Entretien avec Dominique Bourg : Démocratie, le défi écologique. Démocratie participative et démocratie délibérative sont les deux pistes à explorer pour enrichir la démocratie représentative et se donner les moyens de répondre aux enjeux environnementaux qui se présentent à nous. Il est vrai qu’il existe une certaine incompatibilité entre l’écologie et nos démocraties représentatives telles qu’elles fonctionnent aujourd’hui. J’y vois deux raisons. D’une part, le mécanisme même de la représentation : nos élus doivent régulièrement rendre des comptes aux électeurs, élevés en juges ultimes de leur action. Ils s’adressent alors à la conscience spontanée de chaque citoyen : chacun de nous est considéré comme le meilleur juge de sa situation, en termes de souffrance sociale, de sentiment de bien-être, de satisfaction économique.
Or les questions d’environnement sont inacce [ lire la suite... ] Article de 3350 mots. Comprendre Copenhague : la bibliographie | Besoin de gauche. Copenhague : un défi économique ? Comment sortir de l’impasse écologique ? Pour Roger Guesnerie, professeur au Collège de France, l’analyse économique peut aider à formuler des objectifs de long terme.
Les négociations de Copenhague pourraient notamment porter sur la fixation de droits d’émission par tête à l’horizon 2050. Roger Guesnerie est professeur au Collège de France. Il a récemment codirigé avec Henry Tulkens l’ouvrage The Design of Climate Policy ( MIT Press, 2009) et a rédigé avec Thomas Sterner une tribune publiée dans Le Monde le 20 novembre dernier, intitulée « Fixons à 2050 la réduction de 50 % des émissions de CO2 ». Sommaire des questions : Un accord entre pays développés et pays émergents est-il possible à Copenhague ? Un accord entre pays développés et pays émergents est-il possible à Copenhague ? Si cette vidéo ne marche pas malgré la présence de Flash ou que vous ne pouvez pas installer Flash (par exemple sur mobile), vous pouvez la voir directement sur Dailymotion .
Climat: vers un "accord politique" à Copenhague, entre. Tribune : les contradictions de Copenhague, par Johan Hari Johann Hari dresse un catalogue des contradictions qu’il décèle dans les positions défendues à Copenhague. Les Etats acceptent sans barguigner de se soumettre aux sanctions de l’OMC, note-t-il, mais l’idée d’une instance de contrôle des émissions a été largement repoussée. Le copyright d’une marque serait-il plus important que le climat ? Comment les Etats peuvent-ils affirmer vouloir limiter les émissions et dans le même temps rechercher frénétiquement de nouveaux carburants fossiles ? Comment ne pas tenir compte de la « dette environnementale » des pays développés qui sont responsables de 70% du CO2 présent dans l’atmosphère ?
--- Les mesures de taxation et de marchés d’émissions, qui sont présentées comme la clé de voûte des politiques de transition énergétiques, n’ont fait l’objet d’aucun débat, que ce soit sur leur pertinence ou sur les considérations de justice sociale, le plus souvent absentes. Par Johann Hari, The Independent, 19 décembre 2009 C’est fait.
"Bon débarras Copenhague" - Le sommet de Copenhague. Ce bruit, que vous entendrez tout au long de l’année 2010, c’est celui d’une canette vide qu’on envoie valser d’un coup de pied plus loin dans la rue. Suite à l’échec des négociations internationales à Copenhague en vue de la signature d’un traité contraignant sur la réduction des gaz à effet de serre, on va vous rabâcher que le monde dispose en 2010 de deux bonnes occasions de réussir là où Copenhague a échoué. N’en croyez pas un mot. Oui, le mois de juin sera celui de "Copenhague 2 : le retour", tout comme novembre, puisque se tiendront à Bonn puis à Mexico des sessions de négociations internationales.
Mais ces réunions ont peu de chances d’aboutir à plus que Copenhague. Les pays développés ne seront pas plus enclins à résoudre leurs différends avec les pays en voie de développement, avant ces réunions de 2010, qu’ils ne l’étaient avant Copenhague. La Chine, l’Inde et le Brésil doivent-ils s’engager à des réductions mesurables de leurs émissions de CO2 ? Copenhague: l'échec de la méthode intergouvernementale - Co. L’échec du sommet de Copenhague est aussi celui de l’ONU et de son modèle intergouvernemental fondé sur l’unanimité et le consensus des Etats. Il rappelle à ceux qui veulent l’oublier à quel point la « bonne volonté » ne suffit pas pour parvenir à des accords ambitieux entre les États : il faut surtout des institutions qui permettent de forcer la décision, comme l’avaient bien compris les pères fondateurs de l’Union européenne.
Le « presque désaccord » de Copenhague tranche avec l’ambitieux paquet « énergie-climat » adopté par l’Union européenne, il y a un an, en décembre 2008. La différence est certes dans le nombre de pays impliqués (193 à Copenhague, 27 « seulement » à Bruxelles), mais pas seulement : au sein de l’Union, beaucoup de pays ne sont guère enthousiasmés par la perspective de faire des sacrifices pour modifier leur modèle de développement, que ce soit l’Italie ou les pays d’Europe centrale et orientale, surtout en pleine crise économique.
Photos: AFP. Copenhague: l'échec de la méthode intergouvernementale - Couliss. Urgences climatiques: de nouvelles alliances... pour ne rien fai. Le sommet de Copenhague était annoncé comme un tournant planétaire, un de ces rares moments historiques où l'opinion publique mondiale peut assister en direct aux décisions prises par ses dirigeants en majesté dans l'amorce d'une gouvernance mondiale. Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon, ne déclarait-il pas au journal danois Berlingske Tidende, à la veille de l'ouverture du sommet : «Nous trouverons un accord - et, je crois, l'accord sera signé par tous les pays membres de l'Onu, ce qui sera historique. (...) Tous les chefs d'Etat et de gouvernement ont le même objectif : empêcher le réchauffement climatique».
Or, l'emphase des discours ne peut masquer le dramatique fiasco de ce sommet. Si Kyoto en 1997 amorçait un complexe processus de prise de conscience des enjeux planétaires et des conséquences qui en découlent sur le plan du fonctionnement de l'économie, Copenhague marque une incontestable régression. Didier Desponds. Comprendre Copenhague : la bibliographie | Besoin de gauche. Copenhague : tristes critiques. Hervé Brédif et Martine Tabeaud a Après avoir suscité les plus grandes espérances, le Sommet de Copenhague a fait l’objet ces dernières semaines de très acerbes critiques. Mille fois énoncé, le réquisitoire peut se résumer ainsi : « La communauté scientifique nous dit que la situation est grave, que le temps est compté, et, alors qu’on sait ce qu’il faut faire, les plus hauts dirigeants politiques n’ont pas su dépasser les égoïsmes nationaux pour trouver l’accord global, seul à même de sauver la planète ».
L’analyse s’avère tellement implacable, elle est si unanimement partagée, qu’elle autorise d’étonnantes prises de position : la société civile ne peut plus compter que sur elle-même, clament certains ; le politique ne représente jamais que les intérêts à court terme des humains, aussi revient-il aux savants ou à quelque académie de sages de défendre la cause de la Terre, professent d’autres. Et si le raisonnement reposait en fait sur des prémisses largement erronées ?
Sauver la Terre ? Nous ne sommes plus au Moyen Age, par Jacques Le Goff - LeMonde. Historien du Moyen Age, j'ai consacré l'essentiel de mes recherches et de mes publications à restaurer l'image d'époque des ténèbres que la Renaissance puis l'époque des Lumières avaient donnée à cette période de notre histoire. Le Moyen Age m'est apparu comme une époque créative et innovante qui, de la croissance agricole à Dante, en passant par les universités et les cathédrales, avait été un grand moment de la construction de notre civilisation européenne.
Je n'ai pas caché qu'il présentait des manifestations d'irrationalisme tout à fait dépassées comme la peur du Diable, la peur de l'Antéchrist, ou la peur de la fin du monde. Or je crois voir et entendre dans la plupart des médias une renaissance de ces côtés arriérés que je croyais disparus. L'écologie, la peur du réchauffement climatique engendrent des propos producteurs de transes et de cauchemars. Comment peut-on réduire à l'écologie le programme économique, social et politique que doit présenter tout parti en démocratie ? Pour une démocratie écologique. Photo : Puits près de Khudiala, Rajasthan, Inde © Film “HOME” – une coproduction ELZEVIR FILMS / EUROPACORP Nous partirons d’une hypothèse acquise pour les environnementalistes, mais dont la réception est mitigée dès qu’on sort d’un cercle restreint, soit pour des raisons d’ignorance, soit au nom d’une autre posture.
Quelle que puisse être l’issue de la crise financière et économique actuelle, le monde où nous entrons sera profondément différent de celui que nous quittons. L’expression « inversion des raretés », parfois évoquée, caractérise assez bien le monde qui vient. À une population mondiale massive, quasiment 7 milliards et 9 au milieu du siècle, dotée d’un pouvoir d’achat et de capacités technologiques croissants, s’opposera une planète exsangue.
Il est probable que nous ne parviendrons jamais à extraire plus de 100 millions de barils de pétrole par jour alors que l’Agence internationale de l’énergie estime à 120 millions la production nécessaire en 2020. Qu’en est-il du futur ? Nathalie Blanc • Nouveau manifeste. Nathalie Blanc Le numéro 30 de Labyrinthe, revue de recherche et d’expérimentation dans le domaine des savoirs littéraires, philosophiques et sociaux, se donne comme projet une écologie politique. Son dossier coordonné et introduit par Charles Ruelle et Fréderic Neyrat s’intitule « Ecologie = X. Une nouvelle équation des savoirs ». L’introduction intitulée Manifeste prétend répondre à une absence évidente, celle d’une écologie politique.
Quels sont les apports du dossier thématique ainsi introduit ? Glen Love, dans son article intitulé « L’écocritique et la science. Dans l’article « De Frederick J. L’article de François Jarrige « Les nouveaux récits de la “révolution industrielle”. Bérengère Hurand dans « Quelle éthique pour l’écologie. Frédéric Neyrat, dans « Écologistes, encore un effort pour devenir antihumanistes… Écologie, humanisme et capitalisme », traite des oppositions entre humanisme et écologisme. On l’aura compris : l’intérêt d’un tel dossier critique est réel. Bibliographie.