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Un projet de société

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Économie sociale. Les organisations de l'économie sociale adhèrent à des principes fondateurs, parmi lesquels[3] : la recherche d'une utilité collective, la non-lucrativité ou la lucrativité limitée (bénéfices réinvestis au service du projet collectif), une gouvernance démocratique (primauté des personnes sur le capital : « 1 personne = 1 voix », implication des parties prenantes)[4],[5]. Le terme d'« économie sociale » stricto sensu fait référence à l'approche qui délimite historiquement[6] le secteur en fonction du statut juridique des organisations : dans cette approche, l'économie sociale désigne les associations, coopératives, mutuelles, fondations, fonds de dotation, indépendamment de leur objet social ou activités.

C'est par analogie avec le Tiers état ou le tiers monde, que ce secteur est parfois désigné comme le tiers secteur. Le premier secteur désigne ici le privé lucratif, et le deuxième secteur le public et para-public[9]. Définition et inscription dans l'économie[modifier | modifier le code] Patrick Viveret : « L’ESS doit se donner une nouvelle ambition » Trop repliée sur sa dimension économique, l’économie sociale et solidaire doit renouer avec le projet sociétal et politique porté par ses pères fondateurs. Entretien avec Patrick Viveret, philosophe et cofondateur du collectif Roosevelt. Penser l’avenir de l’économie sociale et solidaire (ESS) suppose de faire un détour par son passé. L’ESS s’est aujourd’hui en grande partie repliée sur son projet économique, à un moment où elle devrait au contraire renouer avec le projet sociétal, politique au sens le plus large du terme, porté par ses pères fondateurs : Pierre-Joseph Proudhon, Charles Fourier, Robert Owen ou encore ­Célestin Freinet.

Leur projet était de proposer une alternative globale aux logiques de rivalité, de compétition, a fortiori de guerre, dans le domaine économique certes, mais aussi dans les domaines éducatif et culturel. Nous vivons aujourd’hui une crise et des mutations sociétales, culturelles et politiques autant qu’économiques. Non. Le modèle coopératif, une alternative au capitalisme et au socialisme d'Etat. Benoît Hamon, le ministre délégué à l'Economie sociale et solidaire, présente ce mercredi au Conseil des ministres un projet de loi sur l'Economie Sociale et Solidaire, qui selon lui pourrait créer 100 000 emplois. Bien au delà d'un coup de pouce à l'emploi, la valorisation de ce secteur et en particulier du modèle coopératif (de l'esprit coopératif et des structures coopératives) porte un projet de société humaniste alternatif au capitalisme (recherche du profit dans la compétition), de même qu'au socialisme d'Etat (entreprises nationalisées).

L'organisation coopérative est une forme d'organisation qui n'est ni capitaliste ni étatique. Elle met l'humain au centre au lieu de l'argent ou de l'Etat. Un essai intéressant d'André Martin* sur l'histoire du paradigme coopératif en rappelle les origines, la définition, les valeurs et les principes : "Les entreprises coopératives sont des organisations économiques et sociales originales. La société coopérative est une société humaniste. André Martin ou la philosophie de la coopération. André Martin, qui êtes-vous ? Je suis professeur associé à la Faculté d’administration, rattachée au Département de management et ressources humaines de l'Université de Sherbrooke. Je suis aussi directeur adjoint de l’Institut de recherche et d’éducation pour les coopératives et les mutuelles (IRECUS) de la même université. J'y donne un cours de maîtrise et je suis les étudiants dans la rédaction de leur mémoire.

J’ai une formation en philosophie. Après avoir obtenu un bac (licence) et ma maîtrise dans cette discipline, je prépare actuellement un doctorat. Des chantiers de construction à la philosophie Comment vous vous êtes intéressé à la philosophie ? Ce qui m’a conduit à la philosophie, c’est le travail manuel. Mais il m'a fallu du temps pour choisir la philosophie. L'IRECUS, ou le village des irréductibles Gaulois Et vous voici à l'IRECUS. Sur votre site Internet, vous dites être le "village gaulois" de la faculté d'administration. Le Québec, terre de coopératives Bien sûr ! Les « tiers lieux » revitalisent les territoires ruraux.

"Le Front national sera majoritaire", prédit le philosophe Bernard Stiegler. Oubliez BHL, ses chemises blanches, son aisance médiatique. Bernard Stiegler en est l'exact contraire. Il a appris la philosophie derrière les barreaux, dans les années 1970-1980 après une série de braquages, déteste donner son avis sur tout et se fait remarquer, à 61 ans, en lançant une alerte sur l'arrivée prochaine du Front national au pouvoir.

Engagé à gauche, il pointe les responsabilités de la droite dans le succès de Marine Le Pen, mais n'occulte pas celles de son propre camp. Pour lui, cette irrésistible ascension vient des dérives du capitalisme. Il propose d'y substituer une économie contributive, fondée sur le numérique, seul moyen de maintenir les savoirs, de valoriser les hommes. Et de les éloigner de l'extrême droite. Dans votre dernier livre, vous êtes très pessimiste: l'arrivée du Front national au pouvoir vous semble inéluctable. Ils savent très bien que le modèle du XXe siècle est épuisé et attendent des responsables politiques un discours clair sur ce point. Non. La Fab City de Barcelone ou la réinvention du droit à la ville | UrbaNews. Dans ce second article consacré aux villes créatives espagnoles (voir ici l’article d’introduction à la « spanish touch »), Raphaël Besson, directeur de Villes Innovations, analyse les transformations du modèle barcelonais.

Axée sur la compétitivité et l’attractivité internationale, la stratégie urbaine et économique de Barcelone inaugure aujourd’hui une période de ré-encastrement social et territorial, en lien avec le projet Fab City et la création de fab labs dans les différents quartiers de la capitale catalane. La mutation du modèle barcelonais de ville créative : de 22@ à Fab City Dès la fin des années 1990, Barcelone s’interroge sur les mécanismes permettant la transformation d’une ville industrielle en une ville créative et adaptée aux exigences de la nouvelle économie. Comment créer un milieu attractif vis-à-vis des activités innovantes ?

Quels sont les ingrédients à même de produire une atmosphère urbaine créative ? Le Media TIC Building. Icône architecturale de 22@. Penser et co-construire les villes intelligentes | UrbaNews. Retour sur une journée de créativité organisée à la Friche Belle de Mai de Marseille. Capitale Européenne de la Culture 2013, berceau de la Friche Belle de Mai et du MuCEM (Musée des Civilisations Méditerranéennes), Marseille apparaît comme l’une des figures emblématiques des villes créatives en France. Cette nouvelle image s’est progressivement construite autour de l’hypothèse suivante : les arts et les cultures peuvent constituer des outils alternatifs et efficaces d’attractivité économique et de régénération urbaine. La créativité marseillaise s’est aussi inventée « par le bas », grâce à un tissu associatif particulièrement actif. La Fab’Mobile dans le quartier de Noailles. Belle de Mai subjective : fabrication collective de cartes subjectives Ce double mouvement à la fois top down et bottom up de la créativité urbaine, fait de Marseille un cas intéressant et atypique de ville créative.

Belsunce Tropical. La créativité nécessite de la méthode.

Biens Communs

Écosociété | Le bien commun. De quoi l’« uberisation » est-elle le nom ? Le terme, qui fait référence à l’apparition des véhicules concurrents des taxis, est utilisé à toutes les sauces. Mais que recoupe-t-il ? LE MONDE | • Mis à jour le | Par Mathilde Damgé Les réseaux sociaux utilisent depuis quelques mois le terme d’« uberisation », un néologisme formé à partir du nom d’Uber, la fameuse société de transport californienne. Ils s’en gargarisent même depuis les incidents des derniers jours entre les taxis et les VTC (voitures de transport avec chauffeur) : Entre numérisation et paupérisation, que recoupe ce terme, qui sert d’étendard aux détracteurs de plusieurs réalités économiques ?

Le tour du concept en 5 exemples. Les taxis Ce qui est critiqué : la précarisation Au-delà de leur cas personnel et des conséquences sur leur profession, les taxis dénoncent « la précarisation des chauffeurs » de VTC. Cette critique, l’hebdomadaire britannique The Economist en a fait sa « une » en ce début d’année 2015. Ce qui est craint : l’évolution du modèle économique Les avocats. L' "Uberisation", nouvelle mythologie française. « Uberiser ». Depuis quelques semaines, l’expression a fait mouche chez les académiciens du marketing, les consultants en tout genre et les journalistes avides de formules choc. Les dirigeants d’entreprises étalent désormais leurs éléments de langage assimilés en urgence, et font soudainement mine d’avoir pris conscience de ce qu’il va leur arriver. Voilà qu’il pleut des gros titres sur le sujet. Bienvenue dans la moulinexisation de l’innovation. Au royaume de la communication Maurice Levy est à la fois Pape et prophète.

Son interview parue dans le Financial Times en décembre vaut donc parole d’évangile. Ayatollah de la publicité, l’as des slogans tombait à pic dans un monde économique qui peine à exprimer ce qu’il a sur le coeur : “tout le monde a peur de se faire uberiser” disait-il. Uber est tout à la fois un OVNI, une chimère, un exemple. Le concept d’uberisation a cela de génial qu’il légitime l’inaction de la plupart d’entre eux depuis plus de quinze ans. Michel Bauwens : « Uber et Airbnb n’ont rien à voir avec l’économie de partage » Ancien chef d’entreprise, Michel Bauwens étudie depuis une dizaine d’années l’économie collaborative et ses réseaux qui s’organisent pour créer des outils partagés et mutualiser les savoirs et le travail. Auteur de « Sauver le monde, vers une société post-capitaliste avec le peer-to-peer » (Les Liens qui libèrent), il est l’un des théoriciens des « communs », un modèle économique et politique d’avenir selon lui, et une réponse à la crise écologique et de civilisation liée à la raréfaction des ressources.

A condition que l’Etat joue pleinement son rôle de régulateur. Comment analysez-vous la crise que provoque en France l’installation de plateformes telles qu’Uber ? Il faut faire attention au vocabulaire qu’on emploie. L’« économie de partage » que j’appelle « pair-à-pair », où les individus s’auto-organisent pour créer un bien commun, a un potentiel émancipatoire important. Mais Uber ne relève pas de cette « économie collaborative » ou « de partage ». Lesquelles par exemple ? Empowerment. Conseils de quartiers, empowerment, community organising, etc. Autres référentiels Reporting RSE. « Les biens communs nous offrent davantage de liberté et de pouvoir que ne le font l’État et le marché » La notion de « biens communs » attire de plus en plus l’attention et l’intérêt de divers acteurs du changement social.

Qu’il s’agisse d’écologie, de défense des services publics, de culture ou de technologie, les biens communs – ou, plus simplement, les « communs » – ont pour principal attrait de dessiner une alternative pratique aux logiques de commerce et de contrôle, mettant l’accent sur la coopération et le partage, et redonnant du pouvoir et de l’autonomie aux simples citoyens.

La notion de « biens communs » est invoquée à propos de choses très différentes entre elles, depuis la gestion collective des ressources naturelles jusqu’à Linux et Wikipedia, en passant par la préservation des traditions indigènes, les services et infrastructures publics, les coopératives et l’économie solidaire, les jardins partagés et les AMAP… Difficile parfois de trouver un fil conducteur. Basta ! Pourquoi est-il utile de réfléchir à ce qu’il y a de commun entre les communs ? Photo : CC Bindalfrodo. Des salariés au conseil d’administration : un pas vers la cogestion ? Crédits photo : CMS Bureau Francis Lefebvre Caroline Froger-Michon, avocat, département social, CMS Bureau Francis Lefebvre. Plusieurs dispositifs permettaient déjà aux salariés de participer aux organes de direction (en application des statuts dans les SA, en tant que représentants des salariés actionnaires, ou en tant que représentants du comité d’entreprise).

Le dispositif mis en place par la loi de sécurisation de l’emploi vient s’ajouter aux dispositifs existants et présente un caractère obligatoire. Ainsi, désormais, les sociétés qui emploient, à la clôture de deux exercices consécutifs, au moins 5 000 salariés permanents en ce compris ceux de leurs filiales, directes ou indirectes, dont le siège social est fixé sur le territoire français, ou au moins 10 000 salariés permanents dans le monde, et qui ont pour obligation de mettre en place un comité d'entreprise, doivent prévoir dans leurs statuts que le conseil d'administration comprend des administrateurs représentant les salariés.

Bernard Friot : « Le management capitaliste entrave notre désir de participer au bien commun » Basta ! : On parle désormais davantage de « pouvoir d’achat » que de salaires. En quoi est-ce différent ? Pourquoi préférez-vous le terme « salaire » ? Bernard Friot [1] : La « défense du pouvoir d’achat » ne passe pas par une hausse du salaire mais par la baisse des prix – et donc des salaires – ou par des formes de rémunération sans cotisations sociales : épargne salariale, intéressement, primes… Utiliser le terme « pouvoir d’achat », c’est aussi nous réduire à nos seuls besoins à satisfaire par ce pouvoir d’achat, c’est accepter de réduire le salaire au seul prix de notre force de travail. Vous proposez d’associer au salaire une forme de « citoyenneté économique ». Le suffrage universel – une personne, une voix – a été conquis pour affirmer la souveraineté populaire sur la délibération politique. Comment fonctionne et à quoi sert cette qualification, que vous appelez « universelle » ?

Qui fixe le niveau de qualification, donc le montant du salaire ? Je vous pose aussi la question. Une autre politique pour l’ESS est-elle possible ? La question du périmètre de l’économie sociale et solidaire est, depuis vingt ans, une tarte à la crème que l’on aime resservir. Le jeu du qui est in, qui est out, en même temps qu’il nourrit les quêtes identitaires, fournit nombre d’énigmes insolubles et amusantes : pourquoi les comités d’entreprise ne sont-ils jamais cités comme parties prenantes de l’ESS ? Pourquoi Henry Ford ou Édouard Leclerc ne sont-ils pas considérés comme des entrepreneurs sociaux ? Etc. Si la « catégorie de pensée ESS » est difficile à appréhender, c’est qu’on prétend lui déterminer un contour objectif.

C’est nier que toute taxinomie repose sur une approche et des choix arbitraires. Or, comme son nom l’indique, l’économie sociale ET solidaire a refusé de choisir et n’assume aucune des divergences idéologiques qui la traversent. Avouons-le : l’ESS n’existe qu’au travers du regard de la puissance publique. Ce paradoxe révèle un vide : l’absence de débat sur les politiques publiques en matière d’ESS. S’en sortir à plusieurs : les nouvelles solutions pour vivre mieux. La nouvelle économie sociale pour réformer le capitalisme. Daniel Hurstel. Odile Jacob, 2009. Avec cet ouvrage, Daniel Hurstel, avocat d’affaires et maître de conférences à l’IEP de Paris, offre une réflexion juridique sur l’entreprise sociale. Si le titre peut sembler provocateur aux défenseurs de l’économie sociale, il n’en demeure pas moins que l’ouvrage est riche d’informations et de propositions qui, à défaut d’être nécessairement partagées, n’en nourrissent pas moins la réflexion et participent du débat actuel.

Une critique de l’ESS par le Social business Le livre est divisé en trois chapitres qui envisagent successivement la réalité recouverte par l’entreprise sociale aujourd’hui, les formes d’organisation existantes, puis deux propositions ambitieuses pour promouvoir le social business en France. Le premier chapitre n’est pas d’un grand intérêt, dans la mesure où ces questions sont connues et où l’auteur n’évite pas, quoiqu’il s’en défende, la tentation de l’angélisme ou de l’héroïsme. Une nouvelle définition de l’entreprise David Hiez. "Il n'y a pas d'opposition entre l'ESS et le capitalisme" L'économie sociale et solidaire : de l'utopie aux pratiques. Pour une économie sociale et solidaire "de combat" Altersocial.

LOI HAMON

Le patronat contre l'information des salariés avant la vente d'une petite entreprise. Le vrai regard du patronat sur l'ESS. Articles 11 et 12 du projet de loi sur l'ESS : contre attaque de parlementaires socialistes. Lagazette.fr » Rapport Frémeaux sur l’ESS : pour une autre méthode de mesure de l’utilité sociale » Print. Elargir le champ de l'ESS à certaines formes d'entrepreneuriat social ou intégrer l'ESS dans l'entrepreneuriat social ?

SOCIETE INCLUSIVE

Quand la science découvre les 1% qui dirigent l’économie. Cuba: entrée en service des premières coopératives non-agricoles | Amérique latine. «Ces alternatives ont une fonction de transformation» La paix, toujours recommencée. Democratie participative. "La coopération porte en elle les gènes d’une réelle alternative" Robert Rochefort. Les coopératives gagnent du terrain - Économie. Réapprendre à coopérer. Abécédaire. 2012, Année internationale des coopératives, proclamée par les Nations unies. Scop : Elles ne sont pas juste des bouées de sauvetage. La coopérative est l'avenir de l'entreprise. « Consomm'acteurs » d'une autre économie.

Le Droit à l'Avenir. Coop ? comment ça marche ?

Les figures historiques et les mouvements

Coopérer, entreprendre différemment. Coopératisme et économie sociale: une alternative? Coopératisme, UE, mondialisation. Politiques territoriales: réflexions et propositions. Labo ess.