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Image des formations et des professions

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Quand le travail n’a plus de sens. Une assistante de direction qui brasse de l’air, un employé de banque qui exécute des tâches absconses, une ­publicitaire qui ne trouve pas de sens à ce qu’elle fait… Ces personnes le savent: elles font ce que l’on appelle un bullshit job, traduisez, un «boulot à la con» (lire témoignages). L’expression, devenue populaire grâce à l’anthropologue américain David Graeber, désigne un phénomène de plus en plus répandu dans nos sociétés très développées: celui d’occuper un poste inutile, absurde, voire carrément nuisible pour la communauté.

«L’auteur va loin quand il décrit ces emplois comme du chômage enterré dans le travail», souligne Cecilia Toscanelli, chercheuse associée au Centre de recherche en psychologie du conseil et de l’orientation à Lausanne. Le secteur tertiaire serait principalement touché avec, en tête de peloton, les domaines bancaires, de la communication ou encore de l’information.

J’observe une augmentation du sentiment d’accomplir des tâches absurdes Employé de banque. Les métiers qui font rêver les enfants. Quel métier aimerais-tu faire plus tard? C’est la question que Le Temps a posée aux élèves de septième de l’Institut international Notre Dame du Lac. Certains, à l’instar de Méline, 9 ans et trois quarts, et d’Adriana, 11 ans, citent des métiers étonnamment terre à terre. Méline veut par exemple devenir pédiatre parce qu’elle aime beaucoup les enfants, mais aussi parce qu’une «dame très gentille» a un jour soigné son mal de gorge. «Elle m’a fait une piqûre et le lendemain j’étais guérie. Je lui ai offert une sucette pour la remercier.» Quant à Adriana, elle veut être enseignante parce qu’elle aime bien poser des questions. Les petites filles sont casse-cou Contrairement aux idées reçues qui voudraient que les garçons choisissent des professions dans le sport et les filles des métiers sociaux pour aider les autres, les petites filles sont étonnamment casse-cou.

L’habit influence les goûts A cet égard, l’habit exerce une influence déterminante sur le choix du métier. Quand je serai grand. Un rapport de l'OCDE révèle les métiers qui font rêver les jeunes. Les "bullshit Jobs", le "brown-out", ou quand le travail perd tout son sens - rts.ch - Economie. Plus d'un tiers des personnes considèrent que leur travail n'a aucun sens, affirme David Graeber, dans son essai "Bullshit Jobs", dont la traduction en français est parue cet automne. Ces "jobs à la con", en français, sont des emplois rémunérés qui sont tellement inutiles, superflus ou néfastes, que même les salariés peinent à justifier leur existence. "Il y a plein de secteurs en jeu, voire des industries entières", explique à la RTS l'anthropologue et économiste américain. Toutes les couches de la société seraient concernées: "Des avocats d'entreprise, des personnes qui travaillent dans le télémarketing, dans les relations publiques, dans les lobbying.

Beaucoup se demandent finalement à quoi ils servent? " décrit David Graeber. Ce professeur à la London School of Economics avait évoqué ce phénomène pour la première fois en 2013, dans une tribune du magazine Strike! "Réunionites" et "tonne de rapports" Michaël Desforges en sait quelque chose. Les cadres intermédiaires les plus touchés. Selon une étude, les jeunes rêvent de professions has been, hormis en Suisse. À l'ère des médias sociaux et de l'intelligence artificielle, les jeunes ne rêvent pas de travailler dans des activités issues de la révolution numérique.

Ils continuent de choisir des professions établies comme celles de médecins, d'enseignants, de policiers ou de chefs d'entreprise, déplore le dernier rapport PISA de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). "Il est préoccupant de constater qu'un nombre croissant de jeunes choisissent aujourd'hui leur métier à partir d’une liste restreinte de professions. L’enquête montre que trop d’adolescents ignorent ou ne sont pas conscients des nouveaux types de métiers qui se créent, notamment du fait de la transformation numérique de l’économie", a déclaré Andreas Schleicher, directeur de l’éducation et des compétences de l’OCDE, lors du Forum économique mondial de Davos.

Des rêves d'avenir moins diversifiés qu'en l'an 2000 >> Lire aussi notre article: Appels à une meilleure orientation face au chômage des jeunes. Les associations professionnelles combattent les clichés. Focus "La transformation des professions" Mauvaise image des métiers Reflet de l’évolution du monde du travail, de nouveaux métiers voient le jour, d’autres se modernisent ou changent de nom. Mais les préjugés sur certains d’entre eux demeurent. Des associations se battent contre ces clichés, à l’image de celle des maçons. Par Jean-Noël Cornaz «La Suisse alémanique a beaucoup de maçonnes», dit un spécialiste de la formation professionnelle. Les professions évoluent en permanence. Les fromagers par exemple sont devenus des technologues du lait, les facteurs des logisticiens, les vendeurs des gestionnaires du commerce de détail, les décorateurs des polydesigners 3D et les nettoyeurs en bâtiment des agents de propreté.

Certaines professions profitent aussi de changer de nom pour redorer leur blason. Pas de voiture sans électronique La mécanique automobile a la réputation d’être un domaine dur et salissant. Maçons et maçonnes Apprentis bien payés Le futur est déjà là Des mesures efficaces. Prof, le plus beau métier du monde. Vraiment? Indéboulonnable le prof nommé? Non, quoique. Plus absent le prof nommé? Oui, mais. La nomination est le Graal de l'enseignant. Mais elle n'a pas que des avantages. 1. Pas vraiment. Autre cas: celui de ce professeur qui, quand il ne dormait pas pendant les cours, confondait service militaire et enseignement. Donc, si la nomination n'est pas un rempart ultime contre un licenciement, elle offre une sécurité d'emploi qu'on trouve rarement dans d'autres secteurs d'activité. 2.

Pour la majorité d'entre eux: oui. Autre avantage: le salaire. 3. «Etre nommé, c’est être lié à une école. «Un professeur est effectivement nommé dans un pouvoir organisateur (PO). Les avantages d'une nomination Evite le copinage Offre une sécurité d’emploi Garantit 12 mois de salaire (renvoi vers le tabou salaire) Favorise l’absentéisme Avantage les enseignants plus âgés au détriment des plus jeunes Freine un licenciement, même en cas de faute grave 4. 5. «Il existe désormais une procédure fixe à respecter. 2- le blâme; Alain Caille, dir., La quête de reconnaissance, nouveau phénomène social total. 1Selon Nancy Fraser (Qu’est-ce que la justice sociale ? Reconnaissance et redistribution, trad. de l’anglais par Estelle Ferrarese, Paris, Éd. La Découverte, 2005), les luttes politiques qui, pendant plus de deux siècle, étaient en lien avec la redistribution sont prioritairement devenues des combats pour la reconnaissance. Une dimension que, rétrospectivement, on retrouve dans les conflits sociaux d’hier.

Pour autant, si cette lutte est toujours menée au nom d’un groupe, elle devient également la quête d’un individu singulier. 2Mais comment penser et interpréter l’explosion contemporaine de la quête de reconnaissance ? 3Nous ne prétendrons pas à une recension exhaustive de l’ouvrage, tant les réflexions proposées paraissent éclectiques. 7En dépit de son hétérogénéité, La quête de reconnaissance, nouveau phénomène social total se caractérise par la prégnance de dénominateurs communs. 8Cet ouvrage apparaît donc comme un passionnant mélange entre la philosophie sociale et la sociologie.

Existences et société: Un métier désenchanté. Dans la revue en ligne Lectures / Liens Socio Comme à chaque campagne électorale, la compétition pour figurer en tête de l'agenda politique bat son plein. Talonnant l'emploi et la fiscalité, l'éducation occupe cette année une place de choix, même si, il faut bien l'avouer, elle est souvent réduite à la question des "60'000 postes" dans l'Éducation nationale supprimés lors du quinquennat de l'actuel président de la République et qu'il s'agirait ou non de rétablir. Reste qu'à cette approche purement "quantitative", certaines voix font valoir la nécessité de réfléchir également à la dimension qualitative du métier d'enseignant.

Son contenu a en effet été également ébranlé au cours des cinq dernières années, notamment pour les nouveaux entrants, avec la suppression du stage et la nécessité de disposer désormais d'un Master pour se présenter au concours. C'est ce que propose ce (court) ouvrage de Françoise Gavillet-Mentha, avec néanmoins plusieurs spécificités qui mérite qu'on s'y arrête. La France aime-t-elle ses profs ? L'image du métier d'enseignant en question. Les enseignants français se sentent mal aimés, incompris, c'est ce que confirme un récent sondage réalisé par le syndicat SE Unsa. - De quoi cette impression est-elle le symptôme ? - Ce malaise empêche-t-il les profs d'aimer leur travail ? - Explique -t-il la crise du recrutement dans l'Education Nationale ? Nous questionnons l'image du métier à partir du dossier des Cahiers pédagogiques du N°514 de juin 2014 coordonné par Michèle Amiel et Yannick Mével , intitulé : Enseignant : un métier qui bouge , et nos invités présents dans le studio ou au téléphone : Frédérique Rolet, Déléguée générale du SNES et Antoine Tresgots, Délégué national de l'UNSA pour le lycée et Collège sont nos invités, accompagnés par Marie-Caroline Missir, Rédacrice à l' l'Express.fr, partenaire de l'émission.Yannick Mével qui est au téléphone.

Plus.lesoir. Profs mal aimés, avenir mal engagé. Mère, grand-mère, tantes, amies et amis, je côtoie depuis mon enfance le monde des enseignants de près. Individuellement, je connais leur passion et leur amour des enfants. Moi qui valorise le savoir et crois à l’éducation comme premier vecteur d’avancement de la société, je ne saurais trop insister sur l’importance de cette profession. Et pourtant... Les enseignants du Québec réclament qu’on « revalorise » leur profession. Le problème n’est pas unique au Québec. Le quotidien français Le Monde a fait un dossier cette semaine demandant pourquoi les enseignants français se sentent mal aimés.

Commençons par le critère simple : la paye. Rappel historique : lors de sa première campagne, la CAQ avait proposé un nouveau contrat social aux enseignants. Ce pacte fut rejeté du revers de la main par les syndicats d’enseignants. Mon collègue Jonathan Trudeau a aussi touché une facette du bobo la semaine dernière dans sa chronique « Les enseignants plaignards ». La faute des gouvernements ? Pourquoi les enseignants français se sentent-ils mal aimés ? C’est l’histoire d’un malentendu. Un désamour ressenti par des générations d’enseignants, convaincus que les Français ne les aiment plus et ont une mauvaise image de leur métier. « Professeur des écoles n’est qu’un titre, sans prestige, désuet, illustre en quelques mots Gaël, un enseignant lyonnais. Nous sommes méprisés par l’opinion, qui ignore royalement la réalité du métier… » Un constat que les sondages auprès des Français sont pourtant loin de confirmer.

La question s’est imposée à l’agenda politique : le 25 avril, lors de la conférence de presse de clôture du grand débat national, Emmanuel Macron a défendu la nécessité de « revaloriser ce métier essentiel à la République et à la vie de la nation qu’est l’enseignant, le professeur, le maître ». Une revalorisation qui pourrait notamment passer par une augmentation salariale. Article réservé à nos abonnés Lire aussi Le métier d’enseignant ne fait plus rêver Mais pour convaincre les enseignants, le chantier promet d’être ardu.

Questionner et valoriser le métier d'enseignant - Laboratoire de recherche Innovation-Formation-Éducation. Guibert, P., Dejemeppe, X., Desjardins, J. & Maulini, O. (Ed.) (2019)Questionner et valoriser le métier d’enseignant. Une double contrainte en formation.Bruxelles : De Boeck. Présentation Comme toute formation, celle des enseignants doit composer entre deux logiques a priori contradictoires : accompagner les professionnels dans le développement de leurs pratiques, donc les conduire à se remettre en question, au risque de déstabiliser et de faire douter ceux qu’elle prétend former. Né d’une rencontre entre chercheurs belges, français, québécois et suisses, cet ouvrage n’a pas pour objectif de décréter la bonne manière de procéder, mais de prendre appui sur la diversité des contextes de formation pour faire émerger des variations et des régularités et ainsi interpeller la formation et, au-delà, le métier d’enseignant.

Pascal Guibert est maître de conférences à l’Université de Nantes au département de sciences de l’éducation. Sommaire Préface - Claude Lessard Introduction. Chapitre 1. Mal-être des enseignants : « La profession a besoin de retrouver un sens collectif » Lundi 4 septembre, 884 300 enseignants ont retrouvé leurs élèves et leur salle de classe. Un rituel immuable qui s’est accompagné, cette année encore, d’une série de mesures annoncées par le ministère de l’éducation nationale qui vont modifier le périmètre d’activité des enseignants.

Pour Françoise Lantheaume, directrice du laboratoire de recherche éducation, cultures, politiques à l’université Lumière Lyon-II, ces nouvelles annonces contribuent à accentuer le « trouble identitaire » qui provoque le malaise de la profession enseignante. « Les enseignants ont aujourd’hui du mal à définir collectivement le projet qu’ils doivent porter », explique l’auteure de La Souffrance des enseignants (avec Christophe Hélou, PUF, 2008). Selon le baromètre annuel UNSA-Education, si 93 % des enseignants disent aimer leur métier, ils ne sont plus que 77 % à trouver qu’il a du sens. Le malaise des enseignants est-il un phénomène nouveau ? Qu’est-ce qui a changé dans cet environnement de travail ? Campagne conjointe en faveur du métier d’enseignant.

Les membres du corps enseignant accomplissent un travail précieux pour la société et pour l’État, exerçant ainsi une influence déterminante sur notre avenir. Ce sont eux qui, jour après jour, s’occupent du développement intellectuel de nos enfants et de nos adolescents, avec engagement et conviction. Ils établissent les fondements d’une cohésion dans des classes où règne la diversité culturelle. Il est donc important de s’assurer que notre société leur accorde toute la considération qu’ils méritent.

La Direction de l’instruction publique et de la culture a lancé à l’automne 2019 une campagne en faveur du métier d’enseignant. Elle sera poursuivie sous une forme renforcée à partir du mois de mars. Son but est de sensibiliser le public, mais aussi d’attirer davantage de jeunes, d’étudiants et de professionnels vers la filière de formation à l’enseignement. Dans une série de clips vidéo, des anciens élèves raconteront les expériences marquantes qu’ils doivent à leurs enseignants. Le mal-être des jeunes professeurs à l'école. Dans la torpeur estivale, l’association faîtière des enseignants de Suisse alémanique tire la sonnette d’alarme.

Partant du constat inquiétant que les jeunes profs jettent l’éponge trop tôt, elle proposait dimanche dans la NZZ am Sonntag de mettre en place un système de mentorat pour les nouveaux enseignants débordés. Selon elle, 20% à 30% des maîtres quittent en effet le métier dans les cinq premières années. L’Office fédéral de la statistique (OFS) valide le bas de cette fourchette: le taux de départ parmi les diplômés des Hautes écoles professionnelles (HEP) est d’environ 20% dans les quatre premières années d’enseignement, selon une étude de 2014. Le professeur vissé à son pupitre de toute éternité – c’est-à-dire jusqu’à sa retraite – n’est donc plus qu’un souvenir. Mais que se passe-t-il donc à l’école? Lire aussi: Ecole primaire cherche hommes, désespérément Une charge administrative chronophage Pour autant, ces chiffres préoccupent en Suisse romande aussi. Davantage d’encadrement? L'image du métier d'enseignant, de l'intérieur et de l'extérieur. Perte d’attractivité du métier et malaise enseignant.

Hélène Buisson-Fenet et Olivier Rey, Le métier d'enseignant : une identité introuvable ? Identités professionnelles en crise(s) ? Les métiers qui ont de l'avenir, et comment s'y préparer. Métiers d'excellence, métiers d'avenir.