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Françoise Cahen : Lier la littérature et la vie au lycée

Françoise Cahen : Lier la littérature et la vie au lycée
« La rencontre avec des personnes en situation de handicap devrait être obligatoire dans les programmes scolaires » : voilà l’avis d’un élève de première au lycée Maximilien Perret d'Alfortville au terme d’une passionnante séquence menée par sa professeure de français Françoise Cahen. Les lycéens se sont approprié des œuvres diverses autour du handicap, littéraires, cinématographiques et numériques. Ils ont aussi réalisé des interviews, par exemple via des associations ou dans un centre d’hébergement local, ensuite mises en forme et rassemblées sur un mur Padlet. Le projet, exemplaire, enrichit les expériences et les réflexions des élèves qui découvrent qu’un « un handicap n’est pas une tare ». Il doit aussi interroger les enseignants : à quoi sert le français au lycée ? Le programme de travail en première est très contraint par la préparation au bac de français : pourquoi avoir pris ce risque de sortir ainsi des sentiers battus ? Je tiens beaucoup au respect des programmes. Related:  Littérature

Culture et lecture - Compléments en ligne Lire : avertissement. Pour aider à une authentique compréhension des œuvres littéraires, il apparaît nécessaire d'interroger leur contexte culturel. La culture fournit des outils pour comprendre un texte et, en retour, la lecture nourrit la culture et aide à comprendre d'autres textes. Plus largement, la découverte d'un contexte culturel permet de découvrir des valeurs, des modes de pensée qui ont marqué les époques passées. L'objectif majeur de l'ouvrage est d'apporter aux enseignants du second degré des pistes de réflexion pour aborder les questions suivantes : comment introduire dans le cadre d'une séance ou d'une séquence des éléments culturels indispensables pour favoriser une lecture éclairée et aider les élèves à se les approprier ? Comment aider à la mémorisation de ces savoirs culturels et à une convocation ultérieure pour un usage pertinent ? Télécharger les bonnes feuilles de l'ouvrage. Vous pouvez télécharger ces activités ou les réaliser en ligne. Saignée ou clystère ?

Lirado fête ses 10 ans Il était une fois, Lirado. Lirado va sur ses 10 ans au moment où je rédige cet article. Que de chemin parcouru pour ce site internet qui a évolué avec le web au fil des ans. Où il est question d’une naissance d’un site sur les ours. J’ai commencé à créer des sites internet à l’âge de 11 ans, en 2001. Où on commence à parler de livres. J’avais trois ans de site web sur les ours dans les pattes lorsque j’ai commencé à me lasser de ce sujet. En 2004 il n’y avait pas autant de sites web sur le sujet (un peu comme dans tous les domaines). Une des premières versions de L’Echo des livres ( Avril 2005) Où on parle de l’épopée L’Echo des livres ou comment le site a failli s’arrêter au bout de quelques mois. Créer L’Echo des livres m’a demandé quelques semaines. La suite, relève un peu du miracle. Où L’Echo des livres devient Lirado. J’ai repris mes critiques de livres et les interviews d’auteurs. Version de Lirado en 2006 ( une des premières) Où on parle de l’évolution de Lirado entre 2006 et 2014

Littérature numérique et performance Colloque Littérature numérique & performance 27-28 mai 2015 Université Lyon 3-Villa Gillet Responsables scientifiques : Gilles Bonnet (MARGE/ Université Jean Moulin-Lyon 3) Serge Bouchardon (COSTECH/Université de Technologie de Compiègne) Lucile Haute (EnsadLab / École nationale supérieure des Arts Décoratifs) Alexandra Saemmer (CEMTI / Université Paris 8) La performance se définit a minima par l’inscription d’une présence hic et nunc. L’interactivité elle-même, au cœur de cette culture numérique, peut être mise en relation avec les pratiques performancielles comme les happenings, qui font appel à une participation massive du public. L’œuvre numérique, en particulier la poésie cinétique, travaille, à l’instar de la performance, la matière corporelle. Enfin, la performance s’épanouit aux âges de contestation de l’objet d’art (années 1960-1970 en France, domination de l’art conceptuel). bonnetgilles@wanadoo.fr ; serge.bouchardon@utc.fr ; alexandra.saemmer@univ-paris8.fr; lucile.haute@ensad.fr.

Geolitteratie Groupe de travail Objectifs Ce groupe de travail a pour objectifs d'explorer les liens entre production littéraire et géomédias. Programme de réalisations (2013-2015) Dans un premier temps, il s'agit de proposer une ensemble de productions pédagogiques afin d'analyser le prisme spatial littéraire grâce aux géomédias. Réalisations 2013-2014 Cartographie littéraire : exemples de productions pédagogiques par les lycéens du projet i-voix Les peintres de la vie moderne 2.0 Pratiquer l’écriture créative en classe Les ateliers d’écriture se popularisent, de nombreuses personnes de tous horizons y viennent à la rencontre de leur propre style, sans pour autant avoir forcément l’ambition de devenir écrivain. Affiner son écriture, devenir meilleur lecteur, échanger avec les autres participants, rencontrer des auteurs d’hier et d’aujourd’hui autrement… Autant de raisons qui me poussent à me demander si cette pratique n’aurait pas pleinement sa place en milieu scolaire… L’écriture à l’école Écriture scolaire VS écriture créative L’écriture des élèves est principalement sollicitée en classe pour de la prise de note, des écrits scolaires répondant à des exigences formelles académiques, tels que le commentaire littéraire, la dissertation ou l’écrit d’invention. Écriture d’invention VS écriture créative Rencontre de son style, rencontre du style… Exemple d’activité Ci-dessous un exemple d’activité conduite avec des élèves de Première au cours de l’année scolaire. Écrire dans un autre lieu Le texte de départ

Quelques questions exaltantes que le numérique pose à la littérature - Ceci n'est pas un blog Il faut en convenir, quand on aime le livre, ou quand on en vit, la période est assez inquiétante. Mais quand on aime la littérature - ce qui n’est évidemment pas contradictoire - quand ce qui nous intéresse c’est le texte, c’est la manière dont les mots et leur agencement produisent des effets, - effets sensibles, effets de sens -, qui jouent sur notre perception du monde, eh bien la période est aussi très excitante. Elle est excitante parce que se pose à plus ou moins grande échéance un nombre incalculable de questions. Petites questions ou grandes questions. En voici quelques-unes qui me ravissent. Que passera-t-il quand les logiciels de dictée vocale seront suffisamment fiables et performants pour que nous nous passions du clavier ? Que se passera-t-il quand un écrivain, ou une écrivaine, considérera que son univers mental, que son imaginaire, que son rapport au récit, se sont élaboré à égalité au contact des grandes œuvres de la littérature et du jeu vidéo ?

Goncourt des lycéens 2013 : Une invitation à abattre les murs Jeudi 14 novembre à Rennes, le 26ème prix Goncourt des Lycéens a été décerné à Sorj Chalandon pour son roman « Le quatrième mur ». Douze lycéens, délégués par leurs régions, représentaient les 2000 lecteurs qui, depuis septembre, dans une cinquantaine d’établissements français et étrangers, ont parcouru avidement la sélection de rentrée de l’académie Goncourt. Illettrés, indolents, irresponsables : autant de stéréotypes que le « système » véhicule sur les élèves et que le Goncourt des Lycéens s'acharne chaque année à réfuter : les lycéens dévorent des livres (pour peu que la lecture retrouve un sens autre que strictement scolaire), sont même capables d'en lire une quinzaine en quelques semaines (pour peu qu'une pédagogie de projet en crée la dynamique), s'investissent pleinement dans les missions qui leur sont confiées (pour peu qu'on leur en donne). De la littérature comme action et relation Le choix 2013 des lycéens est d’ailleurs instructif. Les lycéens parlent du Goncourt 2013

Quand lire au lit était une activité dangereuse et subversive En 1831, rappelle The Atlantic, les serviteurs de Lord Walsingham l’ont retrouvé calciné jusqu’à l’os dans son lit, méconnaissable et ne ressemblant plus en rien à un être humain. The Family Monitor supputa qu’il était mort de causes assez folkloriques: il devait sans doute être mort, affirmèrent ses éditeurs, en s’endormant pendant qu’il lisait dans son lit. L’édito utilisait cet exemple comme mise en garde face «au danger et au désastre le plus effroyable» qu’était le fait de ramener un livre dans son lit –à l'époque quasi-synonyme de mort par le feu en raison des bougies requises pour lire la nuit. Au lieu de ça, il fallait prier pour se préserver des dangers physiques comme du mal. Le lien établi entre moralité et mortalité n'était pas si incongru, puisque les bougies pouvaient faire brûler les draps des lits, puis brûler la maison ou au moins l'endommager. Une menace à l’ordre social

Petite histoire des couvertures de livres - 1/4 L'impression révolution (1450) Avec l'invention de l'imprimerie à caractères mobiles en plomb par ce cher Gutenberg en 1450, on voit l'apparition de plus en plus de livres un peu moins précieux, aux couvertures de cuir embossé. Moins de temps, moins de main d'oeuvre, plus de livres ! On passe de 15 000 000 livres imprimés en Europe à l'aube de l'invention de Gutenberg à plus de 200 000 000 livres un siècle plus tard, et 1 000 000 000 livres imprimés au 18e siècle (ça fait beaucoup de zéro). Juger un livre par sa couverture La reliure protectrice (jusqu'au XVIe siècle) Si les reliures travaillées illustrent la sainteté de leur contenu, elles ont toutes le rôle de protéger les écritures. Dans un souci de protection, les livres sont souvent fermés avec des fermoirs en métal ou cuir jusqu'à la fin du 15e siècle. Du colophon à la page de titre Le titre apparaît sur la tranche vers le 16e siècle seulement. Mon relieur est riche (XVIe - XIXe siècles) 1820 : la grande révolution

Lire-vivre selon Marielle Macé A quoi sert la littérature ? La question mérite toujours d’être posée, tant l’école a tendance à en faire un simple « objet d’étude » et à lui donner une finalité essentiellement scolaire : sitôt passé le « bac de français » en fin de première, combien d’élèves s’empresseront d’oublier ce qu’ils auront laborieusement ingurgité et cesseront hélas de lire, de se confronter aux classiques ou d’explorer les contemporains ? Un essai de Marielle Macé, remarquable d’intelligence, de culture et de sensibilité, doit peut-être nous permettre de repenser la question, en nous invitant d’abord à changer de point de vue. Si l’on considère que le professeur de français est au service de ses élèves avant d’être au service de « ses » écrivains, il doit alors se demander à quoi sert la littérature pour le lecteur plutôt que pour l’auteur. Quelle transposition didactique ? Si ce n’est l’espace de l’essai, c’est peut-être là son horizon. Jean-Michel Le Baut Marielle Macé en ligne et en vidéo

Marielle Macé : "N'ayez pas peur de vous laisser dominer par la littérature !" Où sont les livres ? Un duplex gorgé de lumière, dominant le cimetière du Montparnasse, un salon immense et... si peu d'étagères ! En allant à la rencontre de Marielle Macé, on pensait découvrir une femme dont la biographie se confond largement avec une bibliothèque. Comment imaginer autre chose quand on connaît l'érudite conviction avec laquelle elle escorte les textes ? A 37 ans, cette chercheuse au CNRS est l'une des figures intellectuelles de sa génération qui se sont manifestées avec le plus d'éclat. Ce qui charme d'emblée en sa présence, c'est une certaine manière de faire rayonner la littérature dans nos vies. A l'écouter, décidément, on jurerait que Marielle Macé a grandi au milieu des livres, qu'elle ne peut vivre en dehors de leur compagnie. Ce moment de réconciliation, Marielle Macé peut le dater avec d'autant plus de précision qu'il a marqué une révolution dans son travail d'écriture. C'est alors que la littérature manifesta sa puissance de dévoilement.

Questions de plagiat 1Hélène Maurel‑Hindart est une spécialiste du plagiat. En 2010 paraissait la forme écrite de sa communication au colloque dirigé à Tours par Philippe Chardin, Originalités proustiennes. Dans « L’obsession de l’originalité ou de la hantise du “copiateur” dans Le Temps retrouvé », elle déclarait que l’« autorité du grand écrivain qu’est Marcel Proust donne une légitimité incontestable au plagiat littéraire1 ». 2Proust a en fait été un authentique plagiaire, du moins si l’on accepte ma définition du plagiat comme emprunt littéral et non explicite2. 3Petite Enquête sur le plagiaire sans scrupule manifeste dans son titre le ton qui caractérise l’ouvrage tout entier. 4Si la recherche documentaire est la source du thésard plagiaire, elle n’est pas son apanage, on nous le rappelle. 5Autre sujet susceptible de la nourrir : l’argent se trouve au cœur du plagiat lorsque son auteur confie à un tiers l’écriture de son livre. 7La défense du plagiaire, H. 8H. 9H.

Qu'est-ce que la poésie ? Texte du film Ce film met en scène l’extrait d’un entretien d’Yves Bonnefoy (1923-2016) avec Auxilio Alcantar en 2013. Qu’est-ce que la poésie, à son niveau le plus profond ? Yves Bonnefoy Yves Bonnefoy (1923-2013), écrivain, essayiste, chercheur, historien et critique d’art, traducteur (Shakespeare, Yeats, Pétrarque...), professeur (Collège de France) et même cinéaste, est considéré comme l’un des poètes français majeurs de la seconde moitié du XXe Siècle.

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