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Pourquoi la "Grande Guerre " ?

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1914 : la revanche de 1870 ? Pas si simple… Première Guerre mondiale. Conflit qui, de 1914 à 1918, opposa l'Allemagne et l'Autriche-Hongrie, rejointes par la Turquie (1914) et la Bulgarie (1915), à la Serbie, à la France, à la Russie, à la Belgique et à la Grande-Bretagne, alliées au Japon (1914), à l'Italie (1915), à la Roumanie et au Portugal (1916), enfin aux États-Unis, à la Grèce, à la Chine et à plusieurs États sud-américains (1917). 1.

Première Guerre mondiale

Introduction Août 1914. L'Europe entière prend feu ; un conflit s'ouvre dont le développement inaugurera dans l'histoire des hommes le tragique phénomène de la guerre totale et mondiale. Totale, elle le deviendra fatalement par sa durée, qui exigera l'engagement de plus en plus global des peuples ; mondiale, elle le sera rapidement aussi en raison du poids que pèse l'Europe dans le monde au début du xxe s. et qui entraînera automatiquement les autres continents dans le conflit. 2.

D’autre part, chaque pays a engagé une véritable course aux armements et au renforcement de ses effectifs militaires. 2.1. 2.2. 3. 3.1. Vers la guerre totale – Le tournant de 1914-1915. En août 1914, les puissances européennes s’engagent dans un conflit d’une ampleur inconnue jusqu’alors.

Vers la guerre totale – Le tournant de 1914-1915

Dès les premiers mois, le nombre de victimes et la nature même de cette guerre marquent les esprits. La Première Guerre mondiale constitue une rupture profonde avec le passé. Elle marque l’entrée dans un XXe siècle plus sanglant que les précédents et amorce une évolution vers un nouveau type de conflit : la guerre totale. Sur le champ de bataille, les innovations techniques et scientifiques repoussent les limites d’une violence qui atteint une intensité inouïe. La contrainte ou le consentement. 1914-1918, guerre de tranchées entre historiens par Jean Birnbaum, Le Monde, 10 mars 2006 Parmi les historiens français, la guerre de 1914-1918 n’en finit pas de recommencer.

la contrainte ou le consentement

Quatre-vingt-dix ans après la bataille de Verdun (février-décembre 1916), ce domaine d’études ressemble à un véritable champ de bataille. Sans cesse sur le qui-vive, deux troupes s’y font face, défendant pied à pied leurs positions, bien décidées à conquérir, d’un seul et même élan, les places fortes de l’université comme les larges espaces de l’opinion. Pas plus que les autres, cette guerre-là ne se mène avec des gants blancs. C’est que, pour l’écrasante majorité d’entre eux, le sacrifice avait valeur d’évidence, répondent en substance les historiens rassemblés autour de l’Historial de la Grande Guerre, inauguré en 1992 à Péronne, dans la Somme, et dont le centre de recherche est présidé par Jean-Jacques Becker (www.historial.org). C’est ce livre qui a mis le feu aux poudres. Gauchistes ? Jean Birnbaum. La Grande Guerre a-t-elle brutalisée les sociétés européennes ?

"La guerre brutalise les hommes, au double sens du terme : elle les atteint dans leur chair et dans leur âme, elle les rend brutaux aussi" [1].

La Grande Guerre a-t-elle brutalisée les sociétés européennes ?

Cette phrase résume en elle-même l'approche historiographique récente de la Grande Guerre proposée, depuis plus d'une dizaine d'années, par les historiens européens du Centre de recherche de l'Historial de la Grande Guerre, créé en 1989. Elle réside avant tout dans la volonté commune de ces historiens de s'extraire de l'historiographie de l'immédiat après-guerre et des années 1930 - "tu n'as rien vu dans les années vingt et trente" [2] - car elle a procédé, selon eux, à une histoire victimisante de la guerre, une histoire-bataille "vue d'en haut", où la violence de guerre est aseptisée, posant un "écran conceptuel" qui rend la Première Guerre mondiale et ses conséquences sur les sociétés belligérantes incompréhensibles. Cela nous amène à poser plusieurs questions. Le champ de bataille des historiens. Au cours d’un colloque tenu à Lyon en 2001, le professeur Antoine Prost confessait avec ironie avoir cru, à la fin des années 1970, que l’on savait tout ce qu’il fallait savoir sur la Grande Guerre et que le champ des découvertes historiques en ce domaine touchait à sa fin.

Le champ de bataille des historiens

Une dizaine d’années plus tard seulement, l’approche de la Première Guerre mondiale est profondément bouleversée et même carrément révolutionnée par l’irruption de l’histoire culturelle après le long primat de l’histoire militaire et diplomatique puis de l’histoire sociale. Toutefois, même âprement disputées, les thèses autour desquelles s’organise le profond renouvellement historiographique doivent composer avec les logiques propres d’une mémoire « victimisante » qui se moque pas mal des conclusions scientifiques. Culture de guerre et « ensauvagement » des sociétés. Ina - Les Jalons de la Première Guerre mondiale. L’Ina a développé, avec le concours du Ministère de l’Education Nationale, un site éducatif de référence Jalons pour l’histoire du temps présent qui propose de découvrir et décrypter à travers 1500 documents provenant des archives de la radio, de la presse filmée et de la télévision, l’histoire du monde contemporain depuis 1914.

Ina - Les Jalons de la Première Guerre mondiale

La sélection des films portant sur la Première Guerre mondiale a été faite majoritairement au sein des fonds Pathé et Gaumont. Elle s’est donnée comme objectif d'illustrer plusieurs dimensions du conflit, conformément à l'approche développée dans le cadre des programmes de troisième et de première. Il est apparu indispensable d'y faire figurer quelques grandes batailles et offensives ayant profondément marqué plusieurs générations de Français et occupant toujours une place toute particulière dans la mémoire collective : la bataille de la Marne, Verdun… offensives et contre-offensives de l’année 1918.

Réunion des musées nationaux.