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» Faut-il éteindre la télé pour être mieux informé ? » Quoi - Actualité. Un récent sondage de l'université Fairleigh Dickinson dans le New Jersey révèle que les téléspectateurs de la chaîne américaine Fox News sont moins bien informés que les gens qui ne regardent aucune chaîne. Les habitants de l'État du New Jersey ont été interrogés sur leur connaissance de l'actualité en fonction de diverses sources d'information. Les téléspectateurs qui regardent Fox News ont moins de chance de savoir que les Égyptiens ont chassé Moubarak du pouvoir (18 points en dessous) et que les Syriens n'ont pas encore renversé leur gouvernement (6 points en dessous) que ceux qui ne s'informent pas.

Au contraire, ceux qui lisent The New York Times ou USA Today ont plus de chance (12 points au-dessus) de savoir que les Égyptiens ont chassé Moubarak du pouvoir que ceux qui ne s'intéressent pas à l'actualité. Selon les chercheurs, le fait que Fox News soit pro Républicains (la droite aux États-Unis) n'a aucune incidence sur les résultats du sondage. Comment a été fabriqué cet article ? L’indépendance journalistique en télévision : approches structurelles et procédures professionnelles sur le terrain. Le cas de France 3 Toulouse. 1De nombreux ouvrages traitent de l’indépendance des journalistes de la télévision, mais ils émanent, pour la plupart, soit d’une étude « extérieure » en sciences de l’information et de la communication et de la sociologie des médias, soit d’une publication par des journalistes eux-mêmes. 2Notre propos concerne ici les dispositifs médiatiques et les pratiques professionnelles de ces journalistes et met en perspective des approches issues de la sociologie des médias et des sciences de l’information et de la communication.

Notre étude adopte une approche praxéologique et se situe sur le micro-terrain de la rédactionde France 3 Toulouse. 1 Nous employons, de manière équivalente, les termes de journaliste, rédacteur, acteur : il s’agit t (...) 3Nous basons notre étude sur des approches structurelles du travail journalistique à partir de l’analyse de reportages réalisés par les journalistes de France 3 et de nos entretiens avec eux. Les journalistes L’« indépendance » et l’« autonomie » Le ton journalistique : petite leçon de formatage.

Le journalisme de télévision en France. La télévision à ses débuts se voulait culturelle, en instruisant mais aussi en divertissant les téléspectateurs. Les contraintes du marché économique et de l’audimat n’existaient pas encore. En revanche, dès sa création, la télévision nous a permis de voir le monde en images. Par conséquent, le médium télévisuel abolit les distances, prolonge notre vision et se veut une fenêtre ouverte sur le monde ; "abolir la distance, c’est abolir le temps, c’est être omniprésent".

Le journalisme de télévision naît sous ce principe, comme le souligne Pierre Corval : "La première manière de faire de l’information télévisée, c’est de dépêcher sur les lieux un cameraman". Ainsi, l’émission Cinq colonnes à la une, à ses débuts, à la fin des années 1950, privilégiait l’événement et le reportage. Peu à peu, à cette forme de journalisme s’est substitué un journalisme d’examen, dont le studio incarne le lieu d’exercice. Journalisme d'investigation à la télé : faisable, mais épineux. Une personne prend des notes (Sskennel/Flickr) (Du Touquet) L’investigation à la télévision est-elle menacée ?

A l’heure où les termes de « révélations » ou d’« enquête » reviennent de plus en plus dans les noms d’émissions, alors que ceux de « censure » ou d’« autocensure » se multiplient dans les rubriques télé des journaux, la question méritait d’être débattue. Après les caméras cachées l’an dernier, elle était l’objet du grand débat du Figra 2010, organisé par la Société civile des auteurs multimédia (Scam). Rue89 en a discuté, en coulisses, avec quelques-uns de ses participants, et avec d’autres journalistes ou producteurs présents au Touquet. Certains ont voulu rester anonymes, d’autres pas. Hervé Brusini s’exprimait à la tribune. Pour Brusini, il n’est pas plus difficile d’enquêter à la télé aujourd’hui qu’autrefois. . « Je suis stupéfait qu’on continue à employer le terme de “censure”. Chabot « plus attentive » aux sujets politiques qu’aux autres ?