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Etre pigiste, c’est “beautiful” selon Technikart. Le mensuel culturel a publié un article sur les pigistes, ces journalistes qui travaillent en freelance dans son numéro de février.
Soit. Je ne suis pas sûre que cela plaise aux lecteurs qui doivent en avoir marre que les journalistes parlent de journalistes mais bon, au moins ça a intéressé la profession. A la lecture de l’article, j’ai d’abord rêvé. Et puis je me suis rapidement énervée tellement tout cela semblait écrit à la sauce “Alice aux pays des merveilles”.
Le nombre de pigistes Le papier intitulé “La Ligue des pigistes extraordinaires” (c’est un angle) explique que 20 pigistes se partagent la rédaction de tous les papiers des publications françaises. Le salaire Ces pigistes “extraordinaires” gagnent entre 3000 et 6000 euros. Mise à jour: Ironie de l’histoire les pigistes sont très mal payés chez Technikart, voire pas payés du tout me fait remarquer Nicolas Chapelle, journaliste (notamment pigiste pour Les Inrocks) sur twitter. Etre pigiste c’est super cool. Bizot, underground. Jean-François Bizot est mort hier. il avait 63 ans et le cancer qu'il tenait à distance depuis plusieurs années l'a rattrapé.
C'est une très mauvaise nouvelle. Mauvaise pour ses nombreux amis, pour ses proches, mauvaise aussi pour le journalisme dont il incarnait depuis plus de trente ans «une certaine idée», libertaire, déconnante, souvent foutraque, mais toujours innovante et généreuse. Né à Paris en 1944 dans un milieu de nantis, fils d'Ennemond et de Maguy, héritière d'une fortune lyonnaise, il a commencé par de solides études classiques, chez les jésuites à Versailles, puis à l'Ecole des industries chimiques de Nancy. C'est le côté catho éclairé, disait Jean-François : «Tu commences par assurer, et après tu fais ce que tu veux.»
De fait, après avoir été ingénieur au Bureau d'information et prévisions économiques, le voilà journaliste à l'Express en 1967. «Free», Bizot l'est au point de saborder Actuel en plein ciel de gloire. LEFORT Gérard. «A Radio Nova, la porte est ouverte» Née de parents pirates (Radio Ivre et Radio Verte), mariée treize ans contre son gré à de mauvais amants, longtemps financée par les bénéfices du mensuel (défunt) Actuel et la fortune personnelle de son fondateur, Jean-François Bizot, Radio Nova fête aujourd'hui ses 25 ans.
Cette «musicale» conçoit la musique comme «une liberté», assume ses origines libertaires et maintient le cap de la différence. Elle fait partie des 112 stations regroupées au sein du Groupement des indépendants, et émet dans dix villes (1). Perché au septième étage de l'immeuble que Nova occupe à un jet de pierre de la Bastille, Jean-François Bizot, 62 ans, anime une équipe de 60 salariés. Il aime les «oufs», le jazz, toutes les musiques «émergentes» et maintient qu'on peut «autogérer le jour et gérer la nuit». Entretien. ACTUEL. ACTUEL a commencé comme un petit journal de jazz fondé par Claude Delcloo en 1968, puis de Pop Music, repris par Jean Karakos (Mr Lambada).
En 1970, nouvelle équipe, nouvelle formule, autour de Jean-François Bizot, Michel-Antoine Burnier, Patrick Rambaud, Bernard Kouchner, puis Claudine Maugendre, Jean-Pierre Lentin, Léon Mercadet et beaucoup d'autres. Le journal se démarque de la presse gauchiste/langue de bois de l'époque et devient vite le magazine de référence de la génération hippie en France. Parmi les sujets traités, tout ce qui a trait à la contre-culture, en phase avec ce qui se passe dans d'autres pays comme les USA, l'Angleterre, l'Allemagne ou la Hollande : la route, les communautés, la drogue, le rock, le cinéma, le féminisme ou l'écologie.
Tout s'arrête à l'automne 75 en une sympathique lassitude, la première année où le journal fait des bénéfices (5000 F !). Alain Dister et Jean-François Bizot L'équipe d'"Actuel" La saga du Tréponème bleu pale Salut, je suis ROCKING YASET.