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GRANDE GUERRE

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Patrice Alexandre — Accueil. La spécificité française et son évolution. En France, la diabolisation de l’ennemi s’est manifestée par une plus grande radicalité du langage et des images en comparaison avec les autres pays belligérants. Cette spécificité française tient, pour une bonne part, au contexte militaire marqué par l’invasion et l’occupation d’une partie du territoire depuis 1914 ; au souvenir historique de la guerre de 1870 qui avait contribué à cristalliser l’idée de l’Allemagne ennemie héréditaire et à diffuser les stéréotypes sur le voisin d’outre-Rhin. Les travaux de John Horne montrent l’importance de l’invasion dans la structuration des cultures de guerre.

Pour la France, l’invasion est vécue comme un viol collectif . Cette métaphore déclinée à l’envie dans la propagande antigermanique résonne sur la construction entamée au XIXe siècle où la nation, la nationalité s’étaient inscrites dans le corps des hommes. La détermination d’un antagonisme met à l’épreuve les définitions de la communauté nationale. La représentation du soldat durant la Grande Guerre. L’histoire culturelle de la Grande Guerre apparaît comme indissociable de la question nationale. La mobilisation des armées au cours de l’été 1914 définit pour la première fois l’affrontement sur les bases de la conscription universelle et sa réussite, nous dit l’historien Jean-Jacques Becker, doit être regardée comme le résultat mécanique du triomphe de l’idée nationale .

Le cas britannique de recours au volontariat comme celui des Dominions sont emblématiques de ce point de vue en raison du succès massif que rencontrèrent les campagnes de recrutement. C’est en relation avec ce contexte inédit de guerre nationale fondée sur la mobilisation générale qu’a été conçu ce dossier sur le soldat de 14-18 dans les représentations des sociétés en guerre. Le conflit européen se révèle en effet d’abord comme un affrontement entre nations. Le phénomène s’est trouvé amplifié par la lecture et l’interprétation fondamentalement défensive du conflit chez tous les protagonistes.

Manifeste des 93. « Appel au monde civilisé En qualité de représentants de la science et de l'art allemand, nous, soussignés, protestons solennellement devant le monde civilisé contre les mensonges et les calomnies dont nos ennemis tentent de salir la juste et noble cause de l'Allemagne dans la terrible lutte qui nous a été imposée et qui ne menace rien de moins que notre existence. La marche des événements s'est chargée de réfuter cette propagande mensongère qui n'annonçait que des défaites allemandes. Mais on n'en travaille qu'avec plus d'ardeur à dénaturer la vérité et à nous rendre odieux.

C'est contre ces machinations que nous protestons à haute voix : et cette voix est la voix de la vérité. Il n'est pas vrai que l'Allemagne ait provoqué cette guerre. Ni le peuple, ni le Gouvernement, ni l'empereur allemand ne l'ont voulue. Jusqu'au dernier moment, jusqu'aux limites du possible, l'Allemagne a lutté pour le maintien de la paix. Il n'est pas vrai que nos troupes aient brutalement détruit Louvain. La bataille de Verdun photos. Dans les tranchées photos. Les sites de mémoire en Meurthe-et-Moselle. Aller au contenu principal Photographie touristique > Les sites de mémoire en Meurthe-et-Moselle Meurthe-et-MosellePhotographie touristique Les sites de mémoire en Meurthe-et-Moselle Hôpital autour de Lunéville, Pierre-Percée © Meurthe & Moselle Tourisme - ADT54 col de la Chapelotte, Pierre Percée Mémorial du Léomont, Vitrimont Espace Muséal Chaubet, Vitrimont Autour de Pont-à-Mousson, Limey-Remenauville Entonnoirs de Leintrey Reillon Monument de la Croix des Carmes, autour de Pont-à-Mousson, Fey-en-Haye Eglise de Fey-en-Haye Cimetière du Pétant Montauville, Montauville Borne de terre sacrée, Bois-le-Prêtre, Pont-à-Mousson Ancien village de Fey-en-Haye Gerbeviller Fort de Villey informations Auteur Agence de développement touristique Meurthe-et-Moselle Mots-clésBois-le-Prêtre Diaporama (série d'images thématique)

BD et histoire : « Le soldat inconnu vivant » En août 2002, l’historien Jean-Yves Le Naour publiait Le soldat inconnu vivant , l’histoire incroyable de ce soldat, Anthelme Mangin alias Octave Monjoin , amnésique et inconnu, découvert sur un quai de gare au début de 1918. Dix ans plus tard, cette étude historique est adaptée dans une bande dessinée cosignée par Jean-Yves Le Naour et par l’illustrateur et scénariste Mauro Lirussi . On peut écouter en podcast ici les réponses apportées par Jean-Yves Le Naour aux questions de Collin et Mauduit dans Downtown sur France Inter en décembre dernier (pour les plus pressés, l’interview commence au bout de 20’50 » d’émission). On peut également voir cette courte vidéo mise en ligne par les éditions Roymodus, qui permet de découvrir l’album en deux minutes trente.

Nous avons nous-même posé quelques questions à Jean-Yves Le Naour sur cette expérience originale d’écriture et de représentation de l’histoire. Quelles ont été les principales sources de Mauro Lirussi ? Histoire des arts: Otto Dix, L'art et la guerre (la 1ère guerre mondiale. Die Skatspieler/Kartenspielende Kriegskrüpple (Les Joueurs de skat/Invalides de guerre jouant au skat) par Otto Dix, 1920 110×87 cm. Collages Télécharger Note Book Pour télécharger le cours en version Smart Note Book, cliquez sur l'image Présentation de l'auteur Otto Dix est un peintre allemand du XXe. Dix s’est engagé en 1914 dans une compagnie de mitrailleurs. « Il fallait que je vive ça. Mouvements de pensée Il est inspiré par le futurisme et l’expressionnisme, deux mouvements artistiques. Un tableau expressionniste: Le cri de Munch Le cri, Edvard Munch Description de l'oeuvre - Les personnages Trois personnages sont assis autour d’une table, jouant au skat, un jeu de cartes allemand.

Deux d’entre eux ont de fausses machoires en métal (dont l'une porte l'inscription "Prothese Marke: Dix, ce qui peut signifier qu'Otto Dix s'identifie au personnage), l’un n’a plus d’oeil et son visage est déformé du fait qu’il lui manque un bout de chair. On perçoit nettement des décorations (femme nue ?) L'Histoire par l'image - Hors-série Première Guerre mondiale. Chronologie de la première Guerre mondiale. Avant 1914 1907 31 août Signature de la Triple Entente entre la Grande-Bretagne, la Russie et la France. 1908 24 janvier Jean Jaurès demande à la Chambre le retrait des troupes françaises du Maroc. 1908 8 mai Le général Lyautey est nommé haut-commissaire du gouvernement du Maroc. 1908 1 septembre L’Allemagne demande aux signataires de l’Algésias la reconnaissance du nouveau sultan du Maroc. 1908 25 septembre Incident franco-allemand des déserteurs de Casablanca. 1909 9 février Accord franco-allemand sur le Maroc. 1911 1 juillet Coup d’Agadir des Allemands contre les Français. 1911 4 novembre L’Allemagne reconnaît le protectorat français sur le Maroc en contrepartie du bassin de la Sangha (Congo). 1912 30 mars Traité de Fès instaurant un protectorat français sur le Maroc. 1912 15 juillet Protocole militaire franco-russe. 1913 3 avril Incidents franco-allemands à Lunéville. 1913 13 avril Incidents franco-allemands à Nancy.

Après 1920 Quelques grandes batailles. Chronologie de la Première Guerre mondiale. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Année 1914 [ modifier ] Juin [ modifier ] 28 juin : Assassinat à Sarajevo de l'archiduc autrichien François-Ferdinand Juillet [ modifier ] 28 juillet : L' Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Serbie ; bombardement de Belgrade . 29 juillet : Le bureau de l' Internationale socialiste se réunit à Bruxelles pour définir sa position face à la crise. 30 juillet : Mobilisation générale en Russie . Mobilisation générale en Autriche-Hongrie dans la nuit du 30 au 31 juillet . 31 juillet : Le gouvernement belge décrète la mobilisation générale. Août [ modifier ] Août , Pologne : Le socialiste Józef Piłsudski organise et prend la tête des légions de volontaires polonais qui combattront aux côtés des Austro-hongrois . Septembre [ modifier ] Octobre [ modifier ] Novembre [ modifier ] L’ amirauté britannique fait miner la mer du Nord déclarée « zone de guerre ».

Décembre [ modifier ] Année 1915 [ modifier ] Janvier [ modifier ] Février [ modifier ] L'assassinat de Jean Jaurès, par Henri Guilbeaux. La guerre tant redoutée, mais à laquelle personne presque n’osait croire, montra tout d’un coup son visage hideux. Les derniers jours de juillet étaient sinistres. À chaque heure parvenaient des informations peu rassurantes, en dépit de leur ton optimiste.

Les clameurs des vendeurs d’éditions spéciales des journaux faisaient rebondir l’inquiétude accumulée. L’homme de la rue passait calme en apparence, mais rongé d’anxiété. Il pensait à son travail, à sa femme, à ses enfants qu’il lui faudrait peut-être quitter subitement. Le tumulte augmenta encore lorsque parut le décret de mobilisation générale affiché simultanément partout. Et le soir du 31 juillet, sur les dix heures, on entendit tout d’un coup une sinistre et rauque clameur unanime: Édition spéciale!

Je n’avais pas pour Jean Jaurès le culte des militants socialistes, Jaurès avait imprimé au Parti Socialiste et à l’Internationale une direction opportuniste. Voir aussi sur ce site: L’assassinat de Jean Jaurès , par Henri Guilbeaux.