
Les traites négrières et l'esclavage
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Famille esclave à Bourbon: gravure de Moreau le Jeune, 1772. La période de l'esclavage a profondément marqué l'histoire de La Réunion, comme celle des autres anciennes colonies françaises d'outre mer. Pour autant, il est difficile de dire quand précisément furent acheminés les premiers esclaves: le peuplement de l'île devient définitif en 1663, avec les premiers colons, et des Malgaches. En 1674, le gouverneur Jacob Blanquet de La Haye, représentant la Compagnie des Indes Orientales à laquelle appartient Bourbon, interdit par ordonnance les mariages mixtes: les historiens y voient un des premiers signes de la constitution d'une société esclavagiste. Dès 1689, l'île compte 113 esclaves, sur 212 habitants!
esclavage à Bourbon
navire négrier
Liverpool museums - International Slavery Museum highlights
Musée de Nantes - dossier péda
Les routes de l'esclavage à travers le Sahara en 1791 - L'Histoire par l'image
Les Européens sur les côtes d'Afrique à la fin du XVIIIe siècle - L'Histoire par l'image
« Noirs de pelle », esclaves en Guyane - L'Histoire par l'image
Contexte historique A la fin du XVIII e siècle, de nombreux négriers européens vont pratiquer la traite de Noirs sur la « côte d’Angole » qui désigne alors non seulement l’actuelle Angola, au Sud du fleuve Zaïre, mais surtout au Nord, les royaumes du Congo : le Loango, le Kacongo et le Ngoyo ou Gabinde, particulièrement productifs. Les captifs, que les Européens appellent Congos, viennent de la périphérie de ces royaumes, sur une aire d’environ 300 km et arrivent aussi, par le fleuve, de régions plus lointaines du centre et du sud de l’Afrique. Les archives de ce trafic se recoupent avec des récits de voyages, parfois illustrés.
La traite à la « côte d'Angole » - L'Histoire par l'image
In Situ - N°5 - Maisons de maître et habitations coloniales dans les anciens territoires français de l’Amérique tropicale
Dans l’imaginaire collectif, la « maison coloniale » évoque une grande demeure, confortable et luxueuse, mais la réalité est souvent différente. De nombreuses maisons de maître restent somme toute assez modestes et ressemblent plus à des fermes françaises moyennes qu’à des châteaux. Il existe une multitude de plans de distribution intérieure, mais certaines analogies semblent indiquer que des plans type ont circulé, de la Guyane à la Louisiane, en passant par la Martinique, la Guadeloupe, Saint-Domingue et la partie orientale de l’île de Cuba.Partie de Bayonne le 17 novembre 1760, L'Utile, flûte de la Compagnie française des Indes orientales, fait naufrage le 31 juillet 1761 sur l'île de Tromelin. 203 ans plus tard, le commandant Max Guérout et le Groupe de recherche en archéologie navale (GRAN), en collaboration avec l'Inrap, lancent, sous le patronage de l'Unesco, le projet « Esclaves oubliés ». Son objectif : fouiller l'épave de L'Utile, retrouver les traces du séjour des naufragés et des conditions de leur survie sur l'île. La première mission s'est déroulée du 10 octobre au 9 novembre 2006.
L'Utile, 1761. Esclaves oubliés. - institut de recherches archeologiques
Contexte historique Une main d’œuvre servile peuple en nombre considérable les Antilles et les Amériques proches de celles-ci. Les propriétaires des plantations de canne à sucre ou de coton, avant l’invention de la photographie, font faire des peintures-souvenirs : portraits de la famille, petites scènes de genre, tableaux dont un des principaux objectifs est de rendre visible l’heureux aboutissement d’une ambition de prospérité harmonieuse dans la plantation. Certains maîtres tolèrent à leurs esclaves un repos le dimanche ; il arrive alors parfois que l’esclave et sa famille ne soient pas nourris par leur maître, ce dimanche devant être consacré à la culture vivrière d’un lopin de terre concédé autour de la case. Le maître cependant concède des réunions festives entre esclaves.

