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Expositions

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[EN DIRECT] Nelly Monnier et Hélène Paris, La condition Géographique, le Lieu minuscule, Reims - Point contemporain. Quel a été le point départ de ce projet commun ?

[EN DIRECT] Nelly Monnier et Hélène Paris, La condition Géographique, le Lieu minuscule, Reims - Point contemporain

Comment vous êtes-vous rencontrées ? Complètement Parreno. Les lumières s’éteignent, le piano se met à jouer tout seul, des visages, objets fluorescents, apparaissent sur les murs, formes à peine nées, avant de mourir doucement : il leur faut une nouvelle clarté pour qu’elles s’estompent de nouveau.

Complètement Parreno

Espace de la mémoire. Enfance du temps. Dans un coin, une machine multicâblée écrit sur des feuilles de papier, griffonne des têtes, recouvre ce qu’elle vient de faire d’autres traits. Dans la même pièce, une bibliothèque où se distinguent les noms de Bret Easton Ellis ou Salinger pivote et découvre une chambre éclatante. On se faufile, on est seul dans un mausolée, les sons du piano et du robot n’arrivent que très étouffés. Claques. Poursuivons néanmoins, puisqu’aucune photo ne peut rendre compte de cette expérience volontairement vacillante.

Dans les entrailles de Tokyo, la célèbre salle 37, redécouverte telle la chambre jaune du Mystère, projette le film d’animation Anywhere out of the World (2000). Pantomime. Les gardiens d’exposition face au trouble suscité par Huyghe et Parreno. Dans la galerie Sud du Centre Pompidou, la chaise du gardien est placée à côté d’une plante verte.

Les gardiens d’exposition face au trouble suscité par Huyghe et Parreno

Mais de gardien, nenni. Il court dans l’exposition d’art contemporain de Pierre Huyghe à la rencontre des visiteurs pour les empêcher de toucher les oeuvres, et même d’enfouir leurs mains dans une montagne de sable fuchsia. “Le caractère inhabituel de l’exposition incite les gens à transgresser les règles et à toucher à tout : ils oublient qu’ils sont dans un musée !”

Parreno joue les illusionnistes au Palais de Tokyo. Pierre Huyghe au Centre Pompidou : “J'intensifie ce qui est là” Il y a un chien dans l’exposition de Pierre Huyghe au Centre Pompidou.

Pierre Huyghe au Centre Pompidou : “J'intensifie ce qui est là”

Ce n’est pas un chien comme les autres, non. “C’est LE chien”, nous dit Pierre Huyghe. Le même qu’on avait déjà pu voir à la Documenta de Kassel l’an dernier, évoluant dans un coin de paysage, sur un terrain vague poétisé par l’artiste. C’est un beau lévrier blanc, forcément élégant, déjà esthète, mais avec une particularité notable : une de ses pattes est tatouée en rose fuchsia. Ça lui fait une longue barre rose verticale sur la patte droite. Parreno au Palais de Tokyo : “Une timeline de l’espace” Vous êtes prévenus, une fois franchi le seuil du Palais de Tokyo, l’expérience devrait durer en moyenne deux heures.

Parreno au Palais de Tokyo : “Une timeline de l’espace”

Deux heures – il n’y a pas de hasard –, c’est à peu près le temps d’une séance de cinéma. Pas de hasard car à près de 50 ans, Philippe Parreno fait partie de cette génération d’artistes qui, dans les années 1990, a fait éclater le carcan de l’art pour regarder du côté des formats télévisés ou cinématographiques et jouer dans tous les sens avec l’exposition, entendue ici comme un médium spécifique, un mode d’expression, un art à part entière.

Pas de hasard donc si en traversant les 22 000 mètres carrés du Palais de Tokyo où on lui a donné carte blanche, le montage de l’exposition ressemble à s’y méprendre à un gigantesque plateau de cinéma où s’affaire une équipe de techniciens. “Comment une forme devient-elle publique et comment se soustrait-elle au public ? Pierre Huyghe ou l'exposition en soi - La République de l'Art. Je dois l’avouer : jusqu’à présent, je n’étais pas très sensible à l’art de Pierre Huyghe.

Pierre Huyghe ou l'exposition en soi - La République de l'Art

Ann Lee, la figure de manga abandonnée dont il avait racheté les droits avec Philippe Parreno pour lui donner une nouvelle vie (No Ghost Just a Shell), n’avait pas suscité chez moi la même pamoison que chez bon nombre de mes contemporains. Blanche Neige Lucie, la vidéo qu’il avait réalisée avec l’actrice qui avait été utilisée pour doubler Blanche Neige et qui faisait un procès aux studios Disney parce qu’elle n’avait pas perçu les droits que lui ouvrait son interprétation, ne m’avait pas plongé dans des abîmes de réflexion sur la question de l’identité et du droit d’auteur.

La patineuse, le light-show et un tas de glace (reste du bateau fondu ?) Subissant lui-aussi les intempéries se retrouvent dans la rétrospective de l’artiste qui vient de s’ouvrir au Centre Pompidou. Reste une question : les œuvres deviennent-elles plus lisibles à la faveur de cette confrontation ? Géométrie Variable - Officiel. Géométrie Variable - Officiel. New Hyperrealistic Sculptures by Ron Mueck.

Ron Mueck’s Studio, January 2013.

New Hyperrealistic Sculptures by Ron Mueck

Photo by Gautier Deblonde. Photo by Thomas Salva courtesy Fondation Cartier pour l’art contemporain. Hyperrealist sculptor Ron Mueck works in the realm of the ultra-real where he spends hundreds of hours perfecting the shape of the human form, the appropriate color of skin, and the most realistic hair texture.

All of his efforts culminate in incredibly lifelike figurative sculptures with one small (or large) exception: the artworks are often gigantic or miniaturized, resulting in an uncomfortable “does not compute” moment when trying to comprehend exactly what you’re looking at. Each sculpted person is as bizarre as it is amazing, in part because of the raw intimacy portrayed in their faces, as if we are somehow witnessing the documentation of a private moment.

Like several other hyperrealist sculptors Mueck began his sculpting career in entertainment where he started work as a puppeteer, creating models and puppets for children’s movies and TV shows. Dossier_pedagogique_dynamo.pdf.

Maison Rouge