background preloader

Société des gens de lettres

Facebook Twitter

Fêter le patrimoine, mais laisser disparaître le domaine public. Ce week-end, nous célébrons donc les Journées européennes du patrimoine, et vous serez des milliers et des milliers à aller visiter des monuments et des lieux de culture en France. Il faudrait sans doute s’en réjouir, mais je n’y arrive pas. Vraiment pas… Car voyez vous, ces journées sont celles du Patrimoine, mais pas celles du domaine public. Les deux choses sont liées, mais elles demeurent profondément séparées en France. Dans la plus grande indifférence… Le domaine public est une notion liée à la propriété intellectuelle.

Source : Sketchtlex. Il y a eu une Journée du domaine public, cette année, organisée le 26 janvier dernier par les associations Wikimedia France et Creative Commons France, à l’image du Public Domain Day, que le réseau européen Communia a mis en place le 1er janvier de chaque année pour célébrer l’entrée dans le domaine public de nouvelles oeuvres. Quelques mois plus tard, voici donc ces Journées du patrimoine qui reviennent. Et non, surprise ! BnF : Filippetti cautionne la commercialisation du domaine public. Dans un communiqué émanant du ministère de la Culture, Aurélie Filippetti, le commissaire général à l'investissement, Louis Gallois et le président de l'établissement BnF, Bruno Racine, annoncent la signature de deux nouveaux accords.

Ces derniers portent sur la numérisation et la diffusion des collections de la BnF, et plus spécifiquement les livres anciens et fonds musicaux. Euh... Dans le cadre des investissements d'avenir, le Fonds national pour la société numérique, qui s'inscrit dans le Développement de l'économie numérique, la Caisse des Dépôts va être sollicitée. Ainsi, pour assurer la continuité de la politique de numérisation du patrimoine, la BnF, par le biais de sa filiale BnF-Partenariats, a signé deux accords de numérisation.

Livre et musique, sous les scanners Le premier, oh, surprise, est conclu avec la société ProQuest, éditeur de bases de recherches historiques et culturelles. Pipeau. Et le combat cessa, pourtant, c'est pas faute de trouver des combattants Eh bien oui. La dictature de la valeur ajoutée et l'économie du livre numérique. Alors que l'édition semblait découvrir l'expression « modèle économique », durant le Salon du livre 2011, où il était impossible de suivre la moindre conférence sans l'entendre prononcée à plusieurs reprises, les temps s'apaisent, et l'expression entre dans les moeurs. Encore maladroitement employée, toutefois, certains confondant toujours l'économie du papier, avec celle du numérique.

Mais au moins accepte-t-on de faire de l'argent dans un secteur culturel… Il semble que pour 2012, l'un des impératifs suprêmes, dans la création littéraire, consistait à trouver une valeur ajoutée. Probablement l'industrie s'est-elle montrée plus sensible que prévu à l'essor balbutiant encore du format EPUB3, et de ses capacités à intégrer des éléments vidéos, audio, des mises en page complexes, et ainsi de suite.

Cet "ajout", pas forcément de valeur, mais de contenus, était alors souvent présenté, communiqué de presse à l'appui, comme une valeur ajoutée à l'oeuvre. JulianBleecker, CC BY-NC-ND 2.0 5. 3. L'iBookstore se met à jour et proscrit la distorsion de concurrence. Toujours rebelle face aux conclusions du Department of Justice outre-Atlantique, la marque à la pomme a accepté avec beaucoup plus de facilités l'accord à l'amiable proposé par la Commission européenne. Celle-ci avait mené l'enquête, et entretenait de vilains soupçons sur une distorsion de concurrence, via une clause particulière des contrats passés entre le revendeur et les éditeurs...

Clause désormais rayée du document, jusqu'au 18 décembre 2017 minimum. Copie du mail envoyé aux éditeurs européens (source) Dans la boîte mail des éditeurs présents sur l'iBookstore, un message d'iTunes S.a.r.l. les informe de la levée de la clause dite de la « Nation la plus Favorisée » (Most Favored Nation) qui empêchait aux éditeurs de vendre leurs ebooks dans d'autres boutiques à des prix moindres que sur iTunes. La solution proposée se résume simplement à la suspension de cette clause de Nation la plus favorisée, jusqu'au 18 décembre 2017 au minimum. Pour approfondir. Yindo, l'expérience de streaming néerlandaise, fait son bilan.

Entre les mois de mai et août 2012 a été lancée une expérimentation néerlandaise, Yindo, qui vient de livrer ses premiers résultats. Le modèle de cet ebookstore est simple : une facturation mensuelle fixe et la possibilité de lire tout ce que l'on peut, durant le mois. Ce sont 40 éditeurs néerlandais qui se sont lancés dans l'expérimentation, avec un sentiment terrible de déception, pour les créateurs. Seuls 36 ouvrages ont été lus en intégralité sur la base de ce modèle, avec un catalogue de 2000 titres disponibles.

En tout, 94 abonnements ont été activés durant l'été, mais seuls 61 d'entre eux ont été utilisés activement. Bob Duuren, à l'initiative de ce projet, déplore que le manque d'intérêt actuel pour les livres numériques, sous la forme d'un contrat d'abonnement, soit responsable de ces mauvais résultats. La suite de cette phase pilote n'a pas encore été définie. Pour approfondir. Édition - Article - Le numérique, grand espoir de l'édition cubaine. À l'heure où de nombreux pays européens s'interrogent sur la nécessité de réformer les règles du droit d'auteur pour se plier à la nouvelle donne du livre numérique, lequel est appréhendé comme un casse-tête juridique, l'île de Cuba formule les avis les plus enthousiastes à l'encontre des nouveaux modes de lecture et de diffusion des œuvres écrites.

Ce point de vue positif a notamment été affiché par Eduardo Fernández Collado, écrivain et président de l'Uneac[+] NoteUnión de Escritores y Artistas de Cuba. [1], association qui représente tous les éditeurs cubains, lors de la dernière Foire internationale du livre de Guadalajara, au Mexique. Ce rendez-vous majeur de l'édition hispanophone a accueilli cette année, entre le 24 novembre et le 2 décembre 2012, 1 947 professionnels et pas moins de 606 000 visiteurs, selon les chiffres communiqués par les organisateurs.

L'importance de la foire a offert une répercussion large aux déclarations des représentants de l'Uneac. [2] . [4]. Une bande sonore dans des ebooks, ça vaut 2 millions $ ? Le développement de la société basée en Nouvelle-Zélande, Booktrack, vient de passer par une idée un peu surannée : intégrer des chansons dans les livres numériques, pour accompagner la lecture. Et pour assurer le développement de ce projet, ce sont 2 millions $ qui ont été mis sur la table par plusieurs investisseurs... Rendre les ebooks plus immersifs, c'est la grande tendance : garder le lecteur bien au chaud, dans ses lignes et sa tablette, avec une atmosphère sonore et une musique d'ambiance, le fondateur de BookTrack, Paul Cameron, y croit dur comme fer. En fonction du livre, trouver l'oeuvre et l'accompagnement musical qui iraient avec, cela semble en plus convenir aux lecteurs.

Selon une étude réalisée par la société, 27 % des clients ont téléchargé un extrait gratuit, à découvrir, et 40 % d'entre eux, ont lu la totalité de l'ouvrage. Et à ce titre, Booktrack travaille avec auteurs et éditeurs, pour créer des bandes sonores qui s'intègrent véritablement aux livres. La moitié du public prêt à payer pour soutenir les auteurs ? Le principe qui donne aux internautes la possibilité de payer ce qu'ils souhaitent, voire de ne pas payer du tout, pour télécharger un contenu culturel donne parfois des sueurs froides. Et des surprises. Une infographie de Techdirt résume les efforts que les internautes ont consenti à faire, devant deux livres numériques, qu'ils pouvaient se procurer gracieusement. Ce sont en fait deux ebooks en format PDF que TechDirt a mis en vente et Mike Masnick, leur auteur, a laissé à chacun le soin de définir le prix qu'il souhaite mettre.

Si plus de la moitié des personnes n'a pas versé un centime, le montant moyen versé par les acheteurs est d'environ 5 $. Sur la page de présentation, le chiffre de 5 $ était de toute manière proposé par défaut, et il fallait avoir envie de mettre 0 dans la case, pour ne rien verser. Ce qui est étonnant c'est de découvrir que des gens ont accepté de payer pour des formats PDF, assez difficiles à lire sur les appareils contemporains. Pour approfondir. Etats-Unis : Evolutions tarifaires pour le livre numérique. Le fait que des discussions aient commencé au Canada, autour d'une législation permettant de fixer un prix unique pour les livres, établi par les éditeurs, le pays s'anime. C'est que, par très loin de là, la Justice américaine a décidé de poursuivre plusieurs éditeurs et Apple, pour un contrat d'agence fautif. La question devient délicate. Hachette Book Group et Simon & Schuster ont récemment baissé les armes, contraints et forcés, en acceptant de s'en remettre aux libraires pour établir un prix à leurs ouvrages numériques.

Et maintenant, il revient aux analystes d'établir leurs projections sur ce que sera le marché dans les années à venir, alors qu'Amazon est devenu entièrement libre de faire ce qu'il souhaite - ou presque - avec le prix de vente public. Forbes prévoit trois pistes, qui sont autant d'hypothèses de travail, avec chacune leurs risques et leurs avantages. Pour approfondir. Quand ebooks et livres de papier cohabitent. Comme le rapporte The Guardian, on constaterait dans l'univers du livre, un phénomène durable qui semble opposer les livres destinés à la masse et ceux réservés à une élite. Alors quand les acteurs de l'édition en format papier et numériques sont amenés à cohabiter, il en résulterait que les ouvrages numériques seraient considérés comme populistes en comparaison à leurs pendants de papier qui seraient perçus comme élitistes.

Et une question demeure en suspens : dans quelle mesure chacune de ces deux classes contribuerait à la vente de son antagoniste ? « Je ne sais qu'une chose, c'est que je ne sais rien. » La maxime de Socrate apparaîtrait comme la plus à même de rendre compte de nos certitudes concernant les perspectives de la cohibation entre le papier et le numérique, pour l'industrie du livre. Les premiers effets constatés, suite à l'apparition de l'ebook, pourraient cependant permettre de lever en partie ce voile sur l'avenir de la branche. Pour approfondir. Australie : les éditeurs vendent leurs ebooks en direct sur leur site. La commercialisation des titres numériques depuis le site des maisons d'édition est une solution encore peu usitée en France.

Même en Amérique du Nord, ce principe n'est pas encore complètement adopté, les maisons préférant la commercialisation par des canaux plus traditionnels dans la vente de livres. Je tiens bon ! En Australie, il semble que le pas soit franchi, alors que 90 éditeurs proposant une offre numérique ont été sollicités dans une étude, et 57 % ont répondu qu'ils vendaient en direct leurs ebooks sur leur propre site. Pour le reste de la commercialisation, Amazon et iBooks représentent 35 % de la vente au détail, contre 28 % pour Kobo et 25 % pour Google. Barnes & Noble est à 17 %, sachant que Sony ne pèserait donc pour rien dans ce commerce.

Selon le rapport de cette étude, les éditeurs ont également annoncé qu'ils redoutaient tout particulièrement le piratage, à 60 %, alors que la domination des acteurs américains ne représente que 53 % des motifs d'inquiétude. iTunes et Google Play en Russie : contre le piratage, l'offre légale. Deux nouveaux acteurs viennent d'entrer sur le marché russe, pour le plus grand plaisir des éditeurs locaux. Alors que le marché du livre numérique est vérolé par un piratage de masse impressionnant, l'ouverture des boutiques iTunes et Google Play marque probablement un virage dans l'offre légale. Et c'est avec sérénité que les éditeurs voient l'arrivée de ces acteurs... L'iTunes Store avait débarqué la semaine passée en Russie, ainsi qu'en Turquie, en Arabie Saoudite et Liban, la veille d'un événement majeur organisé à Moscou. C'était une généralisation de l'iTunes Store dans le monde, puisqu'Apple ouvrait les portes de sa boutique à 56 pays dans le monde.

Et la semaine suivante, c'est à Google de créer l'événement, pour offrir aux consommateurs un accès aux livres et films de son catalogue. Pour autant, c'est avec sérénité que les acteurs russes voient s'ouvrir les boutiques des géants américains, souhaitant que cela apporte un peu de cadre au marché du livre numérique. DRM : entre Hachette et Pottermore, plus qu'un fossé, un cratère. La protection des livres numériques par le biais de verrous dits DRM, pour Digital Rights Management, ne cesse d'alimenter les débats.

C'est heureux. Quoi que pas encore assez porteur. Dernièrement, quelques titres de l'éditeur Mondadori sont sortis sans verrous, laissant croire que l'éditeur faisait basculer sa politique commerciale. À voir. En attendant, les grandes maisons restent inflexibles. Ou presque. On se souvient qu'à l'occasion de la conférence Futurebook, à Londres, le PDG de Poterrmore, Charlie Redmayne, avait une fois de plus défendu la décision du site, revendeur exclusif des ebooks de JK Rowling. Manu le Manu, (CC BY-NC-SA 2.0) Mais la conférence fut également l'occasion de remarquer combien le fossé se creuse entre les acteurs, avec des discours étonnants. A Rome, fait comme les Romains, et chez Hachette... pareil La position est également partagée par Hachette, Tim Hely Hutchinson PDG de Hachette UK, propageant la bonne parole. L'utopie du DRM et les exemples concrets.

Croissance et développement du livre numérique en Asie. Le marché du livre numérique, en Asie, nécessitait quelques sérieuses adaptations des acteurs du moment. L'écriture et les modifications techniques à apporter aux appareils, pour qu'ils puissent correctement afficher les langues asiatiques comptaient parmi les premiers obstacles. Surtout que les consommateurs n'avaient pas attendu la venue des grosses machines américaines pour s'ouvrir à la lecture numérique. Sereins, les boudhas, sur l'ebook (Malaisie) WohinAuswandern, (CC BY 2.0) Le meilleur exemple reste encore celui de la Chine. A l'occasion de la première ASEAN (Association of Southeast Asian Nations) eBook Conference, quelque 200 invités se sont rendus à Kuala Lumpur pour évoquer le marché, les industries et leurs projets. Chez les invités, on comptait l'Indonésie, la Malaisie, Singapour, la Thaïlande, l'Australie et le Vietnam.

Au Vietnam, l'initiative Alezaa.com impliquerait 70 % des éditeurs locaux. Pour approfondir. Stockage, archivage : quel avenir pour les livres numériques. La pérennité des supports de lecture, autant que celle des formats, pose de réels problèmes. Alors que l'on vante les mérites des capacités de stockage de nos appareils, on a tendance à confondre sérieusement stockage et archivage. Dans un cas, le fichier est bien présent, avec le risque d'être inutilisable après quelques années et des mises à jour de logiciel.

Dans l'autre, l'archivage implique bien qu'il sera possible de réutiliser les documents. Avec Lettres numériques Nombreux sont les professionnels du livre à se poser la question : les formats des ebooks que nous connaissons sont-ils conçus pour durer ? Jonathan Perrinet, (CC BY-NC-SA 2.0) Tout d'abord, il faut distinguer le format d'un fichier et la base sur laquelle celui-ci a été élaboré. A contrario, les formats propriétaires (AZW, mobi) n'offrent, eux, aucune garantie de longévité. Compatibilité et long terme ne semblent donc pas être des caractéristiques prises à la légère par les professionnels. Pour approfondir. Netflix, Spotify pour les livres numériques, véritable souhait du public. Google et Amazon ouvrent leur ebookstore au Brésil. La cohabitation entre librairies, bibliothèques, papier et ebook.

Copyright : les livres d'occasion, du velours dans un gant de fer. La tarification de l'ebook : 4,99 $, prix moyen accepté. Pearson ambitionne de devenir l'Electronic Arts de l'éducation. Flipkart se lance dans la vente d'ebooks. Ebook Search regroupe cinq catalogues d'ebooks gratuits. Aurélie Filippetti défend la neutralité fiscale sur le livre numérique. Bibliothèque Numérique Francophone Accessible.

TVA sur l'ebook : le livre est le même "imprimé ou numérique" (Filippetti) Lekiosk.fr : le succès du kiosque numérique français. Belinda Cannone et Pierre Lemaitre rejoignent le comité de la SGDL. Une sénatrice s'alarme de l'impossibilité d'acheter certains ebooks à l'étranger. “Le livre rejoindra Hadopi comme toutes les industries culturelles" (SNE) Prêt de livres numériques : l’absence de loi et certains gros éditeurs empêchent les bibliothèques de remplir leur mission !

Oeuvres indisponibles, un patrimoine écrit récent à revendre. VIDEO : Sedan/J.-T. Lechein signe le premier ouvrage tout en QR-codes. Fusion des groupes éditoriaux, pour maîtriser l'écosystème numérique. L'encyclopédie Universalis passe au tout-numérique. Team Alexandriz, ou les pirates qui rémunèrent l'ayant droit. Les auteurs restent-ils en marge des contrats d'édition numérique ? E-book : un modèle Freemium/Premium pour lutter contre le piratage ? Baromètre des usages du livre numérique en France, les chiffres clés. Les Français 2 x plus nombreux à lire des ebooks qu’il y a 6 mois.

Ebook : un français sur sept a déjà lu un livre numérique. Pour un droit au partage des livres numériques. Des éditeurs engagent des poursuites contre le site Team Alexandriz. Adaptation du contrat d'édition à l'heure du numérique : à l'heure des négociations. Société des gens de lettres.

Loi numérisation numérique 2012...

Perspectives. Généralités. Affiliation Sociétés. Site officiel.