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Néo-Libéralisme

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Le "FT" ou la critique du capitalisme pur. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Alain Frachon (International) Depuis plus de trois semaines, l'organe central du capitalisme intelligent, le quotidien britannique le Financial Times, ausculte l'état de l'économie de marché.

Le "FT" ou la critique du capitalisme pur

Commentateurs, économistes, dirigeants politiques, entrepreneurs débattent des quatre coins du globe. Intitulé général de cette longue série d'articles : "Le capitalisme en crise". Imaginez l'Osservatore romano, le quotidien du Vatican, portant un regard critique sur le catholicisme. Car le jugement d'ensemble est sévère, que l'on peut résumer ainsi : la formule "ultralibérale-dérégulée" du capitalisme, héritée des années 1980, ça ne marche plus. Trois ans après la crise de 2008 et à quelques jours de l'ouverture du sommet économique de Davos, en Suisse, c'est un signe important. La tyrannie des idées mortes.

Un noeud de 147 sociétés au coeur de l'économie mondiale. Qui contrôle l'économie mondiale ?

Un noeud de 147 sociétés au coeur de l'économie mondiale

Trois ans après le déclenchement de la crise consécutive à la faillite de Lehman Brothers, au moment où Etats et marchés s'affrontent autour des dettes souveraines et où les opinions désignent le système financier comme coupable de tous leurs maux, la question mérite d'être posée. Trois chercheurs suisses, Stefania Vitali, James B. Glattfelder et Stefano Battiston (Ecole polytechnique fédérale de Zurich), spécialistes des réseaux complexes, ont entrepris d'y répondre par une étude pluridisciplinaire - physique, mathématique et économie - de la détention du capital des 43 000 plus grandes entreprises mondiales.

Les résultats ont été publiés le 26 octobre par la revue scientifique en ligne américaine PlosOne. Mais leur papier, qui circule sur le Net depuis juillet, a déjà suscité une forte polémique. Les objections des économistes portent sur plusieurs points. L'étude "Corporate Ownership around the World" (The Journal of Finance, R. Le capitalisme en crise a besoin d’un conflit militaire majeur. Pour Jean-Loup Izambert, journaliste indépendant et écrivain, qui publie son septième ouvrage (1) sous le titre de Pourquoi la crise ?

Le capitalisme en crise a besoin d’un conflit militaire majeur

Aux éditions Amalthée, la crise du capitalisme est devenue totale. Contrairement aux déclarations de certains économistes et politiciens, il affirme qu’il n’y aura pas de sortie de crise. Pour l’auteur de la seule investigation journalistique sur les origines de la crise(2), le système capitaliste ne peut survivre que par la guerre. Quelle alternative pour les peuples ? Entretien. Geostrategie : Vous démontrez dans votre livre Pourquoi la crise ? Jean-Loup Izambert : C’est évident. Geostrategie : Quels faits caractérisent aujourd’hui cette concentration des richesses ?

J-L.I. : Aujourd’hui 200 sociétés transnationales contrôlent plus de 23% du commerce mondial et 1% des plus riches détient plus de 57% des richesses produites. Les dirigeants bourgeois organisent le déficit des nations J-L.I.: De différentes manières. Une exigence de destruction.