Au CO-tidien. Nous reproduisons sur cette page la typologie des services de partage et de consommation collaborative que nous avons élaborée dans le premier chapitre du livre. Nous la compléterons au fur et à mesure, car de nouveaux services apparaissent tous les jours ! Merci à la graphiste Nelly Mary pour les 4 pictogrammes illustrant notre typologie. La diffusion de cette liste est soumise au Creative Commons (libre reproduction, non commercialisation et citation de l’auteur).
Une organisation ou un particulier partage l’usage d’un bien et se fait rémunérer pour cela. On peut partager… Co-élaboration Certaines logiques regroupées ici sont fort anciennes, comme les projets associatifs, coopératifs et mutualistes : c’est l’échelle de valeurs et le degré d’engagement formel qui permettent de différencier les approches. Le troc Je peux échanger : Co-habitation La logique de don est remise au goût du jour : don entre personnes mais aussi au sein d’une communauté d’appartenance. Achat d’occasion, récup, partage : les Français se débrouillent. Alors que se tenait hier la première Journée mondiale du partage (Global Sharing Day), plusieurs études publiées récemment font le point sur le phénomène, et les communautés s’organisent pour valoriser ces nouveaux modes de consommation.
Débrouille, récup, revente, location, achat d’occasion… où en sommes-nous en France? Cela va-t-il prendre de l’ampleur dans les années à venir? Eléments de réponse ci-dessous. De moins en mieux Commençons par le commencement. La notion de consommation collaborative émerge en France depuis 2010 environ. Les raisons invoquées pour justifier cette envie ? Consommer mieux, ça veut dire quoi ? Ceux qui affirment vouloir consommer moins mais mieux passent-ils à l’acte pour autant ? Extrait de l’étude de l’Obsoco Mais, pour l’Obsoco, les choses progressent : « Le développement des sites de location entre particuliers (par exemple, Zilok) et l’engagement récent de grandes enseignes de la distribution dans la location (par exemple, Leroy Merlin ou M. Il vit dans un mobil-home, ses voisins lui ont bel et bien construit une maison.
Où l’on reprend des nouvelles de Fred et de la maison (en bois) que ses voisins voulaient lui construire… Nous avions parlé ici-même il y a quelques mois de ce chômeur de 47 ans originaire de Picardie vivant dans un mobil-home déglingué dans un petit village de Vendée, Saint-Martin-des-Fontaines, où il s’est installé afin d’être à proximité de ses trois enfants et de leur mère, dont il est divorcé. Inquiets par la vétusté de son logement, des habitants du village s’étaient alors mobilisés dans le but de lui offrir un toit digne de ce nom.
Sur fond de crise économique et de délitement social, cette histoire de solidarité pouvait sans doute paraître "trop belle" pour être vraie. Il n’en est rien. Fred devant sa maison, quasi-terminée. (Photo : Frédéric Potet/Le Monde) La maison est là, quasi-terminée, juste à côté du vieux mobil-home promis à la destruction. Plus de cinquante artisans et entrepreneurs des environs ont offert qui des matériaux, qui des coups de pinceau ou des tours de vis. Jardinier résistant, échange graines de laitues contre plants de tomates. Ça n’est qu’un petit stand dans le coin d’une foire bio, à Chadrac, tout près du Puy-en-Velay (Haute-Loire). Une table remplie de sachets de papier froissés, où se côtoient des dames bien mises et des jeunes hommes un peu débraillés. On n’y vend ni achète rien : ici graines et plants sont mis à disposition des jardiniers désireux de découvrir de nouvelles espèces ou de propager des semences rares.
Ce stand à l’air anodin, mais c’est un petit nœud de résistance. Car aujourd’hui, alors que la passion française pour le jardinage est au plus haut, les jardineries ont remplacé les échanges entre voisines, et les graines en tous genres se négocient à plusieurs dizaines d’euros les 100 grammes. Le stand d’échange de graine lors du festival organisé par Nature et Progrès 43. © Antonin Sabot / LeMonde.fr Evidemment, rien ou presque, ici, ne figure au fameux catalogue.
Les hybrides F1 : une taxe déguisée sur les potagers VIDEO : Comment trier des graines ? © Antonin Sabot / LeMonde.fr. La salle de classe planétaire. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Flore Vasseur Daphne Koller a une dent contre l'école. Enfant, cette Israélienne veut découvrir les équations du troisième degré et la danse, l'histoire de la Grèce antique et la poésie.
Comme tous les élèves, elle doit subir le programme, rentrer dans les cases. Sa soif d'apprendre se cogne à l'éducation formatée. Elle abandonne l'école, avec le soutien de ses parents. Elle entre à l'université hébraïque de Jérusalem à 13 ans, obtient sa maîtrise à 18 ans. A 21 ans, elle quitte Israël pour Stanford et un PHD en génie informatique. Daphne commence par devenir professeur. Devenue l'une des enseignantes les mieux notées de l'un des campus les plus réputés, l'ennui revient pourtant : "Passer ma vie à aller dans la même salle de classe, faire la même leçon, raconter les mêmes blagues, au même moment..., ce n'est pas une bonne utilisation de mon temps ni de celui des élèves.
" Stanford embraye, débloque 150 000 dollars. Comment gérer cet afflux ? Les coopératives d’habitants, des outils pour refonder la ville durable - Yann Maury, docteur d’Etat en Science politique, professeur à l’Université de Lyon (ENTPE) Pour voir la vidéo cliquer ICI Dans nos sociétés contemporaines de marché, le logement est pour l’essentiel devenu un objet de spéculation financière et de rente, un objet à « forte intensité capitaliste » (Jean louis Laville 2006). La sphère immobilière s’est ainsi « désencastrée » (disembedded) (Karl Polanyi) de la cité qui en a perdu le contrôle. Participant à cette « insouciante activité du marché » (David Bollier.2003) et à ses effets, une chaine immobilière marchande à étages multiples s’est mise en place : du repérage d’un foncier, en passant par la conception du projet immobilier, le choix requis des matériaux et des techniques de construction, l’octroi d’un prêt, l’établissement d’un prix de revient, de vente et la définition de marges financières ...
Dans ce concert, chaque opérateur qui y a partie liée, entend dégager un surplus et satisfaire son intérêt immédiat. Bibliographie. Usages, mésusages. C'est en lisant Paul Ariès (Wikipédia), rédacteur en chef du Sarkophage - notamment La simplicité volontaire contre le mythe de l'abondance -, que j'ai mieux compris les limites qui me chiffonnaient dans la consommation collaborative.
Celle-ci nous est souvent présentée sous les atours du partage et du don, alors qu'elle n'en est pas toujours. Le covoiturage et l'autopartage ne sont pas inspirés par une vision altruiste, comme on l'entend trop souvent. Le premier moteur du covoiturage et de l'autopartage n'est pas le partage, mais l'économie. Ce n'est pas sauver la planète qui motive les covoitureurs et les autopartageurs, mais amoindrir l'impact de la crise sur leurs finances personnelles, comme le soulignait déjà l'étude 2010 de l'Institut d'aménagement et d'urbanisme d'Ile-de-France (.pdf).
Les utilisateurs de ces services sont d'abord à la recherche de revenus complémentaires. La consommation collaborative... c'est encore de la consommation De l'usage au mésusage Hubert Guillaud. Un roman sauvé par la police scientifique. De plus en plus de séries policières et de films mettent en avant le travail de fourmi et l'ingéniosité de la police scientifique. Une fois n'est pas coutume, c'est de sa générosité que je voudrais parler, à travers un fait divers sans vol ni crime, qui a fait le tour de la presse britannique ces derniers jours. C'est l'histoire de Trish Vickers, une femme de 59 ans qui vit à Charmouth, une bourgade située sur le littoral du Dorset, dans le sud de l'Angleterre.
Cela fait sept ans que Trish Vickers, diabétique, a perdu la vue des suites de sa maladie. En 2011, elle a décidé de se lancer dans son premier roman. Trish Vickers a ainsi rempli 26 pages, attendant que son fils Simon lui rende visite pour lui relire ses premiers chapitres. Depuis longtemps, en effet, la police scientifique sait faire parler les pages blanches. Brainstorming : la créativité de groupe en question. Nous avons fréquemment mentionné Jonah Lehrer dans nos colonnes. Ce jeune neuroscientifique, blogueur et écrivain, a le don pour éclairer les sujets souvent complexes de la cognition de manière claire et originale. Dans un récent article pour le New-Yorker, il s’est penché sur le phénomène de l’intelligence collective, et notamment sa forme la plus ancienne et la plus commune, le « brainstorming ». Le brainstorming en question Le brainstorming, nous explique-t-il, est né peu après la fin de la Deuxième Guerre mondiale, à l’instigation d’Alex Osborn, publicitaire en vue de l’époque.
Problème, explique Lehrer, cette technique est loin d’être aussi efficace qu’on veut bien le dire. Image : Vaut-il mieux brainstormer avec soi-même qu’avec les autres ? Les bienfaits de la critique Mais surtout, ce que Lehrer met en cause, c’est l’interdiction de toute critique. Les lois de la composition Lehrer a été chercher la réponse du côté de… Broadway ! Les lieux créatifs Ce n’est pas ce qui s’est passé. Tirer le meilleur des conflits - strategie-d-entreprise.
Les conflits peuvent diviser, mais ils peuvent également permettre aux organisations d’être plus performantes. C’est à nous d’adopter l’attitude la plus constructive, estime Diana McLain Smith. Une entrevue réalisée par Karen Christensen, Rotman Magazine Selon vous, la réussite d’une entreprise dépend de la qualité des relations interpersonnelles.
Comment êtes-vous parvenue à cette conclusion ? Au cours de la trentaine d’années où j’ai travaillé avec des cadres supérieurs, j’ai été frappée par l’influence des relations interpersonnelles sur la capacité des dirigeants à prendre de bonnes décisions. La justesse d’une décision et la rapidité avec laquelle elle est prise, le désir d’innover, la manière d’aborder la perfor¬mance et la volonté d’apprendre des erreurs commises dépendent de la solidité des liens au sein de l’équipe. Comment ont-ils pu en arriver là ? Lorsqu’on est en désaccord avec quelqu’un, on a tendance à penser qu’il est à la source du problème. Place Publique - Média citoyen, relais d’engagements associatifs et outil de démocratie participative.
Par Muriel Jaouën, le 18/06/2011 Une étude du Centre d’analyse stratégique incite les entreprises à davantage associer leurs salariés aux organisations et aux décisions. Coup dur pour le management “à la française”. Une étude (*) du Centre d’analyse stratégique (CAS) montre qu’en associant les salariés aux décisions, les entreprises limitent l’absentéisme. De quoi ébranler les fondements d’une approche particulièrement statutaire et segmentée des organisations, sous-tendue par un culte quasi atavique de la hiérarchie. Pour identifier les facteurs les plus influents sur la “mobilisation” des salariés (intéressement, incitations, participation…), le CAS a projeté les taux d’absentéisme sur les divers modèles de management mis en œuvre dans les entreprises. Les Plans d’épargne entreprise plus efficaces que le simple intéressementLes ressorts basés sur les incitations financières ne sont pas totalement nuls. Il en irait de même avec la participation des salariés au capital de l’entreprise.
"Génération processus" versus "génération collaborative" Le gouvernement par les processus Nous sommes témoins, comme tant d’observateurs du monde du travail d’une réalité paradoxale : dans un monde des affaires hyper compétitif, où la place de l’innovation est devenue une obligation cardinale, l’organisation des entreprises ne cesse singulièrement ces dernières années, de se complexifier.
A tel point qu’il en devient souvent contreproductif. On voit ainsi se déployer progressivement une nouvelle forme de bureaucratie, que l’on peut qualifier, pour simplifier, de « gouvernement par les processus », venant ainsi empiéter progressivement, sur les prérogatives attribuées aux managers de proximité. La multiplication des dispositifs de contrôle, liées in fine, à la pression des actionnaires (reporting, indicateurs de performance…) en constituent l’illustration la plus patente et contribue à fabriquer une culture de défiance et des effets pervers (contournement des règles, démotivation, etc.).