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Infobésité

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Rue89. Deux articles publiés coup sur coup aux Etats-Unis nous montrent comment une technologie accueillie comme une libération dans le travail et un moyen de gagner du temps finit par produire les résultats inverse. Nous avons nommé le courrier électronique, le nouvel ennemi des salariés. Certains diront : rien de très nouveau. Mais : le problème tend à s’aggraver ; bonne nouvelle : des méthodes se répandent pour le résoudre et elles sont de mieux en mieux acceptées. Ancien journaliste vedette du New York Times, spécialiste de l’utilisation des nouvelles technologies passé à Yahoo, David Pogue constate : « L’e-mail est hors de contrôle. Ils détruisent la concentration Une note de blog publiée sur le site de la Harvard Business Review pointe le problème principal, qui tient moins à la technologie qu’à l’usage que nous en faisons : les interruptions constantes que nous nous infligeons en vérifiant notre messagerie.

Le problème est clairement posé, voyons maintenant quelles sont les solutions. Edouard Gasser: La curation : remède contre l'infobésité. Un internaute français est présent sur 2,8 réseaux sociaux en moyenne. Et ce chiffre est en perpétuelle augmentation. On suit de plus en plus de monde sur Twitter, on consulte de plus en plus de site de contenus, 57% d'entre nous s'exprimeraient d'ailleurs plus sur les réseaux sociaux que dans la vraie vie. La difficulté à faire le tri dans le flux constant d'informations quotidiennes, culturelles, politiques, sportives ou privées est devenu un mal récurrent, qui d'un obstacle à la productivité pourrait bien déboucher sur des overdoses d'actualités. Entreprises ou individus, tous sont concernés par ce trop plein. Face à l'infobésité, beaucoup voit la curation comme la solution. Le mot "curation" n'est pas nouveau. Certains diront que la curation est depuis bien longtemps attendue et pas franchement une révolution.

D'ailleurs, au-delà des sites utilitaires, les sites de curation de contenus spécialisés à proprement parler sont également les nouveaux champions du web. Curation et infobésité. L’association Doc Forum (Lyon) s’associe à l’ADBS à l’occasion des cinquante ans de cette dernière pour une matinée dédiée à la curation et l’infobésité qui s’est tenu à l’Université Lyon 1 le jeudi 30 mai 2013.

Trois intervenants se sont succédé : François Magnan, consultant, a présenté le concept de curation et différents outils qu’il utilise ;Antoine Msika, community manager pour Pearltrees ;Frédéric Crutel pour l’entreprise Human Connect qui accompagne les entreprises dans leur politique de curation. Cet article se fait l’écho de la première intervention, plus générale et plus directement liée à notre activité de veille en éducation.

Le diaporama de l’intervention de François Magnan est disponible sur son blog. Curation et web 2.0 Le terme de curation vient de l’anglais et décrit à l’origine le travail du commissaire d’exposition lors d’expositions artistiques : il choisit les oeuvres, les organise et les commente. Plusieurs types de curation Quel sujet ? Les outils de curation. 2012_mA_moire_recherche_gn_meyer_v6. Le courrier sera-t-il bientôt plus rapide que l'e-mail? Les 7 péchés véniels du mail. Surcharge et banqueroute En avril 2007, le capital-risqueur Fred Wilson se déclarait victime d’une forme nouvelle de banqueroute, typique du XXIe siècle.

Il annonçait en effet sur son blog : "Je suis tellement en retard dans mes mails que je me déclare en banqueroute. Si vous m’avez envoyé un mail… vous pouvez éventuellement me le renvoyer. Je recommence à zéro". Cet exemple illustre une possibilité de mesure extrême face à un problème croissant, la surcharge informationnelle. Le nombre de messages reçus (et à traiter) est devenu l’un des principaux facteurs de surcharge professionnelle. Le mail est à la fois un facteur de stress en soi et un canal de transmission de stress, du fait des efforts que les utilisateurs doivent mettre en œuvre pour réduire les informations superflues à un niveau acceptable et gérable, et aussi parce que la surcharge s’accompagne en général d’un sentiment d’urgence.

Le rattrapage du week-end L’anonyme irrespect La pauvreté de la communication L’incompréhension. L’infobésité : un enjeu pour la création collective de la connaissance. Alors que les nouvelles technologies ont été implémentées dans l’entreprise, la formation des managers n’a pas pris la mesure des changements induits. Le management français assoit généralement son pouvoir sur la rétention d’informations et un fonctionnement en petit cercles de pouvoir. Cette volonté de tout contrôler est souvent contre-productive face au déferlement d’informations.

Elle n’est pas en mesure de canaliser les flux car elle possède une vision trop restrictive du travail en réseau. Trop importants pour le manager, ce dernier déverse généralement les flux d’information sur son subordonné pour les analyser. Lui-même le vit comme un surcroît de pression. Résultat : l’information sera traitée de façon aléatoire sans forcément en extraire les signaux de risques ou d’opportunités. Cela signifie t-il qu’il existe une réelle inadéquation du management à la française aux NTIC qui bloque la transformation de l’information en connaissance...? Le salarié 2.0 ? Un désastre ! Téléphones, SMS, e-mails, tweets, documents papier, réunions... Vous vous sentez dépassé ? Surchargé ? Harcelé ? L'impression d'être inefficace, de ne pas parvenir à gérer toutes les données reçues vous taraude ? Pas d'inquiétude : vous n'êtes pas en cause. Si cet afflux continu d'information vous étouffe, c'est aussi le cas pour vos collègues.

Les chiffres parlent d'eux-mêmes : un quart des e-mails reçus ne sont pas lus ; moins d'un usager sur deux lit la pièce jointe au courrier jusqu'au bout. Mais il n'y a pas que les e-mails dans la vie. Autre problème inhérent à cette surcharge : quand on cherche une donnée bien précise, on ne sait plus où la trouver. Sûr qu'à défaut d'être efficace et utile, l'afflux d'informations complexifie considérablement le travail des salariés. [FGA - Montérégie] Introduction Dans le cadre des jours TIC FGA Montérégie 2011-2012 [1], une demi-journée (répétée) était consacrée aux outils pour contrer l’infobésité. Voici un résumé des deux rencontres incluant les ressources et activités utilisées. Source : Flickr Définition Wikipédia de l’infobésité : « La surcharge informationnelle ou surinformation (ou infobésité, selon l’Office de la langue française ; en anglais Information overload), est un concept couvrant le trop-plein d’informations reçues. » Il faut toutefois relativiser le phénomène d’infobésité comme le relate si bien le récent texte Notre surcharge informationnelle en perspective.

Lien avec la compétence 8 J’accorde une importance particulière au terme efficacement de la composante 4, car cette efficacité nous fait économiser du temps, ressource rare et précieuse. La rencontre comporte les volets suivants : le courrier électronique les flux RSS les outils de comarquage (bookmarking social) les outils de curation Le courriel. #Lift12 : Notre surcharge informationnelle en perspective.

Une passionnante lecture de Xavier de la Porte nous a récemment présenté Anaïs Saint-Jude (@anaisaintjude), fondatrice et responsable du programme BiblioTech de la bibliothèque de Stanford. Elle était sur la scène de Lift 2012 pour mettre en perspective la question de la surcharge informationnelle, l’un des maux qu’on attribue aux nouvelles technologies. Mais est-ce si sûr ? Anaïs Saint-Jude, dans sa présentation intitulée de Gutenberg à Zuckerberg, a commencé par faire référence à L’homme sans qualité de l’écrivain autrichien Robert Musil.

Cet épais roman qui se déroule en 1913, au crépuscule de l’empire austro-hongrois, montre comment l’individu passe sa vie dans ses propres sensations, pensées, perceptions. Dans l’un des chapitres du livre, le général Stumm visite l’ancienne bibliothèque impériale d’Autriche et est confronté à un ordre dont l’infinité dépasse ses capacités d’entendement. Image : Anaïs Saint-Jude sur la scène de Lift, photographiée par Ivo Näpflin pour LiftConference. Edouard Gasser: La curation : remède contre l'infobésité. De quoi notre connexion permanente nous déconnecte-t-elle. La lecture de la semaine est un article de la revue américaine The Atlantic, on la doit à Jason Farman, qui est professeur d’études américaines à l’Université de Maryland. L’article s’intitule : “Le mythe de la vie déconnectée”. “La nouvelle année est aujourd’hui bien entamée et beaucoup de gens ont déjà abandonné leur résolution de se déconnecter plus souvent de leurs outils numériques et de se reconnecter avec les personnes et les lieux qui les entourent.”

Et Jason Farman d’énumérer les moments et événements qui ont symbolisé l’an dernier notre besoin de déconnexion : la vidéo d’une femme tombant dans une fontaine parce qu’elle écrit un texto en marchant, une campagne contre l’usage du téléphone portable en voiture, etc. Mais surtout deux livres qui ont été des best-sellers de l’année 2011 aux Etats-Unis Alone Together, le livre de Sherry Turkle (voir une lecture précédente et notre article sur le sujet) et Hamlet’s Blackberry, celui de William Powers. Xavier de la Porte.

Le portail d'informations mobile. Pas d'e-mails professionnels après le travail chez Volkswagen - FTVi. Partager Fini les mails professionnels en dehors des horaires de travail. C'est ce qu'ont obtenu, vendredi 23 décembre, un millier de salariés allemands de l'entreprise Volkswagen possédant un BlackBerry professionnel et dépendant d'une convention collective. Les personnes concernées sont principalement des employés. De fait, l'accord ne concerne pas les cadres supérieurs. Cette trêve de courriels quotidienne, decidée conjointement avec le puissant syndicat IG Metall, "est déjà en vigueur", a fait savoir un porte-parole du numéro un européen de l'automobile. Une trêve quotidienne de treize heures Concrètement, le renvoi des e-mails professionnels vers les smartphones des salariés est désactivé dès 18 h 15, soit une demi-heure après le départ du bureau des derniers collaborateurs.

Volskwagen n'est pas la seule entreprise à avoir pris ce type de disposition. 7 astuces pour désencombrer vos données numériques. Ca fait déjà depuis une dizaine d’années que je trimballe mes données numériques personnelles d’un ordinateur à l’autre. Parfois je suis courageux, et je fais le tri. D’autres fois je me contente de tout copier sur le prochain ordinateur ou disque amovible.

Je me retrouve donc avec des fichiers qui n’ont plus aucune utilité, mais que je garde "au cas où". Parfois même je ne sais plus du tout dans quel contexte je les ai sauvegardés, alors je n’ose pas les supprimer. Pour employer une métaphore que Joanne utilise dans son nouveau guide numérique 36 Astuces pour désencombrer, mon disque ressemble à un site archéologique : je dois faire des fouilles pour trouver des choses intéressantes.

Ce serait quand même mieux s’il était organisé comme un musée, n’est-ce pas ? C’est donc sous l’impulsion de ce guide, où Joanne détaille sa méthode pour désencombrer des objets physique, que je me suis décidé à écrire ces quelques conseils pour désencombrer ses données numériques. 4) A jeter, à garder. Histoire de l’email.