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Lecture numérique

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Livre virtuel ou codex numérique ? L’objet en apparence banal qu’est le livre est le résultat de ruptures historiques et de siècles de perfectionnements.

Livre virtuel ou codex numérique ?

Sa longue histoire est dominée par un objectif constant, qui deviendra de plus en plus clair avec le temps : donner au texte un support parfaitement maniable et qui interpose le moins d’obstacles possible entre le lecteur et la « matière à penser (ou à rêver) » du texte. Toute tentative de virtualisation du livre devra tenir compte de ces propriétés fondamentales et les recréer au plus près, quitte à les enrichir du potentiel de l’hypertexte. "Le livre numérique de demain sera un livre Web"

A quoi ressemble un livre numérique?

"Le livre numérique de demain sera un livre Web"

La notion de "livre numérique" est un peu fourre-tout. On peut néanmoins distinguer deux grandes familles de livres numériques. D'un côté, il y a le livre qui reprend l'exact contenu du livre papier. On le peut lire sur n'importe quel support numérique, comme les liseuses à encre électronique - c'est un livre homothétique. De l'autre, il y a le livre 100% numérique, pensé numériquement, pour des supports adaptés. Lecture sur écran, lecture sur papier, quelles différences ? Quel impact sur l'intelligence et la culture ?

« Lecture sur écran, lecture sur papier, quelles différences ?

Lecture sur écran, lecture sur papier, quelles différences ? Quel impact sur l'intelligence et la culture ?

Quel impact sur l’intelligence et la culture ? “. Tel est le préambule du dossier sur la lecture numérique publié ici par l’Education nationale. Il s’agit d’une synthèse des recherches menées sur la lecture numérique en France et à l’étranger. Les questions portent sur : la notion de texte, les sollicitations cognitives, l’hypertextualité, les usages pédagogiques, la concentration, la linéarité, de l’extraction-interprétation-mémorisation des informations, d’accessibilité etc. Le papier contre l’électronique (4/4) : Qu’est-ce que lire ? Dans cette bataille d’arguments sur les vertus de la lecture selon les supports, un excellent papier du New York Times essaye dépassionner le débat en se référant aux derniers travaux des chercheurs sur le sujet.

Le papier contre l’électronique (4/4) : Qu’est-ce que lire ?

Pour son auteur, Motoko Rich, tout l’enjeu consiste au fond à redéfinir ce que signifie lire à l’ère du numérique. Quels sont les effets de la lecture en ligne sur nos capacités de lecture ? A l’heure où les résultats aux tests de lectures des plus jeunes dégringolent, beaucoup enfants passent désormais plus de temps à lire en ligne qu’à lire sur papier. La tendance serait de lier l’un à l’autre, mais peut-on au contraire y trouver l’amorce d’une réponse ? On sait que, selon certaines statistiques fédérales américaines que cite l’auteur de l’article du New York Times, les jeunes qui lisent pour s’amuser, sur leur temps libre, ont un meilleur score à leurs tests de lecture que ceux qui ne lisent que dans le cadre scolaire.

Le papier contre l’électronique (3/4) : Vers de nouvelles manières de lire. Comme le résume bien le philosophe Larry Sanger – en réponse à l’inquiétude de Nicolas Carr se plaignant d’être devenu incapable de lire des documents longs à force de parcourir des formes courtes sur le web -, si nous ne sommes plus capables de lire des livres, ce n’est pas à cause d’un déterminisme technologique, mais uniquement à cause d’un manque de volonté personnelle.

Le papier contre l’électronique (3/4) : Vers de nouvelles manières de lire

La question est alors de savoir : le média a-t-il un impact sur notre capacité de concentration ? Quel est l’impact du média sur notre capacité de concentration ? Pour l’écrivain Jeremy Hatch, qui pour seul bagage avance avoir lu les Confessions de Thomas De Quincey ou les mémoires de Tolstoy sur son PDA : « Notre capacité à nous concentrer sur un long texte ne dépend pas du média qui le délivre, mais de notre discipline personnelle et de l’objectif que nous avons quand nous lisons. Le papier contre l’électronique (2/4) : Lequel nous rend plus intelligent. Suite de notre dossier sur ce qui oppose le papier à l’électronique.

Le papier contre l’électronique (2/4) : Lequel nous rend plus intelligent

Après avoir constaté combien la question déclenchait de débats passionnés entre ceux qui viennent de la culture du livre et ceux qui vivent avec la culture du web, il est temps de nous mettre à comprendre l’impact des différences de support. Et notamment de nous demander vraiment si l’un des deux supports est capable de nous rendre plus intelligents. Le calme est bon pour l’esprit. Le papier contre l’électronique (1/4) : Nouveau support, nouvelle culture. Lit-on de la même manière sur un support de papier et sur un support électronique ?

Le papier contre l’électronique (1/4) : Nouveau support, nouvelle culture

Le débat commence à être ancien : on pourrait le faire remonter aux critiques de Socrate à l’encontre de l’écriture à une époque où la transmission du savoir se faisait uniquement de manière orale. Elle se pose également en terme de conflit depuis la naissance de l’hypertexte, comme l’évoquait Christian Vandendorpe dans Du Papyrus à l’hypertexte. Nicolas Carr : « Est-ce que Google nous rend idiot ? » En introduction à un dossier à paraître sur le papier contre l’électronique, il nous a semblé important de vous proposer à la lecture Is Google Making Us Stupid ?

Nicolas Carr : « Est-ce que Google nous rend idiot ? »

, l’article de Nicolas Carr, publié en juin 2008 dans la revue The Atlantic, et dont la traduction, réalisée par Penguin, Olivier et Don Rico, a été postée sur le FramaBlog en décembre. Dans cet article, Nicolas Carr (blog), l’auteur de Big Switch et de Does IT matter ? Penser la (dé-)cohérence. Dans leur grande majorité, les étudiants que nous accueillons dans nos formations universitaires à la « méthodologie universitaire » ou aux technologies de l’information et la communication (TIC) sont des « insérés » du numérique : ils écrivent des messages sur Facebook, ils envoient des e-mails et des SMS, ils utilisent fréquemment des moteurs de recherche.

Penser la (dé-)cohérence

Conjointement, un grand nombre d’initiatives de formation de type C2i 1 ont visé une familiarisation avec les « techniques usuelles 2 » du numérique, structurées selon des compétences avant tout opérationnelles. Comme l’affirme Vincent Liquète, ces dispositifs de certification, instaurés depuis les années 1990 par les cours de TIC ou de méthodologie documentaire dans beaucoup d’universités, et souvent assurés en partenariat avec les bibliothèques, « s’inscrivent dans ce rapport mêlant préoccupations techniques et documentaires ».

Lecture numérique et culture écrite, par Alain Giffard. Le débat lancé par Nicholas Carr en Août 2008 ("Is Google making us stupid?

Lecture numérique et culture écrite, par Alain Giffard

") a ouvert, en grand et soudainement, le débat sur la lecture numérique. La lecture numérique a en effet cessé d’être une simple « tendance technique », dans le sens de Leroi Gourhan. Elle est devenue une pratique culturelle, c’est-à-dire qu’un milieu humain associé s’ordonne autour d’un nouveau dispositif technique.

Entretien avec Jean François Rouet : les spécificités de la lecture numérique - Doc pour docs. Jean-François Rouet est Directeur de recherche au CNRS, chercheur au Centre de Recherches sur la Cognition et L’Apprentissage (CeRCA), et chargé d’enseignement à l’Université de Poitiers. Jean-François Rouet, bonjour et merci d’avoir accepté de vous soumettre au jeu de questions/réponses proposé par Docspourdoc ! Dans un « monde numérique » où l’accès à l’information est de plus en plus aisé, et où l’information est multimédia, qu’est-ce qui différencie, selon vous, la lecture numérique des modes de lecture sur des supports imprimés ?

Pour bien appréhender le statut de la lecture et ses évolutions contemporaines, il faut évoquer la profonde transformation que connaît le texte en tant que moyen de représentation et de communication depuis quelques décennies. Le texte numérique est apparu dans les années 1960 avec les premiers terminaux alphanumériques et il a connu une explosion avec l’apparition des PC multimédias et surtout l’avènement du Web. Le Petit Musée de la Lecture Numérique, un projet participatif - Labo de l'Edition. Le Labo de l’Edition projette d’ouvrir un « Petit musée de la lecture numérique ». Ce sera un lieu d’exposition inédit en Europe, à destination du grand public et des professionnels, pour explorer les évolutions de l’industrie et appréhender les nouvelles habitudes de lecture à travers l’histoire des appareils de lecture numérique. Le projet est conduit par Elizabeth Sutton, consultante en édition numérique, enseignante à l’école des Gobelins et co-fondatrice du site d’actualités du livre numérique IDBOOX.com.

Ordinateurs, liseuses, tablettes et smartphones forment aujourd’hui un nouveau patrimoine qui mérite sa rétrospective. Lecture sur écran, lecture sur papier, quelles différences ? Quel impact sur l'intelligence et la culture ? Claire Bélisle, dir., La lecture numérique : réalités, enjeux et perspectives. 1Cet ouvrage propose une synthèse des problèmes liés à la lecture numérique à partir de sept points de vue.

Quatre ans après l’interrogation de Jean Clément : « Le livre traditionnel a-t-il encore un avenir ? » (« Des outils pour les lettres », Les Dossiers de l’ingénierie éducative, 32, oct. 2000, pp. 14-19), la débâcle spectaculaire des fabricants de livre électronique pourrait nous amener à prendre acte de l’extinction prématurée du livre numérique.