Débat politique et blog catho

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L'UMP surprise par le succès de Sens commun. Ils avaient tablé sur 200 participants, installé 280 chaises.

L'UMP surprise par le succès de Sens commun

Elles n'auront pas suffi : jeudi soir, au siège de l'UMP, ce sont finalement plus de 400 personnes qui ont assisté au lancement de Sens commun, le mouvement politique créé par d'anciens militants de la Manif pour tous. Une affluence frappante, puisque, généralement, seules des conventions majeures comme celle sur l'inventaire des années Sarkozy parviennent à remplir entièrement la grande salle de meeting du parti. Une partie de l'espace étant, dans ce cas, occupée par la presse.

Cette fois, très peu de journalistes - et une unique caméra - avaient fait le déplacement. Défaut de communication en amont des cinq fondateurs de l'association, presque tous novices en politique ? "France en colère" Sens commun entend leur en offrir les moyens, au sein du "parti susceptible de présenter un candidat au second tour de la présidentielle en 2017". Charles Beigbeder en appelle au pape. Civilisations : ce n’est pas qu’un jeu !

Il y a de cela quelques années, lors d’un oral d’histoire du droit de la famille, j’avais imprudemment parlé de civilisation chrétienne.

Civilisations : ce n’est pas qu’un jeu !

Que n’avais-je pas dit là ! Le professeur, aimable par ailleurs et plutôt bien disposé à l’égard du christianisme, m’a interrompu pour me faire remarquer qu’il n’y avait pas de civilisation chrétienne. J’ai repris le fil de mon propos et ai eu la note que je méritais mais je n’ai plus jamais été à l’aise avec ce mot : civilisation. Claude, si tu lis ces lignes, tu dois bien regretter aujourd’hui de ne pas avoir eu mon professeur d’histoire du droit! C’est nous les plus civilisés ! - Editorial. Les propos de Claude Guéant, affirmant que « toutes les civilisations ne se valent pas », ont provoqué l’une de ces polémiques qui donnent à nos campagnes électorales leur charme vénéneux.

C’est nous les plus civilisés ! - Editorial

Pour le ministre de l’Intérieur, notre culture est de « celles qui défendent l’humanité », ­forcément plus avancées que « celles qui la nient ». Qui ne voudrait être avec lui du bon côté, celui où rayonnent « la liberté, l’égalité et la fraternité » ? Comment ne pas nous sentir supérieurs aux civilisations « qui acceptent la tyrannie, la minorité des femmes, la haine sociale ou ethnique » ?

Pourquoi, en un mot, s’offusquer de telles banalités ? Réactions en série après la déclaration de Claude Guéant sur les civilisations. Interrogé dimanche matin sur RTL au sujet de sa déclaration de samedi sur les civilisations, Claude Guéant a affirmé qu'il ne la «regrett[ait] pas».

Réactions en série après la déclaration de Claude Guéant sur les civilisations

Il a par ailleurs accusé la gauche d'avoir extrait cette phrase de son contexte. «Je ne la regrette pas mais je regrette que certains à gauche continuent à extraire des petites phrases de leur contexte et enlèvent ainsi la dignité du débat démocratique» Claude Guéant avait déclenché samedi une vive polémique en déclarant que «toutes les civilisations ne se valent pas» dans un discours sur la République, aussitôt dénoncé à gauche comme une tentative pour Nicolas Sarkozy de glaner des voix du Front national, à moins de 80 jours du premier tour de la présidentielle. Très rapidement, cette phrase prononcée par le ministre de l'Intérieur lors d'un colloque organisé par l'association étudiante de droite Uni, s'est répandue sur Internet, provoquant des réactions indignées.

«Un discours absolument républicain» pour l'entourage du ministre. Affaire Guéant : ce qu’a dit Letchimy. Fallait-il pour les uns quitter la séance, faut-il pour les autres présenter des excuses ?

Affaire Guéant : ce qu’a dit Letchimy

Le mieux est de vous faire une opinion par vous-même, grâce aux vaillants sténographes de l’Assemblée Nationale, qui nous ont restitué l’intégralité de la question orale du député apparenté PS de Martinique à Claude Guéant : « Nous savions que pour M. Guéant : chapeau l’artiste ? Je termine , je songe à Guéant. Pour la politique sécuritaire ? Oui. Aussi, parce que lui, son coup, il l’a fait à la lumière. Ce qui n’exclut évidemment pas qu’il ait été pensé dans l’ombre. Et puis, en milieu de semaine, le Guéant ne doit pas être mécontent de son effet. Cela fait pédant mais je prends le risque : je trouve le petit théâtre des réactions éminemment drôle à observer. La part des choses 2011. Il y a des choses importantes dans la vie.

La part des choses 2011

Il y en a de plus importantes que d’autres. Un récent sondage donne quelques indices sur l’ordre des priorités de Français en cette fin d’année 2011. Les journalistes ont toutefois souvent présenté les choses sous un jour contestable. Le Nouvel Observateur comme Le Figaro notamment ont manifestement repris une dépêche AFP qui insistait lourdement sur trois évènements de l’année 2011. Pourquoi l’Etat nation n’est pas le gardien du bien commun. Ce n’est pas une question, c’est une affirmation voire une réponse.

Pourquoi l’Etat nation n’est pas le gardien du bien commun

La formule se trouve en sous-titre d’un article de William Cavanaugh déjà cité (ici en particulier) : Mourir pour la compagnie des téléphones (reproduction dans Migrations du sacré : éd. de L’Homme Nouveau 2010). J’y reviens à l’occasion d’un billet de Charles Vaugirard intitulé Etat : je t’aime et pour saluer en passant le lancement du blog du mouvement des chrétiens indignés. A bien des égards, je suis assez proche des idées des uns et des autres à une réserve près mais de taille pour ce qui est du billet de Charles : le rôle de l’État (étant précisé que les indignés chrétiens n’ont pas de "doctrine" sur le sujet, c’est entendu).

Rendez à Marianne ce qui est à Marianne. « En politique, pour avoir raison, il faut deux choses : premièrement, avoir raison, deuxièmement, gagner. » [ 1 ] On connaît si bien certaines phrases, devenues proverbiales, qu’on en oublie jusqu’à l’origine. « Rendez à César ce qui est à césar, et à Dieu ce qui est à Dieu ». Bien plus qu’un adage, c’est Parole d’Evangile [ 2 ] . Loin de signifier « chacun ses oignons », c’est au contraire une affirmation de la valeur, du prix, de la nécessité de la vie publique, qui mérite d’être pleinement investie. Homme et Dieu, artisan unique nécessaire du salut des hommes par Dieu, le Christ ouvre un chemin surprenant. Fidèles au Patron, notamment dans ces mois qui mènent à des élections nationales, les évêques ont publié ces derniers jours des éléments de discernement pour choisir et s’investir, en cohérence avec la doctrine morale et sociale de l’Eglise. 13 points , décevants à la lecture rapide.

Mouvement des chrétiens indignés. Lettre ouverte à mon frère chrétien libéral (économique bien sur). Cher frère, Comme tu le sais, la « lettre à mon frère » est à la mode.

Lettre ouverte à mon frère chrétien libéral (économique bien sur).

Bon nombre de bloggeurs se sont livrés à cet exercice, et après moultes hésitations j’ai décidé d’en écrire une. Une lettre à toi, cher frère dans l’Eglise qui défend le libéralisme économique avec autant d’énergie que tu défends « Notre-Seigneur-Jésus-Christ », « Notre-Saint-Père-le-Pape-Benoît-XVI » ou « La-Vie-à-naître ». Tu n’es pas un « tiède », loin s’en faut, et je suis le premier à t’en féliciter. J’admire même ton courage avec tes prises de position à rebours d’une société qui ne demande qu’à mieux connaître le Christ. Mais, cher frère, saurais-tu que le libéralisme économique ne se confond pas avec la Doctrine sociale de l’Eglise ? Mieux encore : la note du Conseil Pontifical Justice et Paix serait un texte ne remettant pas en cause le néo-libéralisme !

Cher frère : tes amis libéraux seraient-ils paniqués au point de se contredire ? Pourtant tu le sais : Quand on défend la vie, on la défend à 100%. Pour un libéralisme bien compris. Le Blog du Curé. Argent, politique, évêques, favoris. C’est la crise… Je dis ça au cas où vous ne vous en seriez pas rendu compte.

argent, politique, évêques, favoris

Et du coup, certains chrétiens remettent les modèles en question. Ce mercredi, sur internet, un « manifeste des chrétiens indignés » à vu le jour ! Onretrouve le texte sur le blog de Charles Vaugirard, et sur celui de Patrice de Plunkett, dont ces indignés se réclament. Ou plus exactent, c’est des idées de Patrice de Plunkett concernant « le système économique néo-libéral qui régit économies et sociétés depuis près de trente ans » qu’ils s’inspirent. En se fondant sur les textes de l’Eglise catholique, ils proposent une alternative, en trois points. D’ailleurs, ces chrétiens ne sont pas les seuls à vouloir changer les choses. Le catholique est-il nécessairement un mauvais citoyen ? L’engagement politique des catholiques est un devoir et non seulement un droit.

Le catholique est-il nécessairement un mauvais citoyen ?

C’est d’ailleurs une des formes d’engagement propre aux laïcs dans la mesure où les prêtres, religieuses et religieux ne peuvent pas, canoniquement, avoir de fonctions politiques. Jean-Paul II l’a affirmé sans ambiguïté dans sa grande exhortation apostolique Christifideles laici : Gène à gauche (ou pourquoi je n’ai pas participé à la primaire) J’ai hésité. Beaucoup. J’ai hésité d’abord à intituler ce billet la droite, la gauche et le péché originel mais le titre était déjà pris.

J’ai hésité surtout à voter pour la primaire à gauche. Je suis même allé jusque devant la porte et puis là je me suis rappelé cette terrible condition payer un euro déclarer souscrire aux valeurs de la gauche. Catholicisme et démocratie. Émile Perreau-Saussine a laissé une œuvre considérable et considérée malgré sa disparition prématurée à l’âge de 37 ans (Hommage de Philarête).

Il a notamment écrit une biographie intellectuelle d’Alasdair MacInctyre (Alasdair MacInctire : une biographie intellectuelle : PUF 2005), ce qui, vu le personnage, était en soi un tour de force. L’Etat est mort… Vive l’Etat (une histoire de deux cités) Dans le genre réactif, je suis parmi les plus mauvais de ce coté-ci de la blogosphère.

Par le présent billet, j’entends répondre à l’invitation lancée par Henry Le Barde sur son blog personnel le 26 août 2011 !! Catholicisme et démocratie, une histoire de la pensée politique par Emile Perreau-Saussine. Faut-il désespérer de la politique ? - Etats généraux du christianisme. Les "affaires" qui agitent aujourd'hui la politique française et les vagues successives de la crise financière depuis trois ans, ont mis en évidence un décalage profond entre les aspirations des citoyens et les véritables agissements de leurs dirigeants. Quand la main droite de l’Etat feint d’ignorer ce qu’a fait la main gauche. La dette expliquée aux nuls.

La gestion de la dette conditionnera les débats de la présidentielle, comme l'a montré l'Université d'été du PS. Un sujet complexe, pollué par les idées reçues et les croyances. Pour y voir plus clair, OWNI reprend les bases. Mini-pseudo-théologie de l‘“usure” et de l’économie financiarisée. Benoît et la spéculation.