background preloader

Culture de la communication

Facebook Twitter

L’art dans la pub. La seconde exposition du musée de la Publicité, intitulée « L’Art dans la Pub », invite le public à découvrir la publicité « à référence d’art », sujet polémique sur lequel défenseurs et détracteurs de la légitimité des publicitaires à utiliser des œuvres du patrimoine à des fins commerciales se confrontent.

L’art dans la pub

Dans sa grande variété, la production publicitaire actuelle fait couramment appel au domaine artistique qu’il s’agisse des processus de création, de l’œuvre d’art à proprement parler ou de la renommée d’un artiste. Cette utilisation de l’art par les publicitaires n’est ni une publicité pour les institutions culturelles, ni une production d’artistes de renom, mais apparaît comme un mode de communication spécifique. De la simple reproduction, aux pastiches les plus élaborés, du jeu de mot au clin d’œil érudit, cette production révèle une critique d’art à la fois irrévérencieuse, drôle et effrontée, judicieuse, intelligente ou pertinente. Le féminin ou le mauvais genre de la publicité. Une des contraintes du discours publicitaire consiste à « raconter une histoire » en très peu de temps, en très peu de mots et avec des ressources visuelles forcément limitées : si une affiche ou une annonce presse invente une histoire mettant en scène un personnage féminin, le lecteur doit en deviner assez vite les tenants et les aboutissants sans le secours d’un texte narratif qui organiserait linéairement le déploiement du récit.

Le féminin ou le mauvais genre de la publicité

Devant cette histoire sans parole, on ne s’étonne pas de voir le publicitaire glisser assez vite de l’économie de moyens à la tentation de facilité. Quoi de plus simple en effet que de mettre en scène le produit vanté aux côtés d’une jolie jeune femme souriante et muette ? Pour cela, on peut constater que la publicité, comme la société, convoque la force des récits mythologiques, quitte à réduire ces narrations à des stéréotypes. 1. La maman et la putain Certes, on trouve très peu de publicités capables de mettre le feu aux poudres. 2. Quand l’art devient publicité et la publicité devient art.

Art et publicité, un petit historique L’art et la publicité sont deux phénomènes culturels intimement liés entre eux.

Quand l’art devient publicité et la publicité devient art

Le ciment de cette relation n’est rien d’autre que la créativité. L’artiste puise dans la créativité pour donner corps à son œuvre tandis que le marketeur va l’associer à un sujet (ce pourquoi il communique) pour donner vie à sa publicité. La création artistique et la création publicitaire ont la même origine mais pas la même destination. Mais que se passe-t-il si nous tentons de faire converger sur un même point ces deux processus ? Quand l’art devient publicité et la publicité devient art Tout commence au 19ème siècle, où dans la naissance de l’affichage, on peut entrapercevoir la genèse de la publicité telle que nous l’entendons aujourd’hui. Ces précurseurs sont remplacés vers 1920-1930 par d’autres comme Cassandre et Savignac, mais également par l’américain Norman Rockwell. A cette époque, l’artiste est au service du marketing et de la communication.

Art et publicité: les fines bulles de Perrier et le pop-art de Roy Lichtenstein. Pub et art, art et pub, un lien transversal. Au cours des deux derniers siècles, un lien étroit s’est développé entre l’Art et la Publicité.

Pub et art, art et pub, un lien transversal

Cette relation transversale démarre en grande partie à la fin du 19 ème siècle avec un mouvement appelé « affichomanie », qui valorise les travaux de peintres comme Toulouse-Lautrec ou Leonetto Cappiello entre autres… Les affiches sont collectionnées, elles prennent une valeur marchande et deviennent de vétitables oeuvres d’art. Dans les années 20 et 30, de nombreux artistes comme Cassandre, Savignac signent des affiches de grande qualité. Au Etats-unis, des artistes comme Norman Rockwell illustrent avec une précision picturale impressionnante proche de la photo les thèmes de la société américaine et s’aventurent dans le monde de la publicité. A cette époque, ce sont les artistes qui font la publicité, mais à la fin des années 50, ce phénomème s’inverse et la société de consommation va influencer un courant artistique majeur : le Pop Art .

Toulouse-Lautrec Leonetto Arcimboldo inspire Perrier.