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Etat d'urgence, ce que nous pouvons, par Frédéric Lordon (Les blogs du Diplo, 30 novembre 2015)

Etat d'urgence, ce que nous pouvons, par Frédéric Lordon (Les blogs du Diplo, 30 novembre 2015)
S’il existait quelque chose comme une jauge de la faute et de la vertu des peuples, on pourrait dire que le corps social n’a jamais que « ce qu’il mérite ». Mais rien de tel n’existe sauf dans la vision moraliste du monde qui passe tout au tamis du jugement et de la rétribution. Nous avons cependant le recours de dire autre chose : de dire que le corps social fait, à chaque instant, la démonstration en actes de ce qu’il peut — de son degré de puissance. Ça n’est donc plus une question de jugement, c’est une question de mesure. Par ce qu’il accomplit et par ce qu’il omet de faire, par ce qu’il tolère et par ce qu’il refuse, le corps social donne l’exacte, la parfaite mesure de ce qu’il peut. Voir le dossier « Dans l’engrenage de la terreur », Le Monde diplomatique, décembre 2015.Dans ces conditions, il n’y a plus qu’à arpenter. Au fond de la dépossession, les citoyens protesteront qu’« ils n’y peuvent rien ». Post scriptum

http://blog.mondediplo.net/2015-11-30-Ce-que-nous-pouvons

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Nous valons mieux que ça Une colère monte. Comme le tambour d’un régiment, nous écoutons son écho gagner en intensité de l’autre côté de la plaine. Il se rapproche. Il est fascisme moins le quart Règle ta montre, la nuit arrive. Pas la nuit noire, non. Juste une nuit brune et opaque. Mais elle pourrait être longue, très longue, et il ne faudra pas trop se faire remarquer. Je ne sais pas où ils ont amené Charlie.

Pour comprendre la défaite idéologique de la gauche, il faut étudier la victoire culturelle de la droite Retour sur la façon dont le néolibéralisme, attaqué de toutes parts aujourd’hui, a recueilli un large assentiment dans les années quatre-vingt. Un extrait de «À demain Gramsci», de Gaël Brustier. Il est impossible de comprendre la défaite idéologique de la gauche sans étudier la victoire culturelle de la droite. Si le néolibéralisme est attaqué de toutes parts aujourd’hui, il ne faut pas oublier qu’il a aussi recueilli un large assentiment à une époque. L'énigme des enfants précoces bientôt résolue Dans le langage courant, on les appelle « surdoués » ou « élèves précoces ». Les spécialistes préfèrent désormais les qualifier d’enfants à haut potentiel (HP). Leur point commun est d’avoir un QI supérieur ou égal à 130. Mais sur le plan scolaire, leur réussite varie fortement. Quand certains obtiennent le bac à 14 ans, d’autres redoublent. Pour la première fois, une équipe de scientifiques lyonnais a voulu résoudre cette énigme.

Le poujadisme du drapeau Ce fut orchestré depuis les sommets de l’État : pavoisez de drapeaux tricolores vos fenêtres, prenez des selfies sous ces drapeaux et postez-les sur les réseaux sociaux. Imaginons un instant que ce soit le Front national qui ait tenté d’exploiter ainsi les tueries de Paris. Nombreux sont ceux qui auraient crié à la récupération nationale-chauvine, à l’insulte aux morts ou au mauvais goût. Comme c’est un gouvernement socialiste qui est à l’origine de cette indignité, c’est la sidération nationale. Universalisme franco-centré Je ne fais pas une fixation sur le drapeau français, son histoire ou sa symbolique.

Atelier de déconstruction mentale Une marche à suivre pour les ateliers de déconstruction mentale (ceci est un exemple, vous pouvez copier, vous en inspirer, changer la méthode) « Les mots sont, bien sûr, la plus puissante des drogues de l’Humanité » Rudyard Kipling « Ne laissez pas les mots penser à votre place. « L'idéologie tiers-mondiste ». Constructions et usages d'une catégorie intellectuelle en « crise » Notes Je remercie Eric Agrikoliansky, Gil Arban, Claude Gautier, Frédérique Matonti et Sabine Rozier pour leur lecture vigilante d’une première version de ce texte. Yves Lacoste, Contre les anti-tiers-mondistes et contre certains tiers-mondistes, Paris, La Découverte, 1985, p. 19-20. Rony Brauman, « Introduction – Ni tiers-mondisme, ni cartiérisme », in R. Brauman (dir.), Le tiers-mondisme en question, Paris, Olivier Orban, 1986, p. 11. Sur MSF, voir la synthèse de Pascal Dauvin, Johanna Siméant & C.A.H.I.E.R. in Le travail humanitaire.

Le Front national sur un plateau, par Eric Dupin (Le Monde diplomatique, mars 2014) Qu’il est loin, le temps où les journalistes hésitaient à donner la parole au Front national (FN) ! Sa présidente, Mme Marine Le Pen, multiplie aujourd’hui les prestations radiophoniques et télévisuelles. Son second, M. Florian Philippot, est un habitué des interviews matinales, au point d’avoir accepté courageusement celle d’Europe 1 le 1er janvier dernier. Il est intervenu à quatre reprises dans les émissions matinales en décembre 2013. Ses camarades se moquent de sa propension à passer d’un plateau de chaîne d’information continue à un autre. « La télé rend fous ceux qui n’y passent pas », réplique-t-il (1).

École privée ou publique ? Une bobo face à ses contradictions Delphine est bobo, blanche, diplômée. Elle habite un quartier de Paris où vivent des Noirs, des Arabes, des Asiatiques. Elle est de gauche, généreuse, pour la diversité et la mixité sociale. Mais quand ses filles ont l’âge d’aller à l’école, elle se trouve placée devant ses contradictions. Car « l’école publique, c’est pour les pauvres », lui résume une amie d’origine étrangère, qui a mis ses deux gamines dans le privé. « Liberté, égalité, fraternité » sur le fronton d’une école publique parisienne - STEPHANE DE SAKUTIN/AFP

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