Construction des représentations sociales

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Des habitants de Grenoble mécontents d'un reportage d'“Envoyé spécial” Le magazine Elle, ou comment changer les apparences pour que rien ne change. On ne peut évoquer la dite « presse féminine » sans passer le magazine Elle au crible d’une critique qui, bien que très incomplète sous la forme qu’on va lire ici, permet d’entrevoir les voies plus ou moins subtiles par lesquelles s’immisce aujourd’hui le sexisme dans les médias s’adressant aux femmes.

Le magazine Elle, ou comment changer les apparences pour que rien ne change

Fleuron du groupe Hachette Filipacchi Médias, lui-même propriété du groupe Lagardère et premier éditeur mondial de magazines, Elle propose chaque semaine – et chaque jour sur son site Internet – un concentré de poncifs sexistes, maquillés derrière une rhétorique dont la « modernité » se résume à l’usage permanent d’anglicismes et emmitouflés dans un amas de publicités haut de gamme. On ne prendra ici que quelques exemples qui nous ont semblé révélateurs de tendances de fond. La réussite des femmes selon Elle Elle se montre attachée à la « réussite » des femmes : louable intention à l’évidence ! La primaire socialiste vue depuis les médias sociaux. Comme les sondeurs aiment à donner leur avis sur une « Primaire citoyenne » dont on ne connaît même pas le corps électoral, je me suis dit que je pouvais moi aussi jouer à la Madame Irma de la politique.

La primaire socialiste vue depuis les médias sociaux

En redressant des sondages bidons ? En interprétant les tarots de Marseille ? En lisant dans les lignes de la main des candidats ? Non, ma boule de cristal se trouve dans les médias sociaux. Les mots de la politique. Les mots de la politique (31) : Marine Le Pen, le FN et le « plafond de verre » « Nous avons brisé ce plafond de verre, nous faisons entrer 3 députés qui vont représenter chacun 1 million d’électeurs [à l'Assemblée Nationale] ».

Les mots de la politique

Ainsi s’est exprimée Marine Le Pen dimanche, au soir du second tour des élections législatives qui ont vu son parti retrouver une présence parlementaire. Dans ces mots une expression singulière : le « plafond de [...] « Ensemble, choisissons la France » – Copé droitise (encore) l’UMP. L'université, c'est trop intellectuel pour les médias. C'est étonnant : quand on lit la presse, quand on écoute la radio, à propos de l'Université d’Été du PS de la Rochelle, on entend trois choses.

L'université, c'est trop intellectuel pour les médias

La première, c'est qu'il n'y a que deux candidats : François Hollande et Martine Aubry. Mais que seul François Hollande a ses chances. La deuxième, c'est que le PS a affiché une unité mais que cette unité n'est que de façade. La troisième, c'est que la chanson du PS est toute pourrie. Essentiel. La fabrique du mépris, ou faire pratiquement de tout une commodité. [Avec la permission de Robin Cangie, une américaine qui tient un blog à robinoula.com, j'ai traduit le billet suivant.Je vous laisse découvrir.Bonne lecture.]

La fabrique du mépris, ou faire pratiquement de tout une commodité

Il y a quelques jours, j'ai écrit sur la façon inquiétante dont le mépris suinte dans les aspect les plus banals de nos vies (vous pouvez lire le billet ici). C'est si important, et toxique pour nous. Plus je pense à l'émergence du mépris dans notre culture, plus je me rends compte que ce n'est pas par accident. Replay 9/11. La question revient sans cesse.

Replay 9/11

Comment nous débrouillons-nous avec les milliers d’images auxquelles nous sommes exposés en permanence? La réponse est simple. L’image n’arrive pas seule, mais accompagnée d’une indication d’échelle qui – par sa taille, sa répétition ou d’autres facteurs de valorisation – situe son importance relative dans la hiérarchie de l’information. Cette indication d’échelle, sans laquelle il nous serait bien difficile de nous orienter dans le paysage médiatique, passe habituellement inaperçue. Elle est pourtant décisive: nous jugeons important ce qu’on nous dit qui est important. Jusqu'où va la démocratie sur Internet ? Interview de Dominique Cardon. Dominique Cardon, chercheur au laboratoire des usages de France Télécom R&D, a publié La Démocratie Internet.

Jusqu'où va la démocratie sur Internet ? Interview de Dominique Cardon

Promesses et limites (Seuil) en 2010. Nonfiction.fr l'a longuement interrogé sur les rapports entre le débat public et l'outil Internet. Nonfiction.fr- Est-ce que vous pensez que la société de conversation qui s’est développée sur Internet peut s’élever au débat d’idées ? Dominique Cardon- Il faut d’abord s’entendre sur ce que l’on entend par "idée". Dans l’imaginaire de l’Internet participatif, on a souvent considéré que, par un brusque renversement, tous, amateurs et professionnels, allaient produire de l’information et des idées créatives.

La logique économico-médiatique

Rôle des intellectuels et politiques. La source de compréhension. On doit cette expérience, datant de 1936, à Lorge.

La source de compréhension

Celle-ci sera réinterprétée par Asch en 1948. Je soutiens qu’une petite rébellion de temps en temps est une bonne chose et est aussi nécessaire dans le monde politique que les tempêtes dans le monde physique. Il dit à la moitié de ses sujets que l'auteur de cette phrase est: Jefferson. Il dit à l'autre moitié que la proposition est de: Lénine. L'effet Asch. Pierre Bourdieu : L'opinion publique n'existe pas, 1972.

Exposé fait à Noroit (Arras) en janvier 1972 et paru dans Les temps modernes, 318, janvier 1973, pp. 1292-1309.

Pierre Bourdieu : L'opinion publique n'existe pas, 1972.

Repris in Questions de sociologie, Paris, Les Éditions de Minuit, 1984, pp. 222-235. e voudrais préciser d'abord que mon propos n'est pas de dénoncer de façon mécanique et facile les sondages d'opinion, mais de procéder à une analyse rigoureuse de leur fonctionnement et de leurs fonctions. Ce qui suppose que l'on mette en question les trois postulats qu'ils engagent implicitement. Critique des sondages.