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Débat politique et blog catho

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L'UMP surprise par le succès de Sens commun. Ils avaient tablé sur 200 participants, installé 280 chaises.

L'UMP surprise par le succès de Sens commun

Elles n'auront pas suffi : jeudi soir, au siège de l'UMP, ce sont finalement plus de 400 personnes qui ont assisté au lancement de Sens commun, le mouvement politique créé par d'anciens militants de la Manif pour tous. Une affluence frappante, puisque, généralement, seules des conventions majeures comme celle sur l'inventaire des années Sarkozy parviennent à remplir entièrement la grande salle de meeting du parti. Une partie de l'espace étant, dans ce cas, occupée par la presse. Cette fois, très peu de journalistes - et une unique caméra - avaient fait le déplacement.

Défaut de communication en amont des cinq fondateurs de l'association, presque tous novices en politique ? "France en colère" Sens commun entend leur en offrir les moyens, au sein du "parti susceptible de présenter un candidat au second tour de la présidentielle en 2017". Civilisations : ce n’est pas qu’un jeu ! C’est nous les plus civilisés ! - Editorial. Réactions en série après la déclaration de Claude Guéant sur les civilisations. Interrogé dimanche matin sur RTL au sujet de sa déclaration de samedi sur les civilisations, Claude Guéant a affirmé qu'il ne la «regrett[ait] pas».

Réactions en série après la déclaration de Claude Guéant sur les civilisations

Il a par ailleurs accusé la gauche d'avoir extrait cette phrase de son contexte. «Je ne la regrette pas mais je regrette que certains à gauche continuent à extraire des petites phrases de leur contexte et enlèvent ainsi la dignité du débat démocratique» Claude Guéant avait déclenché samedi une vive polémique en déclarant que «toutes les civilisations ne se valent pas» dans un discours sur la République, aussitôt dénoncé à gauche comme une tentative pour Nicolas Sarkozy de glaner des voix du Front national, à moins de 80 jours du premier tour de la présidentielle.

Très rapidement, cette phrase prononcée par le ministre de l'Intérieur lors d'un colloque organisé par l'association étudiante de droite Uni, s'est répandue sur Internet, provoquant des réactions indignées. «Un discours absolument républicain» pour l'entourage du ministre. Affaire Guéant : ce qu’a dit Letchimy. Fallait-il pour les uns quitter la séance, faut-il pour les autres présenter des excuses ?

Affaire Guéant : ce qu’a dit Letchimy

Le mieux est de vous faire une opinion par vous-même, grâce aux vaillants sténographes de l’Assemblée Nationale, qui nous ont restitué l’intégralité de la question orale du député apparenté PS de Martinique à Claude Guéant : Guéant : chapeau l’artiste ? Je termine , je songe à Guéant. Pour la politique sécuritaire ? Oui. Aussi, parce que lui, son coup, il l’a fait à la lumière. Ce qui n’exclut évidemment pas qu’il ait été pensé dans l’ombre. Et puis, en milieu de semaine, le Guéant ne doit pas être mécontent de son effet. Cela fait pédant mais je prends le risque : je trouve le petit théâtre des réactions éminemment drôle à observer. La part des choses 2011. Il y a des choses importantes dans la vie.

La part des choses 2011

Il y en a de plus importantes que d’autres. Un récent sondage donne quelques indices sur l’ordre des priorités de Français en cette fin d’année 2011. Les journalistes ont toutefois souvent présenté les choses sous un jour contestable. Pourquoi l’Etat nation n’est pas le gardien du bien commun. Ce n’est pas une question, c’est une affirmation voire une réponse.

Pourquoi l’Etat nation n’est pas le gardien du bien commun

La formule se trouve en sous-titre d’un article de William Cavanaugh déjà cité (ici en particulier) : Mourir pour la compagnie des téléphones (reproduction dans Migrations du sacré : éd. de L’Homme Nouveau 2010). J’y reviens à l’occasion d’un billet de Charles Vaugirard intitulé Etat : je t’aime et pour saluer en passant le lancement du blog du mouvement des chrétiens indignés. A bien des égards, je suis assez proche des idées des uns et des autres à une réserve près mais de taille pour ce qui est du billet de Charles : le rôle de l’État (étant précisé que les indignés chrétiens n’ont pas de "doctrine" sur le sujet, c’est entendu).

Rendez à Marianne ce qui est à Marianne. « En politique, pour avoir raison, il faut deux choses : premièrement, avoir raison, deuxièmement, gagner. » [ 1 ]

Rendez à Marianne ce qui est à Marianne

Mouvement des chrétiens indignés. Lettre ouverte à mon frère chrétien libéral (économique bien sur). Cher frère, Comme tu le sais, la « lettre à mon frère » est à la mode.

Lettre ouverte à mon frère chrétien libéral (économique bien sur).

Bon nombre de bloggeurs se sont livrés à cet exercice, et après moultes hésitations j’ai décidé d’en écrire une. Une lettre à toi, cher frère dans l’Eglise qui défend le libéralisme économique avec autant d’énergie que tu défends « Notre-Seigneur-Jésus-Christ », « Notre-Saint-Père-le-Pape-Benoît-XVI » ou « La-Vie-à-naître ». Tu n’es pas un « tiède », loin s’en faut, et je suis le premier à t’en féliciter. J’admire même ton courage avec tes prises de position à rebours d’une société qui ne demande qu’à mieux connaître le Christ.

Mais, cher frère, saurais-tu que le libéralisme économique ne se confond pas avec la Doctrine sociale de l’Eglise ? Mieux encore : la note du Conseil Pontifical Justice et Paix serait un texte ne remettant pas en cause le néo-libéralisme ! Cher frère : tes amis libéraux seraient-ils paniqués au point de se contredire ? Pourtant tu le sais : Quand on défend la vie, on la défend à 100%. Pour un libéralisme bien compris. Il est de bon ton, depuis quelques semaines, d’afficher bien haut son antilibéralisme, qui a pris dans notre siècle la place qu’occupaient autrefois les bonnes mœurs, celle d’une vertu dont on se drape ou qu’on porte en étendard, convaincu de sa bienséance.

Pour un libéralisme bien compris

Le billet de Charles Vaugirard en est un exemple frappant, ponctué d’une condescendance que peine à cacher sa belle plume. Patrice de Plunkett, lui, se voit déjà en Hessel catho, la résistance en moins. Le Blog du Curé. Argent, politique, évêques, favoris. Le catholique est-il nécessairement un mauvais citoyen ? L’engagement politique des catholiques est un devoir et non seulement un droit.

Le catholique est-il nécessairement un mauvais citoyen ?

C’est d’ailleurs une des formes d’engagement propre aux laïcs dans la mesure où les prêtres, religieuses et religieux ne peuvent pas, canoniquement, avoir de fonctions politiques. Jean-Paul II l’a affirmé sans ambiguïté dans sa grande exhortation apostolique Christifideles laici : les fidèles laïcs ne peuvent absolument pas renoncer à la participation à la ‘politique’, à savoir à l’action multiforme, économique, sociale, législative, administrative, culturelle, qui a pour but de promouvoir, organiquement et par les institutions, le bien commun (Christifideles laici, n° 42).

Joseph Ratzinger l’a confirmé dans la Note doctrinale concernant certaines questions sur l’engagement et le comportement des catholiques dans la vie politique : Gène à gauche (ou pourquoi je n’ai pas participé à la primaire) Catholicisme et démocratie. Émile Perreau-Saussine a laissé une œuvre considérable et considérée malgré sa disparition prématurée à l’âge de 37 ans (Hommage de Philarête).

Catholicisme et démocratie

Il a notamment écrit une biographie intellectuelle d’Alasdair MacInctyre (Alasdair MacInctire : une biographie intellectuelle : PUF 2005), ce qui, vu le personnage, était en soi un tour de force. Docteur en philosophie, il enseignait à Cambridge en Angleterre. Ses travaux portent sur le libéralisme, dans la suite de Pierre Manent, notamment dans ses rapports avec le catholicisme (Où va la politique de l’Eglise catholique ? L’Etat est mort… Vive l’Etat (une histoire de deux cités) Catholicisme et démocratie, une histoire de la pensée politique par Emile Perreau-Saussine.

Faut-il désespérer de la politique ? - Etats généraux du christianisme. Les "affaires" qui agitent aujourd'hui la politique française et les vagues successives de la crise financière depuis trois ans, ont mis en évidence un décalage profond entre les aspirations des citoyens et les véritables agissements de leurs dirigeants. Les choix de société actuels ne correspondent plus aux attentes des peuples qui s'indignent. Plutôt que de renoncer à la politique, Patrice de Plunkett et Jean-Pierre Mignard invitent à la repenser en chrétien, pour mieux la réformer et la féconder.

Compte rendu du débat : Le politique asservie à la finance s'est vidée de son sens. Impossible de parler de politique aujourd'hui sans analyser le jeu de la finance mondiale, ce "théâtre d'ombres", qui a supplanté le pouvoir des États. Une (r)évolution nécessaire. Les chrétiens au secours de la politique. Pour Jean-Pierre Mignard, face à "une situation de convalescence avancée de la politique", il faut s'interroger en chrétien.

Quand la main droite de l’Etat feint d’ignorer ce qu’a fait la main gauche. La dette expliquée aux nuls. La gestion de la dette conditionnera les débats de la présidentielle, comme l'a montré l'Université d'été du PS. Un sujet complexe, pollué par les idées reçues et les croyances.

Pour y voir plus clair, OWNI reprend les bases. Lorsque l’on parle de dette, il est de coutume de dire que « l’État vit au dessus de ses moyens », que le modèle social français n’est plus soutenable, et qu’il faut donc réduire les dépenses. Pourtant, la réalité est légèrement différente : sur 1 600 milliards de dette publique remboursée depuis 1974, environ 1 200 milliards d’euros ne sont constitués que des seuls intérêts. L’effet « boule de neige » explique en grande partie ce phénomène. En réalité, hors paiement des intérêts, les budgets sont globalement à l’équilibre comme le montre le graphique ci dessous (issu du travail de André-Jacques Holbecq) : Rembourser la dette, ce n’est donc pas payer en différé les dépenses d’éducation, de santé ou d’autres investissements.

Photos FlickR. Mini-pseudo-théologie de l‘“usure” et de l’économie financiarisée. Benoît et la spéculation.