Territoires

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L'Etat peut-il avoir un projet pour le territoire ?

Accueil > Les numéros précédents > Les échelles de la ville Article paru dans le Numéro 82 Mars 1999, Les échelles de la ville Daniel Béhar, Philippe Estèbe http://www.annalesdelarechercheurbaine.fr/article.php3?id_article=256
Débat introduit et animé par Philippe ESTEBE, enseignant à l’Université de Toulouse-le-Mirail et à l’Institut d’études politiques de Paris, membre du bureau d’études Acadie. Entre région et commune, quelle place pour le département ? Gage d’égalité territoriale ou archaïsme géopolitique ? Lorsque Jean-Pierre Raffarin annonce son grand chantier de refonte de la décentralisation en 2002, le sort du département semble définitivement réglé : il ne disparaîtra pas, mais il va devenir une collectivité territoriale de second rang, plutôt spécialisée, encadrée par deux autres collectivités à vocation généraliste : les agglomérations et les pays d’un côté, les régions de l’autre. Deux ans plus tard, le bilan se révèle non seulement maigre pour les régions et les agglomérations, mais surtout plutôt positif pour les départements.

Faut-il supprimer le département ?

http://www.cafe-geo.net/article.php3?id_article=253

Philippe Estèbe

http://territoires2040.datar.gouv.fr/spip.php?auteur16 Géographe et politiste, il est professeur à l’IEP de Paris et à l’École des Ponts-et-Chaussées. Il a été nommé, début 2009, directeur de l’IHEDATE (Institut des Hautes Études de Développement et d’Aménagement des Territoires en Europe). Il a commencé sa carrière professionnelle comme directeur d’études à Ten (coopérative de conseil), puis a été chargé de mission à la Scic (groupe CDC) de 1991 à 1992, puis à la DIV, et enseignant à l’Uni¬versité de Toulouse Le Mirail (1995-2005).

Livre Gouverner la ville mobile - P. Estèbe - Intercommunalité et démocratie locale

http://www.eyrolles.com/Loisirs/Livre/gouverner-la-ville-mobile-9782130566625?xd=qpt43imqglg2mf4qeb2849ts77 L'espace urbain contemporain tend à se dissocier entre des métropoles orientées vers une production mondialisée et des espaces tournés vers les fonctions résidentielles, domestiques ou récréactives. Du coup, la formule d'un régime unique de gouvernement des villes perd de sa crédibilité. Deux régimes se dessinent : celui des villes centres, socialement mélangé et tourné vers la compétition économique, et celui des intercommunalités périphériques, socialement homogène et spécialisé dans les services à la personne.
http://www.lemonde.fr/idees/article/2009/11/23/le-projet-du-grand-paris-n-est-pas-metropolitain-par-daniel-behar-et-philippe-estebe_1270707_3232.html

Le projet du Grand Paris n'est pas métropolitain, par Daniel Behar et Philippe Estebe

La discussion autour du projet de loi relatif au Grand Paris tend à mettre en cause son rabattement sur un schéma de transports , pour peser les vertus respectives d'un parcours aérien ou souterrain ou à incriminer son manque de vision globale pour l' Ile-de-France . Là n'est pas la question : au sein d'une "République décentralisée" , il n'est pas de la légitimité de l'Etat de définir cette vision. En revanche, il lui revient bien d'énoncer une stratégie de développement de la région-capitale, c'est-à-dire définir les conditions de sa contribution optimale à la performance de la France dans le contexte de la mondialisation. Sur ce plan, ce projet propose comme préalable implicite une rupture doctrinale tout à fait justifiée avec un des dogmes fondateurs de "l'aménagement du territoire à la française" , celui du rééquilibrage entre Paris et la province. Avec l'attractivité renouvelée des grandes villes et du tissu rural, cette posture n'était plus de mise.
Quel succès ! Dans la grande agitation-perturbation de la réforme territoriale, la perspective d’un pôle métropolitain, c’est un peu la carte Joker. La construction métropolitaine reste politiquement impossible ? Joker ! Vous auriez voulu être métropole mais n’avez pas la taille requise ? Joker ! http://www.metropolitiques.eu/Poles-metropolitains-du-faire.html

Pôles métropolitains : du « faire territoire » au « faire politique », ou la nouvelle bataille de l’interterritorialité