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L'évolution politique de la France (1815-1914)

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Musée de l'histoire de France. Musée de l'histoire de France. DavidAngers_Rodin_Hugo.pdf (Objet application/pdf) Delacroix : La Liberté guidant le peuple - Icône malgré elle ? (27 min) Le drapeau tricolore. Contexte historique Le 30 juillet 1830, au lendemain des Trois Glorieuses, Philippe d’Orléans accepte la lieutenance générale du royaume que lui propose un petit groupe de parlementaires (quarante-sept sur sept cents !). Il faut faire vite, la candidature orléaniste est poussée en avant par les libéraux (La Fayette, Thiers, Constant) et les milieux d’affaires (menés par Laffitte) pour battre en brèche tout à la fois un possible retour des Bourbons en la personne d’Henri V et une proclamation de la république que nombre d’insurgés de la veille, tenant quartiers à l’Hôtel de Ville, appellent de leurs vœux. Analyse de l'image Louis-Philippe adopte le drapeau tricolore, qu’il présente ici surmonté du coq de drapeau réglementaire de la garde nationale, légèrement adapté pour porter les mentions « Liberté » et « Ordre public ».

Interprétation. Louis-Philippe inaugure la galerie des Batailles. Contexte historique Après le mariage du prince royal, le duc d’Orléans, Louis-Philippe inaugure solennellement le musée de Versailles en 1837. Dès 1833, influencé par Guizot, il avait eu l’idée de restaurer le château et d’y installer un musée dédié à « toutes les gloires de la France ». Il en surveilla de près les travaux estimés à plus de 23 millions de francs, qui furent payés sur sa cassette, et conçut avec les conseils de Guizot la galerie des Batailles. Pour cette occasion il passa commande de trente-trois tableaux célébrant les glorieux faits militaires de l’histoire nationale depuis Tolbiac (496) jusqu’à Wagram (1809). L’architecte Fontaine fut le maître d’œuvre de la restauration du château, et Horace Vernet le peintre le plus sollicité pour la galerie.

Analyse de l'image La scène se tient dans la galerie des Batailles. Interprétation. Portraits officiels : Louis-Philippe et Napoléon III. Contexte historique Une ère nouvelle Les Trois Glorieuses obligent Charles X à fuir Paris. Conscient de son impopularité, le souverain déchu espère voir son petit-fils, le comte de Chambord, prendre sa place sous le nom de Henri V.

En vain, car les Chambres réaffirment la primauté de la Charte constitutionnelle adoptée par Louis XVIII en 1814 et proposent le trône, sur l’insistance de Thiers et de La Fayette, à son cousin Louis-Philippe d’Orléans. Le souverain s’appuie sur la bourgeoisie et encourage le développement industriel (première ligne de chemin de fer, bateau à vapeur, etc.) tout en cherchant à fédérer les différents courants politiques dans une grande dynamique sociale. « Roi bourgeois », il tente de stabiliser la monarchie constitutionnelle et les principes du libéralisme. Analyse des images Le « roi bourgeois » et le prince-président Remarqué par la reine Marie-Amélie, Franz-Xaver Winterhalter (1806-1873) est chargé du portrait officiel de Louis-Philippe en 1839. Interprétation. Hugo en exil. Contexte historique Le proscrit Dramaturge, romancier, poète, Victor Hugo est devenu un monstre sacré de la littérature française.

Au cours du XIXe siècle son insatiable activité littéraire se fait de plus en plus l’écho de son engagement politique. Connu d’abord comme le chef de fil des romantiques, il reste fidèle à ses idéaux royalistes jusqu’au milieu de la Restauration. Opposant farouche à Napoléon III il doit s’exiler à Bruxelles pour fuir la répression qui s’abat sur les républicains : 26 000 arrestations, 9 500 personnes déportées à Cayenne et en Algérie et 1 500 expulsions (dont 66 députés).

L'affiche de la vente fait un certain bruit dans Paris. Hugo choisit l’île de Jersey, terre francophone et libérale, où, entouré de ses proches et de quelques autres proscrits, il continue de manifester son opposition au régime en publiant à Bruxelles le pamphlet Napoléon le Petit (1852) puis des vers “ vengeurs ” au titre explicite, Les Châtiments (1853).

Analyse des images Photos de l’exil. Daumier, Les célébrités du Juste Milieu. Honoré DaumierCharles Philipon (en cours de restauration)© Musée d'Orsay, dist. RMN-Grand Palais / Patrice Schmidt Entre 1832 et 1835, à la demande de Charles Philipon (1800-1862), fondateur des journaux satiriques La Caricature et le Charivari, opposés à la monarchie de Juillet, Honoré Daumier (1808-1879) modèle une quarantaine de bustes-charges, en terre crue peinte à l'huile, dont subsistent trente-six sculptures, toutes conservées au musée d'Orsay. Connus sous le nom Les Célébrités du Juste milieu et non les "Parlementaires", seuls vingt-six des personnages représentés exercèrent effectivement un mandat parlementaire. Ils servirent de modèles à Daumier pour les lithographies parues dans La Caricature et le Charivari.

Députés, pairs de France mais aussi proches de Daumier, tel Philipon lui-même, cohabitent ainsi dans une galerie de portraits parfois cruels, toujours drôles, qui dépassent le simple enjeu de la caricature. Victor Hugo artisan de sa légende. Contexte historique L’« écrivain-roi » Depuis l’Antiquité, la représentation de l’écrivain ou du poète a mis en avant son importance dans la société et illustré ses modes d’inspiration, la plupart du temps d’origine divine.

Cette tradition s’enrichit considérablement à l’époque romantique où s’impose le thème du « sacre de l’écrivain » à l’exemple de Chateaubriand. Désormais le poète doué d’une aura d’essence presque divine est représenté de manière plus ou moins académique et investi d’un rôle d’éclaireur auprès de ses contemporains. Analyse des images L’âme du poète Par la photographie, technique dont il est l’un des premiers à pressentir les possibilités, Hugo renouvelle sa propre image. Victor Hugo assis, la main gauche à la tempe (1853-1855)Réalisé par Charles Hugo, ce portrait de son père illustre la profonde symbiose qui existait entre eux. Interprétation Le renouvellement de la vision. Chateaubriand. La Commune photographiée. Y. BondyPortrait de garde national mort au combat probablement réalisé dans un hôpital parisien© Montreuil, musée de l'Histoire vivante La Commune de Paris est le premier grand événement de l'histoire de France à faire l'objet d'une couverture photographique d'envergure, à l'instar de la guerre de Sécession aux Etats-Unis quelques années auparavant.

Cette abondante production photographique est en partie réunie dans une exposition dont le propos n'est pas l'histoire de la Commune, mais davantage un regard sur la manière dont cet événement fut perçu et envisagé par les photographes. Ces clichés, contrairement aux illustrations gravées, ont rarement été étudiés : que représentent-ils exactement ? La vision de la Commune que propose la photographie est différente de celle offerte à la même période par les représentations gravées et dessinées. La Barricade, rue de la Mortellerie, juin 1848 – Ernest MEISSONIER (Lyon, 1815 - Poissy, 1891) – Peintures | Musée du Louvre. Allez au contenu Allez au menu principal Allez à la recherche Change language Accessibilité Soutenez le Louvre Accueil>Œuvres & Palais>Les incontournables Les incontournables Vous venez au musée du Louvre et ne souhaitez pas passer à côté de ses chefs-d'oeuvre ? Vous êtes un habitué du musée mais souhaitez aller vers des œuvres moins connues ?

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Le statut social de l'écrivain au XIXe siècle. Contexte historique La production littéraire en vogue Tout au long du XIXe siècle, les œuvres littéraires rencontrent un succès croissant auprès du public, en raison des progrès de l'alphabétisation. La lecture rentre dans les mœurs et le livre devient un objet de consommation de masse. Tandis que le nombre de titres et de tirages augmente, le roman se taille la part de lion dans les ventes de livres, au détriment du théâtre et de la poésie : on passe ainsi de 210 titres romanesques nouveaux vers 1830-1840 à 621 en 1876-1885 et 774 en 1886-1890, d'après les statistiques établies à partir du Catalogue de la librairie française.

Analyse des images Le sacre de l'écrivain romantique Interprétation La situation sociale des hommes de lettres Ces deux documents illustrent chacun à leur manière le combat auquel se sont livrés les hommes de lettres pour la reconnaissance de leur statut tout au long du XIXe siècle. Rouget de Lisle composant la Marseillaise. Contexte historique Le 20 avril 1792, la France en révolution entre en guerre contre l’Europe des monarques coalisés. Quelques jours plus tard, le maire de Strasbourg, le baron de Dietrich, lors d’une soirée en compagnie de militaires qu’il avait coutume d’organiser, constate avec regret que la France révolutionnaire ne possède pas un hymne national capable de galvaniser ses soldats et les volontaires engagés afin de défendre la “ patrie en danger ”.

Touché par la remarque du baron, le capitaine du génie Claude-Joseph Rouget de Lisle, poète et musicien à ses heures, compose dans la nuit du 25 au 26 avril les paroles et la musique du Chant de guerre pour l’armée du Rhin. Le chant est bientôt adopté par les fédérés marseillais qui en montant à Paris vont le populariser et l’imposer comme chant patriotique et révolutionnaire.

Analyse de l'image Le sujet et la date exacte de cette toile ne sont pas définitivement établis. Interprétation. Alfred DREYFUS, 1906 Dreyfus réhabilité : Accueil. " J'accuse... ! " de Zola. Contexte historique L’affaire Dreyfus : une erreur judiciaire En mars 1896, Picquart, le nouveau chef des Services de renseignements de l’état-major, découvrit l’identité du véritable traître, le commandant Esterhazy. Celui-ci, qui entretenait des relations suspectes avec l’Allemagne, était l’auteur du fameux « bordereau », cette pièce à conviction qui avait entraîné la condamnation et la déportation d’un officier juif français, Alfred Dreyfus, en décembre 1894. Toutefois, l’état-major, soucieux de sauver l’honneur de l’armée française, préféra étouffer l’affaire, en mutant Picquart et en créant de toutes pièces un document accablant Dreyfus, auquel l’Histoire a donné le nom de son auteur, le « faux Henry ».

Sous la pression de l’opinion, Esterhazy dut néanmoins passer en conseil de guerre, pour être finalement acquitté le 11 janvier 1898. Analyse de l'image J’accuse… ! Interprétation La vérité en marche. Zola - L'affaire Dreyfus. La révolution de juillet 1830.

Contexte historique Charles X, et son impopulaire ministre, le prince de Polignac, remettent en cause les acquis de la Révolution. L’opposition libérale, par le biais du journal Le National, prépare son remplacement par le duc Louis-Philippe d’Orléans. A la session de la Chambre le 2 mars 1830, Charles X menace de sévir. Les députés, par l’“ adresse des 221 ”, refusent de collaborer. Le roi signe et publie dans Le Moniteur quatre ordonnances tendant à supprimer la liberté de la presse et à modifier la loi électorale. C’est une violation de la Constitution. Analyse de l'image Achevé en décembre, le tableau est exposé au Salon de mai 1831. C’est l’assaut final. L’action s’élève en pyramide, selon deux plans : figures horizontales à la base et verticales, gros plan faisant saillie sur le fond flou. La liberté Elle remplace d’Arcole. Les gamins de Paris Ils se sont engagés spontanément dans le combat.

L’homme au béret L’homme au chapeau haut de forme, à genoux L’homme au foulard noué sur la tête. Enterrement de la IIe République. Contexte historique Singulier destin que celui de cet enterrement de campagne ! Symbole de l’ordure moderne pour les contemporains, chef-d’œuvre révéré aujourd’hui, brûlot socialiste pour les uns, manifeste réaliste pour les autres, allégorie politique pour les historiens, Un enterrement à Ornans a déchaîné les passions et suscité de nombreux commentaires.

Malgré la médaille de deuxième classe qui l’a récompensé au Salon de 1851, sa vulgarité et sa laideur ont fortement déplu aux publics dijonnais et parisien de l’époque. Dupays, un critique, dénonça par exemple " un amour du laid endimanché ". Gustave Courbet, de son côté, professait que " le réalisme est par essence l’art démocratique " et que sa peinture visait à introduire " la démocratie dans l’art ".

Analyse de l'image De son vrai nom " Tableau de figures humaines, historiques d’un enterrement à Ornans ", la toile de Courbet, de dimensions exceptionnelles, est une galerie de portraits qui compte pas moins de 46 personnages. Napoléon, idole du peuple sous Louis-Philippe. Contexte historique « Toujours lui ! Lui partout ! », s’exclamait Victor Hugo dans Les Orientales (1829), à quoi Auguste Barbier répondait dans « L’idole » (Les Iambes (1831) : « Encore Napoléon, encore sa grande image ! » A partir de la Restauration en effet, les demi-soldes, anciens soldats de l’Empire démobilisés, commencèrent à faire circuler d’innombrables objets napoléoniens. D’abord camouflée, cette production qui prit immédiatement un caractère politique commença à se divulguer au grand jour à partir des années 1820.

Analyse des images Outre les objets présentés ici, on trouve aussi des canifs, des encriers, des sonnettes de table, des bougeoirs en forme de Napoléon, des tabatières ou boîtes diverses décorées de portraits de l’Empereur ou de scènes de bataille, des représentations du tombeau de l’Empereur, des statuettes, des assiettes ornées de sujets napoléoniens, etc. Interprétation. Victor Hugo (1802-1885), une légende dans le siècle. Contexte historique La révolution de 1848 marqua un tournant dans la vie de Victor Hugo, qui commença alors une carrière politique. Le 2 décembre 1851, le poète tenta d’organiser la résistance au coup d’Etat. Puis il dut partir et se réfugia à Bruxelles. Son opposition féroce à Napoléon III, qu’il appelait « Napoléon le Petit », le rendit très populaire. Rayé en 1859 de la liste des proscrits, il refusa de rentrer en France avant la chute du Second Empire. Analyse de l'image « Le tableau que nous accrocherons à la première place en l’honneur du modèle d’abord et du peintre ensuite, c’est le portrait de Victor Hugo, par M.

Interprétation Cette série des « Grands Hommes », que Bonnat a entreprise de sa propre initiative, loin de lasser la critique, devait accéder à la renommée. Thomas Couture Romains de la décadence. 1848.pdf (Objet application/pdf) La_Republique_et_images.pdf (Objet application/pdf) La première d'Hernani. Avant la bataille. Art_et_pouvoir.pdf (Objet application/pdf) Paris.pdf (Objet application/pdf) L'Opéra de Charles Garnier. Le 28 Juillet : La Liberté guidant le peuple – Eugène DELACROIX (Charenton-Saint-Maurice, 1798 - Paris, 1863) – Peintures | Musée du Louvre. Jean Béraud La salle de rédaction. Jean-Paul Aubé Monument à Léon Gambetta. Musée de l'histoire de France. Musée de l'histoire de France.

Musée de l'histoire de France. Musée de l'histoire de France. Musée de l'histoire de France. La construction des écoles dans la Somme au XIXe siècle. Daumier. Bibliothèque nationale de France - Les albums de Napoléon III. Victor Hugo : conscience et combats. George Sand 1804 - 1876. Eugène Atget. Droite.