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La France et le nucléaire

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L’ASN détaille ses exigences à Areva, EDF, et au CEA. Au mois de janvier, le gendarme du nucléaire rendait ses conclusions suite aux évaluations complémentaires de sûreté lancées en France après l’accident de Fukushima. Ce jeudi 28 juin, il présente le détail de ses prescriptions. "Beaucoup pensent que Fukushima est derrière nous, mais c'est en fait devant nous", a souligné le directeur général de l'Autorité de sûreté nucléaire, Jean-Christophe Niel, en marge de cette présentation à la presse.

C’est la raison pour laquelle l’ASN a développé son millier de prescriptions durant 6 mois. Elle a présenté une série de 32 décisions, comportant chacune une trentaine de préconisations, pour 19 centrales nucléaires exploitées par EDF mais aussi 8 sites d'Areva (liés au combustible) et 5 sites du Commissariat à l'énergie atomique (CEA, pour la partie recherche). 38 inspections, 100 jours de contrôle Pour chacun des acteurs, il détaille donc une série d’exigences et donne un calendrier. Les discussions avec EDF sur le noyau dur. Le parc nucléaire français à l'heure des travaux massifs après Fukushima.

Le parc nucléaire français à l'heure des travaux massifs après Fukushima PARIS - Fukushima est en fait, devant nous : l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a détaillé jeudi le calendrier des travaux massifs obligatoires pour sécuriser les centrales françaises. Le gendarme français du nucléaire, s'appuyant sur les conclusions de son audit post-Fukushima de janvier, impose notamment à EDF la création d'une force d'action rapide d'ici 2014 et, à plus long terme, d'un noyau dur dans chaque centrale permettant de limiter les conséquences d'un éventuel accident. Beaucoup pensent que Fukushima est derrière nous, mais c'est, en fait, devant nous, a résumé le directeur général de l'ASN, Jean-Christophe Niel, en marge d'une conférence de presse à Paris.

L'ASN a adopté 32 décisions portant sur 19 centrales exploitées par EDF, mais aussi 8 sites d'Areva (liés au combustible) et 5 sites du Commissariat à l'énergie atomique (CEA, pour le volet recherche). facture évaluée à 10 milliards d'euros. Pascal Durand (EELV) demande de ne pas initier le projet nucléaire Astrid. Pascal Durand (EELV) demande de ne pas initier le projet nucléaire Astrid PARIS - Le patron d'Europe Ecologie-Les Verts Pascal Durand s'est opposé lundi au projet Astrid de réacteur nucléaire de quatrième génération en estimant que tout argent qui va être investi dans le nucléaire est un argent perdu pour le combat vers un nouveau modèle énergétique. N'initions rien pour le moment (en matière de nucléaire), a-t-il souligné lors d'une rencontre avec des journalistes spécialisés dans l'environnement.

On était dans une logique, y compris dans l'accord avec le PS, de ne rien initier. Tout projet qui s'inscrit dans la vieille logique doit être arrêté, a affirmé le nouveau secrétaire national d'EELV. La semaine dernière, le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) et le groupe de BTP Bouygues ont annoncé la signature d'un accord de collaboration pour la conception du prototype Astrid de réacteur nucléaire de quatrième génération. Couleuvres à neutrons. EDF poursuit les investissements malgré la fermeture annoncée. Revoilà le nucléaire. Le 27/04/2012 à 05:00 par Pierre FRÉHEL.

Vu 57 fois Il y a un an, alors que la catastrophe de Fukushima stupéfiait le monde, chacun tenait pour acquis que l’avenir du nucléaire serait au centre de la campagne présidentielle. Il n’en a rien été. Le sujet est quasiment passé à la trappe en dépit de son caractère clivant. L’effondrement de la candidate écologiste a fini de l’enterrer. Une disparition qui convient à François Hollande, car la gauche est divisée sur la question. Produire français ? Commençons par la transition énergétique. Un débat a émergé dans cette campagne : "produire français". Bien que peu cocardiers - car universalistes - les écologistes peuvent se retrouver dans cette problématique.

Circuit court, produire local, sécurité alimentaire et énergétique sont par essence écologiques. Privilégier le développement local est la meilleure façon de lutter contre les méfaits de la mondialisation des marchés. Paniers AMAP à Dijon (TARDIVON JEAN CHRISTOPHE/SIPA) Une France structurellement dépendante pour son énergie En 2011, notre facture pétrolière atteint 61,4 milliards de dollars. Nous consommons toujours plus d’énergie, que nous achetons toujours plus chère. Les conséquences sociales sont aussi dramatiques. Le laisser-faire nous mène dans le mur.

Investir chez nous les milliards dépensés pour l’énergie Depuis les années 70, on sait qu’en France, on n’a pas de pétrole. Un potentiel gigantesque d’énergies renouvelables Installation de panneaux solaires à Toul-Rosieres (GUIBBAUD-POOL/SIPA) Pic hivernal des 100.000 MW, les vraies raisons de s'indigner. Le début de cette année a été marqué par un événement important et largement couvert par les médias notamment les télévisions: le dépassement de la barrière des 100 000 MW dans la production instantanée d'électricité, le fameux « pic de consommation » de l'hiver.

Nous allons tenter, dans ces quelques pages, d'expliquer pourquoi il est nécessaire pour notre pays de changer de voie, et pourquoi nous nous indignons du discours de nos « élites » lors de ce « pic record de consommation ». Depuis plusieurs années, on assiste à une augmentation effrénée du « pic de consommation ». En 2009, on passait pour la première fois la barrière des 90.000 MW, avec 92 300 MW.

En 3 ans, l'augmentation a donc été supérieure à 10%. Alors même que la crise a réduit l'activité économique, que les prix des énergies ne cessent d'augmenter, que les experts nous expliquent qu'il est nécessaire de réduire rapidement nos émissions de gaz à effet de serre, ce « pic de consommation » français continue de progresser. Rapport de la Cour des comptes: le nucléaire est la seule technologie dont le coût augmente dans le temps.

La Cour des comptes rend aujourd’hui son rapport sur le coût réel de la filière électronucléaire française. Cet exercice comptable difficile est salué par les écologistes qui attendaient depuis longtemps que les estimations du passé soit réactualisées, d’autant plus que le renforcement inéluctable de la sûreté nucléaire va encore renchérir les coûts de l’énergie nucléaire. Pour Michèle RIVASI, porte-parole d’Eva Joly spécialiste du nucléaire, ce rapport reste néanmoins incomplet et doit en appeler d’autres tout aussi pertinents sur les coûts à venir: « Aujourd’hui, la Cour des comptes brise publiquement de nombreux mythes dénoncés depuis longtemps par les écologistes: avec un coût évalué à 30€/MWh il y a quelques années, puis une réévaluation après publication du rapport Champsaur à 42€/MWh (prix de vente actuel) … le coût du nucléaire actuel serait de 50€/MWh. Le rapport de la Cour des comptes est disponible en ligne ici: Articles similaires :

Nuclear_subsidies_report. L'énergie nucléaire est-elle nécessaire ? Le drame qui se déroule en ce moment au Japon a déclenché une discussion intense entre tenants et opposants à l'énergie nucléaire. Pour avoir une opinion plus juste des décisions à prendre, il est important de mieux comprendre la situation énergétique en France et dans le monde. Quelle est la place de l'énergie nucléaire dans le monde ? Elle ne représente que 6 à 7 % de la totalité de l'énergie consommée, toutes sources confondues. Si cela représente si peu, alors pourquoi utilisons-nous le nucléaire ? Tout d'abord, pour la découverte scientifique. Pourquoi la France, et aussi les autres pays se sont-ils lancés dans le nucléaire ?

Dans les années 1970, à la suite du premier choc pétrolier, la France a décidé d'investir à grande échelle dans le nucléaire afin d'assurer son indépendance énergétique. A la suite de l'accident de Three Miles Island aux Etats-Unis, puis de Tchernobyl en ex-URSS, la crainte d'un accident nucléaire a énormément freiné son développement. Au coeur du lobby nucléaire - Planète. C'est formidable, le hasard. Quelques jours après le début de la catastrophe de la centrale nucléaire de Fukushima, une brochette de personnalités a priori très différentes les unes des autres ont toutes prononcé la même petite phrase : "Si les Japonais avaient eu un réacteur EPR français, ça ne serait jamais arrivé ! " Un argument massue invérifiable, contestable, mais efficace. Parmi ces porte-parole, il y eut dans le rôle de l'expert Thomas Oudré, haut responsable de l'Agence de Sûreté nucléaire, côté élus, les députés Philippe Daubresse (UMP) ou Christian Bataille (PS), mais aussi Henri Guaino, conseiller de Sarkozy, le multicarte Claude Allègre, et même l'éditorialiste Eric Zemmour dont on ignorait jusque-là les compétences en physique nucléaire.

L'éternel refrain du lobby nucléaire qui tire les ficelles et instrumentalise en sous-main les politiques ? "Eh bien oui, ce lobby sévit toujours", fulmine Corinne Lepage, qui en garde des souvenirs cuisants. "Société savante" Nucléaire : un drame français. La plupart des pays européens ont annoncé, suite à la catastrophe de Fukushima, leur intention de faire baisser la part du nucléaire dans leur approvisionnement énergétique. Ils ont clairement annoncé qu'il allaient progressivement abandonner le nucléaire à plus ou moins brève échéance. En France le débat n'a pas eu lieu en son temps et maintenant qu'il a fait irruption sur la scène politique, il est devenu un prétexte à l'invective, aux quolibets, aux mensonges et à tous les coups bas. Faut dire que c'est un peu la coutume dans nos contrées gauloises : on tait les grands sujets et on les laisse macérer.

Avec le temps, les rancœurs finissent par déborder et éclaboussent tout ce qu'il y a autour . C'est toujours le cas pour les sujets sensibles qui touchent l'identité du pays. Logiquement, le politique ne doit s'emparer du débat sur le nucléaire qu'après de longues discussions et une large confrontation des points de vue de toutes les personne impliquées dans le sujet.

Sociétés : L'énergie nucléaire  à l'épreuve  des députés. Un rapport parlementaire doute de la rentabilité internationale d'EDF. Nouvelle pièce dans l'épineux dossier de la filière nucléaire française, le rapport parlementaire sur la situation financière et les perspectives d'EDF et d'Areva - rédigé conjointement par les députés Marc Goua (SRC, Maine-et-Loire) et Camille de Rocca Serra (UMP, Corse du Sud), a été présenté à l'Assemblée.

Ce document d'une centaine de pages était d'abord guetté sur son appréciation de l'«affaire» UraMin, l'acquisition de cette société minière par Areva en juillet 2007 pour 1,8 milliard d'euros et qui a conduit le groupe nucléaire à déprécier ces actifs à hauteur de 1,4 milliard d'euros à la fin de l'année dernière. Une rentabilité «potentielle» En revanche, les rapporteurs étaient moins attendus sur l'analyse de la stratégie d'EDF. Enfin, les députés pointent un relatif sous-investissement dans l'outil de production français. » Nucléaire: EDF doit investir pour préserver sa performance.