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Un projet de société

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Économie sociale. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Économie sociale

L'économie sociale ou économie sociale et solidaire (ESS) est la branche de l'économie regroupant les organisations privées (entreprises coopératives, associations, mutuelles ou fondations) qui cherchent à concilier activité économique et équité sociale[1]. Du commerce équitable à l'épargne solidaire, en passant par les innovations sociales dans le champ de la protection de l'environnement, de la lutte contre l'exclusion, de la santé ou de l'égalité des chances, l'ESS apporte une réponse à de nombreux enjeux de société contemporains[2].

En France, ce secteur représente environ 10 % des emplois salariés, cette part s'accroissant au cours du temps (9,6 % en 2005, 10,5 % en 2013)[3]. C'est par analogie avec le Tiers état ou le tiers monde, que ce secteur est parfois désigné comme le tiers secteur. Le premier secteur désigne ici le privé lucratif, et le deuxième secteur le public et para-public[9].

Matrice situant l'économie sociale. Patrick Viveret : « L’ESS doit se donner une nouvelle ambition » Trop repliée sur sa dimension économique, l’économie sociale et solidaire doit renouer avec le projet sociétal et politique porté par ses pères fondateurs.

Patrick Viveret : « L’ESS doit se donner une nouvelle ambition »

Entretien avec Patrick Viveret, philosophe et cofondateur du collectif Roosevelt. Penser l’avenir de l’économie sociale et solidaire (ESS) suppose de faire un détour par son passé. L’ESS s’est aujourd’hui en grande partie repliée sur son projet économique, à un moment où elle devrait au contraire renouer avec le projet sociétal, politique au sens le plus large du terme, porté par ses pères fondateurs : Pierre-Joseph Proudhon, Charles Fourier, Robert Owen ou encore ­Célestin Freinet.

Leur projet était de proposer une alternative globale aux logiques de rivalité, de compétition, a fortiori de guerre, dans le domaine économique certes, mais aussi dans les domaines éducatif et culturel. Nous vivons aujourd’hui une crise et des mutations sociétales, culturelles et politiques autant qu’économiques. Le modèle coopératif, une alternative au capitalisme et au socialisme d'Etat.

Benoît Hamon, le ministre délégué à l'Economie sociale et solidaire, présente ce mercredi au Conseil des ministres un projet de loi sur l'Economie Sociale et Solidaire, qui selon lui pourrait créer 100 000 emplois.

Le modèle coopératif, une alternative au capitalisme et au socialisme d'Etat

Bien au delà d'un coup de pouce à l'emploi, la valorisation de ce secteur et en particulier du modèle coopératif (de l'esprit coopératif et des structures coopératives) porte un projet de société humaniste alternatif au capitalisme (recherche du profit dans la compétition), de même qu'au socialisme d'Etat (entreprises nationalisées). L'organisation coopérative est une forme d'organisation qui n'est ni capitaliste ni étatique.

André Martin ou la philosophie de la coopération. André Martin, qui êtes-vous ?

André Martin ou la philosophie de la coopération

Je suis professeur associé à la Faculté d’administration, rattachée au Département de management et ressources humaines de l'Université de Sherbrooke. Je suis aussi directeur adjoint de l’Institut de recherche et d’éducation pour les coopératives et les mutuelles (IRECUS) de la même université. J'y donne un cours de maîtrise et je suis les étudiants dans la rédaction de leur mémoire. Les « tiers lieux » revitalisent les territoires ruraux.

"Le Front national sera majoritaire", prédit le philosophe Bernard Stiegler. Oubliez BHL, ses chemises blanches, son aisance médiatique.

"Le Front national sera majoritaire", prédit le philosophe Bernard Stiegler

Bernard Stiegler en est l'exact contraire. Il a appris la philosophie derrière les barreaux, dans les années 1970-1980 après une série de braquages, déteste donner son avis sur tout et se fait remarquer, à 61 ans, en lançant une alerte sur l'arrivée prochaine du Front national au pouvoir. Engagé à gauche, il pointe les responsabilités de la droite dans le succès de Marine Le Pen, mais n'occulte pas celles de son propre camp.

Pour lui, cette irrésistible ascension vient des dérives du capitalisme. La Fab City de Barcelone ou la réinvention du droit à la ville. Dans ce second article consacré aux villes créatives espagnoles (voir ici l’article d’introduction à la « spanish touch »), Raphaël Besson, directeur de Villes Innovations, analyse les transformations du modèle barcelonais.

La Fab City de Barcelone ou la réinvention du droit à la ville

Axée sur la compétitivité et l’attractivité internationale, la stratégie urbaine et économique de Barcelone inaugure aujourd’hui une période de ré-encastrement social et territorial, en lien avec le projet Fab City et la création de fab labs dans les différents quartiers de la capitale catalane. La mutation du modèle barcelonais de ville créative : de 22@ à Fab City Dès la fin des années 1990, Barcelone s’interroge sur les mécanismes permettant la transformation d’une ville industrielle en une ville créative et adaptée aux exigences de la nouvelle économie. Comment créer un milieu attractif vis-à-vis des activités innovantes ? Quels sont les ingrédients à même de produire une atmosphère urbaine créative ? Penser et co-construire les villes intelligentes. Retour sur une journée de créativité organisée à la Friche Belle de Mai de Marseille.

Penser et co-construire les villes intelligentes

Capitale Européenne de la Culture 2013, berceau de la Friche Belle de Mai et du MuCEM (Musée des Civilisations Méditerranéennes), Marseille apparaît comme l’une des figures emblématiques des villes créatives en France. Cette nouvelle image s’est progressivement construite autour de l’hypothèse suivante : les arts et les cultures peuvent constituer des outils alternatifs et efficaces d’attractivité économique et de régénération urbaine. La créativité marseillaise s’est aussi inventée « par le bas », grâce à un tissu associatif particulièrement actif.

Biens Communs

Le bien commun. De quoi l’« uberisation » est-elle le nom ? LE MONDE | • Mis à jour le | Par Mathilde Damgé Les réseaux sociaux utilisent depuis quelques mois le terme d’« uberisation », un néologisme formé à partir du nom d’Uber, la fameuse société de transport californienne.

De quoi l’« uberisation » est-elle le nom ?

Ils s’en gargarisent même depuis les incidents des derniers jours entre les taxis et les VTC (voitures de transport avec chauffeur) : Entre numérisation et paupérisation, que recoupe ce terme, qui sert d’étendard aux détracteurs de plusieurs réalités économiques ? Le tour du concept en 5 exemples. L' "Uberisation", nouvelle mythologie française. « Uberiser ».

L' "Uberisation", nouvelle mythologie française

Depuis quelques semaines, l’expression a fait mouche chez les académiciens du marketing, les consultants en tout genre et les journalistes avides de formules choc. Les dirigeants d’entreprises étalent désormais leurs éléments de langage assimilés en urgence, et font soudainement mine d’avoir pris conscience de ce qu’il va leur arriver. Voilà qu’il pleut des gros titres sur le sujet.

Bienvenue dans la moulinexisation de l’innovation. Au royaume de la communication Maurice Levy est à la fois Pape et prophète. Michel Bauwens : « Uber et Airbnb n’ont rien à voir avec l’économie de partage » Pour ce théoricien de l’économie collaborative, seul le vrai « pair-à-pair » et la culture d’un « bien commun » constituent une réponse à la crise écologique et de civilisation de l’Occident.

Michel Bauwens : « Uber et Airbnb n’ont rien à voir avec l’économie de partage »

Le Monde.fr | • Mis à jour le | Propos recueillis par Claire Legros (Propos recueillis par) Ancien chef d’entreprise, Michel Bauwens étudie depuis une dizaine d’années l’économie collaborative et ses réseaux qui s’organisent pour créer des outils partagés et mutualiser les savoirs et le travail. Auteur de « Sauver le monde, vers une société post-capitaliste avec le peer-to-peer » (Les Liens qui libèrent), il est l’un des théoriciens des « communs », un modèle économique et politique d’avenir selon lui, et une réponse à la crise écologique et de civilisation liée à la raréfaction des ressources.

A condition que l’Etat joue pleinement son rôle de régulateur. Comment analysez-vous la crise que provoque en France l’installation de plateformes telles qu’Uber ? Empowerment. Conseils de quartiers, empowerment, community organising, etc. Autres référentiels Reporting RSE. « Les biens communs nous offrent davantage de liberté et de pouvoir que ne le font l’État et le marché » La notion de « biens communs » attire de plus en plus l’attention et l’intérêt de divers acteurs du changement social.

Qu’il s’agisse d’écologie, de défense des services publics, de culture ou de technologie, les biens communs – ou, plus simplement, les « communs » – ont pour principal attrait de dessiner une alternative pratique aux logiques de commerce et de contrôle, mettant l’accent sur la coopération et le partage, et redonnant du pouvoir et de l’autonomie aux simples citoyens.

La notion de « biens communs » est invoquée à propos de choses très différentes entre elles, depuis la gestion collective des ressources naturelles jusqu’à Linux et Wikipedia, en passant par la préservation des traditions indigènes, les services et infrastructures publics, les coopératives et l’économie solidaire, les jardins partagés et les AMAP… Difficile parfois de trouver un fil conducteur. Basta ! Des salariés au conseil d’administration : un pas vers la cogestion ? Crédits photo : CMS Bureau Francis Lefebvre Caroline Froger-Michon, avocat, département social, CMS Bureau Francis Lefebvre. Plusieurs dispositifs permettaient déjà aux salariés de participer aux organes de direction (en application des statuts dans les SA, en tant que représentants des salariés actionnaires, ou en tant que représentants du comité d’entreprise). Le dispositif mis en place par la loi de sécurisation de l’emploi vient s’ajouter aux dispositifs existants et présente un caractère obligatoire.

Ainsi, désormais, les sociétés qui emploient, à la clôture de deux exercices consécutifs, au moins 5 000 salariés permanents en ce compris ceux de leurs filiales, directes ou indirectes, dont le siège social est fixé sur le territoire français, ou au moins 10 000 salariés permanents dans le monde, et qui ont pour obligation de mettre en place un comité d'entreprise, doivent prévoir dans leurs statuts que le conseil d'administration comprend des administrateurs représentant les salariés. Bernard Friot : « Le management capitaliste entrave notre désir de participer au bien commun » Une autre politique pour l’ESS est-elle possible ? La question du périmètre de l’économie sociale et solidaire est, depuis vingt ans, une tarte à la crème que l’on aime resservir. Le jeu du qui est in, qui est out, en même temps qu’il nourrit les quêtes identitaires, fournit nombre d’énigmes insolubles et amusantes : pourquoi les comités d’entreprise ne sont-ils jamais cités comme parties prenantes de l’ESS ?

Pourquoi Henry Ford ou Édouard Leclerc ne sont-ils pas considérés comme des entrepreneurs sociaux ? Etc. Si la « catégorie de pensée ESS » est difficile à appréhender, c’est qu’on prétend lui déterminer un contour objectif. C’est nier que toute taxinomie repose sur une approche et des choix arbitraires. S’en sortir à plusieurs : les nouvelles solutions pour vivre mieux. La nouvelle économie sociale pour réformer le capitalisme. Daniel Hurstel. Odile Jacob, 2009. Avec cet ouvrage, Daniel Hurstel, avocat d’affaires et maître de conférences à l’IEP de Paris, offre une réflexion juridique sur l’entreprise sociale.

Si le titre peut sembler provocateur aux défenseurs de l’économie sociale, il n’en demeure pas moins que l’ouvrage est riche d’informations et de propositions qui, à défaut d’être nécessairement partagées, n’en nourrissent pas moins la réflexion et participent du débat actuel. "Il n'y a pas d'opposition entre l'ESS et le capitalisme" L'économie sociale et solidaire : de l'utopie aux pratiques. Pour une économie sociale et solidaire "de combat" Altersocial.

LOI HAMON

Le patronat contre l'information des salariés avant la vente d'une petite entreprise. Le vrai regard du patronat sur l'ESS. Articles 11 et 12 du projet de loi sur l'ESS : contre attaque de parlementaires socialistes. Lagazette.fr » Rapport Frémeaux sur l’ESS : pour une autre méthode de mesure de l’utilité sociale » Print. Elargir le champ de l'ESS à certaines formes d'entrepreneuriat social ou intégrer l'ESS dans l'entrepreneuriat social ? SOCIETE INCLUSIVE. Quand la science découvre les 1% qui dirigent l’économie. Cuba: entrée en service des premières coopératives non-agricoles. «Ces alternatives ont une fonction de transformation» La paix, toujours recommencée.

Democratie participative

"La coopération porte en elle les gènes d’une réelle alternative" Robert Rochefort. Les coopératives gagnent du terrain - Économie. Réapprendre à coopérer. Abécédaire. 2012, Année internationale des coopératives, proclamée par les Nations unies. Scop : Elles ne sont pas juste des bouées de sauvetage. La coopérative est l'avenir de l'entreprise. « Consomm'acteurs » d'une autre économie. Le Droit à l'Avenir. Coop ? comment ça marche ?

Les figures historiques et les mouvements. Coopérer, entreprendre différemment. Coopératisme et économie sociale: une alternative?

Coopératisme, UE, mondialisation

Politiques territoriales: réflexions et propositions. Labo ess.