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Migration et travail

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Positions syndicales

Migrations de travail et droits sociaux. La situation des travailleurs migrants internes en Chine aujourd’hui peut, par bien des aspects, être rapprochée de celle des migrants étrangers dans l’Europe de la fin du XIXe siècle. À cent ans d’écart, dans deux contextes de forte industrialisation et de mondialisation économique [Susan Berger, Notre première mondialisation, La République des idées, 2003], des millions de ruraux franchissent les frontières, nationales ou provinciales, pour trouver du travail près des grandes villes et dans les bassins d’emploi les plus dynamiques.

Ils se heurtent à des barrières légales qui limitent leurs droits de citoyenneté et de mouvement par rapport à ceux des nationaux (en Europe) ou des citadins (en Chine). Dans le même temps, cependant, leur rôle économique suppose de leur conférer des droits sociaux. Plus encore, leur vulnérabilité même permet de tirer argument pour élaborer et diffuser les formes de protection légale du travail.

Quelle est l’ampleur des flux migratoires ? L’Europe de 1900 : De Kafka à Minority Report – Ma décennie Sarkozy S2E4. Dans l'épisode précédent, Les commissaires politiques de la CNIL, on découvrait le double jeu de certains commissaires de la CNIL qui, en tant que députés, valident et encouragent l'explosion du nombre de fichiers policiers, alors même que la CNIL n'a de cesse, depuis 2001, de dénoncer les problèmes posés par ces fichiers...

L'épisode de ce jour revient sur ces enfants de Tchernobyl empêchés de venir se soigner en France, ces enfants de 6 ans placés en garde à vue sans que leurs parents n'en soient tenus au courant, ces réfugiés qui en arrivent à se mutiler les doigts pour ne pas être identifiés, ces femmes violées à qui l'on refuse l'asile politique (au motif que le viol relèverait de... la "vie privée" -sic)... bref, sur les mauvais traitements que la France, dans sa traque éperdue aux sans papiers, inflige à certains types d'étrangers. Sans papiers, refoulés, incarcérés, violées, et "doigts brûlés" Avril 2009. Été 2009. Octobre 2009. La raison de cet "effondrement" ? Décembre 2009. «Il est temps de reconnaître que l'immigration est bénéfique» «Les immigrés sont un fardeau», «ils coûtent cher à la société». Des idées reçues de ce genre, il en existe à la pelle, solidement enracinées et largement véhiculées en ces temps de campagne électorale.

Histoire d'en déconstruire quelques unes, la député européenne Europe écologie-Les Verts, Hélène Flautre, a publié trois courtes vidéos, sous forme de dessins animés, plutôt bien ficelées et efficaces. 1. Les pays riches... et toute la misère du monde 2. Les migrants... et les caisses de l'Etat 3. D'où viennent les données chiffrées utilisées dans les vidéos ? On s'est basé sur les résultats de l'audit réalisé l'année dernière sur la politique migratoire française. Un exemple ? Dire que toute la misère du monde rêve de venir en France: cette idée revient souvent dans les débats, elle est totalement fausse, toutes les études chiffrées le prouvent. Quel regard portez-vous sur cette campagne présidentielle et la place accordée aux questions liées à l'immigration ? Recueilli par M.P. Immigration : des politiques d’annonces à la responsabilité. La France est le seul grand pays d’Europe où la contribution de l’immigration à la croissance démographique reste minoritaire depuis dix ans.

Ailleurs, la croissance se fait par l’immigration à plus de 50 %, voire à plus de 100 %. C’est aussi le seul grand pays d’Europe qui connaît une immigration en continu depuis le milieu du XIXe. Les autres pays (Suisse exceptée) n’ont rien connu de semblable à nos vagues des années 1950-1974. Selon des sources de l’institut Eurostat, l’institut national de la démographie souligne que "les flux actuels d’immigrants n’ont rien d’exceptionnel dans la Ve République".

Selon l’OCDE, le nombre cumulatif de sans-papiers vivant en France serait de l’ordre de 300 à 500 000 personnes pour une population immigrée d’environ 8 % de la population totale. Toutes ces informations sont au conditionnel. 500 000, c’est la proportion d’entrées annuelles sur le territoire de l’UE et le mouvement devrait s’accélérer. Pourquoi ? Il n’y a aucun hasard à cet état de fait.

Immigration professionnelle et étudiante (Rapport du Réseau européen des migrations) : L’immigration « choisie » au prisme des politiques européennes. Par Jean-Philippe Foegle Le Réseau Européen des Migrations, institué par la Commission Européenne en vue de fournir des informations fiables sur les politiques migratoires des Etats-membres, a publié en juillet 2013 une étude comparative européenne sur les stratégies menées par les Etats-membres en vue d’attirer une migration qualifiée et hautement qualifiée.

S’inscrivant dans un mouvement d’émergence d’une politique européenne d’immigration « choisie », encore largement fragmentée, lacunaire et potentiellement discriminante, l’étude décrit de fortes disparités entre Etats dans le traitement de l’immigration qualifiée et une faible efficacité des politiques menées en la matière. Les projets de réforme étudiés actuellement au niveau européen et national semblent à cet égard manquer d’ampleur pour rompre avec cet état de fait. 1°/- Des expériences nationales contrastées en matière d’accueil des « talents étrangers »

Le travail des immigrés, juste un fait humain. L'immigration n'a pas d'influence sur la richesse du pays, elle ne coûte ni ne rapporte aux finances publiques, elle n'a pas de rôle dans l'évolution du chômage. Alors qu'elle s'impose comme un fait culturel et humain, prétendre la gérer en fonction d'objectifs économiques est illusoire.

On parle ici d'immigrés au sens de l'INSEE: les personnes vivant en France, nées étrangères à l'étranger. Au recensement de 2008, on en comptait 5,2 millions, soit 8% de la population totale. Cette proportion était de 3% autour de 1900, elle est restée stable depuis 1975, époque à laquelle le gouvernement a commencé à lutter contre l'immigration, après l'avoir encouragée pour reconstruire la France après la seconde guerre mondiale. Parmi eux, 1,6 millions sont devenus Français - donc électeurs s'ils le souhaitent et s'ils sont majeurs. Les immigrés originaires d'Europe représentent 40% de cette population, ceux nés en Afrique (surtout le Maghreb) un peu plus. Aïe!... Martine et Jean-Claude Vernier.