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Comment la testostérone vient aux hommes (et aux femmes aussi)

Comment la testostérone vient aux hommes (et aux femmes aussi)
«Effets du comportement de genre sur la testostérone chez les femmes et les hommes», annonce le titre de l’étude*. Minute: le mécanisme n’est-il pas censé fonctionner dans l’autre sens? La testostérone n’est-elle pas un facteur explicatif de certaines attitudes associées au genre masculin – forte compétitivité, agressivité marquée, moindre empathie? Les idées courantes vont globalement dans cette direction-là. Mais l’expérience réalisée par Sari M. van Anders, Jeffrey Steiger et Katherine L. Goldey, trio interdisciplinaire des universités du Michigan et George Washington, montre, au contraire, une «relation inversée»: plutôt que de hauts niveaux de testostérone engendrant des comportements considérés comme masculins, c’est le fait d’adopter ces comportements qui fait grimper le niveau de testostérone. Déroulement de l’expérience: des comédiens des deux sexes sont recrutés pour jouer un monologue mettant en scène un acte de pouvoir (en l’occurrence, le licenciement d’un subordonné).

http://www.letemps.ch/sciences/2015/11/20/testosterone-vient-aux-hommes-aux-femmes

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«Il n’existe pas 2 sexes (mâle et femelle) mais 48» «Nous vivons dans une société qui fait comme s’il n’y avait que deux sexes, or il en existe 48, soit le continuum d’intersexe entre le pôle mâle et le pôle femelle.» Pour Eric Macé, sociologue et chercheur au CNRS, ce qui semblait jusqu’ici une évidence, c’est-à-dire la différence naturelle binaire entre mâle et femelle, est en train de voler en éclat. Pourquoi ? Berlin, 19 août 2009, Championnats du monde, finale du 800 mètres «dames» : la Sud-Africaine Caster Semenya, 18 ans, accomplit un véritable exploit en courant la finale du 800 mètres féminin en 1 minute 55 secondes 45 centièmes. Sa victoire est de courte durée.

● Dis-moi ou tu stockes.... Symbolique du corps et ses rondeurs Le gras sert à nous protéger du froid, il est aussi un moyen de séduction, d’affirmer son côté maternel et sa capacité à enfanter. Par ailleurs, il marque la protection là où je me sens en danger, là où ma vie me fait peur, là où je me sens insécure ou en difficulté. Le gras stocke des réserves et de l'énergie potentielle qui n’a pas encore trouvé son assouvissement et sa réalisation. Il y a bien une dimension symbolique dans l'embonpoint à prendre en compte. Que ce soit la façon dont on se tient, exemple, l'adolescente qui se tient voûtée, inconsciemment pour cacher sa poitrine, n'assumant pas l'expression mammaire de sa féminité naissante et qui a peur de la sexualité. La femme d'âge mure, désarmée face au harcèlement sexuel de son supérieur qui se pare au file du temps d'un bouclier de graisse, pour ne plus susciter ses hardeurs...

Mettons fin à la catégorie sexe Plutôt que d’indiquer «sexe neutre», comme vient de le faire le TGI de Tours à la demande d’une personne née avec une «ambiguïté sexuelle», il serait plus juste de faire tout simplement disparaître la mention «sexe» dans les actes de naissance. Comme cela fut le cas pour la «race» ou la «religion», l’Etat devrait cesser de prendre en considération le sexe pour l’identification des personnes. Les nouvelles formes de reconnaissance biométrique permettent d’individualiser d’une manière plus fine les personnes sans les classer sexuellement. L’utilisation du terme sexe dans les registres de l’état civil présuppose une réalité biologique première, ce qui implique de reconnaître cet enfermement des individus et de cautionner une pérennisation des identités obligatoires dont sont victimes non seulement les hermaphrodites mais également tous ceux et celles qui ne se reconnaissent pas dans le sexe assigné à leur naissance (transsexuels, queers…). (1) «Les Actes de l’état civil», Paris, A.

Peau De Serpent: Non-binarité et accord en genre La France a un retard certain sur la question de la non-binarité et celui-ci n'est pas forcément dû à la population francophone mais plutôt à la langue elle-même qui, par sa complexité, ne se prête à aucune modification drastique. Car, oui, ajouter un, voire des pronoms signifierait revoir tous les accords en genre et cela ne serait pas une chose facile. Non seulement il faudrait un temps considérable pour s'habituer aux sonorités nouvelles (détail au premier abord futile mais pourtant important, personne ne veut parler une langue laide) mais en plus il n'est pas garanti que la population soit réceptive à ce changement. J'irais même jusqu'à affirmer sans craindre de trop me tromper que peu de gens sont prêts à accepter une telle chose, peut-être trop incompréhensible pour des personnes non familières avec la non-binarité.

Le mythe dangereux de la « virginité » L’hymen, ce faux indice Les “technicien·ne·s” nous répondront qu’on n’est plus vierge si notre hymen est rompu. Voilà, c’était pas si compliqué, et c’est indéniablement objectif, non ? Le plus dérangeant dans cette réponse ce n’est pas tant qu’elle oublie une bonne partie de l’humanité (les propriétaires de pénis) mais plutôt qu’elle repose sur une vision erronée de ce qu’est l’hymen. Contrairement à ce que certain·e·s pensent, l’hymen n’est pas une sorte de membrane épaisse qui “bouche” l’entrée du vagin et qui “se brise” lors du premier rapport sexuel.

Les femmes sont-elles moins fortes que les hommes? Il semble normal de dire que les femmes sont physiquement moins fortes que les hommes. «La preuve: aux Jeux Olympiques, elles doivent concourir entre elle», affirment les tenants de cette opinion bien ancrée… Mais que vaut réellement cet argument? Il existe des groupes d’auto-défense qui, au cours de stages réservés aux femmes, parviennent à convaincre celles-ci qu’il leur est tout à fait possible de couper en deux une épaisse planche de bois à l’aide du tranchant de la main. Le harem et l'Occident, de Fatema Mernissi The Good Body, d'Eve Ensler En interrogeant les Européens sur la vision fantasmatique qu’ils se faisaient du harem, la Marocaine Fatema Mernissi - elle-même née dans un harem bien réel - a été intriguée de constater que les fantasmes sexuels des hommes occidentaux étaient souvent peuplés de femmes muettes, passives, et qu’ils considéraient l’échange intellectuel comme un obstacle au plaisir. Dans sa propre tradition culturelle, explique-t-elle dans Le harem et l’Occident , les femmes, au contraire, sont réprimées en connaissance de cause, parce qu’on leur reconnaît la possibilité d’être des égales, et que leur intelligence suscite à la fois crainte et attirance. Au terme d’une enquête lumineuse, elle formule cette hypothèse : les Orientales subissent un enfermement spatial, alors que les Occidentales, elles, sont enfermées dans une image à laquelle on les somme de correspondre : ce qu’elle baptise le « harem de la taille 38 ». [Analyse reprise et prolongée dans Beauté fatale. Mona Chollet

La grenouille et l’essentialisation Mais cette limite que vous établissez entre culture et nature me semble discutable. Vous parlez de conscience, de capacité de réflexion, d'introspection: de récents travaux d'éthologues montrent que c'est présent chez les mammifères, voire chez d'autres animaux. Il y a des oiseaux qui créent et utilisent des outils (comme une brindille qu'ils cassent, crantent avec leur bec et manient pour harponner des larves dans les troncs d'arbres), d'autres décorent leur habitat en agençant des pierres colorées et ce gratuitement, par pure satisfaction esthétique (pas de rapport avec la séduction de la femelle etc). Les animaux ont un langage, et les gorilles peuvent apprendre notre langue des signes et s'exprimer ainsi, par exemple raconter leur passé, évoquer des traumatismes. Je ne crois pas qu'il faille une culture et un degré de civilisation élevés pour être capable de souffrance morale ou en tout cas non physique.

Privilège masculin : 52 exemples incontestables de son existence Le privilège masculin est RÉEL, mais il est diffèrent selon les hommes Une liste de privilèges à elle seule pourrait vous donner des exemples, mais ce n’est pas une explication assez claire de ce que le privilège signifie vraiment. Alors avant de parler d’exemples, soyons clairs sur quelques choses importantes. Les exemples du privilège masculin démontre comment le patriarcat surgit, mais ce ne sont pas la représentation de la vie de chaque homme, à chaque moment. C’est juste que vous avez plus de chance d’en ressentir ces bienfaits si vous êtes un homme, car ils sont supportés par le système du patriarcat. Mais il y a d’autres systèmes d’oppression qui affectent différents hommes de manières différentes.

L’impuissance comme idéal de beauté des femmes – Introduction – Sexisme et Sciences humaines – Féminisme Cet article était à l’origine censé être une simple introduction à un article très long, faisant partie de la série sur l’objectivation sexuelle. J’ai décidé de le fragmenter pour une lecture plus aisée, et d’en faire une série d’articles sur l’impuissance comme idéal de beauté des femmes Comme nous l’avons vu dans la partie 1 sur l’objectivation sexuelle, plusieurs théoriciennes féministes ont discuté du fait que les femmes, dans les sociétés patriarcales, sont assimilées et réduites à leur corps. C’est ce qu’on appelle l’objectivation sexuelle. Comme les femmes sont identifiées à leur corps, elles sont essentiellement évaluées en fonction de leur apparence physique, au détriment de leur personnalité ou de leurs compétences.

J.O et tests de féminité : "Les sportives au 21e siècle sont toujours sommées de faire la preuve de leur sexe" - 14 octobre 2015 Anaïs Bohuon (UFR STAPS - université Paris-Sud 11) s’interroge sur la pertinence de ces contrôles médicaux mis en place afin d’empêcher des hommes de concourir chez les femmes au sein des compétitions internationales. 1ère partie : le cas Caster Semenya Les prouesses de Caster Semenya aux championnats du monde d’athlétisme de Berlin (2009) ont remis sur le devant de la scène une pratique ancienne du monde sportif et très critiquée: la vérification du sexe d’une athlète.

Une histoire de cheveux : naissance du défrisage Qui a inventé le défrisant ? Est-ce un homme, une femme… ? Un(e) américain(e) sûrement ! Sex itself : The Search for Male and Female in the Human Genome par Sarah Richardson Compte-rendu de la présentation par Sarah Richardson de son livre Sex itself : The Search for Male and Female in the Human Genome (2013), à l‘Institute for Research on Women, Gender and Sexuality de l’Université Columbia à New York, le 19 novembre 2014. Par Vanina Mozziconacci Sarah Richardson est historienne et philosophe des sciences et professeure associée à l’Université Harvard.

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