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Bouddhisme

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L'art bouddhique : comment représenter l'irreprésentable ? Comment représenter l'irreprésentable ? La question de la représentation du Buddha relève d’un défi quasi insurmontable… Comment figurer dans une forme – forcément conventionnelle et relevant donc, ainsi, du samsâra – celui qui, par excellence, a dépassé toute forme et toute convention en atteignant le nirvâna ?

« Lui, qui est allé reposer en paix, ne peut être comparé avec absolument rien. Il n’existe tout simplement pas de concepts qui permettraient d’exprimer l’essence de son être. Toutes les idées sont dénuées de sens par rapport à lui, et ainsi tous les propos à son sujet sans utilité », nous dit le Sutta-Nipâta, texte du canon pâli, du Bouddha entré dans le pari-nirvâna ; et ce qui est valable pour les propos l’est aussi pour les représentations.

Du coup, les premiers bouddhistes ont résolu l’affaire en pratiquant l’aniconisme : l’absence d’icône, c’est-à-dire de représentation humaine du Buddha ! Les « moyens habiles » du Mahâyâna... Les écoles de Mathurâ et du Gandhâra. Quand "le bouddhisme" cache le "Dharma"... Préface A bien des égards, les pages qui suivent prolongent et amplifient un bref passage d’un précédent livre qui se terminait par ces phrases : « En vérité, le bouddhisme n’existe pas. Ce n’est qu’un mot qui, pris trop au sérieux, devient source d’enjeux et d’affrontements. » Cette décla­ration, trop vite soutenue, devait frayer son chemin. Je la sais déconcertante. Peut-on se revendiquer disciple du Bouddha et prétendre que le bouddhisme n’existe pas ?

La radicalité de cet enseignement, son hétérogénéité à nos modes d’être et de pensée n’ont pas encore été suffisamment dites. Ces pages témoignent à leur façon et secrètement de l’écoute de ces maîtres et de l’exercice d’être vivant qu’ils prodiguent. Pourtant, les références ne seront pas ici puisées dans les paroles zen. Au seuil de ce livre, le lecteur s’engage dans une traversée que j’espère surprenante. Éric Rommeluère Le 8 avril 2011 Le discours et la méthode Pourquoi n’oserions-nous pas bousculer nos présomp­tions ?

Comprendre les "préceptes" Qu’est-ce que « méditer » ? « Méditation » est un bien méchant cadeau que l’Occident a fait à l’enseignement du Buddha, selon le principe de « traduire, c’est trahir » ! Les différents termes employés dans les langues indiennes (sanskrit ou pâli) que l’on traduit ordinairement par « méditation » peuvent – et doivent… – se comprendre bien différemment : bhavanâ, samâdhi ou dhyâna évoquent des attitudes de l’esprit qui n’ont rien à voir avec le fait de « méditer », qui consiste à « réfléchir sur un texte et sur la manière de l’appliquer dans sa vie » – selon la définition chrétienne de ce terme, qui vient du vocabulaire de cette tradition ! Bhavanâ évoque le « développement » de qualités de l’esprit, que notre Ignorance et notre Illusion nous font généralement dédaigner.

Rien, dans ces trois termes, n’évoque une « intense réflexion » ni moins encore le fait de « projeter quelque chose » (comme dans « méditer un mauvais coup »…) qui reste le sens premier du terme latin « meditatio » ! L'art bouddhique revisité par le XIXe siècle européen. Depuis les œuvres « noires » de ses débuts – crayons, fusains, encres, lithographies… - jusqu’aux explosions de couleurs de ses panneaux floraux, à la fin de sa vie, tout l’œuvre de Redon est sous-tendu d’un fil rouge quasi invisible, qui fait de lui un digne représentant de son siècle – la fin du XIXe… Ce fil rouge, c’est la croyance en l’évolution, l’idée de progrès qui, de Darwin à Theillard de Chardin, occupera si fort les esprits de l’époque, tant scientifiques et matérialistes que religieux et spiritualistes ! Créée dans les années 1880, par Elena Blavatsky et le colonel Olcoot (voir La Lettre de l'UBE n° 28 - décembre 2010), la Société de Théosophie fut certainement – et beaucoup plus que les chercheurs « officiels » de l’Université – le vecteur le plus important de la médiatisation du bouddhisme en Occident… ou plutôt : d’une certaine idée, très singulière, qu’on se faisait alors du bouddhisme !

Odilon Redon, prince du rêve Galeries du Grand-Palais, Paris à noter aussi... Comment parvenir à la Libération ? L'ancienne méthode en sept étapes Avant-propos Les récits du Majjhima Nikâya mettent en scène un maître indien des sixième-cinquième siècles avant notre ère, Gotama le Bouddha, et sa communauté de moines qui s'appliquaient à suivre une méthode que Gotama exposait de multiples façons, insistant tantôt sur tel aspect, tantôt sur tel autre, en fonction de ses interlocuteurs. Nous suivrons ici la présentation en sept étapes telle qu'elle est énoncée dans le Récit du relais de chars, et reprise dans le Visuddhimagga dont elle forme la structure. Certaines idées répandues en cette lointaine époque peuvent déconcerter le lecteur d'aujourd'hui. Par exemple, la pensée a une place fondamentale dans l'idée que nous nous faisons de nous-mêmes, nous croyons que nous existons en tant qu'êtres humains dans la mesure où nous réfléchissons, nous donnons plus de poids aux pensées et aux raisonnements qu'à l'expérience directe, concrète.

Première étape Un comportement irréprochable Deuxième étape. Comment changer notre rapport au monde. Les rites bouddhiques et leur signification Vénérable Thich Huyen-Vi La vénération des Bouddhas n’a rien de comparable avec l’adoration des divinités dans les autres religions. De tout temps, les héros et les hommes célèbres qui ont fait profiter leurs concitoyens ou l’humanité toute entière de leurs mérites ou de leur intelligence sont l’objet de manifestations solennelles de reconnaissance de la part des collectivités, comme des individus. Ce comportement, qu’il soit spontané ou organisé, s’analyse en un acte de remerciement chaque fois confirmé, un sentiment profond d’admiration, et un désir intime de suivre l’exemple ainsi légué aux générations postérieures. La vénération des Bouddhas n’a pas d’autres significations. Elle ne comporte aucune mystique, mais étant avant tout un acte de foi religieuse, elle est plus profonde, et surtout elle est permanente dans le coeur des adeptes.

I. 1. 2. 3. 4. I. 1. 2. 3. III. 1. 2. 3. 4. 5. Conclusion. Bouddhisme et renaissances. Les tentations et tentatives de négation des re-naissances extraits tirés de "Bouddhisme et re-naissances dans la tradition Theravâda", pages 499 à 539 [nous n'avons pu reproduire ici toutes les notes et références bibliographiques] La réalité des re-naissances et celle de la diversité des plans de re-naissance ne furent pas et ne sont pas universellement acceptées. Ces réalités ont fait l’objet, en Occident comme en Orient, principalement depuis la seconde moitié du XIXe siècle, de vives critiques de la part des opposants religieux ou non religieux au bouddhisme. Sous l’influence de ces critiques, nombre de disciples ou de sympathisants du bouddhisme ont succombé à des tentations réformistes. [...] Les voies de la négation et de la réduction Les notions de re-naissances et de plans d’existence posent un véritable problème aux esprits appartenant à une culture matérialiste, rationaliste et scientiste.

Un bouddhisme « sans croyances » ? La réduction du cycle des re-naissances au cycle mental. Bouddhisme et renaissances (suite...) Commençons par préciser d’emblée que l’hindouisme n’est pas la religion originelle de l’Inde, loin s’en faut ! Le terme même d’hindouisme – francisation d’un mot d’origine persane (sindhu) – désigne un ensemble de courants religieux qui n’apparaîtront qu’aux alentours de l’ère chrétienne… Pour bien comprendre la complexité religieuse de l’Inde, il faut d’abord se souvenir que le territoire du sous-continent a subi, plus de 1.000 ans avant Jésus-Christ, une invasion qui modifiera profondément sa culture : celle d’un peuple d’origine indo-européenne qui se dénommait lui-même arya (« aryen »), c’est-à-dire « noble ».

Il se distingue nettement de la population originelle de l’Inde que l’on nomme « dravidienne ». Aux alentours de 500 avant Jésus-Christ, les Aryens occupent principalement un territoire situé à l'est de l'Indus, entre le Gange et l’un de ses principaux affluents, la Jamna (ou Yamuna). C’est le « pays des Nobles » (âryâvarta). Le Grand Magadha : le brahmanisme « orientalisé » ! Le dialogue : nécessaire et exigeant... Le dialogue à la portée de tous… (ou presque) Chapitre IICinq « règles d’or » pour le dialogue Dans cette première partie, je voudrais partager avec le lecteur les cinq règles d’or que mon expérience très concrète du dialogue m’a fait peu à peu découvrir et mettre en mots car elles me semblent assez fondamentales, quel que soit le type de dialogue dans lequel on s’engage. Elles valent pour le dialogue d’un couple aussi bien que pour le dialogue interreligieux ou interculturel et ne sont au fond que les règles d’un art de la rencontre authentique d’autrui.

Or, ces règles sont à ce point exigeantes qu’elles risquent d’en décourager plus d’un. Pour que ce ne soit pas le cas, gardons en mémoire la joie et l’élargissement de l’être qui viennent d’un dialogue réussi. Et soulignons que ces cinq règles ressemblent davantage à des réflexes qu’il faut intégrer patiemment à notre manière d’être avec les autres qu’à une discipline à suivre sans faille. 1. Ne cherchez pas Dieu dans le bouddhisme ! Comment un bouddhiste doit-il se nourrir ? Bouddhisme et végétarisme : du temps des ascètes à l'époque contemporaine Dominique Trotignon deux extraits de l'article publié dans "Les cahiers bouddhiques" n° 7 (mars 2012) 2e partie : La nourriture des « moines » (bhikkhu) Entre idéal ascétique et conventions « mondaines » Contrairement aux ascètes solitaires, peu visibles, les « moines » bouddhistes (bhikkhu) doivent être vus et se rendre visibles : non seulement parce que, le bouddhisme reposant entièrement sur la motivation personnelle, on ne peut convertir par la force mais bien seulement par, mais aussi parce que d’autres communautés religieuses sont présentes dans les mêmes lieux et qu’il existe une très réelle concurrence entre elles.

L’exemplarité devient ainsi la clé de voûte de la pratique monastique et vise à l’équilibre entre les conventions du « monde » et les exigences propres à la sainteté bouddhique « supra-mondaine ». Ainsi, par exemple, le vinaya précise-t-il qu’il existe dix chairs absolument « interdites ».