Saint-simonisme. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Le saint-simonisme est une doctrine socio-économique et politique dont l'influence fut déterminante au XIXe siècle. Elle tient son nom de Claude Henri de Rouvroy, comte de Saint-Simon (1760-1825). Son disciple ou partisan est qualifié de « Saint-Simonien ». Elle peut être considérée comme la pensée fondatrice de la société industrielle française. Pour en finir avec les révolutions des XVIIIe et XIXe siècles, les guerres, l'intolérance, l'égoïsme et l'Ancien Régime avec ses privilégiés, ses inégalités, ses injustices, son obscurantisme et son féodalisme, Saint-Simon propose un changement de société. Sous l'impulsion de l'un de ses principaux représentants, Barthélemy Prosper Enfantin, cette doctrine, au moment de son plus fort développement (vers 1830), prend la forme d'une secte[1].
Doctrine[modifier | modifier le code] Doctrine sociale[modifier | modifier le code] Mais pour y parvenir, l'industrie doit prendre le pas dans la société. Interventionnisme. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. L'interventionnisme est une politique par laquelle l'État participe à l'économie du pays pour favoriser certains groupes ou certaines activités. On parle également d'interventionnisme lorsqu'un État s'ingère dans un conflit armé, de manière à y remédier. L'interventionnisme de l'État dans l'économie du pays[modifier | modifier le code] L'interventionnisme fait partie, entre autres, du système de Vladimir Poutine, l'exemple considéré, au début du 21e siècle, comme le plus récent.
Il existe divers leviers d'intervention économique, conduisant à diverses formes d'interventionnismes: L'interventionnisme dans un conflit[modifier | modifier le code] Interventionnisme politique[modifier | modifier le code] On parle d'interventionnisme dans un conflit quand un État ou une organisation intervient dans un conflit entre deux autres parties. Interventionnisme économique[modifier | modifier le code] Notes et références[modifier | modifier le code]
Physiocratie. Page de garde de la Physiocratie, ou Constitution naturelle du gouvernement le plus avantageux au genre humain. La physiocratie est une école de pensée économique, politique et juridique, née en France à la fin des années 1750. Étymologie et définition[modifier | modifier le code] La « physiocratie » est le « gouvernement par la nature ». Le terme est forgé par Pierre Samuel Du Pont de Nemours en associant deux mots grecs : physis (la nature) et kratos (la force, le gouvernement).
Autrement dit, c’est : « l’idée que toute richesse vient de la terre, que la seule classe productive est celle des agriculteurs et qu'il existe des lois naturelles basées sur la liberté et la propriété privée qu'il suffit de respecter pour maintenir un ordre parfait[1]. » Histoire du mouvement[modifier | modifier le code] La fondation[modifier | modifier le code] Les fondateurs de cette école sont François Quesnay et le marquis de Mirabeau qui se rencontrent à Versailles en juillet 1757.
Colbertisme. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Le colbertisme est une doctrine économico-politique du XVIIe siècle. Il correspond à la variante française du mercantilisme. Bien que de nombreuses formes de « colbertisme » datent d'avant [1] Jean-Baptiste Colbert, contrôleur général des finances de Louis XIV, le nom du très puissant ministre d'État reste assimilé à cette doctrine pour l'avoir systématisée et appliquée dans la France de la fin du XVIIe siècle. La plupart des historiens s'accordent pour voir dans le « colbertisme » davantage un ensemble de pratiques économiques qu’un véritable courant de pensée économique.
Le colbertisme avant Colbert (XVIe siècle)[modifier | modifier le code] Colbert (XVIIe siècle) : l'Ordre et le Progrès[modifier | modifier le code] Le grand commis de l'État fut tout à la fois «classique» dans son dessein, sa volonté d'ordre et «moderne» dans ses normes[4]. L'ordre, un dessein classique[modifier | modifier le code] Bibliographie[modifier | modifier le code]
Confédération générale du travail. Lutte des classes. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. La lutte des classes est un concept majeur de la philosophie politique marxiste, qui cherche à rendre compte des enjeux historiques et des tensions économiques au sein d'une société divisée en classes sociales antagonistes.
Pour Karl Marx et Friedrich Engels, qui ont assuré la diffusion internationale de cette notion, la lutte des classes est un moteur des transformations des sociétés et de l'histoire moderne[2]. La classe dominante de la société capitaliste est identifiée à la bourgeoisie (ou classe capitaliste) ; elle domine ce qu'ils appellent le prolétariat. Cette théorie a été adoptée par de nombreux courants syndicalistes, socialistes, communistes, anarchistes, révolutionnaires ou réformistes, aux XIXe, XXe et XXIe siècles, et a fourni un cadre théorique[3] aux luttes pour l'amélioration des conditions de vie des travailleurs[4].
Les classes[modifier | modifier le code] « Pyramid of Capitalist System », début du XXe siècle. Catholicisme social. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Le catholicisme social est un courant de pensée qui a été à l'origine de très nombreuses créations. Sa naissance en France est traditionnellement liée à la fondation en 1871 des « Cercles catholiques d’ouvriers » et de « l’Union des œuvres ouvrières catholiques » par Albert de Mun et Maurice Maignen. L’expression « catholicisme social » est adoptée même plus tardivement, aux environs de 1890 et elle recouvre depuis des réalités très diverses. Son existence est antérieure à 1871 : un « premier » catholicisme social[2] a existé dès le début du XIXe siècle sans toutefois en avoir encore le nom ni former un mouvement unitaire. De 1822 à 1871 : premières initiatives, échecs apparents[modifier | modifier le code] Le spectacle de la misère ouvrière a amené un certain nombre de personnalités catholiques à réfléchir sur un projet global de société qui donne réponse à la question sociale. 1848, Ozanam et l’Ère nouvelle[modifier | modifier le code]
Le Sillon. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Pour les articles homonymes, voir Sillon. Le Sillon est un mouvement politique et idéologique français fondé par Marc Sangnier (1873-1950). Il vise à rapprocher le catholicisme de la République en offrant aux ouvriers une alternative aux mouvements de la gauche anticléricale. Histoire[modifier | modifier le code] En 1891, le pape Léon XIII prône une ouverture de l’Église sur la société dans son encyclique Rerum Novarum.
C’est dans la brèche ouverte par cette politique de ralliement de l’Église à la République que naît, en 1894, Le Sillon, et la revue du même nom, créée par Paul Renaudin, puis dirigée par Marc Sangnier. D'abord journal philosophique, Le Sillon devient à partir de 1899 un vaste mouvement destiné à réconcilier les ouvriers et le christianisme. Idées[modifier | modifier le code] Marc Sangnier le présente ainsi : « Le Sillon a pour but de réaliser en France la république démocratique.
Annexes[modifier | modifier le code] Révolte des Canuts. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Dans les années 1830, Lyon fait figure de ville pionnière pour les révoltes ouvrières. Le quartier de la Croix Rousse était un quartier peuplé d'ouvriers et d'artisans, fabriquant notamment de la soie, surnommé les canuts. La révolte des Canuts, à Lyon en France, en 1831, est l'une des grandes insurrections sociales du début de l’ère de la grande industrie.
Elle avait été précédée, entre autres en 1819, d’émeutes, écrasées par l'armée, à Vienne lors de l’introduction de nouvelles machines à tondre les draps[2], : les ouvriers du textile brisent les nouvelles machines à tisser, à l'image de celle inventée par Jacquard ; car ces machines les concurrencent et les privent de leur gagne-pain.
De la définition aux origines du mot “Canut”[modifier | modifier le code] Les sources du mot “Canut”[modifier | modifier le code] Selon d'autres sources, il s'agirait en fait d'une condensation de l'expression “Voici les cannes nues !”.