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L-ecroulement-d-un-monde-lordon.pdf. Frédéric Lordon : «  Euro  : ma stratégie du choc  » Pour l’économiste Frédéric Lordon, l’européisme est devenu le pire ennemi de l’Europe, une obstination aveugle qu’il est temps d’arrêter.

Frédéric Lordon : «  Euro  : ma stratégie du choc  »

L’urgence économique et sociale et la disqualification de la souveraineté populaire imposent d’examiner l’option des monnaies nationales. Quelle est cette « stratégie du choc », impliquant une sortie de l’euro, que vous préconisez [1] ? Frédéric Lordon : Sortir de l’euro en tant que tel est une proposition qui ne dit pas grand-chose. Pour une monnaie commune sans l'Allemagne (ou avec, mais pas à la francfortoise) -- Frederic LORDON. Tel le radeau de la Méduse, la Droite Complexée (DC, ex-Parti socialiste [1]) s’accroche maintenant aux hypothèses les plus ténues pour éviter de sombrer corps et âme dans la honte historique.

Pour une monnaie commune sans l'Allemagne (ou avec, mais pas à la francfortoise) -- Frederic LORDON

Une vaillante escouade de « responsables du PS français et du SPD allemand » a, par exemple, enfin cerné l’origine du « mal européen » dont elle redoute, à raison, d’avoir à pâtir : c’est « l’alliance néolibérale et conservatrice majoritaire [2] » — comprendre Angela Merkel et David Cameron. Que David Cameron soit premier ministre d’un Etat qui n’appartient pas à la zone euro sera considéré en première approximation comme un enrôlement admissible puisqu’il s’agit de démontrer que, fût-elle sous la bienveillante tutelle de toutes les DC européennes, la monnaie unique aurait le visage progressiste et riant qui résulterait de l’inversion trait pour trait de sa sale gueule austéritaire présente.

Frédéric Lordon: « l'Union Européenne a laissé ses banques faire n'importe quoi » Frédéric Lordon: « l'Union Européenne a laissé ses banques faire n'importe quoi » ( Frédéric Lordon - capture d'écran Dailymotion - franceculture ) Marianne: Que pensez du plan de sauvetage de Chypre présenté par la troïka, Union européenne, Banque centrale européene et FMi, visant à taxer les comptes courants?

Frédéric Lordon: « l'Union Européenne a laissé ses banques faire n'importe quoi »

Frédéric Lordon: L'Europe nous a certes habitué à son attraction pour le pire, mais on ne pensait tout de même pas qu'elle pourrait aller jusque là. Lordon chez Taddei : vers le pluralisme économique ? Tiens, les sarkozystes commencent à se plaindre du temps d'antenne de la primaire socialiste.

Lordon chez Taddei : vers le pluralisme économique ?

Il est vrai qu'on les voit, les socialistes. On ne voit qu'eux. De temps en temps, à l'arrière-plan, glisse une silhouette: c'est Sarkozy qui rencontre Merkel. Crise financière : Le Monde Dissident. Le Monde Dissident Commentaire et anticipation sur l'actualité "Zone libre de diffusion et d'expression" <a href=" target="_blank"><img src="

Crise financière : Le Monde Dissident

L'En Dehors - ÉCONOMIE : FRÉDÉRIC LORDON PIQUE SA CRISE. Quand Frédéric Lordon raconte "la Grande perdition" Tiens, ça fait un bail que je ne vous ai pas parlé de la Grande perdition.

Quand Frédéric Lordon raconte "la Grande perdition"

Elle bat sont plein, merci. Ses métastases continuent de ronger un système pourri jusqu’à l’os, condamné. Autour les Diafoirus s’agitent en tout sens, annoncent des décisions qu’ils ne sont plus capables de mettre en œuvre, rincés, crient à la guérison pour ce qui n’est que courte rémission de moribond. Prochain épisode, le défaut d’un État (pas seulement la Grèce) ou d’une grosse banque (la BNP ? REGARDS. Vous êtes l’un des rares économistes à faire appel à la philosophie, à la sociologie, à la littérature...

REGARDS

Quel est le parcours qui vous a amené à articuler ainsi les disciplines ? Frédéric Lordon : Je suis arrivé à l’économie avec un désir vif, mais vague, d’économie critique, qui s’est instantanément reconnu dans la théorie de la Régulation que l’économiste hétérodoxe Robert Boyer enseignait dans son séminaire à l’EHESS. Inspirée du marxisme, la théorie de la Régulation n’est pas une théorie des marchés mais du capitalisme : comme quoi le seul choix de l’objet de départ change tout à ce qu’on raconte ensuite. Présidentielle J-51 : la campagne vue par Frédéric Lordon - Idées. 2011 vu par Frédéric Lordon: "Les ingrédients du désastre"

Voué à se perdre dans la prolifération des événements de première grandeur, comme seules les crises historiques en réservent, l’exercice de la rétrospective économique a tout d’une gageure.

2011 vu par Frédéric Lordon: "Les ingrédients du désastre"

Si vraiment il fallait donner une cohérence à l’année 2011, il est possible que, d’abord entendu en son sens étymologique, et puis peut-être en son sens ordinaire, ce soit le mot d’apocalypse qui, appliqué à la construction européenne, convienne le mieux. L’apocalypse, c’est la révélation, et ce que l’année 2011 aura révélé, visibles sans doute depuis longtemps mais à qui avait au moins le désir de voir, ce sont les irréparables tares de la monnaie européenne, désormais mises en pleine lumière, accablantes, incontestables aux yeux mêmes des plus bornés soutiens de "L’Europe", ce générique qui n’a jamais eu de sens sinon celui de rejeter dans l’enfer "nationaliste" des "anti-Européens" tous ceux qui avaient à redire, non pas à l’Europe, mais à cette Europe.

La crise financière dans les médias: p. Commençons d’abord par examiner la thèse de Lordon.

La crise financière dans les médias: p

Que dit le chercheur ? Que les médias sont le vecteur de l’idéologie dominante, et que, depuis des années, un seul discours économique a eu droit de cité : celui de l’orthodoxie libérale, qui promeut dérégulation financière, libéralisation du commerce et inégalités salariales. Et que les voix dissidentes n’étaient pas entendues. Cependant, la crise financière de l’automne 2008 a changé la donne. "La crise de trop" par Frédéric Lordon. Frédéric Lordon est un économiste atypique et passionnant.

"La crise de trop" par Frédéric Lordon

Contrairement à beaucoup de ses collègues, il ne se contente pas de décrire le réel, pour de célébrer le monde ou le déplorer. Il développe une critique souvent assez violente du système de laquelle il déduit des propositions détonantes. Une crise due à un excès d’endettement général. L’économiste Frédéric Lordon juge prématurés les diagnostics de sortie de crise. Les établissements financiers, dit-il, vont devoir faire face à plusieurs nouvelles vagues de défaillances d’emprunteurs parmi les ménages et les entreprises fragilisés par la récession. Mais au delà de la dimension proprement financière de cette crise, il considère que sa cause profonde est à rechercher dans la configuration récente du capitalisme, où la pression exercée sur les salaires, déprimant la consommation et l’activité, a été compensée par l’accroissement d’une bulle d’endettement privé jusqu’à son implosion en 2008.

Aujourd’hui, estime-t-il, nous sommes face à une alternative exécrable : soit une relance de l’endettement privé qui permettrait - pour un temps seulement - de soutenir la consommation, soit une reprise atone, faute de demande. Frédéric Lordon s’entretient avec Daniel Mermet, pour là-bas si j’y suis, 23 septembre 2009. Question : Où en sommes-nous de la crise financière ?