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2-1-4 Le rôle central du citoyen

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2-1-4-1 Le principe de participation du public

La perception des risques et de la sécurité par les Français. IMPACT DE L’INFORMATION PREVENTIVE SURL’EVOLUTION DE LA RESPONSABILITEDANS LE CADRE DES RISQUES NATURELS MAJEURS. ROLE DES INDIVIDUS DANS LA PREVENTION DES RISQUES D'INONDATION ET LA GESTION DE CRISE. LA VICTIMISATION : REPONSE A UNE CRISE OU FIGURE DE DEPENDANCE. Le citoyen et le politique dans la gestion urbaine des risques majeurs. Notes On entend par risque majeur l’éventualité de voir se réaliser une catastrophe d’origine naturelle (inondation, coulée de boue, mouvement de terrains, avalanche, séisme, éruption volcanique, feu de forêt, cyclone, tempête, sécheresse) ou industrielle (explosion, incendie, émanation toxique d’une usine, d’un laboratoire, d’une unité de production d’électricité ou d’un convoi transportant des matières dangereuses).

Le risque majeur se caractérise par l’occurrence redoutée d’un phénomène très rare mais brutal, capable de modifier le milieu affecté de façon durable. Le risque environnemental, à la différence du précédent, n’est pas nécessairement caractérisé par l’éventualité d’un événement brutal. Il peut s’agir des pollutions chroniques qui conduisent à la diffusion progressive des polluants dans les milieux, ce qui n’en a pas moins des conséquences durables, parfois irréversibles sur ces derniers. Article L. 2212-2-5° du Code général des collectivités territoriales. Pour une équité dans l’accès à l’information en cas de catastrophes. 1 La notion de contrôle est incluse dans la notion du risque et présuppose la prise de décision. Ce (...) 1L’être humain a toujours été entouré de danger : « Être entouré de danger […] c’était la situation fondamentale de l’être humain des sociétés primitives » (Beck, 2001).

Toutefois, l’évolution de la notion du danger et de sa perception dans le temps, mais aussi dans l’espace, a fait du risque une problématique qui pèse sur les sociétés de nos jours. Ce faisant, le risque devenu incontrôlable1 impose à la société un nouveau mode de pensée et d’action. Ainsi, la société passe du danger naturel incontrôlable dans un premier temps, et aboutit, enfin, au risque calculable et donc contrôlable grâce au progrès de la science. 2La volonté de maîtriser les risques soulève la question de l’équité sociale dans la gestion des risques ou des catastrophes. 4Les séismes, les inondations, les tsunamis, etc., bien que qualifiés de naturels, sont les produits de l’aléa et de la vulnérabilité. Habiter les territoires à risques. Ce document sera publié en ligne en texte intégral en octobre 2015. 1Cet ouvrage collectif et pluridisciplinaire, regroupant la contribution de 14 auteurs en 11 chapitres, reprend les actes d’une journée d’études organisée en avril 2009 à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne par notre collègue suisse Valérie November.

Le nombre et la diversité des auteurs (7 géographes, 2 sociologues, 1 architecte, 1 ethnologue, 1 politiste et un représentant des sciences de gestion), réunis avec l’intention de saisir la multiplicité des relations entre risques et territoires habités, laisserait craindre d’emblée une trop grande dispersion. 1 STENGERS I., 1995, L’invention des sciences modernes, Paris, Flammarion. 2Dans leur premier chapitre, V. November, M. 3M. 2 ROUSSEL I, SCARWELL H.J., 2006, Les démarches locales de développement durable à travers les terri (...) 3 COANUS T., COMBY J., DUCHENE F., MARTINAIS E. Accueil - Clic du Litorral.