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Capitalisme / Bibliographie

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Économie : quatre manuels de lutte contre le libéralisme. Manuel d’économie critique Après le très efficace Manuel d’histoire critique, le Monde diplomatique a récidivé avec son équivalent pour l’économie. Cette fois encore, l’ouvrage prend le contrepied graphique de l’austère mensuel pour livrer une maquette particulièrement riche en iconographie – dessins, photos, infographies, bandes dessinées, œuvres d’art, etc.

Plaisant et documenté, ce manuel présente l’avantage de balayer un champ considérable de thématiques au travers d’articles agrémentés de multiples rubriques : "idées reçues", "écofolies", "économicocircus" qui permettent de mettre d’introduire une dose de dérision bienvenue. Même le précieux glossaire qui conclut ces deux cents pages arrive à être funky. Manuel d’économie critique, hors-série du Monde diplomatique, 12 euros. Nos Mythologies économiques Économiste membre de l’OFCE, enseignant à Sciences Po et l’université de Stanford, Éloi Laurent a publié début 2016 l’enthousiasmant Nos Mythologies économiques.

La Déconnomie. MARX 23j : Du capitalisme libéral au capitalisme libéré. À propos du livre d’A. Minc, L’avenir en face, Paris, Éditions du Seuil, 1984, 260 p. Une version de cet article a paru dans le mensuel Vertiges des lettres, juin 1984, sous le titre « De l’avenir, faisons table rase ! ». La crise ! Vous avez dit la crise ? Certes, Alain Minc n’interdit à personne de mettre la main à la pâte. « Les Français, affirme-t-il fièrement en leur nom, se déclarent de plus en plus ( !) Dès lors, une question se pose aux idéologues de ce « capitalisme perpétuel » animé par un mouvement alternatif d’expansion et de contraction ponctué par des « crises » . « L’expérience est désormais faite, nous dit Minc, qu’une alternance, au départ si extraordinaire (...) ne change ni l’économie ni la société. » Encore eût-il fallu que tel ait été son objectif. Les deux tiers du livre de Minc sont consacrés à dresser le bilan d’une « crise » dont il s’évertue à ne voir que les effets pour ne pas avoir à s’interroger sur les causes. « La crise de l’industrie ( ?)

Post-scriptum sur les sociétés de contrôle, Gilles Deleuze, L’autre journal, n°1, mai 1990. Historique Foucault a situé les sociétés disciplinaires aux XVIIIè et XIXè siècles ; elles atteignent à leur apogée au début du XXè. Elles procèdent à l’organisation des grands milieux d’enfermement. L’individu ne cesse de passer d’un milieu clos à un autre, chacun ayant ses lois : d’abord la famille, puis l’école (« tu n’es plus dans ta famille »), puis la caserne (« tu n’es plus à l’école »), puis l’usine, de temps en temps l’hôpital, éventuellement la prison qui est le milieu d’enfermement par excellence. C’est la prison qui sert de modèle analogique : l’héroïne d’Europe 51 peut s’écrier quand elle voit des ouvriers « j’ai cru voir des condamnés... ».

Foucault a très bien analysé le projet idéal des milieux d’enfermement, particulièrement visible dans l’usine : concentrer ; répartir dans l’espace ; ordonner dans le temps ; composer dans l’espace-temps une force productive dont l’effet doit être supérieur à la somme des forces élémentaires. Logique Programme Sur le contrôle, varia : Naissance de la biopolitique, Leçon du 7 mars 1979, Michel Foucault. Naissance de la biopolitique, Leçon du 21 mars 1979, Michel Foucault.

Le gouvernement des individus - Université ouverte 2008-2009. Pour cette troisième année de l’Université ouverte, la Coordination des intermittents et précaires propose à nouveau un temps dédié aux confrontations et à la réflexion sur ce qui nous arrive . Il s’agira de reprendre, autrement et avec d’autres, le fil suivi en 2007 lors d’une lecture du cours de Michel Foucault donné en 1977-78, Naissance de la biopolitique [1].

Ce cours analyse l’émergence du néolibéralisme non pas comme une marchandisation généralisée mais comme une technique de gouvernement des sujets qui vise à faire de chacun un entrepreneur de soi [2] et dessine la société comme un ensemble d’entreprises. Nous avons choisi de renouer avec l’analyse foucaldienne du libéralisme car nombre de ses apports font écho à l’expérience à laquelle se confrontent les chômeurs et les précaires, les salariés, discontinus ou non, en formation ou en poste. Jeudi 9 octobre 2008 : Suppression du RMI, instauration du RSA, Nicolas Duvoux [10]. Mercredi 29 octobre 2008 : Un gouvernement à la culture ?

Années 1980 : les fossoyeurs du nouveau monde / Entretien avec François Cusset. La version originelle de cet entretien est paru dans lenuméro 2 de la version papier d’Article11. Ils ont tout enterré – l’utopie, la pensée critique, la contestation, Marx, le communisme et même l’histoire. Notre monde est devenu champ de ruines, quand le leur portait beau et s’affichait avec morgue, certain de la supériorité de ses mots d’ordre : soumission au marché, modernisation technocratique, esprit d’entreprise et argent-roi. Un vrai rouleau-compresseur, lancé au mitan des années 1970, avec les autoproclamés « nouveaux philosophes » et leur dénonciation du totalitarisme, et méthodiquement conduit au long des années 1980. Rien d’autre que la pensée unique capitaliste et de sombres perspectives néo-libérales, comme si une Margaret Thatcher sous cocaïne avait pris le contrôle de toute la partie occidentale du globe. Peu ou prou : l’enfer.

Pour conter leur victoire, un livre – foisonnant et passionnant. Pour mener à bien cet ouvrage, les sources se sont révélées essentielles. Du nihilisme à l’émancipation, par Evelyne Pieiller (Le Monde diplomatique, février 2015) Affirmer que ce qu’il est convenu d’appeler le progrès est une notion occidentale, et douter qu’il représente véritablement un… progrès, n’est pas exactement d’une nouveauté saisissante. Souligner que l’ère de la mondialisation néolibérale suscite au nom de ce même progrès le développement d’une pathologie — le narcissisme plus ou moins pervers — et la salue comme un signe de normalité ne l’est pas davantage.

Le philosophe Dany-Robert Dufour (3) développe une réflexion parallèle. Mais, selon lui, ce travail de sape du nihilisme aurait pour origine la « dimension délirante » nichée « dans la rationalité occidentale et son cœur cartésien ». Le fameux élan de joie de René Descartes, dans le Discours de la méthode, célébrant la possibilité pour les hommes de se rendre « comme maîtres et possesseurs de la nature », semble ici jouer le rôle de péché originel de l’Europe, d’autant qu’il va se conjuguer au capitalisme. La Fable des abeilles. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Parue dans un premier temps en 1705 sous la forme d’un poème intitulé « La Ruche murmurante ou les fripons devenus honnêtes gens », The Grumbling Hive, or Knaves Turn’d Honest en anglais, la première version ne fut guère remarquée. Rééditée en 1714 avec un commentaire extensif en prose, elle est bientôt devenue célèbre pour son attaque supposée des vertus chrétiennes.

La signification réelle reste controversée jusqu’à aujourd’hui. Friedrich Hayek vit en lui un précurseur du libéralisme économique tandis que Keynes mit en avant la défense de l’utilité de la dépense. Argument[modifier | modifier le code] La Fable des abeilles, développe avec un talent satirique la thèse de l’utilité sociale de l’égoïsme. Il avance que toutes les lois sociales résultent de la volonté égoïste des faibles de se soutenir mutuellement en se protégeant des plus forts[1]. Mandeville est largement considéré comme un économiste et un philosophe sérieux. . ↑ P. Serge Halimi - Le grand bond en arrière. Dossier de presse • France Inter – « Là-bas si j’y suis », Le Grand bond en arrière (2 juillet 2004) • Radio libertaire – « Offensive », Au service du public (lien en bas de page, 21 janvier 2005) L'ordre libéral Si, depuis les années 1980, le capitalisme libéral a partout étendu son influence, ce n’est pas seulement du fait du libre-échange et de la dérégulation.

C’est aussi que tout un travail idéologique est intervenu au préalable, qui a progressivement conduit les « décideurs » et les médias du monde occidental à interpréter de manière identique les situations de crise et les remèdes qu’elles appelaient. Éléments n° 149, octobre-décembre 2013 Compte-rendu Edition revue et augmentée, mais toujours aussi pessimiste quant à nos chances de rompre avec la contre-révolution néolibérale qui a fini par s’imposer presque partout dans le monde. Monumental, l’essai de Serge Halimi explore les soubassements de cette réussite. Nous déployons désormais des solidarités dévoyées. Joel Jegouzo Philippe Bach.

Le Grand Bond en arrière. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Ce long essai retrace d'un point de vue critique l'histoire de la montée des idées « néolibérales ». Serge Halimi explique l'essor des idées des penseurs libéraux à travers le XXe siècle comme Friedrich Hayek ou Milton Friedman, et comment leurs idées ont pu recevoir un écho dans le monde politique conservateur américain (Ronald Reagan), puis anglais (Margaret Thatcher), à travers des cercles de personnalités soigneusement sélectionnées[1] puis le financement d'institutions diffusant leurs idées (les think tank conservateurs[2]) par des grands dirigeants d'entreprises[3], et à travers la concentration des médias détenus par des capitaux privés[4].

La théorie posée par le livre[modifier | modifier le code] Historique[modifier | modifier le code] La montée d'une élite libérale[modifier | modifier le code] L'adhésion de la gauche au projet libéral[modifier | modifier le code] Les médias ont parfois été un vecteur important de soutien électoral. Le grand bond en arrière. Le grand bond en arrière - Serge Halimi. Serge Halimi - Le Grand Bond en Arrière. Des sous et des hommes - emission du 29 novembre 2002. Pascale Fourier : Ces derniers temps, quand j’écoute les informations, je suis vraiment rassurée, parce que Raffarin ne laisse vraiment pas pourrir la situation… Après la réforme de la retraite, il va réformer la Sécurité Sociale : je me sens entre de bonnes mains puisque ça veut dire nécessairement progrès et nouvelles perspectives… Donc on ne peut être que tous d’accord… Serge Halimi : Bien sûr...

On ne peut être que tous d’accord, surtout quand on a intérêt aux résultats escomptés de ces réformes, et ça, on sait à peu près depuis une vingtaine d’années qui y a plutôt intérêt… Pascale Fourier : Oui, c’est-à-dire ? …Soyons naïfs jusqu’au bout : qui ? Serge Halimi : C’est-à-dire ceux qui en général lancent les réformes, les présentent comme inévitables, et ceux qui en profitent, qui sont essentiellement les détenteurs d’actifs financiers, en quelque sorte le capital plutôt que le travail. Serge Halimi : Vous avez raison. Serge Halimi : Oui, bien sûr. [Sociotoile] => Serge Halimi - Le grand bond en arrière. André Gorz - Critique du capitalisme, écologie politique et post-capitalisme.pdf.

André Gorz et la dynamique du capitalisme. Avec Misères du présent, richesse du possible, L’immatériel, Ecologica [2] Ouvrage posthume paru en 2008 et réunissant différents... [2] , la réflexion de Gorz sur l’évolution du capitalisme connaît un renouvellement important, dans lequel joue un rôle considérable le dialogue qu’il instaure avec les analyses menées dans les revues Futur antérieur, Alice et Multitudes sur les thématiques du general intellect, du travail immatériel et du capitalisme cognitif. Dans cette démarche, Gorz complète et modifie l’angle de son analyse des mutations du travail et de la crise de la loi de la valeur. En effet, dans les essais des années quatre-vingts, quatre-vingt-dix, comme nous l’avons vu, son attention s’est focalisée principalement sur les effets de la robotisation de la production, c’est-à-dire sur la façon dont le remplacement du travail vivant par le travail mort conduisait à la crise de la société du travail.

Commençons par le travail. Thomas Franck - Pourquoi les pauvres votent à droite. Dossier de presse Compte-rendu En bonne théorie, l’électeur vote en fonction des intérêts économiques qui sont liés à sa position sociale. Dans Pourquoi les pauvres votent à droite, le journaliste américain Thomas Frank s’est attelé à comprendre pourquoi, en fait, tout ne se passe pas comme prévu. Sa minutieuse enquête porte sur son État natal – le Kansas – et montre comment ce fief démocrate est devenu, en quelques décennies, le théâtre d’une supercherie politique qui a mené les républicains au pouvoir.

Au Kansas, les conservateurs ont en effet conquis un électorat majoritaire fait de travailleurs modestes, de petits commerçants, de paysans et d’ouvriers d’usine. L’alliance est surprenante car ces mêmes conservateurs encouragent précisément les mesures de dérégulation économique qui ne font qu’accroître le chômage des villes et creuser les inégalités entre riches et pauvres. Clémence Nasr Sciences humaines, février 2014 • Radio Grenouille – « Divin marché ? Le Barbu Gabriel Sidler Larry M. Pourquoi les pauvres votent à droite.

Pourquoi les pauvres votent à droite. Andrew Kopkind. Kopkind was born in New Haven, Connecticut. He received a B.A. from Cornell University (1957), where he was editor of the Cornell Daily Sun. From 1958 to 1959, Kopkind worked as a reporter for the Washington Post. He then studied at the London School of Economics, receiving an M.S. in 1961. In 1961, Kopkind joined staff of Time Magazine, reporting mainly from California. From 1965 to 1967, he was associate editor of The New Republic; from 1965 to 1969 he was a correspondent for New Statesman. In 1968, he signed the “Writers and Editors War Tax Protest” pledge, vowing to refuse tax payments in protest against the Vietnam War.[1] In the early 1970s he and his long-time companion, John Scagliotti, hosted the "Lavender Hour," the first commercial gay/lesbian radio show.[2] Kopkind died of cancer in 1994, at age 59.

References[edit] External links[edit] Famille, féminisme & droite américaine. 1A BENSENVILLE (ILLINOIS), on ne parle plus que de libération des femmes, droits des homosexuels et avortement. Comme des milliers de communautés à travers le pays, la population de cette petite ville tranquille et sans histoires, près de la banlieue ouest de Chicago, s’est soudainement enflammée sur les brûlantes questions de société de la décennie. Le Bensenville Chronicle publie de virulents courriers de lecteurs et de doctes éditoriaux. Les murs de l’auditorium de la Blackhawk Junior High School renvoient l’écho de discours vindicatifs. Les militantes ont déserté cuisines et machines à coudre pour se réunir à la nuit tombée et rédiger des tracts, organiser des manifestations ; réveiller les consciences.

L’été touche à sa fin et le mouvement populaire de Bensenville montre tous les signes distinctifs des luttes politiques auxquelles les Américains se sont habitués depuis les années 1960. 8Nul n’est parfait. 21« J’ai fait le tour de la ville, m’explique-t-elle fièrement. La diversité est au service du néolibéralisme ! C'est un petit livre (155 pages) jaune qui attire immédiatement l'attention. Non pas à cause de sa couleur canari pétante, mais parce que son titre est provocateur : « La Diversité contre l'égalité ». Quoi? La diversité, notre nouveau graal, opposée à l'égalité, alors qu'elle est censée en être la garante? Qui ose un tel paradoxe? Un auteur courageux, qui plus est, car Walter Benn Michaels est américain. (photo swanksalot-flickr-cc) Du même auteur Marianne2.fr : Pour vous, le débat sur la diversité masque l'accroissement des inégalités économiques?

Moulinex. Et-la-vertu-sauvera-le-monde-1.pdf. Michel & Calliope BEAUD face au basculement du monde: histoire economie ecologie humanisme. Michel Beaud, LE BASCULEMENT DU MONDE. De la terre, des hommes et du capitalisme. Retour sur la condition ouvrière - Michel PIALOUX, Stéphane BEAUD. Publications de Stéphane Beaud sur Cairn.info.