background preloader

DémocNum

Facebook Twitter

Les défis du changement climatique vus par le philosophe Bruno Latour. Pierre Rosanvallon : «Gouverner aujourd’hui, c’est séduire pour survivre» Du désengagement citoyen sans cesse déploré à la crise de la représentativité régulièrement invoquée, le débat sur l’Etat ou l’épuisement de la démocratie semble parfois tourner en rond.

Pierre Rosanvallon : «Gouverner aujourd’hui, c’est séduire pour survivre»

Avec le Bon Gouvernement, en librairie jeudi (1), l’historien Pierre Rosanvallon décentre habilement la réflexion. Au-delà des imperfections de la représentation, dit-il, nous n’avons pas pris assez conscience que l’enjeu central de la démocratie contemporaine est désormais le rapport entre gouvernés et gouvernants. Or, dit le professeur au Collège de France, il n’y a pas de théorie démocratique de l’action gouvernementale, comme si présidents et Premiers ministres étaient encore guidés par les conseils au Prince ou la pensée de Machiavel ! D’un François Hollande piégé par ses promesses à l’acrobatique bricolage de Tsipras, Pierre Rosanvallon passe en revue les dernières pratiques des gouvernants.

Ne se joue-t-il pas en Grèce un moment démocratique hors norme ? Qu’a-t-il réussi ? Pierre Rosanvallon : "Le pouvoir contre l'intérêt général" LE MONDE | • Mis à jour le | Par Gérard Courtois (Le grand débat) Confusion des légitimités, mépris de la démocratie sociale, oubli de la morale publique nourrissent la défiance des citoyens envers le chef de l'Etat.

Pierre Rosanvallon : "Le pouvoir contre l'intérêt général"

Entretien avec Pierre Rosanvallon, historien. Dans "La Contre-Démocratie" (2006), vous analysiez la dissociation entre légitimité des gouvernants et confiance des gouvernés. Ce qui s'est passé en France depuis quelques années confirme-t-il ce grand écart ? Oui, la défiance s'est renforcée. Le deuxième élément est que le monde de la nouvelle révolution industrielle et de la globalisation dans lequel nous sommes entrés est un monde beaucoup plus incertain, plus mobile, plus diffus, donc plus inquiétant.

Il s'agit là du cadre commun à tous les pays démocratiques. Une deuxième cause de défiance est plus spécifique à l'univers politique : c'est la dissociation entre une démocratie d'action et une démocratie d'élection. Mais la démocratie d'action est d'un autre ordre. Qu'est-ce que le Digital Labor. Par Antonio A.

Qu'est-ce que le Digital Labor

Casilli. « Le digital labor est avant tout un domaine derecherche universitaire en plein essor. Aux États-Unis, en 2009, « The Internet as playground and factory » a été la première conférence sur ce sujet (les actes ont été publiés en 2012 sous le titreDigital Labor. The Internet as playground and factory, sous la direction de Trebor Scholz[+] NoteTrebor SCHOLZ (dir.): Digital Labor :The Internet as Playground andFactory, New York, Routledge, 2012. [1]. Plusrécemment un ouvrage majeur sur la question estparu : Digital Labour and Karl Marx, de Christian Fuchs[+] NoteChristian FUCHS, Digital Labour and Karl Marx, New York, Routledge, 2014 [2], chercheur autrichien en activité en Angleterre. . [3] et, en novembre 2014, la New Schoolde New York a accueilli un autre colloque sur lesujet : Digital Labor : Sweatshops, Picket Lines, Barricades[+] Note Voir le site web de la conférence [4].

À qui profitent les biens culturels gratuits sur Internet. La gratuité est un leurre pour les internautes. « Pour les biens culturels, ils payent déjà beaucoup de choses : l’ordinateur, la connexion Internet, etc. » estime Guillaume Sire.

À qui profitent les biens culturels gratuits sur Internet

Ainsi, les jeunes générations ont pris l’habitude d’intégrer dans leur budget loisirs l’achat d’équipements de marque, souvent onéreux. Les auteurs donnent l’exemple d’Apple, qui réalisait 92 % de son chiffre d’affaires grâce à la vente de matériel au premier semestre de 2014, iTunes représentant donc une faible partie de ses revenus. « Bien que les activités culturelles constituent un des usages majeurs d’Internet, les dépenses des ménages se concentrent non pas sur l’acquisition de contenus, mais sur le matériel et les services qui leur permettent d’y accéder. » concluent Joëlle Farchy, Cécile Méadel et Guillaume Sire.

Outre le pouvoir d’achat, le travail des consommateurs intéresse également les entreprises du numérique.