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Sommet européen du 28 juin

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Après l'accord européen, Berlin dit n'avoir rien cédé, Paris se réjouit des résultats. La chancelière allemande Angela Merkel a estimé vendredi être restée «fidèle» à ses principes en acceptant les compromis destinés à aider les pays en difficultés de la zone euro tandis que le président français François Hollande s’est félicité des premiers effets de l’accord conclu au petit matin.

Après l'accord européen, Berlin dit n'avoir rien cédé, Paris se réjouit des résultats

«Je pense que nous avons réalisé quelque chose d’important, mais nous sommes restés fidèles à notre philosophie : aucune prestation sans contrepartie», a estimé la chancelière allemande au deuxième jour du Sommet des dirigeants européens à Bruxelles. «Nous restons entièrement dans le schéma précédent : prestation, contrepartie, conditionalité et contrôle», a-t-elle souligné. Le chef de l’Etat français, François Hollande s’est quant à lui félicité des «effets heureux» des mesures décidées dans la nuit de jeudi à vendredi. Ces mesures de stabilisation financière se heurtaient jusqu’ici à l’opposition de plusieurs pays, en particulier l’Allemagne. Sommet européen : le coup de force de l'Italie et de l'Espagne. François Hollande a les mains libres. Oui, mais l'esprit ?

Hollande chahuté en zone euro. (David Cameron et François Hollande - Christophe Ena/AP/SIPA) La victoire de la Nouvelle démocratie en Grèce réduirait-elle le besoin d’unité des dirigeants européens ?

Hollande chahuté en zone euro

Les échanges d’amabilité entre dirigeants européens deviennent de plus en plus courants. François Hollande n’est pas le dernier à en souffrir. Hollande vs Cameron Tout d’abord, la perfide Albion, par la voix du premier ministre David Cameron, a fait savoir que les riches contribuables qui souhaiteraient éviter la future tranche marginale d’impôt sur le revenu à 75% (pour les revenus supérieurs à un million d’euros) étaient les bienvenues en Grande-Bretagne. Par-delà l’aspect cosmétique de la mesure (même si elle est juste), il faut noter qu’en absence de contrôle sur les mouvements de capitaux et de personnes, elle peut être très contre-productive. Hollande vs Merkel Du même auteur Les débuts du nouveau duo franco-allemand sont difficiles. Résultat, François Hollande a déjà cédé sur ce sujet. Une Europe ingérable. Europe : la fausse victoire de François Hollande. (Mariano Rajoy, François Hollande, Angela Merkel et Mario Monti, lors d'une conférence de presse vendredi 22 juin, à Rome - CHESNOT/SIPA) On comprend un peu mieux pourquoi la France a cédé sur les euro-obligations (et la réforme de la BCE et le juste échange).

Europe : la fausse victoire de François Hollande

Angela Merkel a donné son accord pour un plan de croissance qui permet à François Hollande d’avoir une victoire diplomatique, illusoire dans les détails. Un plan principalement cosmétique En affichant ce plan à 120-130 milliards d’euros, les dirigeants européens donnent le change, à condition de ne pas trop regarder dans les détails. François Hollande peut fanfaronner : «Qui aurait pu dire, il y a encore quelques semaines, qu’elle aurait été à ce point à l’ordre du jour du conseil européen ?» Ce plan semble bien léger par rapport aux plans de soutien aux banques ou aux créanciers des pays en difficulé. La description du plan donne l’impression qu’il est un assemblage de brics et de brocs. Dupont-Aignan veut détruire l’euro pour recréer l’Europe. Euro-obligations : pourquoi Merkel a raison de les refuser. (Angela Merkel - Markus Schreiber/AP/SIPA) La chancelière allemande ne pouvait pas mieux clarifier la situation avant le sommet européen qui commence aujourd’hui.

Jamais l’Allemagne n’acceptera la collectivisation des dettes, une idée sortie du cerveau malade des eurocrates depuis deux ans. Pourquoi l’Allemagne a raison Les unes du Bild, le jugement de la cour de Karlsruhe ou encore un récent sondage indiquant que 79% des Allemands sont opposés aux euro-obligations (et seulement 14% favorables) auraient du mettre un point final à cet incroyable débat. Mais non, la France ou the Economist font une campagne ouverte en faveur des euro-obligations. Et il faut dire que cela est totalement compréhensible du point de vue de l’Allemagne. Mieux, une réévaluation a aussi des avantages, comme un gain de pouvoir d’achat sur les produits importés, et la possibilité de voyager à moindre coût à l’étranger. Une idée totalement aberrante. Pacte européen : une goutte de croissance dans un océan de rigueur !

Europe : Comment François Hollande a fait la nique à Angela Merkel.