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La fracture numérique

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Première approche: une double fracture numérique. Notes RALLET, ROCHELANDET, 2005, ce numéro. GOLDFARB, 2002a, 2002b, 2003. Exemple de navigateur : Microsoft Internet Explorer, Mozilla, Opera, Firefox… Ou en enregistrant son contenu à des fins d’analyses ultérieures. On pourra consulter les documents RFC (Request For Comments) pour une description technique de l’ensemble de ces protocoles : http :// www. faqs. org/ rfcs Et potentiellement tout individu qui a construit un site internet. Pour plus de détails, voir LE GUEL, 2004. Seule une sonde installée sur l’ordinateur de l’internaute permet d’observer les comportements de navigation, CATLEDGE, PITKOW, 1995. Voir à ce propos le site de la CNIL, http :// www. cnil. fr Pour une liste plus large de la littérature, voir LE GUEL, 2004. D’autres distributions asymétriques ont été observées, par exemple la loi Gamma, ou la loi gaussienne inverse, mais les lois de Zipf, de Pareto et la loi puissance restent les plus communes lorsque l’on étudie les comportements de navigation sur l’internet.

Seconde approche: les quatre dimensions de la fracture numérique. Notes JUSSUWALLA, 1999 ; POHJOLA, 2002 ; OCDE, 1999 et 2001 ; ARQUETTE, 2002 ; SCADIAS, 2002 ; ANTONELLI, 2003 ; AYRES, WILLIAWS 2004 ; RALLET, ROCHELANDET, 2005, VON TUNZELMAN, 2004. Parmi les nombreuses initiatives, nous pouvons signaler la tenue du Sommet mondial sur la société de l’information de Tunis en 2005 (SMSI), l’extension de l’accord volontaire sur les produits TIC de l’Organisation mondiale du commerce, la redéfinition et l’opérationnalisation de la mise en place de la stratégie de Lisbonne par l’Union européenne concernant la société de l’information… Voir à ce sujet (parmi d’autres) l’article de RALLET, ROCHELANDET, ce numéro.

L’internet (utilisateurs et ordinateurs connectés), la téléphonie fixe et mobile et l’équipement en ordinateurs. QUIBRIA et al., 2002 ; CHINN, FAIRLIE, 2004. DASGUPTA et al., 2001 ; FINK, MATTOO, RATHINDRAN, 2003 ; WALLSTEN, 2002. “I think that there is a Mercedes divide. BEN YOUSSEF, 2004 ; RALLET, ROCHELANDET, 2005, ce numéro. Fracture numérique, nouvelle expression de la fracture sociale. Exclusion numérique et autres formes d’exclusion sont liées. Si Gros-Jean et Padieu [1] définissent l’exclusion comme « un processus de cumul de ruptures avec les formes essentielles du lien social : habitat, famille, couple, travail et avec les formes essentielles des modes de vie dominants dans une société donnée », le numérique faisant partie maintenant des modes de vie dominants, il est possible de cumuler l’exclusion numérique aux autres formes d’exclusion.

Réciproquement, d’après les conclusions de la dernière Conférence ministérielle sur l’inclusion numérique, « les actions en faveur de l’inclusion numérique doivent comporter des mesures également liées à l’inclusion sociale, l’emploi, l‘éducation, la réforme administrative, la cohésion territoriale et la santé ». Pour beaucoup la fracture numérique n’est qu’une nouvelle expression de la fracture sociale. Quels sont ces inégalités numériques et les publics touchés par l’exclusion numérique ? 2.1. 2.2. 2.3. 2.4. L'influence du coût des technologies sur la "fracture numérique" Exemple de fracture numérique dans l'usage: l'administration en ligne.

De nombreux pays de l’ocde [1][1] Voir le rapport de l’ocde, L’administration électronique :... ont lancé, au début des années 1980, un vaste chantier de modernisation de l’État. Cette modernisation a pris différents aspects comme, par exemple, l’évaluation structurée des politiques publiques et la mise en place de l’administration électronique ou e-administration [2][2] Dans la suite de cet article, on désigne par le terme.... Facilitant la mise à disposition de l’information et les démarches administratives, l’e-administration avait pour enjeu une amélioration du service rendu et une réduction des coûts et des délais.

Pourtant, le revers de la médaille était l’existence d’une fracture numérique [3][3] Une abondante littérature a documenté l’existence et... qui sépare ceux qui ont accès aux nouvelles technologies des exclus de cette modernité. Retrouve-t-on ces inégalités d’usage et d’accès dans l’e-administration ? Tableau 1 - Usage d’Internet et de l’e-administration en France. Le web 2.0 a transformé la fracture numérique en fracture sociale. La fracture numérique a été et est toujours une réalité, même dans nos nos pays occidentaux industrialisés. Peut être devrait on d’ailleurs en finir avec cette expression de “pays industralisés” pour évoquer les “pays informatisés”, une réalité beaucoup plus en phase avec notre époque. Certaines mauvaises langues vous diront par ailleurs que c’est d’avoir fermé les yeux sur ce changement de statut qui a fait qu’on s’est retrouvé en 2009 avec des models industriels datant d’une autre époque appliqués à une économie du “soft”, de la connaissance, avec les conséquences que l’on sait.

On pourrait disserter sur les destins croisés de Google et GM, symboles d’un mode qui se transforme mais ça n’est pas le sujet ici, revenons donc à notre fracture numérique. Au départ, si je ne m’abuse, elle était définie comme liée aux inégalités d’accès à l’outil informatique. Il y a ceux qui y avaient accès, et les autres. Les applications sont devenues également simplissimes d’utilisation. Google+ Des usages populaires de l’informatique connectée. L’usage de l’informatique connectée produit des situations où sont expériencées des situations de mépris. L’échec dans les manipulations ou, sans doute plus violent encore, le fait de ne pas savoir quels types d’utilisation faire du dispositif technique, se transforment en une variété de moments négatifs, allant de la perte de confiance au sentiment de relégation.

Ne pas trouver d’utilité précise à une technologie dont on « sait » par ailleurs que beaucoup de personnes en développent des usages dont ils semblent être en capacité d’en tirer avantage, c’est éprouver une dissemblance radicale avec ceux « qui ont », « qui savent » et « qui profitent », ici comme en d’autres domaines. Cela confine parfois à la blessure morale : « Internet ? Bah… J’en fais pas beaucoup… enfin l’ordinateur, ça me sert pas, c’est pas pour moi. Les domaines d’usage susceptibles de révéler ce type de rapports pratiques éloignés de l’autoréalisation promise sont assez variés. Construction de la fracture par les usages dans l’enseignement. L’enquête Etic [9] Enquête ETIC : Enquête sur les technologies de l’information... [9] est une enquête par questionnaires menée par la STSI [10] STSI : Service des technologies et des systèmes d’information.... [10] , la SD-TICE et la DEPP. Son principal objet est la collecte d’indicateurs d’équipement et d’usage des TIC dans les écoles, collèges et lycées afin d’ouvrir le dialogue avec les collectivités territoriales et d’opérer le pilotage des TIC.

Cette enquête se focalise en particulier sur les priorités du ministère : les espaces numériques de travail, le brevet informatique et internet, la sécurité des mineurs sur internet. Les résultats publiés en 2005 et 2006 fournissent des ratios quant à l’équipement des établissements et la conduite de projets intégrant les TIC. Pour le premier degré [11] tice. education. fr/ EducNet/ Public/ plan/... [11] , l’indicateur retenu est le nombre moyen d’élèves par ordinateur selon la taille des écoles ayant répondu à l’enquête.

La fracture numérique à l'échelle mondiale: le Sommet mondial sur la société de l'information (SMSI) Cybercafé, Ouagadougou, Burkina Faso, 2004. © Agence intergouvernementale de la francophonie Agrandir l'image La fracture numérique est la traduction de l'expression américaine "Digital Divide" qui a surgi à la fin des années 1990, aux États-Unis, sous la plume des rapporteurs de l'Administration nationale des télécommunications et de l'information, dépendant du département américain du Commerce, de l'Economie et des Statistiques. Elle désigne le fossé entre ceux qui utilisent les potentialités des technologies de l'information et de la communication (TIC) pour leurs besoins personnels ou professionnels et ceux qui ne sont pas en état de les exploiter faute de pouvoir accéder aux équipements ou faute de compétences.

Le Sommet mondial sur la société de l'information (SMSI) Graphique : la fracture numérique au niveau des grandes régions du monde. D'après Base de données statistiques des TIC, Union internationale des télécommunications, 2006 Inégalités dans l'accès à l'internet à haut débit. La fracture numérique à l'échelle européenne. Les dimensions spatiales de la fracture numérique en France. Le niveau des infrastructures : accessibilité haut débit des particuliers et des entreprises Pour le niveau des infrastructures de réseau, l’hypothèse est que l’espace des TIC s’organise en tenant compte des contraintes de distance, d’étendue, de position et de hiérarchie des lieux.

Dans le contexte de la libéralisation du secteur des télécommunications, les TIC se diffusent en effet largement selon une logique de rentabilité économique. Ce souci de rentabilité des opérateurs de réseaux se heurte, cependant, au principe d’équité territoriale des politiques nationales d’aménagement du territoire. La logique de déploiement des réseaux haut débit s’inscrit dans les territoires en partant des bassins de chalandise les plus intéressants et en se diffusant de proche en proche selon l’intérêt décroissant des espaces à desservir.

Fin 2002,77,5 % des entreprises avaient accès au haut débit (source : ORTEL). Carte 1. - ADSL et densité d’entreprises Carte 1. Carte 2. Carte 3. Carte 4. Carte 5. " Le fossé numérique en France ", rapport du Centre d'analyse stratégique.