. La réalité, ce sont des entreprises capitalistes comme Uber, Airbnb, Blablacar, valorisées à plusieurs milliards de dollars et avec pour objectif principal : gagner de l’argent le plus vite possible. Cette confusion des genres, Hugues Sibille, président du Labo de l’économie sociale et solidaire (ESS), un think tank créé en 2010, la dénonce. Lui veut remettre les mots à leur place et des valeurs dans cette nouvelle économie du numérique. Hugues Sibille, le 16 novembre 2015 à Paris - Robin Prudent/Rue89 Rue89 : L’économie collaborative s’appuie sur une communauté, c’est une belle idée participative, non ? Hugues Sibille : La « communauté » de l’économie collaborative numérique n’a aucun pouvoir sur l’entreprise. En France, il existe Enercoop.

http://rue89.nouvelobs.com/2016/01/03/leconomie-collaborative-accroit-les-inegalites-patrimoniales-262256

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Economie collaborative, les valeurs d'Internet pour modèle sociétal - Curiouser Quel est le point commun entre Une ruche qui dit oui et un hackerspace de San Francisco ? Tentative de décryptage d’un mouvement en plein essor, qui puise ses sources dans l’histoire d’Internet. L’économie collaborative est un terme qui regroupe l’ensemble des nouvelles formes de partage, d’échange et de location permises par Internet, afin de collaborer entre particuliers. Le terme de consommation collaborative s’est popularisé grâce au livre « What’s mine is yours. The rise of collaborative consumption » de Rachel Botsman et Roo Rogers, qui a théorisé ce mouvement.

L'économie collaborative n'est pas sociale et solidaire L'économie collaborative n'a pas toutes les vertus qu'on lui prête souvent. Cette économie de services à la demande à travers des plateformes d'intermédiation numérique cache en réalité un idéal principalement mercantile, bien éloigné des notions d'intérêt général induites par le terme « collaboratif ». « Il y a une certaine confusion de langage subtilement entretenue », dénonce dans une interview très intéressante à Rue 89 Hugues Sibille, le président de Labo de l'économie sociale et solidaire. « Les gens utilisent de manière synonyme, économie collaborative, économie du partage et économique sociale et solidaire. C'est une erreur : ce ne sont pas les mêmes finalités », ajoute-t-il. Pas les mêmes principes

Vers des plateformes réellement coopératives Les professeurs Nathan Schneider (@nathanairplaine) et Trebor Scholz (@trebors, le père du concept de Digital Labor) publient sur The Next System Project (@thenextsystem) un intéressant manifeste. L’économie solidaire nécessite un internet de la solidarité La plupart des technologies inventées (radio, télévision, internet, blockchain…) prônent dans leurs premières versions un idéal de liberté et de démocratie, de décentralisation.

Uber, un virus qui a infecté la ville et veut se propager partout Uber par-ci, Uber par-là, Uber über alles : on a beaucoup reproché aux médias (les riverains de Rue89 ne sont pas en reste) d’en faire des tonnes sur la start-up californienne venue bousculer le monopole des taxis. On a maintenant une excuse : Uber est en fait un virus ! Une maladie contagieuse qui a infecté l’organisme de la ville : c’est la thèse soutenue par l’agence parisienne de conseil en innovation Fabernovel dans une étude qui décortique le modèle de développement de cette jeune entreprise qui a même donné naissance à son propre substantif, la fameuse ubérisation. « Mi-fascinant, mi-repoussant » La connotation n’est pas forcément très flatteuse, même si le terme « viral » a pris une tournure plus positive avec les réseaux sociaux.

«Ubérisation»: ce que cache le mot qui fait fureur Il a sa fiche Wikipedia depuis une petite année mais il n’a pas encore fait son entrée dans le Larousse et le Robert. Il le faudrait, tant en quelques mois, il s’est imposé partout, finissant par être dévoyé, galvaudé. Depuis qu’Uber, la start-up californienne, spécialiste du VTC, a rendu fous les taxis du monde entier, le néologisme « ubérisation » (ou à l’anglaise « uberization ») fait fureur. C’est LE mot de l’année 2015 (et des suivantes) qui fait trembler entreprises et salariés. « Ubérisation » de l’immobilier, de la pharmacie, de la banque, de la plomberie, de l’éducation, du droit, du marketing, du sexe… Tapez le terme dans n’importe quel moteur de recherche et vous découvrirez l’étendue de sa portée et les sueurs froides qu’il provoque dans tous les secteurs d’activité de l’économie traditionnelle.

L'économie collaborative est-elle aussi sociale et solidaire ? Au regard de l’ESS et de ses expérimentations menées tout au long du XXe siècle, l’économie collaborative est à la fois une notion très récente et un secteur très jeune, en tout cas dans ses formes numériques. Le terme est employé par OuiShare depuis début 2012 et recouvre une grande variété de thématiques, de formes d’entreprises et de modèles économiques. Le point commun de ces initiatives, et le point de départ de la définition chapeau de l’économie collaborative, c’est le caractère P2P (pair à pair) des systèmes mis en place.

Benjamin Coriat : «L’idéologie propriétaire a atteint ses limites» Des logiciels libres aux licences Creative Commons en passant par l’autopartage et les garderies autogérées, les communs apparaissent comme autant de solutions, trouvées ou en gestation. Professeur d’économie à l’université Paris-XIII, Benjamin Coriat a coordonné l’ouvrage le Retour des communs et la crise de l’idéologie propriétaire (éditions les Liens qui libèrent). Vous affirmez que nous vivons un moment marqué par le retour des communs. Que recouvre cette notion ? Les communs sont des formes d’organisations sociales autour d’une ressource naturelle en accès ouvert, comme un pâturage, un moulin à grains ou un lieu de pêcherie… Ce sont là les communs qui nous viennent du passé. "Les maîtres de demain seront les compagnies d'assurance et les agrégateurs de données" (Attali) Un scénario de science-fiction, une vision exagérée. L'économiste et écrivain Jacques Attali, le professeur de l'ESCP Jean-Marc Daniel et la Présidente de General Electric France Clara Gaymard étaient tous d'accord pour qualifier ainsi la théorie de l'essayiste américain Jeremy Rifkin à propos de l'impact d'Internet sur les entreprises et le capitalisme en général dans le futur. En visio-conférence, mardi 25 novembre, lors d'une conférence sur le thème "Internet va-t-il tuer le capitalisme ?" organisée par l'institut G9+, Jeremy Rifkin a prédit l'avènement d'une troisième révolution industrielle due notamment au développement exponentiel de l'Internet des objets, vers la fin du capitalisme. Combiné à de nouvelles formes d'énergie, de transport et de logistique, il ferait passer l'économie de marché à une économie du partage et de la mutualisation, rendant le coût marginal des services proche de zéro. Une valeur qui dépend des informations et de l'intelligence

Airbnb, Drivy, Leboncoin… comment déclarer son petit business Les adeptes des sites de partage, de location ou de vente ne pourront plus dire qu’ils ne savaient pas. Désormais, les sites Internet proposant des transactions entre particuliers (location de voiture, de logement, covoiturage…) doivent adresser à leurs utilisateurs, au mois de janvier de chaque année, un récapitulatif des transactions qu’ils ont réalisées par leur intermédiaire, à l’instar de ce que font les banques pour les revenus des placements. Une mesure décidée dans la loi de finances pour 2016.

L’économie collaborative, entre partage et business Déjà, la formulation pose problème. Sharing economy, en anglais, se traduit difficilement par « économie du partage » en français. Et pourtant, n’en déplaise à ceux que cela choque, l’expression anglaise désigne bien cette économie que l’on qualifie, chez nous, de « collaborative », et qui repose sur la mise sur le marché de l’usage d’un bien que l’on possède. La voiture et le logement étant les biens les plus chers possédés par le plus grand nombre de ménages, c’est grâce à la mise à disposition de véhicules et de chambres, voire de logements entiers, que l’économie collaborative a pris son envol. « Il est si difficile de donner une définition claire de tout ce que recouvre cette économie que le plus simple est de souligner le point commun qui relie tous ses aspects : le brouillage de la séparation entre bien public et bien privé », explique Pierre Musseau, coordinateur du pôle écologie-ville durable au sein duthink tank Terra Nova.

Economie collaborative : la clarification fiscale reste à faire Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Paulin Dementhon (Président fondateur de Drivy) L’Assemblée Nationale a adopté vendredi 11 décembre un amendement au projet de loi de finances pour 2016 obligeant les plateformes collaboratives, par exemple comme Drivy, à envoyer un récapitulatif des revenus générés à leurs membres, et à les informer de leurs obligations en matière fiscale. Elle a aussi rejeté la proposition du Sénat de mettre en place une franchise fiscale de 5 000 € pour ces revenus. Le récapitulatif de revenu, Drivy ou Airbnb le fournissent déjà depuis longtemps… parce que nos utilisateurs l’ont demandé bien avant les députés.

Le faircoin, une monnaie en ligne équitable au service des coopératives Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Yves Eudes Le rêve d’une « coopérative mondiale », qui hante les militants libertaires depuis des décennies, a refait surface début 2014 en Catalogne, au sein de la Cooperativa catalana integral (CCI), un réseau regroupant des coopératives de production, des squats et des associations écologistes et altermondialistes. L’objectif, ambitieux, est de « créer un outil révolutionnaire pour construire une autre économie mondiale » en s’inspirant des principes « des communautés peer-to-peer, du coopérativisme ouvert et l’éthique des hackers ». Pour parvenir à un tel résultat fonctionnant sur le plan mondial, le fondateur du mouvement, Enric Duran, 38 ans, incite les associations alternatives d’autres régions d’Europe à se regrouper sur le modèle de la CCI, puis à se fédérer au sein d’un réseau d’échange et d’entraide baptisé Fair Coop. Il emprunte 492 000 euros et refuse de rembourser

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