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1792-1794

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La première abolition de l'esclavage en 1794. L'abolition aux Antilles. Contexte historique A Saint-Domingue l’esclavage est caractérisé par l’arrivée constante de nouveaux esclaves du fait de l’ampleur de la traite.

L'abolition aux Antilles

On évalue entre 500 000 à 700 000 leur nombre, pour 30 000 blancs et 50 000 mulâtres ou hommes de couleur libres. Soucieuse de l’activité économique des îles, la Révolution a donné tout pouvoir, en 1791, à des assemblées coloniales que dominent les propriétaires européens. Louis XVI guillotiné. Contexte historique La chute de la monarchie le 10 août 1792, dans un contexte de revers militaires, entraîna la proclamation de la République et la réunion de la Convention le 21 septembre 1792.

Louis XVI guillotiné

Destitué, le roi fut traduit en justice, non pas en tant qu’homme, mais en tant que symbole d’un régime détruit. Deux tendances se firent jour quant au sort qui devait lui être réservé. Les Girondins optaient pour le bannissement, tandis que les Montagnards souhaitaient l’exécution. La condamnation de Louis XVI. Contexte historique Le procès de Louis XVI A la suite de l’insurrection du 10 août 1792, le roi, dont le pouvoir est suspendu, est incarcéré avec sa famille à la prison du Temple.

La condamnation de Louis XVI

C’est la Convention, élue au suffrage universel, qui doit se prononcer sur une série de questions qui engagent la signification et l’avenir de la Révolution. Le roi peut-il être jugé, alors qu’il est réputé inviolable par la Constitution ? L’argumentation de Robespierre développe celle de Saint-Just : juger Louis XVI, c’est le présumer innocent, et donc mettre en doute la révolution du 10 Août. Robespierre, incorruptible et dictateur. Contexte historique D’origine bourgeoise, fils d’avocat et avocat lui-même, Robespierre est l’une des grandes incarnations de l’esprit de la Révolution.

Robespierre, incorruptible et dictateur

Formé chez les oratoriens à Arras, sa ville natale, puis au lycée Louis-le-Grand, à Paris, il subit l’influence de Rousseau, dont le Contrat social détermina ses positions politiques. Député du tiers état d’Artois, il fut le principal animateur du Club des jacobins. Le siège de Lille (septembre-octobre 1792) Le matin du 10 thermidor an II. Contexte historique Le 9 thermidor an II (27 juillet 1794), Robespierre, devant la Convention, est empêché de s’exprimer.

Le matin du 10 thermidor an II

L’Assemblée l’accuse de conspirer et le traite de tyran. Il est bientôt décrété d’accusation ainsi que Saint-Just, Couthon, Lebas et Augustin Robespierre, son frère cadet. Arrêtés, ils sont conduits dans une salle du Comité de sûreté générale, puis incarcérés. Le 9 thermidor. Contexte historique La multiplication des intrigues contre Robespierre et la chute de l’Incorruptible Hébert et Danton exécutés, Marat assassiné, Robespierre reste le seul homme fort de la Révolution ; il incarne la République et la Terreur.

Le 9 thermidor

Alors que la situation militaire s’améliore au début de l’année 1794 (dégagement des frontières, anéantissement du fédéralisme, défaite des Vendéens), la Terreur prend une importance sans précédent après l’adoption du décret du 22 prairial (10 juin 1794). On soupçonne Robespierre d’aspirer à la dictature ; les intrigues [1] contre lui se multiplient. Au Comité de salut public, l’atmosphère devient si pesante que Robespierre cesse d’y venir. Le 8 thermidor (26 juillet 1794), Robespierre prononce un discours incendiaire[2] à la tribune de la Convention.

Séance du 9 Thermidor. Contexte historique En matière politique, l’année 1793 est marquée par deux mesures d’exception : l’établissement de la Terreur en septembre 1793 et le décret du 4 décembre 1793 (14 frimaire an II), qui fixe les compétences des Comités de salut public et de sûreté générale.

Séance du 9 Thermidor

Pendant les premiers mois de 1794, sous l’impulsion et l’autorité grandissante de Robespierre, les comités votent l’arrestation des “ enragés ” (Hébert…), puis des “ indulgents ” (Danton, C. Desmoulins…). En mai 1794 débute la Grande Terreur. Le procès de Danton et des Indulgents. Contexte historique L’élimination des factions Dès le 5 nivose an II (25 décembre 1793), Robespierre dénonce les « enragés », dirigés par Hébert, et les « indulgents », menés par Danton et Desmoulins.

Le procès de Danton et des Indulgents

La fin d'Hébert et des Enragés. Contexte historique L’appel à une nouvelle insurrection sans-culotte Depuis 1790, Jaques-René Hébert publie Le Père Duchesne dont le langage cru remporte un vif succès auprès des sans-culottes : le titre a déjà été utilisé car le personnage appartient à la mythologie populaire parisienne.

La fin d'Hébert et des Enragés

En nivôse an II (décembre 1793) s’engage, entre Le Vieux Cordelier de Desmoulins et Le Père Duchesne une lutte qui, au delà des antagonismes personnels, révèle deux factions entre lesquelles la Convention se trouve prise : les « indulgents » et les « enragés » (« hébertistes »). Le 14 ventôse, au club des Cordeliers, Hébert fait le pas qui lui sera fatal en appelant à l’insurrection populaire. Appel des dernières victimes de la Terreur à la prison Saint Lazare. Contexte historique A l’été 1794, la « Grande Terreur », mise en place par les lois de prairial an II (mai 1794)[1], sévit impitoyablement.

Appel des dernières victimes de la Terreur à la prison Saint Lazare

La guillotine avait été déménagée de la place de la Révolution (aujourd’hui place de la Concorde), jugée trop centrale, pour être installée place du Trône renversé (actuelle place de la Nation). Il y eut autant de victimes en deux mois qu’en un an. Mis au point avec les grands procès d’Hébert et de Danton au printemps, les amalgames étaient courants. Malgré quelques grandes condamnations d’aristocrates, les sans-culottes payèrent le plus lourd tribut à la « sainte guillotine », en raison du principe selon lequel « la Loi récompense le dénonciateur ». Le renforcement de la Terreur par le décret du 22 prairial. Contexte historique Mise en place d’une justice d’exception Le 9 mars 1793, la Convention instaure à Paris un tribunal extraordinaire, sans appel, destiné au jugement des contre-révolutionnaires de la capitale.

Seule la Convention a le pouvoir d’élire magistrats et jurés, et de décider des mises en accusation. Très rapidement, ces dispositions sont modifiées. Le 5 avril, l’accusateur public est investi du droit de déférer les prévenus devant ce tribunal d’exception ; seules les mises en accusation d’un représentant du peuple, d’un ministre ou d’un général républicain nécessitent désormais un décret de l’assemblée. Robespierre réclame, dans son discours du 5 nivôse, une réforme radicale. Un comité révolutionnaire sous la Terreur. Contexte historique Le fonctionnement des comités révolutionnaires Dans le cadre des mesures d’exception qu'elle prend au printemps 1793, la Convention décrète le 21 mars que chaque commune ou section aura à constituer un comité de surveillance révolutionnaire de douze membres pour identifier les étrangers. Chargés également des suspects à partir de septembre, ces comités composés de sans-culottes issus des clubs de Jacobins et des sociétés populaires jouent le rôle d’instruments de police politique.

Ils sont bientôt placés dans l’unique dépendance du gouvernement révolutionnaire. Les principes du gouvernement révolutionnaire. Contexte historique La République en danger A l’automne 1793, les menaces qui pèsent sur la République se sont accentuées tant aux frontières qu’au cœur du pays. A Paris, la crise financière de la Compagnie des Indes fournit la preuve que des révolutionnaires sont corrompus. Hébert profite de la disette pour appeler à l’insurrection populaire tandis que les « indulgents » tentent de réunir les partisans de la paix et de la fin de la Terreur. Malgré les victoires récentes, la menace royaliste est toujours active.

Analyse des images. Les débuts de la Terreur. Contexte historique. Les massacres de septembre. L’abolition de la Royauté - 21 septembre 1792. La chute de la royauté. Contexte historique A l’été 1792, les conflits intérieurs s’aggravent avec les défaites militaires : l’Assemblée crée un camp des Fédérés près de Paris. Le roi y oppose son véto et ne cède pas à la pression populaire. Paris apprend le fameux « manifeste » du duc de Brunswick, généralissime de l’armée coalisée, qui menace maladroitement Paris de subversion totale pour le cas où le roi et sa famille seraient menacés. En réaction, Sans-culottes et Fédérés proposent la déchéance du roi et l’élection d’une Convention au suffrage universel. 10 août 1792 - De la monarchie constitutionnelle à la République. Un symbole pour la Première République. La République. Musée de l'histoire de France. Musée de l'histoire de France. Le Mans : archéologie de la virée de Galerne - institut de recherches archeologiques.

La Fête de l'Etre suprême, 20 prairial an II (8 juin 1794) Musée de l'histoire de France.