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Le coup de tonnerre de la nationalisation de la Compagnie du canal de Suez

Il y a soixante ans, la France, le Royaume-Uni et Israël attaquaient l’Égypte du président Gamal Abdel Nasser, coupable d’avoir nationalisé la Compagnie du canal de Suez.

Cette piteuse expédition marqua la fin de la domination coloniale sur l’Égypte. Analyse de l’événement et documents de l’époque.

En avril 1951, le Majliss d’Iran — le Parlement — décida la nationalisation de l’Anglo-Iranian Oil Company (AIOC). Deux ans plus tard, en août 1953, le premier ministre Mohamed Mossadegh parvint à mettre en fuite le chah, mais il fut très rapidement arrêté grâce à l’intervention des services secrets américains qui organisèrent un coup d’État en faveur de ce dernier, favorable aux intérêts occidentaux. En 1954, la British Petroleum Company, avatar de l’AIOC, était de retour en Iran et intégrait une holding composée de plusieurs compagnies pétrolières occidentales, l’Iranian Oil Participants Ltd. Les profits seraient désormais partagés pour moitié entre l’Iran et les compagnies étrangères.


En 1956, un scénario tout à fait semblable aurait pu se reproduire en Égypte. Depuis juillet 1952, la monarchie avait été renversée au profit d’une République contrôlée par les « Officiers libres » à l’origine du putsch, ou de la révolution (al-thawra), selon les points de vue. Un de ces officiers, Gamal Abdel Nasser, s’imposa peu à peu à la tête du pays. En novembre 1954, il devint le président du Conseil de commandement révolutionnaire égyptien, et en juin 1956, il fut nommé président de la République arabe d’Égypte. Entre-temps, en avril 1955, il avait participé à la conférence de Bandung et acquis une nouvelle dimension internationale. Nasser était désormais une figure du panarabisme et du « neutralisme » défendu par Josip Broz Tito et Motilal Nehru. Il défiait l’Occident.
En janvier 1955, il s’était déjà opposé au « pacte de Bagdad », le traité d’organisation du Moyen-Orient, cosigné, le mois suivant, par la Turquie, le Pakistan, l’Iran, l’Irak et le Royaume-Uni, à l’initiative des États-Unis dans le cadre de la politique d’« endiguement » menée contre l’URSS. En septembre de la même année, il avait signé un contrat d’armement avec la Tchécoslovaquie.

Le coup de tonnerre de la nationalisation de la Compagnie du canal de Suez. L'Empire Ottoman. L'organisation de l'État L'Empire ottoman est une monarchie absolue et théocratique dans la forme, mais tempérée, dans la réalité, par les institutions mêmes de la souveraineté et par les coutumes du pays, qui là, plus qu'ailleurs, modifient et limitent l'action du pouvoir.

L'Empire Ottoman.

L'empereur prend le titre de padischah et de sultan; il prend également les titres religieux de calife et de commandeur des croyants (Emir el-Mouminin), ce qui lui assure, outre une certaine action sur des groupes musulmans sans chef. Ce pouvoir à la fois civil et religieux, il l'exerce soit par lui-même. En matière civile, il est assisté du grand vizir ou Sadr Azam, faisant fonction de premier ministre, et en matière religieuse par le Cheikh ul-Islam ou mufti. L'autorité de ce dernier dans les questions religieuses est autrement réelle que celle du grand vizir dans les affaires civiles. A côté de ces employés, on voyait un nombre prodigieux d'eunuques blancs, basanés ou noirs, les uns provenant de l'Inde.

Grande-Bretagne - QUESTIONS D'ORIENT - QUESTIONS D'OCCIDENT. La Grande-Bretagne, ou l'impérialisme incarné En juillet 2009, la Grande-Bretagne est particulièrement mise en cause par le régime de Téhéran comme responsable des tensions et manifestations qui suivent la réélection contestée de Mahmoud Ahmadinejad.

Grande-Bretagne - QUESTIONS D'ORIENT - QUESTIONS D'OCCIDENT

Des employés locaux de l’ambassade britannique sont arrêtés, les journalistes britanniques expulsés, les émissions en persan de la BBC -très écoutées en Iran- sont brouillées. Le « petit Satan » britannique, symbole des impérialistes qui se sont disputés l’Iran au XXe siècle, reste bel et bien un adversaire privilégié. Il est vrai que le poids de l’histoire reste très présent dans la mémoire iranienne. Les relations anglo-persanes s’inscrivent dans une double problématique : l’impérialisme britannique au Moyen-Orient, et le « Grand Jeu » Russie-Grande-Bretagne. Les Iraniens n’ont jamais oublié le rôle de la Grande-Bretagne dans leur histoire contemporaine –en particulier dans l’affaire Mossadegh. L’Empire ottoman, l’impossible neutralité. La Première Guerre mondiale est le tombeau de l’Empire ottoman.

L’Empire ottoman, l’impossible neutralité

Corrompus par l’or de Berlin, aveuglés par les promesses du Kaiser, pressés par la Wilhelmstrasse, ou tout simplement mues par une ambition vorace, les Jeunes-Turcs auraient précipité l’entrée de la Sublime Porte en guerre [1]. Les conséquences désastreuses du conflit, l’occupation du pays, la tentative de partition de l’Anatolie (traité de Sévres-1920), ont ancré l’idée que la Turquie aurait eu tout à gagner à rester hors des hostilités. Une telle politique aurait permis à l’Empire de se ranger auprès du vainqueur. Mais une telle attitude ne correspondait pas à la fougue d’Enver Pacha : elle paraissait à l’homme fort du Comité Union et Progrès, comme méprisable et indigne de lui.

A cela s’ajoute la légende noire qui a longtemps obscurci la politique unioniste. En réalité, le choix Unioniste obéit à des considérations rationnelles. La crise de juillet 1914 met fin à ce statu quo équivoque. L’Empire aux abois. CH X - LA TURQUIE ABROGE LES CAPITULATIONS - LES MÉMOIRES DE L'AMBASSADEUR MORGENTHAU. Une autre question, en suspens depuis plusieurs mois, se greffait maintenant sur la situation internationale de la Turquie, celle des Capitulations, ou conventions internationales qui, depuis des siècles, avaient réglé la position des étrangers dans l'Empire ottoman.

CH X - LA TURQUIE ABROGE LES CAPITULATIONS - LES MÉMOIRES DE L'AMBASSADEUR MORGENTHAU

Celui-ci n'avait jamais été considéré sur le même pied d'égalité que les autres états européens et en réalité on ne le tenait point pour souveraineté indépendante, car ses lois et règlements douaniers différaient si radicalement de ceux de l'Europe et de l'Amérique, qu'aucun pays non musulman ne pouvait songer à y soumettre ses ressortissants ; aussi, dans de nombreuses circonstances, le principe d'exterritorialité avait il toujours prévalu en faveur des citoyens de contrées jouissant des droits dits de Capitulation.

Depuis nombre d'années, presque toutes les nations, y compris les états-Unis, possédaient leurs propres tribunaux et prisons consulaires pour juger et punir les crimes commis en Turquie par leurs nationaux. Repères chronologiques sur le monde arabe. 527-565 Règne de Justinien sur l’Empire byzantin. 531-579 Règne de Chosroès Ier sur le royaume sassanide.

Repères chronologiques sur le monde arabe

Guerres incessantes depuis des siècles entre la Perse et Rome (ou Byzance). 622 Émigration de Muhammad de La Mecque à Médine (hégire). Début de l’ère musulmane. 632 Mort de Muhammad. 634-650 Premières conquêtes musulmanes : Syrie, Palestine, Mésopotamie et Égypte. 656 Assassinat du troisième calife, ‘Uthmân. 661-750 Règne des Omeyyades (sunnites), après l’assassinat de ‘Alî. 670-751 Nouvelle période d’expansion, vers l’Asie centrale jusqu’à l’Indus, vers l’Occident jusqu’en Espagne. 670 Fondation de Kairouan en Ifrîqiya (Tunisie). 685-705 Califat de ‘Abd al-Malik, qui crée sa propre monnaie et impose la langue arabe dans les textes administratifs, amorçant l’arabisation des peuples conquis. 711 Pénétration en al-Andalus (péninsule ibérique), après la conquête de Tanger par un affranchi berbère, Târiq ibn Ziyâd. 715 Prise de Narbonne. Les clés du Moyen-Orient.