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Rejet

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Le rejet fait mal ... Autant qu'un coup de poing ... Qui n’a jamais eu peur d’être confronté au rejet, a fortiori de la part de l’être aimé ?

Le rejet fait mal ... Autant qu'un coup de poing ...

Cette situation douloureuse, que tout le monde appréhende et dont beaucoup ont déjà fait l’expérience, peut littéralement tétaniser les plus vaillants d’entre nous. En matière de relation notamment, la véritable douleur du rejet a longtemps été sous-estimée, avant que la science ne s’y intéresse de plus près … Découvrez aujourd’hui les conséquences d’un rejet social, et comment l’éviter.

Et si… le rejet pouvait faire aussi mal qu’un coup de poing ? Les distorsions cognitives. Certaines pensées automatiques peuvent révéler des défaillances dans le traitement de l’information.

Les distorsions cognitives

Ces distorsions cognitives sont fréquemment associées à des troubles tel que l’anxiété. Voici les dix plus courantes : La pensée dichotomique : tout ou rien Lorsque le raisonnement est privé de nuances, tout ce qui n’est pas une victoire devient une défaite, tout ce qui n’est pas sans risque devient dangereux, etc. Ce type de pensée se retrouve logiquement associé au perfectionnisme, aux sentiments dépressifs d’incapacité, de culpabilité, d’autodévalorisation mais également à certains traits de personnalités pathologiques. « Si vous n’êtes pas avec moi, vous êtes contre moi » « J’ai fait un écart, ça ne vaut plus la peine de continuer le régime » « L’employeur ne m’a pas recruté, je ne suis pas fait pour ce boulot » L’abstraction sélective : filtrage mental D’un événement ou d’une expérience ne seront retenus que les détails les plus déplaisants.

Un gène lié à la douleur physique est aussi lié à la sensibilité au rejet social. Un gène lié à la sensibilité à la douleur physique est aussi associé à la sensibilité à la douleur sociale, selon une étude publiée dans les Proceedings of the National Academy of Sciences.

Un gène lié à la douleur physique est aussi lié à la sensibilité au rejet social

Une variation du gène des récepteurs mu-opioïdes, le gène OPRM1, associé à la douleur physique est lié au degré de douleur sociale qu'une personne ressent en réponse au rejet social. Les personnes qui ont une forme rare du gène sont plus sensibles au rejet et leur activité cérébrale indique qu'elles vivent une plus grande détresse que les personnes qui ont la forme la plus commune du gène. Les mu-opioïdes dont l'activité est contrôlée par ce gène sont les anti-douleurs les plus puissants de l'organisme. Naomi Eisenberger et Baldwin Way de l'Université de Californie à Los Angeles ont recueilli des échantillons de salive chez 122 participants pour évaluer la forme de leur gène OPRM1. Le rejet social cause l'inflammation. Effets du rejet: diminution de l'auto-contrôle. On sait que les enfants rejetés ont tendance à être plus violents et agressifs.

Effets du rejet: diminution de l'auto-contrôle

Une recherche présentée à la conférence annuelle de la British Psychological Society va plus loin en montrant que des étudiants choisis au hasard à qui on fait vivre des expériences de rejet deviennent agressifs et performent également moins bien dans un test de QI (quotient intellectuel). Deux procédures ont été utilisées pour vérifier les effets du rejet. Dans la première, des gens se rencontrent, font connaissance puis se séparent.

On leur demande ensuite de choisir deux personnes avec qui ils aimeraient travailler sur une tâche. On leur disait ensuite qu'ils avaient été choisis par tous ou par personne. Les scores d'agression ont augmenté chez les étudiants appartenant aux groupes rejetés. Ces résultats nous en disent beaucoup sur la nature humaine selon Roy Baumeister, l'auteur de la recherche. Le sentiment de rejet donne vraiment froid. Plusieurs expressions du langage associent émotions et températures.

Le sentiment de rejet donne vraiment froid

Des personnes chaleureuses ou froides sont amicales ou l'inverse, par exemple. Ces expressions reposent sur une réalité, suggère une recherche publiée dans la revue Psychological Science, en montrant que le sentiment de rejet ou d'exclusion donne froid. Les psychologues Chen-Bo Zhong et Geoffrey Leonardelli de l'Université de Toronto ont mené deux expériences pour tester ce phénomène.

Dans une première, des participants devaient se rappeler une expérience personnelle dans laquelle ils avaient été exclus socialement alors que d'autres devaient se rappeler une expérience dans laquelle ils avaient été acceptés dans un groupe. Ils devaient ensuite estimer la température de la pièce où ils se trouvaient. Les participants évaluaient ensuite la désirabilité de certains aliments et boissons: café chaud, craquelins, coke glacé, pomme et soupe chaude.

Ces résultats suggèrent de nouvelles voies de recherche, disent les chercheurs. Le sentiment du REJET, par EFT. Le paracétamol soulagerait la douleur psychologique et la souffrance liée au rejet social. L'acétaminophène ou paracétamol (l'ingrédient actif du Tylénol) soulagerait la douleur émotionnelle causée par le rejet social, selon une étude publiée dans la revue Psychological Science.

Le paracétamol soulagerait la douleur psychologique et la souffrance liée au rejet social

L'idée qu'un médicament destiné à soulager la douleur physique devrait réduire la douleur émotionnelle est directement basée sur ce qui est connu du chevauchement entre les systèmes cérébraux de la douleur physique et sociale, dit Nathan DeWall de l'Université du Kentucky qui a dirigé cette étude. DeWall et ses collègues ont vérifié le lien entre douleurs physique et émotionnelle dans deux expériences. Dans la première, 62 participants en santé prenaient 1000 mg par jour d'acétaminophène ou un placebo (produit inactif). Chaque soir, ils rapportaient le niveau de douleur sociale éprouvé dans la journée en utilisant une version de l'échelle "Hurt Feelings Scale". Dans une deuxième expérience, 25 personnes en santé prenaient 2000 mg d'acétaminophène quotidiennement ou un placebo. Voyez également: