
Economie sociale/de communion
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Le président de la SNCF Guillaume Pepy s'est dit prêt hier soir à proposer un reclassement dans l'entreprise à "l'ensemble des salariés" de SeaFrance en cas d'échec du projet de reprise de la compagnie par la société coopérative (Scop) , porté par la CFDT. Interrogé lors d'une rencontre avec la presse sur la possibilité d'une telle offre pour les 880 salariés de SeaFrance, menacés de perdre leur emploi en cas de cessation d'activité, M. Pepy a déclaré que tous pourraient retrouver un emploi à la SNCF "sans une journée de chômage". Affirmant avoir déjà fait cette proposition à plusieurs reprises, le patron de la compagnie ferroviaire, maison-mère de SeaFrance, a toutefois précisé que, dans un tel cas de figure, seul "un petit nombre" de salariés pourraient retrouver un emploi "sur place".
Flash Eco : SeaFrance: la SNCF prête à reclasser
Social : La Scop de SeaFrance rejette les propositions de Sarkozy
Flash Eco : SeaFrance: rejet des propositions de Sarkozy
Les porteurs de la coopérative ouvrière (Scop) pour reprendre la compagnie de ferries en Manche SeaFrance ont rejeté aujourd'hui, dans une lettre ouverte, les propositions de Nicolas Sarkozy pour financer leur projet, les jugeant irréalisables. "La solution esquissée" lundi par le président de la République "ne peut être envisagée en raison de l'insécurité juridique qu'elle engendre", écrivent les leaders de la CFDT qui portent ce projet, listant toute une série d'obstacles juridiques, commerciaux et techniques. "On ne refuse pas l'offre de Sarkozy, mais on dit que ce n'est techniquement pas faisable", a déclaré à l'AFP Didier Cappelle, l'un des porteurs de la Scop. Propositions jugées "incertaines" Nicolas Sarkozy a demandé lundi à la SNCF d'apporter son aide au projet de Scop par le versement d'indemnités exceptionnelles aux salariés --qui pourraient s'élèver à 50 ou 60.000 euros-- pour leur permettre de les réinjecter dans la coopérative.A qui appartient une entreprise
L’économie sociale, une réponse au capitalisme financier ?, par
Une banque sociale, la Shore Bank, qui veut changer le monde en ouvrant l’accès au crédit aux populations défavorisées des quartiers de Chicago, Detroit ou Cleveland ; une société coopérative, Autocool, qui propose un service d’autopartage de véhicules, accessible vingt-quatre heures sur vingt-quatre et sept jours sur sept, grâce à un réseau de stations urbaines de proximité. Une collectivité locale qui lance une coopérative pour accompagner les projets de création d’épiceries solidaires dans trois communes de l’agglomération périgourdine... Pas de doute. Les entreprises sociales et solidaires suscitent des vocations. Les responsables politiques, qui ont longtemps ignoré, méprisé ou minimisé leur rôle en les reléguant au rayon des « accidents de l’histoire », les appellent désormais en renfort, en particulier sur le terrain du développement durable et de la solidarité.Mondragón Corporacion Cooperativa (MCC ou par la suite appelée Mondragón pour simplifier le texte) est une petite multinationale dont le noyau est constitué de coopératives ouvrières, principalement situées à Mondragón, dans le pays basque espagnol. Ces coopératives sont propriété des travailleurs, les socios (travailleurs sociétaires). MCC fabrique essentiellement des machines-outils, des appareils électroménagers, des équipements automobiles… Elle détient également la chaîne de supermarchés Eroski et comptait en 2006, 81 880 employés (mais plus de la moitié ne sont pas des socios ). MCC détient aussi des participations financières dans des entreprises capitalistes (certaines sous forme de joint venture ) ou possède des filiales en Pologne, en France ou au Maroc. MCC a ouvert sa propre banque, La Caja Laboral, qui est devenue une des premières banques espagnoles.
Les coopératives Mondragón en Espagne
Les sociétés coopératives d’intérêt collectif (Scic)
Juillet–Septembre 2002 Denis Sureau * L’essai bref mais dense du jeune théologien américain William Cavanaugh 1 est moins une analyse (brillante) du processus actuel de globalisation qu’une invitation originale à renouveler le discours chrétien sur la politique et à repenser l’engagement des catholiques dans la sphère publique. Parce qu’il considère que la mondialisation n’est que l’aboutissement logique de la politique moderne, il est conduit à consacrer l’essentiel de son analyse à la mise à nu des fondements de l’État-nation. « Ma thèse, c’est que la théorie politique moderne, prétendument « séculière » et neutre, est en réalité une théologie masquée, qui fait de l’État moderne un État sauveur, en lieu et place de l’Église. Prendre conscience du caractère parodique, ou « hérétique », de cette sotériologie, c’est déjà commencer de réimaginer l’espace et le temps dans une perspective authentiquement théologique. »
Kephas - La mondialisation comme simulacre de la catholicité
Qu’est-ce que le microcrédit personnel ? Il s’agit d’un dispositif mis en place par l’Etat (loi Borloo), destiné à favoriser l’accès au crédit à des personnes exclues des circuits bancaires traditionnels . Sa vocation consiste à financer un projet personnel (non professionnel) facilitant l’insertion économique et sociale. Le financement de la création d’une micro-entreprise est exclu du Microcrédit personnel.
France microcrédit
Microcrédit, miracle ou désastre ?, par Esther Duflo - LeMonde.f
Le microcrédit est, sans aucun doute, l'innovation qui a fait le plus parler d'elle dans la lutte contre la pauvreté. Il y a un peu plus de trente ans, Mohammed Yunus consentait ses premiers prêts à un groupe de femmes du Bangladesh . Il y a aujourd'hui plus de 150 millions de micro-emprunteurs à travers le monde. Le programme a essaimé jusqu'aux Etats-Unis et en France.Décidément, entre mi-janvier et début février le microcrédit a eu le vent en poupe dans les médias. Esther Duflo a expliqué dans Le Monde que le microcrédit était loin d’être une panacée pour lutter contre la pauvreté dans les pays du Sud. À l’inverse, dans le supplément Économie de ce même journal, Laurence Fontaine en a fait l’éloge à l’aune de l’exceptionnelle inventivité des pauvres dans l’histoire pour trouver du crédit.
Georges Gloukoviezoff » Blog Archive » Deux mythes sur le microc
Georges Gloukoviezoff » Blog Archive » Deux mythes sur le microc
L’approche de Yunus pour lutter contre la pauvreté – son idéologie pour rester dans le ton du billet précédent – suppose de distribuer des microcrédits à des pauvres afin que ceux-ci puissent devenir des entrepreneurs et échapper à leur sort misérable. En d’autres termes, il s’agit de leur prêter un capital de départ, charge à eux de le faire fructifier suffisamment pour couvrir leurs coûts, rembourser leurs mensualités et dégager un revenu. Yunus est à ce point convaincu de la pertinence de cet outil qu’il voudrait faire de l’accès au microcrédit un nouveau droit de l’homme . Si la formule a l’efficacité des slogans des meilleurs publicitaires, elle en a également la superficialité.Épargne solidaire : un autre objectif à vocation sociale
L'épargne solidaire est certainement la voie la plus aboutie dans le développement durable puisqu'elle n'a pas pour vocation d'enrichir les épargnants, mais de financer des activités à vocation sociale ou environnementale, qui profitent, in fine, à l'ensemble de la société. « En choisissant un placement solidaire, l'épargnant accepte de renoncer à une partie du gain potentiel qu'il est susceptible d'engranger », prévient François de Witt, président de Finansol, qui labellise les placements solidaires ( cliquez ici pour accéder au site ). Les sommes collectées par les différents organismes sont utilisées pour délivrer des microcrédits, apporter des fonds à des entreprises d'insertion, acheter des terres agricoles destinées à l'agriculture biologique et, le plus souvent, pour financer l'achat de logements très sociaux.Un développement qui répond au besoin du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. » Pour mettre en musique cette définition du développement durable, la finance est un outil puissant. Mais force est de constater que les établissements français ne sont pas en pointe. Des banques, à la traîne L'offre de produits bancaires durables est proche de zéro ! Hormis le Crédit Coopératif, une Banque Populaire faisant désormais partie du groupe BPCE, pas un seul grand réseau n'offre de produits simples s'inscrivant dans cette dynamique.

