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Hommes féministes

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Rupture anarchiste et trahison proféministe. En tant que féministe, je n’attends pas Le Sauveur.

Rupture anarchiste et trahison proféministe

Je sais que, quelque soit l’homme qui est en face de moi, il est celui qui bénéficie de l’oppression des femmes, de l’oppression que, jours après jours, je subis. Quoiqu’il en dise. Qu’il l’admette ou non. Je l’ai appris à mes dépens, après des années de discussions affectueuses mais infructueuses auprès de mes camarades et compagnons. Au départ, je voulais tenter de changer les choses en faisant appel, avec le plus de pédagogie possible, à leur cohérence, amour et amitié. Nos amis et nous.

Nous comptons de bons amis parmi les hommes.

Nos amis et nous

Nous les fuyons comme la peste, et eux tâchent de forcer notre intérêt : qui ne reconnaîtrait là la démarche même de l’amitié ? Y. Florenne, aux premiers rangs de ceux-ci, n’arrête pas d’être amical du haut de sa colonne du Monde. C. Alzon, du haut de sa tribune du même ou de sa chaire de Vincennes, se proclame « féministe ». Tous ces amis, ces partisans masculins de la libération des femmes, ont plusieurs points communs :

La violence de l’appel au calme – Ronin. Leçon de grammaire – Raymond, reviens, t'as oublié tes chiens ! En ces temps de débats stériles sur la façon de cultiver les nénufars, il m’a semblé judicieux d’ajouter mon pavé dans la gueule grammaticale.

Leçon de grammaire – Raymond, reviens, t'as oublié tes chiens !

Voici donc une leçon de grammaire que j’intitule sobrement : “cis est un adjectif (1)”. Cis est un adjectif. Figurez-vous que j’ai appris récemment (je suis jeune il est vrai) que dans les années 2000, et encore parfois maintenant(2), le terme de “transfemme” était/est utilisé par certaines féministes pour bien séparer les femmes trans des femmes tout court. Pour poser un peu mieux l’emploi de ce terme, les personnes qui utilisent ce terme sont proches, sans forcément en faire partie, d’une mouvance féministe qui au nom d’un matérialisme mal digéré considèrent les femmes trans comme des hommes infiltrés dans les milieux lesbiens et/ou féministes. Pour sacrifier un peu à l’esprit de libérale-inclusivité à la mode, ces personnes acceptent de nous nommer malgré tout “femmes” mais pas complètement : il faut préciser que nous n’en sommes pas vraiment.

Moi, ça va. Rupture anarchiste et trahison proféministe. Pourquoi refuser d’être des « vrais hommes » Les conservateurs comme Éric Zemmour, Alain Soral et les membres de la Manif pour tous nous racontent que la société s’est dévirilisée, et qu’il faudrait restaurer le règne des vrais bonshommes pour résister à la crise morale et économique.

Pourquoi refuser d’être des « vrais hommes »

Rien n’est plus faux : parents, médias et institutions apprennent toujours aux hommes à vouloir devenir des « vrais hommes », et cela nous nuit à tous, hommes ou femmes, homosexuels, bisexuels ou hétérosexuels, en tant qu’individus et en tant que collectif. Cet hiver, l’essayiste Éric Zemmour a sorti un pavé intitulé Le Suicide français. À travers une chronique des 40 dernières années de notre histoire, il explique au lecteur que tous les malheurs qui arrivent au peuple, en terme de perte de souveraineté, de paupérisation et d’effondrement des solidarités, seraient dus à un renoncement à l’autorité du père, à la puissance virile.

À quoi sert le virilisme ? Oui, les hommes ont un pénis, les femmes un vagin. Hommes et féminisme. Les luttes féministes peuvent-elles se passer des hommes ? Il va falloir se mettre en tête - que je me mette en tête - que le féminisme ne se passera pas des hommes.

Les luttes féministes peuvent-elles se passer des hommes ?

Anthologie Twitterienne de la lutte contre le sexisme : (avec tweets) · ClementSalviani. Refuser d'être un homme : Pour en finir avec la virilité de John Stoltenberg. Je vais donc vous résumer le livre Refuser d'être un homme : Pour en finir avec la virilité de John Stoltenberg.

Refuser d'être un homme : Pour en finir avec la virilité de John Stoltenberg

Je tiens à souligner que Martin Dufresne n'a, comme d'habitude pas réussi à taire sa transphobie dans l'introduction avec la phrase "confisquer les rares ressources encore concédées aux femmes quitte à se prétendre vaguement transgenre". Que vous ne soyez pas d'accord avec le queer est un choix idéologique. Que vous en profitiez pour étaler votre transphobie n'est pas un choix, ni une opinion.

On ne se prétend pas transgenre. je croyais que les tenants du "on saute d'une identité de genre à l'autre au gré de ses envies" étaient les tarés affiliés à la manif pour tous. Je constate une fois de plus qu'il y en a au sein même des mouvements féministes. Dans le brillant chapitre L'éthique du violeur, il démontre le sens politique de l'identité sexuelle. La non-mixité : une nécessité politique. La ségrégation, c’est-à-dire la séparation imposée, l’accès réservé à certaines places ou certains espaces sociaux, est une des principales formes que prend la domination – que ce soit la domination des riches sur les pauvres, celle des hommes sur les femmes ou celle des blancs sur les non-blancs.

La non-mixité : une nécessité politique

Mais ce n’est pas la seule : de nombreux mécanismes de domination perdurent au sein même des espaces sociaux mixtes, malgré la mixité, voire parfois grâce à elle. C’est ce que montre Christine Delphy dans le texte qui suit : la mixité n’est pas en elle-même un bien qu’il faudrait opposer sans discernement à une non-mixité forcément « enfermante » et « étouffante » ; la non-mixité n’est en fait oppressante que lorsqu’elle est subie, au même titre que peut être oppressante une mixité ou une proximité subie. Je voudrais parler ici des différents sens de la mixité, en particulier mais pas exclusivement de la mixité entre les sexes, et de la non-mixité. La non-mixité subie La mixité sans l’égalité. Hommes et féminisme. J'étais en train d'écouter une émission sur le "féminisme au masculin" et d'un coup cela m'a profondément gonflée.

Hommes et féminisme

Les hommes sont une classe dominante. Qu'ils le veuillent ou non. Ils en font partie qu'ils le souhaitent ou pas. Si vous êtes embauché au même poste qu'une femme à compétences et diplômes égaux, vous serez probablement mieux payé. Une heure de peine light. Aux gars, par un gars : ce que la non-mixité femmes a changé pour moi.

Si vous emmerdez les luttes féministes, alors vous êtes des ennemis politiques, dites-le clairement.

Aux gars, par un gars : ce que la non-mixité femmes a changé pour moi

Dans ce cas-là, merci de laisser ce site internet aux personnes qui se battent pour leur libération, et écrivez ailleurs. Si les luttes féministes vous emmerdent, alors fermez-la et ne vous battez pas contre elles. Etre féministe avec une bite. La twittosphère s’est emballée hier autour d’un article publié sur le blog Genre ! Et du concept très controversé qu’il introduisait : le mansplaining, ou « mecsplication ». Le mansplaining (définition originelle ici) désigne, en gros, l’attitude paternaliste et condescendante par laquelle un mec t’explique qu’il « sait », mieux que toi quelque chose que pourtant de toute évidence tu maîtrises un milliard de fois mieux que lui. Ce concept s’applique avec un bonheur tout particulier à ces mecs qui t’expliquent sans ciller qu’ils savent mieux que toi ce qui est sexiste et ce qui ne l’est pas. Et ne peuvent pas s’empêcher de te donner au passage une petite leçon de féminisme : ce fameux « Tu as raison d’être féministe / moi aussi je suis pour l’égalité hommes femmes, MAIS je pense que le féminisme aujourd’hui fait fausse route / que le VRAI combat féministe c’est… ».

Pornfreeculture : Feminist men, THIS is what...