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MEDIAS ET JOURNALISME

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» Nos esprits peuvent être piratés : Les initiés craignent une dystopie du smartphone. Par Paul Lewis. Source : Paul Lewis, 06-10-2017 Les employés de Google, Twitter, Facebook qui ont aidé à rendre la technologie tellement addictive, se déconnectent eux-mêmes d’internet. Reportage de Paul Lewis sur les refusniks de la Silicon Valley qui s’alarment d’une course à l’attention humaine. Justin Rosenstein avait bricolé le système d’exploitation de son ordinateur portable pour bloquer Reddit, il s’est retiré de Snapchat, qu’il compare à de l’héroïne, et s’est imposé des limites à son utilisation de Facebook. Mais même cela ne suffisait pas. En août, le manager technique de 34 ans a pris une mesure plus radicale pour restreindre son utilisation des réseaux sociaux et d’autres technologies addictives.

Rosenstein a acheté un nouvel iPhone et a demandé à son assistant d’installer un moyen de contrôle parental pour l’empêcher d’installer n’importe quelle application. Sans ironie, Eyal termine son exposé par quelques conseils personnels pour résister à l’attrait de la technologie. Le DECODEX Alternatif (méfiez-vous des imitations) -- legrandsoir. Le Grand Soir, toujours à l’écoute de ses lecteurs (réguliers, occasionnels ou accidentels) vous offre le DECODEX ALTERNATIF, un vrai DECODEX rédigé par de vrais gens dotés d’une véritable expérience. Ces analyses ne sont basées ni sur une vague impression après un survol rapide, ni sur un coup de fil à « Conspiracywatch », mais sur l’expérience de militants/bénévoles chevronnés de « l’information alternative ». Contrairement à d’autres DECODEX de bas de gamme qui circulent sur le marché, vous ne trouverez pas ici une liste (qui se voudrait impressionnante) de 600 médias...

Pour deux raisons : 1) Un peu de sérieux, quand même... vous croyez réellement que quelqu’un a passé le temps nécessaire et indispensable pour analyser, un par un, 600 médias ? 2) En ce qui concerne les médias mainstream, ils sont tous détenus par une poignée de groupes aux idéologies et intérêts convergents et interchangeables. L’analyse des uns vaut donc largement pour les autres. Qu’on se le dise. Le Grand Soir. Réinformons-nous. “Presse française : qui possède quoi?” : le “Monde Diplo” explique tout en une infographie - Vu sur le net.

Discours unique anti-syndicaliste, débats tronqués... Ces dernières semaines, le traitement de l'actualité en France relevait d'un “climat de guerre sociale entretenu par les principaux médias du pays”, explique le “Monde Diplomatique”, qui y consacre une infographie et un article. Eclairant. Qui possède les grands titres de presse aujourd’hui ? A cette simple question que beaucoup se posent en ces temps d’un journalisme à l'indépendance vacillante, soumis aux contraintes économiques, le site du Monde Diplomatique répond par une infographie intitulée Presse française : qui possède quoi ? Le schéma prend d’ailleurs tout son sens à la lecture de l’article qu’il complète, publié dans le numéro du Monde Diplomatique daté du mois de juillet (journal dont Le Monde, également propriétaire de Télérama, est actionnaire à 51%, mais qui en reste très indépendant).

Julian Assange: «La France est incapable de protéger sa souveraineté vis-à-vis des Américains!» Londres, le 11 avril 2016 Ce matin d'avril quand nous rencontrons Julian Assange, à la Une des tabloïds, le visage de David Cameron. Le Premier ministre britannique doit s’expliquer sur les Panama Papers. L’Angleterre gronde et veut sa démission. Partout c’est la déflagration Panama Papers, annoncée comme le plus grand leak, la plus grande fuite de documents de l’histoire; un scandale mondial. 109 rédactions du monde entier, plus de 300 journalistes, ont participé à l’analyse de plus de 11 millions de documents. Des hommes politiques, des grands patrons et des stars du sport sont épinglés. L’homme qui nous attend a lui aussi plusieurs fois fait trembler le monde à coup de révélations: Julian Assange est le cofondateur de Wikileaks.

À la mi-mars, nous étions déjà là, dans la même pièce, pour une première rencontre. Après une fouille par le personnel de l’ambassade et la remise de nos téléphones portables, nous revoilà dans cette pièce. Il entre, il est sur ses gardes. Julian Assange. Journalisme d’investigation: triomphe ou manipulation? | GHI. ENQUÊTE • L’affaire de fuite de données dite Panama Papers marque-t-elle le triomphe du journalisme d’investigation ou au contraire le sommet de la manipulation?

La question se pose, lancinante, après ces révélations diffusées à la manière d’un gigantesque mégaphone. Des médias, triés sur le volet aux quatre coins du monde, distillent de concert une information qui leur a été fournie par une gorge profonde dont on ignore absolument tout des motivations et des objectifs. Si ce n’est que ceux-ci semblent d’abord orientés vers le «méchant» Poutine.

La méthode intrigue d’autant plus que la tendance est plutôt au bâillonnement de la presse. Il n’est que de regarder vers Bruxelles où se rissole un projet de directive sur le secret des affaires. Journalistes, organisations de consommateurs et de salariés sont sur le qui-vive. L’affaire constitue-t-elle un pur acte d’intimidation en vue d’empêcher d’autres révélations embarrassantes?

Votre avis nous intéresse. Panama papers : les banques au cœur du scandale. C’est un scandale d’une ampleur inédite. Les chiffres liés aux révélations des Panamas papers donnent le vertige : 11,5 millions de documents divulgués, portant sur 214 488 structures offshore, 140 personnalités internationales mises en causes...

Les nombreux articles publiés par une centaine de medias à travers le monde mettent violemment au jour un système opaque. Un trou noir fiscal permettant à des élites politiques, économiques, culturelles ou sportives d’échapper à l’impôt. L’histoire débute lorsque de nombreux fichiers sont remis au Süddeutsche Zeitung. Devant la masse d’informations à traiter (2 600 Go, essentiellement des lignes de texte et des images), le journal allemand décide de se tourner vers l’ICIJ, le consortium international du journalisme d’investigation.

Durant un an, près de 400 journalistes, appartenant à 109 rédactions, vont travailler de concert pour décortiquer les documents mis à leur disposition. Les banques, au cœur du système. » Panama Papers : le plus gros scandale d’évasion fiscale de l’histoire [Edité] # Une ampleur de données jamais vue Les chiffres suffisent presque à caractériser l’importance de cette fuite. Les “Panama Papers”, ce sont près de 11,5 millions de documents, piratés dans les archives d’un “champion du monde” de la création de sociétés offshore : le cabinet panaméen Mossack Fonseca. Le tableau esquissé à travers ces fichiers, qui remontent à la création du cabinet en 1977, est à peine croyable : plus de214.000 entités “offshore” créées ou administrées par cette seule société sur 38 ans, dans 21 paradis fiscaux différents et pour des clients de plus de 200 pays.

Et ces clients ne sont pas n’importe qui : 12 chefs d’Etat dont 6 en activité, 128 responsables politiques et hauts fonctionnaires de premier plan du monde entier, et 29 membres du classement Forbes des 500 personnes les plus riches de la planète. # D’où viennent les informations ? Comme dans les affaires WikiLeaks ou UBS Leaks, ces révélations proviennent de l’initiative individuelle d’un lanceur d’alerte. « Panama papers » : 140 personnalités internationales ont utilisé des sociétés offshore. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Les Décodeurs Ce sont les noms qui sautent aux yeux et qui frappent les esprits.

Petro Porochenko, président de l’Ukraine ; Sigmundur David Gunnlaugsson, premier ministre de l’Islande ; Salman Al-Saoud, roi d’Arabie saoudite. Leur point commun ? Ils ont fait enregistrer des sociétés offshore dans des paradis fiscaux par le cabinet panaméen Mossack Fonseca. Au terme d’une recherche systématique, le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) et ses 107 médias partenaires, dont Le Monde, ont établi que douze chefs d’Etat et de gouvernement, dont six en activité, ont mené de telles activités en toute discrétion. Un chiffre auquel on peut ajouter 61 personnalités proches de ces dirigeants mondiaux, à l’image de Mounir Majidi, secrétaire particulier du roi du Maroc Mohammed VI, Sergueï Roldouquine, ami intime de Vladimir Poutine, ou encore Rami Makhlouf, cousin de Bachar Al-Assad.

Article offert : Médias : l’inquiétante razzia des oligarques. De gigantesques manœuvres sont engagées en France dans le secteur de la presse et de la télévision. S’il fallait un nouvel indice de la boulimie d’acquisitions dont font preuve quelques milliardaires, bouleversant le paysage médiatique français, c’est le dernier projet en date, porté par le propriétaire d’Iliad-Free, Xavier Niel, le banquier d’affaires de Lazard Matthieu Pigasse et le producteur Pierre-Antoine Capton, qui le fournit : le trio vient de créer un fonds d’investissement qui ambitionne de lever de 300 à 500 millions d’euros pour financer le rachat d’autres médias. C’est donc à une accélération des acquisitions dans le secteur à laquelle nous risquons d’assister. Avec à la clef un cortège de conséquences que l’on devine : une reprise en main des chaînes et journaux rachetés ; parfois même des censures affichées, ou en tout cas des autocensures généralisées. La naissance de ce fonds d’investissement, c’est Le Figaro qui l’a révélée.

Cette censure a d’autres facettes. Un milliardaire israélien achète libération et l’express - Points.tn. L'homme d'affaires franco-israélien Patrick Drahi Le journal Libération (qui abrite actuellement Charlie Hebdo), la chaîne d’information israélienne i24news et le magazine L’Express vont être réunis au sein d’un nouveau groupe plurimédias « Mag&NewsCo », détenu par le patron de Numéricable et SFR Patrick Drahi, coactionnaire de Libération, et son associé Marc Laufer, ont-ils annoncé mercredi, selon l’AFP. « Mag&NewsCo, groupe média diversifié, intégrera la télévision, la radio, la presse écrite, le numérique et le mobile », indiquent les deux hommes d’affaires, qui sont en train de racheter au groupe belge Roularta les magazines L’Express et L’Expansion, et 8 autres titres. « Marc Laufer et Patrick Drahi seront les deux seuls actionnaires du groupe.

Le management opérationnel sera effectué par Marc Laufer », précisent-ils. Pour l’instant, Libération est détenu à 50% par Patrick Drahi et Marc Laufer, et 50% par l’homme d’affaires Bruno Ledoux et ses associés. Selon AFP. Le lavage de cerveaux en liberté, par Noam Chomsky (Le Monde diplomatique, août 2007) Commençons par la question des médias. En France, en mai 2005, lors du référendum sur le traité de Constitution européenne, la plupart des organes de presse étaient partisans du « oui », et cependant 55 % des Français ont voté « non ».

La puissance de manipulation des médias ne semble donc pas absolue. Ce vote des citoyens représentait-il aussi un « non » aux médias ? Le travail sur la manipulation médiatique ou la fabrique du consentement fait par Edward Herman et moi n’aborde pas la question des effets des médias sur le public (1). C’est un sujet compliqué, mais les quelques recherches en profondeur menées sur ce thème suggèrent que, en réalité, l’influence des médias est plus importante sur la fraction de la population la plus éduquée. La masse de l’opinion publique paraît, elle, moins tributaire du discours des médias. Quant aux principaux partis politiques des deux pays, aucun ne défend ce point de vue. Prenons, par exemple, le cas de l’Allemagne au début des années 1930. Le Nouvel Obs dans la poche du trio Niel-Bergé-Pigasse.

Le trio Niel/Bergé/Pigasse © Reuters - 2014 Xavier Niel, Pierre Bergé et Matthieu Pigasse, déjà propriétaires du groupe Le Monde, rachèteraient la majorité du Nouvel Observateur. C’est ce qu’indique une source proche du dossier. Le fondateur du Nouvel Obs, Claude Perdriel, gardera le reste. Les trois hommes sont en négociations exclusives pour racheter une part majoritaire de l’hebdomadaire, via leur holding Le Monde Libre. Ce rachat incluera le site internet Rue89, acquis il y a deux ans par Le Nouvel Observateur. La négociation porterait sur une participation à 65%, pour 13,4 millions d'euros. Les précisions d'Alexandra Ackoun Une union puissante... Le Nouvel Observateur est le premier news magazine français. Il avait déjà publiquement souhaité un partenariat avec Xavier Niel, car selon lui, un rapprochement avec Le Monde, deuxième quotidien français, « aurait du sens ». Le Monde Diplomatique en dépôt de bilan.

Adieu Le Monde, vive Reporterre. Portrait d’Hervé K. [2] Ce 2 septembre, quinze ans et un jour après y être entré, je quitte Le Monde : en ce lundi, le dernier lien juridique entre ce journal et moi est défait, par le « solde de tout compte ». Que je quitte volontairement un titre prestigieux étonnera peut-être. Mais certes moins que la raison qui m’y pousse : la censure mise en œuvre par sa direction, qui m’a empêché de poursuivre dans ce journal enquêtes et reportages sur le dossier de Notre Dame des Landes. Au terme de l’histoire que je vais ici retracer, il ne me restait qu’une issue, si je voulais conserver la liberté sans laquelle le journalisme n’a pas de sens : abandonner le confort d’un salaire assuré et de moyens de travail avant que soit étouffée la dernière marge d’expression qui me restait, la chronique Ecologie.

Abandonner le journal fondé par Hubert Beuve-Méry et vendu en 2010 est une libération. On trouvera ci-après le récit des événements ouverts le 5 novembre 2012 et qui ont conduit à cette décision. Formation et déformation des journalistes (1) Pauvreté des formations, appauvrissement du journalisme J’ai récemment vu deux amis qui ont fait le Centre de formation des journalistes de Paris (CFJ) avec moi il y a 35 ans, et je leur ai demandé quels souvenirs ils gardaient de l’école ; les deux m’ont fait la même réponse, assez stupéfiante : « nous n’avons rien appris ». Puis en creusant, nous nous sommes souvenus de nos cours de culture générale, de droit, d’histoire, d’histoire économique. Et bien tous ces cours que nous trouvions sensationnels et dont on se souvient trente-cinq ans après, on n’arrêtait pas de nous dire à l’époque qu’ils ne servaient à rien, qu’on les faisait uniquement pour avoir nos équivalences universitaires.

Et les choses sont sans doute encore pires aujourd’hui… En revanche, il y a trente-cinq ans, on commençait déjà à nous inculquer la pratique de ce qui à mon avis a pollué à la fois les médias et donc la formation des journalistes : le microtrottoir. Des écoles en symbiose avec les grands médias.