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Economistes : la guerre entre orthodoxes et hétérodoxes est déclarée. Rien ne va plus dans le petit monde des économistes divisés entre orthodoxes – les tenants d’une vision néolibérale de l’économie – et les hétérodoxes – les autres.

Economistes : la guerre entre orthodoxes et hétérodoxes est déclarée

Objet de cette guerre ouverte à coup de courriers au ministère ou de tribunes publiées dans les médias ? La création d’une nouvelle section d’économie au sein du Conseil national des universités (CNU) qui délivre, entre autres, les sésames pour enseigner. Cette nouvelle section souhaitée par l’Association française d’économie politique (AFEP) – qui regroupe les hétérodoxes – a tout d’abord été soutenue par la ministre de l’éducation Najat Vallaud-Belkacem avant qu'elle fasse volte-face sous pression des orthodoxes.

Lesquels sont vent debout contre une nouvelle section "fourre-tout" qui va servir à caser les "ratés" ou "frustrés" du système universitaire. Ambiance. Les économistes hétérodoxes sont-ils en voie de disparition ? Orthodoxe ? Frédéric Lordon sur notre plateau. L-ecroulement-d-un-monde-lordon.pdf. Frédéric Lordon : «  Euro  : ma stratégie du choc  » Pour l’économiste Frédéric Lordon, l’européisme est devenu le pire ennemi de l’Europe, une obstination aveugle qu’il est temps d’arrêter.

Frédéric Lordon : «  Euro  : ma stratégie du choc  »

L’urgence économique et sociale et la disqualification de la souveraineté populaire imposent d’examiner l’option des monnaies nationales. Quelle est cette « stratégie du choc », impliquant une sortie de l’euro, que vous préconisez [1] ? Frédéric Lordon : Sortir de l’euro en tant que tel est une proposition qui ne dit pas grand-chose. On peut sortir de l’euro de bien des manières différentes. Par exemple, la sortie de l’euro façon FN vise la restauration d’une souveraineté au profit exclusif de gouvernants autoritaires, simplement engagés dans la renégociation d’un compromis de classe post-mondialisation avec le capital, dont les intérêts fondamentaux et la position directrice dans la société ne seront nullement remis en cause.

Vous avez étudié un projet de « monnaie commune » combinant un euro externe et des euros nationaux. Non. Pour une monnaie commune sans l'Allemagne (ou avec, mais pas à la francfortoise) Tel le radeau de la Méduse, la Droite Complexée (DC, ex-Parti socialiste [1]) s’accroche maintenant aux hypothèses les plus ténues pour éviter de sombrer corps et âme dans la honte historique.

Pour une monnaie commune sans l'Allemagne (ou avec, mais pas à la francfortoise)

Une vaillante escouade de « responsables du PS français et du SPD allemand » a, par exemple, enfin cerné l’origine du « mal européen » dont elle redoute, à raison, d’avoir à pâtir : c’est « l’alliance néolibérale et conservatrice majoritaire [2] » — comprendre Angela Merkel et David Cameron. Que David Cameron soit premier ministre d’un Etat qui n’appartient pas à la zone euro sera considéré en première approximation comme un enrôlement admissible puisqu’il s’agit de démontrer que, fût-elle sous la bienveillante tutelle de toutes les DC européennes, la monnaie unique aurait le visage progressiste et riant qui résulterait de l’inversion trait pour trait de sa sale gueule austéritaire présente.

L’Europe constitutionnellement (ordo)libérale… …parce que constitutionnellement allemande. Frédéric Lordon: « l'Union Européenne a laissé ses banques faire n'importe quoi » Frédéric Lordon: « l'Union Européenne a laissé ses banques faire n'importe quoi » ( Frédéric Lordon - capture d'écran Dailymotion - franceculture ) Marianne: Que pensez du plan de sauvetage de Chypre présenté par la troïka, Union européenne, Banque centrale européene et FMi, visant à taxer les comptes courants?

Frédéric Lordon: « l'Union Européenne a laissé ses banques faire n'importe quoi »

Frédéric Lordon: L'Europe nous a certes habitué à son attraction pour le pire, mais on ne pensait tout de même pas qu'elle pourrait aller jusque là. Il y a donc à Bruxelles, Commission et Conseil confondus, un don pour la performance herculéenne – en l'occurrence : comment transformer un problème de la taille d'un confetti en potentielle déflagration nucléaire? Lordon chez Taddei : vers le pluralisme économique ? Tiens, les sarkozystes commencent à se plaindre du temps d'antenne de la primaire socialiste.

Lordon chez Taddei : vers le pluralisme économique ?

Il est vrai qu'on les voit, les socialistes. On ne voit qu'eux. De temps en temps, à l'arrière-plan, glisse une silhouette: c'est Sarkozy qui rencontre Merkel. Réjouissante inversion des premiers et des arrière-plans: inversion, car l'opposition a du temps à rattraper. Si l'on comptabilise, dans le calcul, toutes ces années où l'on ne voyait que lui, où il parlait par mille bouches, la gauche ne fait même que commencer à rattraper son retard. Sidérante illustration de l'inversion ? D'autant que Lordon, au milieu d'un plateau comme celui de Taddei, donne l'impression d'être le seul à proférer une pensée articulée, et à faire l'effort de poser sur le chaos de la situation les mots les plus justes, les moins jargonneux, et les moins timorés (menace des queues aux boulangeries, et du retour au potager).

Crise financière : Le Monde Dissident. Le Monde Dissident Commentaire et anticipation sur l'actualité "Zone libre de diffusion et d'expression"

Crise financière : Le Monde Dissident

L'En Dehors - ÉCONOMIE : FRÉDÉRIC LORDON PIQUE SA CRISE. Quand Frédéric Lordon raconte "la Grande perdition" Tiens, ça fait un bail que je ne vous ai pas parlé de la Grande perdition. Elle bat sont plein, merci. Ses métastases continuent de ronger un système pourri jusqu’à l’os, condamné. Autour les Diafoirus s’agitent en tout sens, annoncent des décisions qu’ils ne sont plus capables de mettre en œuvre, rincés, crient à la guérison pour ce qui n’est que courte rémission de moribond. REGARDS. Présidentielle J-51 : la campagne vue par Frédéric Lordon - Idées. 2011 vu par Frédéric Lordon: "Les ingrédients du désastre" Voué à se perdre dans la prolifération des événements de première grandeur, comme seules les crises historiques en réservent, l’exercice de la rétrospective économique a tout d’une gageure.

2011 vu par Frédéric Lordon: "Les ingrédients du désastre"

Si vraiment il fallait donner une cohérence à l’année 2011, il est possible que, d’abord entendu en son sens étymologique, et puis peut-être en son sens ordinaire, ce soit le mot d’apocalypse qui, appliqué à la construction européenne, convienne le mieux. La crise financière dans les médias: p. Commençons d’abord par examiner la thèse de Lordon.

La crise financière dans les médias: p

Que dit le chercheur ? Que les médias sont le vecteur de l’idéologie dominante, et que, depuis des années, un seul discours économique a eu droit de cité : celui de l’orthodoxie libérale, qui promeut dérégulation financière, libéralisation du commerce et inégalités salariales. Et que les voix dissidentes n’étaient pas entendues. Cependant, la crise financière de l’automne 2008 a changé la donne. "La crise de trop" par Frédéric Lordon. Frédéric Lordon est un économiste atypique et passionnant.

"La crise de trop" par Frédéric Lordon

Contrairement à beaucoup de ses collègues, il ne se contente pas de décrire le réel, pour de célébrer le monde ou le déplorer. Il développe une critique souvent assez violente du système de laquelle il déduit des propositions détonantes. Une crise due à un excès d’endettement général. L’économiste Frédéric Lordon juge prématurés les diagnostics de sortie de crise.

une crise due à un excès d’endettement général