Les traites négrières et l'esclavage

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Famille esclave à Bourbon: gravure de Moreau le Jeune, 1772. La période de l'esclavage a profondément marqué l'histoire de La Réunion, comme celle des autres anciennes colonies françaises d'outre mer. Pour autant, il est difficile de dire quand précisément furent acheminés les premiers esclaves: le peuplement de l'île devient définitif en 1663, avec les premiers colons, et des Malgaches. En 1674, le gouverneur Jacob Blanquet de La Haye, représentant la Compagnie des Indes Orientales à laquelle appartient Bourbon, interdit par ordonnance les mariages mixtes: les historiens y voient un des premiers signes de la constitution d'une société esclavagiste. Dès 1689, l'île compte 113 esclaves, sur 212 habitants!

esclavage à Bourbon

http://aphgreunion.free.fr/esclavage.html

navire négrier

http://aphgreunion.free.fr/negrier.htm Cet extrait du journal de bord de J. Brugevin, commandant le navire négrier la Licorne , est tiré de la contribution de G. Debien, Le journal de traite de la Licorne au Mozambique, 1787-1788 , parue dans Etudes africaines offertes à H. Brunschwig, Paris, 1983, et repris dans l'ouvrage dirigé par F. Cadilhon, La France d'Ancien Régime, Textes et Documents, 1484-1789 , Presses universitaires de Bordeaux, 2003.

Liverpool museums - International Slavery Museum highlights

http://www.liverpoolmuseums.org.uk/ism/collections/ Enslavement and the Middle Passage - revealing some of the brutality and trauma suffered by enslaved Africans on the voyage across the Atlantic; then the oppression of their lives on plantations in the Americas Legacies of slavery - which details the continuing fight for freedom and equality; the contemporary impact of transatlantic slavery, such as racism and discrimination; and the achievements of the African Diaspora This includes displays in the museum's new Campaign Zone - an exhibitions and community space that aims to shed light on the legacies of transatlantic slavery and to raise awareness of the modern forms of slavery existing in the world today.
http://www.chateau-nantes.fr/fr/enseignants/dossiers_pedagogiques/bdd/salle/22/type/3 Les objets de parure (bijoux, miroirs, coquillages...) font partie des produits qui permettent de payer la « coutume » : en effet, lors de l’ouverture des négociations pour l’achat d’esclaves, des présents sont offerts au roi ou à son représentant.

Musée de Nantes - dossier péda

http://www.histoire-image.org/site/etude_comp/etude_comp_detail.php?i=768 A la veille de la Révolution, le tracé des côtes d’Afrique est établi avec précision, notamment dans les zones où se pratique le plus important des commerces, la traite des Noirs, en direction des Antilles et des côtes des Amériques. La région du Niger et du Sénégal où des royaumes moins étendus remplacent les anciens empires est mieux cartographiée, grâce aux données plus précises rapportées par des voyageurs audacieux. La traversée du Sahara qui apparaissait infranchissable aux Européens est encouragée par l’African Association de Londres. Plusieurs récits de voyageurs et des cartes plus précises témoignent du désir de pénétrer à l’intérieur du continent, à la fin des années 1780, même si leur publication n’est effective qu’après la Révolution.

Les routes de l'esclavage à travers le Sahara en 1791 - L'Histoire par l'image

Les Européens sur les côtes d'Afrique à la fin du XVIIIe siècle - L'Histoire par l'image

http://www.histoire-image.org/site/etude_comp/etude_comp_detail.php?i=767 Contexte historique La traite des Noirs initiée par les Portugais et les Espagnols, est développée par les Hollandais et les Anglais, au XVII e siècle, et par les Français, surtout au XVIII e . Mais la suprématie de l’Angleterre qui effectue alors 50% de la traite et celle de la France qui se situe entre 20 et 25% sont contestées par les Portugais, les Espagnols et les Danois, à partir de 1760. Trois siècles après le début de la traite, tous les pays d’Europe sont donc présents sur la côte occidentale de l’Afrique. Ils manifestent concrètement cette présence à terre, par les forts et les comptoirs, et, en mer, par les nombreux bateaux qui croisent le long des côtes. Les Européens ne pénètrent pas dans l’intérieur du continent car leur demande est économique beaucoup plus que politique.
http://www.histoire-image.org/site/etude_comp/etude_comp_detail.php?i=743 En Guyane, le travail des esclaves est largement mobilisé pour la création d’unités de production agricole, les habitations , vastes espaces de plusieurs centaines d’hectares gagnés sur la forêt par le défrichage, ainsi que pour l’aménagement du territoire. A partir de Cayenne, seul port maritime ouvert sur les liaisons transatlantiques, le mouvement de colonisation s’étend le long des estuaires et dans des régions marécageuses, où le transport terrestre est peu praticable. Des canaux complètent le réseau fluvial pour l’écoulement des productions. Esclaves du roi, propriété de l'administration et esclaves des habitations privées sont réquisitionnés pour le percement et l'entretien de ces voies d’eau. De plus à partir de 1776, les techniques de poldérisation inspirées de celles pratiquées dans la colonie voisine de Guyane hollandaise (Surinam) reçoivent l’impulsion du gouvernement, avec l’ordonnateur Pierre Victor Malouet et l’ingénieur hydraulique Samuel Guisan.

« Noirs de pelle », esclaves en Guyane - L'Histoire par l'image

Contexte historique A la fin du XVIII e siècle, de nombreux négriers européens vont pratiquer la traite de Noirs sur la « côte d’Angole » qui désigne alors non seulement l’actuelle Angola, au Sud du fleuve Zaïre, mais surtout au Nord, les royaumes du Congo : le Loango, le Kacongo et le Ngoyo ou Gabinde, particulièrement productifs. Les captifs, que les Européens appellent Congos, viennent de la périphérie de ces royaumes, sur une aire d’environ 300 km et arrivent aussi, par le fleuve, de régions plus lointaines du centre et du sud de l’Afrique. Les archives de ce trafic se recoupent avec des récits de voyages, parfois illustrés.

La traite à la « côte d'Angole » - L'Histoire par l'image

http://www.histoire-image.org/site/etude_comp/etude_comp_detail.php?i=787
http://www.insitu.culture.fr/article.xsp?numero=5&id_article=d4-1023

In Situ - N°5 - Maisons de maître et habitations coloniales dans les anciens territoires français de l’Amérique tropicale

Dans l’imaginaire collectif, la « maison coloniale » évoque une grande demeure, confortable et luxueuse, mais la réalité est souvent différente. De nombreuses maisons de maître restent somme toute assez modestes et ressemblent plus à des fermes françaises moyennes qu’à des châteaux. Il existe une multitude de plans de distribution intérieure, mais certaines analogies semblent indiquer que des plans type ont circulé, de la Guyane à la Louisiane, en passant par la Martinique, la Guadeloupe, Saint-Domingue et la partie orientale de l’île de Cuba.
Partie de Bayonne le 17 novembre 1760, L'Utile, flûte de la Compagnie française des Indes orientales, fait naufrage le 31 juillet 1761 sur l'île de Tromelin. 203 ans plus tard, le commandant Max Guérout et le Groupe de recherche en archéologie navale (GRAN), en collaboration avec l'Inrap, lancent, sous le patronage de l'Unesco, le projet « Esclaves oubliés ». Son objectif : fouiller l'épave de L'Utile, retrouver les traces du séjour des naufragés et des conditions de leur survie sur l'île. La première mission s'est déroulée du 10 octobre au 9 novembre 2006. http://www.inrap.fr/archeologie-preventive/Decouvrir/Audiovisuels/Reportages_2007/p-1167-L_Utile_1761._Esclaves_oublies..htm

L'Utile, 1761. Esclaves oubliés. - institut de recherches archeologiques

Contexte historique Une main d’œuvre servile peuple en nombre considérable les Antilles et les Amériques proches de celles-ci. Les propriétaires des plantations de canne à sucre ou de coton, avant l’invention de la photographie, font faire des peintures-souvenirs : portraits de la famille, petites scènes de genre, tableaux dont un des principaux objectifs est de rendre visible l’heureux aboutissement d’une ambition de prospérité harmonieuse dans la plantation. Certains maîtres tolèrent à leurs esclaves un repos le dimanche ; il arrive alors parfois que l’esclave et sa famille ne soient pas nourris par leur maître, ce dimanche devant être consacré à la culture vivrière d’un lopin de terre concédé autour de la case. Le maître cependant concède des réunions festives entre esclaves.

Les esclaves et la danse - L'Histoire par l'image