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Syriza/Grèce #2

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Comme Varoufakis, Stiglitz voit une France intimidée par l'Allemagne. Naufrage politique. Donné battu dans des sondages par la droite, Alexis Tsipras vient d’ouvrir la porte à une alliance avec le Pasok.

Naufrage politique

Il l’assortit de quelques précautions comme le refus de voir revenir les principaux ministres compromis dans les politiques d’austérité. Mais cela ne trompera personne. Il s’agit de vétilles. La très mauvaise politique appliquée par le Pasok, la droite, le Pasok et la droite ensemble, n’est pas le fait de quelques uns mais le fruit de choix politiques d’un parti, d’une sociale démocratie en déroute. Pour nous qui avons accompagné, encouragé et espéré qu’en Grèce une autre expérience politique serait menée, cette annonce est désastreuse. Nous écrivions ici même, il y a quelques jours, que la gauche radicale souffrait trop d’une volonté de rectitude au prix d’innombrables désunions et de son impuissance concrète.

Ces temps difficiles et neufs imposent d’inventer de nouvelles politiques, de nouvelles pratiques. Grèce : Alexis Tsipras prêt à s'allier avec le Pasok. C'est un tabou important que vient de briser Alexis Tsipras.

Grèce : Alexis Tsipras prêt à s'allier avec le Pasok

Jeudi 3 septembre, pour la première fois, Alexis Tsipras a ouvert la possibilité à une alliance avec le Pasok, le parti social-démocrate, alliance qu'il excluait jusqu'ici. L'ancien premier ministre a cependant expliqué dans cette interview diffusée sur la chaîne de télévision Kontra TV qu'une telle alliance ne serait pas inconditionnelle. Pour s'allier avec Syriza, le Pasok devra se débarrasser de ses « poids » a indiqué Alexis Tsipras. Yanis Varoufakis, vedette pour journalistes ou homme politique. En France pour quelques jours afin de rencontrer certaines personnalités de la gauche anti-austérité, Yanis Varoufakis a attiré les projecteurs médiatiques.

Yanis Varoufakis, vedette pour journalistes ou homme politique

Non pas parce qu’il porterait un message politique original et proposerait une analyse de la situation économique européenne alternative à celle des experts en coupes budgétaires, mais plutôt…pour son look. Quoi qu’on pense de la façon dont l’ancien ministre des finances grecques se présente et de ses méthodes de communication, on ne peut que déplorer que les grands médias nationaux se focalisent autant sur sa personne et aussi peu sur les discours qu’il porte et les enjeux soulevés.

Rencontre avec Yanis Varoufakis : « Il est temps d’ouvrir les boîtes noires. Yanis Varoufakis : "Je ne vois pas la vision de l'Europe de François Hollande" Montebourg et Varoufakis plaident pour l'«euro-démocratie» contre l'austérité. Grèce : Mélenchon rompt avec Aléxis Tsípras. La fin de l’idylle entre Tsípras et Mélenchon ?

Grèce : Mélenchon rompt avec Aléxis Tsípras

Depuis la signature de l’accord pour un troisième plan d’aide – et les mesures d’austérité qui vont avec – le chef de file du Parti de gauche prend ses distances avec le Premier ministre grec. Ce lundi après-midi, le député européen, en compagnie des deux coordinateurs politiques du PG (Eric Coquerel et Danielle Simonnet), tient une visio-conférence avec Panayótis Lafazánis, responsable du tout nouveau parti grec Unité Populaire, composé de vingt-cinq anciens députés de l’aile gauche de Syriza qui ont fait scission. Issus de treize organisations de la gauche radicale grecque, ils sont opposés au troisième plan de renflouement financier de la Grèce approuvé par la Vouli (le Parlement grec), le 14 août dernier. Leur responsable, Panayótis Lafazánis, a accusé Aléxis Tsípras d’avoir décidé «l’organisation d’élections anticipées, ce qui est antidémocratique» et d’avoir flanché devant la pression des créanciers. «Tsípras ne donne pas le temps à son opposition interne de s’organiser»

Après la démission, jeudi, du Premier ministre et l’annonce de nouvelles élections attendues pour le 20 septembre, la faction la plus à gauche du parti Syriza a décidé de faire sécession pour fonder un nouveau parti indépendant avec 25 parlementaires, selon les déclarations d’un vice-président du parlement grec, vendredi.

«Tsípras ne donne pas le temps à son opposition interne de s’organiser»

«Notre différence fondamentale avec la ligne d’Aléxis Tsípras est que nous voulons supprimer les mémorandums [par lesquels les bailleurs de fonds imposent au pays des mesures d’austérité, ndlr], pas les gérer. Il apparaît aujourd’hui que c’est soit l’euro et les mémorandums, soit la rupture», explique Stathis Kouvelakis à Libération. Membre du comité central de Syriza, et appartenant au courant «plate-forme de gauche», il s’active aux côtés de l’ex-ministre au Redressement productif Panayotis Lafazanis à créer ce parti. Dans ce pays qui aime les symboles, le nom est déjà trouvé : Unité populaire… comme le parti de Salvador Allende. Syriza : le clou dans le cercueil de LA gauche ? J'ai été très émue l'autre jour, en me rendant compte de l'intérêt avec lequel tu as lu mon « billet de (mauvaise) humeur ».

Syriza : le clou dans le cercueil de LA gauche ?

Je te l'ai déjà dit, ça fait vraiment chaud au cœur... Je sais aussi que je t'avais promis de parler de mes petites idées concernant ce qui s'est passé avec Syriza... Yanis Varoufakis : "Nous avons trahi la grande majorité du peuple grec !" C'est un homme souriant, en apparence apaisé, qui nous accueille dans sa résidence secondaire sur l'île d'Egine.

Yanis Varoufakis : "Nous avons trahi la grande majorité du peuple grec !"

Alexis Tsipras, meilleur agent de "l'euraustérité" ? Grèce : Alexis Tsipras accepte un nouveau "noeud coulant" Lors du prochain débat sur la question de confiance qu'il pose à la Vouli, le parlement hellénique, le premier ministre Alexis Tsipras pourra défendre quelques succès obtenus lors de la semaine qui s'achève ce 15 août.

Grèce : Alexis Tsipras accepte un nouveau "noeud coulant"

Ce que Tsipras a obtenu D'abord, l'ajustement des objectifs budgétaires fixés par le mémorandum. Au lieu de 1 % du PIB d'excédent primaire, hors service de la dette, fixé le 13 juillet, la Grèce a obtenu le droit de dégager un déficit primaire de 0,25 % du PIB. Grèce : la voie de la rupture est ouverte au sein de Syriza. La rupture au sein de Syriza semble désormais difficilement évitable.

Grèce : la voie de la rupture est ouverte au sein de Syriza

Ce jeudi 13 août, l'ancien ministre de l'Energie, Panayiotis Lafazanis, s'est dit prêt à « aider » la création d'un nouveau mouvement politique centré sur le rejet du troisième mémorandum qui devrait être signé ce mois-ci entre le gouvernement grec et ses créanciers. Son message a été signé par douze autres députés de Syriza, le parti du premier ministre Alexis Tsipras. Grèce : le plan d'aide "ne marchera pas", affirme Yanis Varoufakis.

Grèce : la difficile équation politique d'Alexis Tsipras. L'accord « technique » trouvé mardi 11 août sur le troisième mémorandum grec ne résout pas l'impossible équation politique à laquelle est confronté le Premier ministre grec Alexis Tsipras.

Grèce : la difficile équation politique d'Alexis Tsipras

Non que le texte, soumis sans doute vendredi matin à la Vouli, la chambre unicamérale du parlement grec, soit menacé d'être repoussé. Bien au contraire, l'appui acquis d'avance des trois partis du centre et de droite (Potami, Pasok et Nouvelle Démocratie), toujours prompts à accepter les conditions des créanciers, lui assure une majorité. Mais précisément parce que ce texte, comme les mesures d'austérité adoptées en juillet, devront en passer par une alliance de fait avec ses partis.

Grèce : le retour à la réalité des créanciers ? Il ne faut certes pas s'y tromper, ce troisième mémorandum qui sera signé entre la Grèce et ses créanciers sera un défi pour son économie difficile à surmonter. Mais le gouvernement d'Alexis Tsipras pourra se vanter d'avoir obtenu des avancées concrètes dans ce mois de négociations qui a suivi la « capitulation » du 13 juillet. Il semble qu'après avoir exhorté avec hauteur les Grecs à « revenir à la réalité » pendant des mois, les créanciers aient, eux-mêmes, été contraints de se réveiller et de prendre conscience que leurs exigences étaient insoutenables et conduisaient la Grèce dans une nouvelle spirale infernale.

Cadre budgétaire assoupli. Grèce: le mirage du troisième plan de sauvetage. BALLAST Stathis Kouvélakis : « Le non n’est pas vaincu, nous continuons » Entretien inédit pour le site de Ballast Résumons à très grands traits. Le 25 janvier 2015, Syriza remporte les élections législatives grecques sur un programme de rupture ; le 5 juillet, c’est un tonitruant « OXI », à 61 %, qui envoie les petits barons de l'ordre européen dans les cordes ; le lendemain, Yánis Varoufákis, ministre des Finances grec, est poussé vers la sortie ; le lundi 13 juillet, le tout-venant apprend que les dix-huit heures de bataille psychologique, à la fameuse « table des négociations », ont eu raison des espoirs mis dans le gouvernement grec : capitulation en rase campagne, entend-on.

La couleuvre de l’austérité avalée contre un hypothétique rééchelonnement de la dette. « J’assume la responsabilité d’un texte auquel je ne crois pas », affirme Tsipras à la télévision publique grecque. Mercredi, le comité central de Syriza rejette l’accord et dénonce « un coup d’État contre toute notion de démocratie et de souveraineté populaire ».

Entretien traduit en anglais 1. » Alexis Tsipras : « Le peuple grec a tenté de s’échapper de la prison de l’austérité. Rattrapé, il a été placé à l’isolement » Très intéressante interview – heureusement qu’il y a l’Humanité quand même…Quelques commentaires de ma part en exergue. Le 29 juillet, le Premier ministre grec s’exprimait longuement à l’antenne de Sto Kokkino. L’entretien, conduit par Kostas Arvanitis, le directeur de cette radio proche de Syriza, offre un éclairage inédit sur cinq mois d’une négociation aux allures de guerre d’usure avec les créanciers d’Athènes et les « partenaires » européens. Avec l’autorisation de nos confrères, nous en publions ici la retranscription intégrale. Parlons de ces six mois de négociations.

Quel bilan en tirez-vous ? Varouf Parle... - OD. Marie-Laure Coulmin Koutsafis, qui a sélectionné et traduit les poèmes de Titos Patrikios, pour l'anthologie récemment parue au Temps des cerises, intitulée ''Sur la barricade du temps'' (c'est à Marie-Laure que je dois d'avoir eu le plaisir d'écrire la préface de ce beau volume), vient de m'envoyer ce texte, traduit par elle, de l'itv donnée par Varouf à El Pais.

Le voici : Interview complète de Yanis Varoufakis par Claudi Perez du journal El Pais, paru le 2 Août 2015 sur le site "Thougths for the post-2008 world". (www.yanisvaroufakis.eu) Pourquoi est-ce que toutes les interviews de vous que j'ai lues commencent par vous demander si vous allez bien puisqu'il est évident, comme je le vois, que vous allez vraiment bien? Syriza, l’Euro et les opinions des grecs. Un sondage qui vient d’être réalisé en Grèce par BridgingEurope.net sur la période du 22 au 24 juillet 2015, présente des résultats intéressants, qui témoignent d’un changement d’attitude au sein de la population grecque[1]. Le désenchantement vis-à-vis de Syriza apparaît nettement, mais sans que cela change – pour l’instant – les pronostics pour des élections législatives anticipées, qui auront très probablement lieu cet automne.

Le changement le plus spectaculaire porte sur l’Euro. L’écart entre le nombre de grecs désireux de garder l’Euro et ceux désireux de la quitter apparaît bien plus faible que ce qu’annonçaient les sondages de début juillet. Par ailleurs, une majorité absolue des personnes interrogées pense que la Grèce va sortir de l’Euro. Et cela qu’ils approuvent ou désapprouvent cette option. Il convient d’être prudent quant à ces résultats. Grèce : pourquoi le nouveau plan d'aide est déjà un échec. Grèce : y a-t-il un vrai désaccord entre Paris et Berlin ? Dans une interview accordée au quotidien allemand des affaires Handelsblatt et publiée ce lundi 3 août, le ministre français des Finances, Michel Sapin, se plaît à insister sur sa divergence avec Wolfgang Schäuble, son homologue allemand.

Sur la proposition de ce dernier de proposer une sortie temporaire de la Grèce hors de la zone euro, le ministre français a des mots en apparence forts : « Nous avons eu sur ce point un clair désaccord », a-t-il affirmé avant de se montrer encore plus cinglant en martelant que, sur le Grexit, « Wolfgang Schäuble se trompe ». Pas d'accord sans menace de Grexit Ce message peut paraître dur, mais en réalité, il ne dénote aucun fossé sérieux entre Paris et Berlin. Crise grecque : l’Europe kidnappée. Grèce : l’impasse du réformisme. Tsipras s’est toujours placé dans le cadre de l’ordre capitaliste. Grèce : Tsipras s'explique sur le "plan B" révélé par Yanis Varoufakis.

En plein déchirement, Syriza annonce la tenue d'un congrès en septembre. Il l'avait annoncé il y a quelques jours. Grèce : sans allègement de la dette, le FMI refuse de participer au plan d'aide. Cette fois, le FMI a mis ses menaces à exécution. Dans un rapport publié le 14 juillet, l'institution financière de Washington plaidait déjà pour un allègement de la dette,et expliquait que sa participation au plan d'aide était loin d'être acquise. "Nous avons été très clairs sur le fait que (...) nous avons besoin d'une solution concrète et ambitieuse au problème de la dette", pour accorder de nouveaux prêts à Athènes, précisait alors un haut cadre du FMI en dévoilant ce rapport.

Plainte pour haute trahison contre Varoufakis après la révélation d'un plan B. Comment Varoufakis a projeté un système bancaire parallèle en Grèce. Tsipras s’explique sur les ondes de la radio rouge. Tsipras, un fugitif rattrapé par ses geôliers et jeté au mitard ? Hier, lors d’un entretien sur les ondes de Sto Kokkino, la radio de Syriza, le premier ministre grec a comparé son peuple à « un prisonnier qui, parce qu’il a tenté de s’échapper de la prison de l’austérité, a été placé à l’isolement ». Terrible métaphore pour résumer la violence de l’accord extorqué sous la menace, au petit matin du 13 juillet, par ses homologues de l’UE. « Nous sommes fiers d’avoir livré cette bataille. La loi du plus fort s’est imposée en Europe, mais nous avons montré au monde l’impasse de ces politiques », insiste Tsipras, placé de son propre aveu devant une alternative mortifère, capitulation devant les impossibles exigences des créanciers ou chaos bancaire fatal aux petits épargnants. « Notre plus haute priorité était d’éviter une crise humanitaire.

Jamais nous n’avons demandé au peuple, lors du référendum, de voter pour la drachme », justifie-t-il. « Grexit » : une guerre idéologique. Le choix d’Alexis Tsipras de maintenir le référendum de dimanche prochain a conduit ses homologues européens à suspendre les négociations et attendre le résultat du vote. Grèce et maintenant. Cette fois-ci, les dés sont jetés. La Vouli, le Parlement grec, a donné son feu vert aux nouvelles propositions du gouvernement – co-rédigées avec des experts français – aux créanciers du pays (FMI, Banque centrale européenne, Union européenne).

Après « l'accord » insoutenable de l'Eurogroupe : un protectorat en Europe et une nouvelle ère sous domination de l'Allemagne. Il existe un proverbe brésilien qui dit quelque chose comme « si tu restes à côté de la bête, elle te mange. Tsipras n’avait pas de plan B, Merkel en avait deux. Tout comprendre sur la dette grecque en six étapes. Grèce : pourquoi Yanis Varoufakis est-il insupportable aux Européens ? Grèce : des élections anticipées pour resserrer la majorité ?

L'incroyable "plan B" de Varoufakis. L'ENTRETIEN - Varoufakis : "Le gouvernement grec est assez héroïque" Piller la Grèce. Pierre Laurent, la Grèce et les mensonges. Un député frondeur Syriza : « Je n'avais pas le droit d'accepter le chantage européen. Le « Nobel » Krugman, les Européens et l'accord grec.

La gauche et l’euro : liquider, reconstruire. Zoe Konstantopoulou mène la fronde anti-austérité - LeTemps.ch. Un député Syriza: «On ne peut pas gagner la guerre dès la première bataille» Grèce: Syriza au bord de l'implosion. Grèce : la vraie nature du troisième mémorandum. Début de fronde au sein de Syriza et dans le gouvernement contre le retour de la troïka.

Au sujet de la déclaration du Sommet de la zone euro sur la Grèce : Premières pensées, par Yanis Varoufakis. Discours de Zoé Konstantopoulou présidente du parlement Grec. Jeffrey Sachs : « Les Etats puissants seront rattrapés par les souffrances qu’ils infligent» Tsipras : "J'ai signé un accord auquel je ne crois pas mais j'assumerai mes responsabilités" Varoufakis : "La zone euro est un espace inhospitalier pour les gens honnêtes" Grèce : au matin du coup d'État. Alexis Tsipras : une capitulation lourde de conséquences pour les gauches européennes.

Varoufakis révèle les raisons de sa démission. Capitulation. La loi impitoyable du grand capital. En finir avec l’espoir européen. Grèce : la gauche radicale française dénonce «un coup d'Etat financier» Le texte intégral de l'accord UE-Grèce. La défaite de la Grèce, la défaite de l'Europe. Zone euro. Accord à Bruxelles : un plan d’aide humiliant pour la Grèce. Crise grecque. Les propositions de l'Eurogroupe sont bel et bien un coup d'Etat. Zone euro. Accord à Bruxelles : un plan d'aide humiliant pour la Grèce. De lourdes concessions grecques qui attendent encore leurs contreparties financières. Grèce: le projet d'accord durcit encore les réformes exigées. Un insider raconte: comment l'Europe a étranglé la Grèce. Yanis Varoufakis, le James Dean de la gauche européenne. Ces Grecs, héros malgré eux d'un mauvais thriller.