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Charlie Hebdo

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« Il faut écouter ceux qui disent “Je ne suis pas Charlie”» Vous n’êtes pas Charlie. Liberté d’expression, dira-t-on, voici donc ma part, qui ne vous plaira surement pas.

Vous n’êtes pas Charlie

Les limites de la liberté d'expression. La pression sociale en France pour soutenir Charlie Hebdo laisse peu de place aux musulmans offensés par ses caricatures, soutient le quotidien conservateur britannique. 12 janvier 2015 | Partager : Normalement, la gauche libérale française et George W.

Les limites de la liberté d'expression

Bush ne font pas bon ménage. Mais aujourd’hui, le discours des premiers fait étrangement écho à celui du second. Les pancartes "Je suis Charlie" qu’ils brandissent en réaction aux assassinats du 7 janvier dans les bureaux de l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo ne proclament en réalité rien d’autre que le fameux slogan de l’ancien président américain : "Si vous n’êtes pas avec nous, vous êtes avec les terroristes". Libéraux autoproclamés Cette attaque terroriste doit bien entendu être universellement condamnée. Mais imaginez un instant que vous soyez un musulman français lambda et que, sans être tenté par des actes meurtriers ni animé d’un quelconque extrémisme, vous ayez tout de même été offensé par les dessins de Charlie Hebdo. Ces morts que nous n’allons pas pleurer. Une sensation circule depuis l’attentat perpétré contre la rédaction de Charlie Hebdo : nous sommes en train de vivre un « 11 septembre français ».

Ces morts que nous n’allons pas pleurer

Si on laisse de côté la question du volume (environ trois mille morts d’un côté, une douzaine de l’autre), le parallélisme entre les deux événements saute en effet aux yeux. Dans les deux cas, les attentats ont été perpétrés par des personnes se réclamant de l’Islam. Alors, ici, c’est un Tubmlr féministe.... A toutes les belles âmes. Retour agacé sur les discussions concernant le drame à Charlie Hebdo.

[Ajout : #NousSommesEnsemble une initiative lancée ce matin contre l’antisémitisme et l’islamophobie (je résume) dans le climat actuel ] Je veux parler ici des échanges que j’ai eus sur les réseaux sociaux à propos du drame qui a coûté la vie à 12 personnes, le 7 janvier à Paris.

A toutes les belles âmes. Retour agacé sur les discussions concernant le drame à Charlie Hebdo

Ici je focaliserai sur les échanges négatifs, à savoir ceux qui m’ont gonflé. Comme je ne me suis pas arrêté à simplement exprimer de la peine pour les victimes, mais que j’ai replacé, comme d’autres, la tragédie dans le contexte national et international islamophobe dont elle ne peut se départir, n’en déplaise à ceux qui accusent de conspirationnisme toute tentative de faire des liens entre des événements, j’ai forcément été accusé d’un ensemble de choses plutôt malhonnêtes – mais révélatrices – que je veux énoncer ici : "Je ne suis pas Charlie. Et croyez-moi, je suis aussi triste que vous.". "Je ne suis pas descendu parmi la foule.

"Je ne suis pas Charlie. Et croyez-moi, je suis aussi triste que vous."

" Un @sinaute exprime, dans le forum de discussion de la dernière chronique de Daniel Schneidermann, son malaise vis-à-vis de "l'union nationale" suite aux attaques meurtrières qui ont visé Charlie Hebdo. En cause, la "dérive islamophobe" du journal et de cette gauche "Onfray/Charlie/Fourest laïcarde". Gros malaise. "Je crois qu'il va falloir sérieusement penser à partir", Mohamed, 52 ans, habitant de Paris. Être ou ne pas être Charlie – là n'est pas la question. Ce massacre ignoble est revendiqué par des individus qui se disent membres de Al Qaida.

Être ou ne pas être Charlie – là n'est pas la question

Ça faisait longtemps que Charlie Hebdo ne faisait plus rire, aujourd’hui il fait pleurer. Il est minuit moins le quart dans le siècle.

Ça faisait longtemps que Charlie Hebdo ne faisait plus rire, aujourd’hui il fait pleurer.

Nous sommes à un point de bascule historique sur l’islamophobie et le déchaînement du racisme en France et plus largement en Europe. La lecture simplifiée à l’extrême par les médias de cette journée du 7 janviers 2015 va se résumer et s’imprimer dans de nombreux cerveaux « par l’attaque meurtrière contre un journal « de Gauche » par des Musulmans. Cela va déstabiliser et retourner des positionnements politiques. La Peur, la colère, la tétanie, l’incompréhension, la panique morale vont chez certains laisser largement place à la Haine. Au-delà des paramètres d’opportunité militaire qui ont pu justifier le choix de ce journal par ce commando cette attaque correspond à une logique et à une vision politique des tak-taks : précipiter l’affrontement et la radicalisation de fractions importantes de la population.

Ne soyons pas hypocrites, Charlie Hebdo n’est pas un ami politique. Sur cet acte, complotisme et islamophobie vont prospérer. Au lendemain de l’attentat à Charlie Hebdo, violences contre des lieux de culte musulmans. Des lieux de culte musulmans ont été visés par des tirs d’arme à feu et des grenades cette nuit, au Mans et à Port-La-Nouvelle, dans l’Aude, sans faire de victimes.

Au lendemain de l’attentat à Charlie Hebdo, violences contre des lieux de culte musulmans

Au Mans, quatre grenades d’exercice ont été lancées aux alentours de minuit dans la cour de la Mosquée des Sablons. L’une d’elles à explosé, sans faire de victimes. A Port-la-Nouvelle, un ou plusieurs coups de feu ont été tirés en direction d’une salle de prière musulmane, vers 20h, une heure après la fin de la prière, a précisé le parquet de Narbonne. Heureusement, la salle était vide.