Histoire d'une période noire.
Parcours et destins individuels pendant la Seconde Guerre mondiale. Conservés par le SHD ou un autre organisme relevant du ministère de la défense, divers types de documents peuvent apporter des renseignements sur le parcours des individus engagés d'une manière ou d'une autre dans la Seconde Guerre mondiale. En ce qui concerne les militaires, il reste indispensable de passer d'abord par les documents plus synthétiques recensés dans les fiches consacrées au personnel de l’armée de terre, de la marine, de l’armée de l’air et de la gendarmerie. Fonds de l'administration des anciens combattants conservés par le SHD à Caen Fichier des militaires décédés pendant le conflit (1939-1945) Ce fichier accessible en ligne recense l’ensemble des militaires morts durant les opérations qui se sont déroulées, sur des fronts multiples, entre 1939 et 1945.
Il intègre tant les soldats qui se battirent sous la croix de la Lorraine que les militaires des forces vichystes engagés au Levant ou en Afrique du Nord. Dossiers individuels de décès des militaires des forces alliées. Les Chiffres du STO. Service Après vente (Après 2007) Les chiffres du STO Comme chacun le sait, le STO (Service du Travail Obligatoire) tient une place importante dans l'histoire de Vichy, l'histoire des relations franco-allemandes et l'histoire de la Résistance. A partir de la fin de 1942, quelque 600000 travailleurs français iront rejoindre en Allemagne, au titre du STO, les prisonniers de guerre et les travailleurs volontaires. 1 Quels sont les chiffres et que disent-ils ?
Les Réfèrences indiquées "Durand" renvoient à Yves Durand, "Histoire de la Deuxième Guerre Mondiale", Editions Complexes, 1997 Prisonniers de guerre pendant la seconde guerre mondiale (Durand, p.619) Travailleurs étrangers dans le Reich - d'après Ulrich Herbert - (Durand, p.636) En survolant ces tableaux, on peut d"abord faire quelques observations très simples: Les prisonniers de guerre ne sont pas décomptés dans le tableau des travailleurs étrangers d'Ulrich Herbert. Haut 2 Les chiffres du STO selon Paxton 3 Conclusion sur les chiffres du STO. STO (Service du Travail Obligatoire) Les Déportés du travail. Mais qui étaient il donc? Ils n'étaient ni des soldats, ni des résistants bien que certains aient laissé leurs vies pour leur patrie Un peu d'histoire Juin 1940 !
Les armées allemandes occupent la France, l'Armistice est signée, Pétain est allé serrer la main d'Hitler à Montoire. L'ignoble colaboration se met en place... En violation du droit des gens et de l'article 52 de l'annexe de la Convention de La Haye, ils vont, avec la complaisance du gouvernement de Vichy s'appuyant sur les préfets, la police, la milice et les services de la main d'oeuvre, avec souvent également la coopération d'un certain patronat, déséquilibrer l'économie de la France. Le processus est en cours. Ce sont ces diverses phases que nous allons resituer d'octobre 1940 à juin 1944. Elle révèle également la volonté de priver les forces d'opposition d'un vivier de résistance à l'occupant. Appel aux volontaires Appel aux volontaires pour "la relève des prisonniers de guerre" (juin 1942) L'acte dit loi du 4 septembre 1942.
Jean Giboureau, un STO parmi tant d'autres. Jean Giboureau est né le 11 octobre 1922, en Touraine et a donc été directement concerné par la loi du 16 février 1943 et son décret d’application de la même date « portant institution du service du travail obligatoire. J.O. du 17 février 1943 p. 461 et 462 ». En effet par ces textes, tous les Français de sexe masculin nés entre le 1er janvier 1920 et le 31 décembre 1922 « sont astreints à un service du travail d’une durée de deux ans qu’ils pourront être tenus d’exécuter à partir de la date de publication du décret ».
Jean habitait alors 9 rue Buffon à Paris et travaillait comme dessinateur industriel à la SNCF. Il a tenu un « journal de bord » dès le jour de son départ et a conservé de nombreux documents (dont des lettres) de ses mois passés en Allemagne. Photo de Jean devant le monument de Guillaume à Berlin Dans les années 1960-1970, Jean est allé plusieurs fois en RDA, en voyage-souvenir (voyage-pèlerinage ?) Le carnet noir « A 18h5 (18h05 ? Le contrat N.B. Plan de la chambre. LE STO, Service du Travail Obligatoire - Le blog de Diedrich. Comme nous le savons tous, la STO (service du travail obligatoire) occupe une place prédominante dans l'histoire de Vichy, mais aussi l'histoire des relations Franco-allemande et celle de la Résistance. A partir de 1942, quelques 600000 travailleurs français, composés principalement de prisonniers de guerre et de volontaires, partiront pour l'Allemagne au titre du STO.
Parallèlement pendant cette même année, Hitler conduit une guerre dite "totale," puisqu'elle implique l'intégralité de l'économie allemande, qui progressivement se transformera en économie de guerre. En effet, dans ce contexte les usines d'armement allemandes fonctionnaient 24h/24 et de ce fait elles avaient un grand besoin de main-d’œuvre car les Allemands étaient pour la plupart enrôlés sur les différents théâtres d’opération militaire Aux origines du STO Discours de propagande de Marcel Déat sur la relève A la fin du mois de Juin est annoncée la "relève".
Les débuts du STO Bilan du STO Anne-Sophie Lombardo et Anais Webert. Le S.T.O. Après la défaite, la France signe le 22 juin 1940 un traité d'armistice qui comporte des clauses très dures. La France est coupée en deux par la ligne de démarcation, et se trouve dépossédée des trois départements de l'ancienne Alsace-Lorraine. Son armée est démobilisée et ses prisonniers ne sont pas libérés. Contrainte de verser 40 millions par jour pour couvrir les frais d'occupation, la France doit également placer son économie au service de l'effort de guerre allemand.
Le S.T.O. Aussitôt installé, l'occupant fait ainsi travailler à son compte les entreprises françaises. Après avoir prélevé une part importante de la production industrielle et agricole, les dirigeants du Reich exige le départ pour l'Allemagne des travailleurs français. Face à l'ampleur des pertes allemandes sur le front de l'est, la mobilisation de tous les hommes valides, les nécessités d'une guerre totale, les besoins de main d'oeuvre étrangère sont plus importants.
La "justification" du STO. Le STO ( service travail obligatoire ) - Dona Rodrigue. Seconde partie Durant toute cette période, l'administration de Vichy joue largement le jeu, y compris en mobilisant contre les premiers réfractaires, la police, la gendarmerie et mêmes les maires des villes et villages, sans compter l'implication des troupes d'occupation. En quelques semaines, la demande de Fritz Sauckel est donc satisfaite. il a obtenu son contingent d'esclaves.
L'effet de surprise passé, les travailleurs commencent à organiser des répliques et il y aura des grèves importantes dans différentes régions, notamment dans la région lyonnaise dès octobre 1942, à la SNCF, aux aciéries de Vénissieux, aux établissements Berliet, etc. avec interventions des <<forces de l'ordre>> pour casser le mouvement. Les effets de la loi du 4 septembre 1942 s'essoufflant, et les demandes de Sauckel redevenant plus pressantes, il faudra recourir à d'autres moyens.
En Septembre 1943, il signe un accord en ce sens avec Jean Bichelonne, secrétaire d'Etat à la Production industrielle.