background preloader

Politique industrielle

Facebook Twitter

L’Allemagne, terrain de chasse des groupes français. Depuis 2009, les entreprises tricolores sont plus nombreuses à racheter des PME allemandes que l’inverse. LE MONDE ECONOMIE | • Mis à jour le | Par Cécile Boutelet (Cologne, envoyée spéciale) La France laisse-t-elle partir ses pépites à l’étranger ? L’émotion suscitée, dans l’Hexagone, par la fusion entre Siemens et Alstom dans le ferroviaire ne doit pas faire oublier une tout autre réalité : actuellement, ce sont plutôt les entreprises françaises qui rachètent des sociétés allemandes, et non l’inverse.

Et la tendance est à la hausse depuis quelques années. « En 2016, la France était ex aequo avec la Suisse au troisième rang des investisseurs étrangers en Allemagne, derrière le Royaume-Uni et les Etats-Unis, grâce à la multiplication des opérations de fusion et d’acquisition », souligne Martin Bornhofen, directeur chez KPMG, auteur d’une étude parue cette semaine.

Changement... Comment la Chine a pris le contrôle du marché des terres rares. La Chine est aujourd’hui en position de force sur le marché des terres rares. Une situation qui confère à Pékin une puissance dont les dirigeants chinois n’hésitent pas à faire usage. Dans un article récent, nous avons vu l’importance stratégique de ces 17 métaux, essentiels à la plupart des technologies de pointe ; il est intéressant de décrypter dans ce second moment la genèse de cette domination chinoise. La position dont jouit Pékin n’est en effet pas toujours comprise pour ce qu’elle est, à savoir le résultat d’une stratégie suivie pendant plus de vingt ans. Le sujet est d’importance au moment où la France semble rester très en retrait dans le domaine, alors qu’il constitue un enjeu majeur de souveraineté économique et technologique. Les acteurs des terres rares Beaucoup d’évaluations ont circulé depuis 2010 au sujet de ces métaux indispensables à nos smartphones, écrans plats, éoliennes et autres batteries de véhicules électriques.

Vers le monopole Mauvaise passe pour Mountain Pass. La commande du siècle pour les chantiers de Saint-Nazaire. LE MONDE ECONOMIE | • Mis à jour le | Par Denis Cosnard Enfin une excellente nouvelle économique à célébrer pour François Hollande ! Mercredi 6 avril, c’est à l’Elysée et en présence du chef de l’Etat que MSC, l’un des principaux armateurs européens, devait officialiser l’achat de quatre gigantesques paquebots auprès des chantiers STX de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique).

Un chèque de 4 milliards d’euros, qui fait de cette commande le plus important investissement étranger enregistré en France depuis des années. « On peut être fiers de notre industrie », se réjouit-on à l’Elysée, qui a tout fait pour aboutir à cet accord. L’Etat donne en particulier sa garantie financière à l’opération, par l’intermédiaire de l’organisme d’assurance-crédit Coface.

Longs de quelque 335 mètres et larges de 47, ces quatre navires de croisière seront parmi les plus grands jamais vus. Lire aussi : Les chantiers navals de Saint-Nazaire respirent Carnet plein jusqu’en 2020 Plus rien de tel aujourd’hui. Bpifrance, un succès contre toute attente. C’était l’une des promesses phares du candidat Hollande.

Trois ans après sa création, la Banque publique d’investissement – rebaptisée Bpifrance – se révèle un succès. Elle finance 60 000 entreprises françaises, dont l’essentiel sont des PME et des TPE. Attentif au symbole, son directeur général, Nicolas Dufourcq, pourfendeur du parisianisme, a d’ailleurs choisi jeudi 31 mars de présenter son bilan d’activité 2015 à Ancenis (Loire-Atlantique), chez Manitou, le spécialiste de la manutention. La naissance de la banque publique, par la loi de décembre 2012, avait pourtant été accueillie avec inquiétude, alors que les élus locaux – Ségolène Royal en tête, alors vice-présidente de Bpifrance et présidente de la région Poitou-Charentes – ne cachaient pas leurs intentions de se mêler de sa gestion.

Des Sociétés de développement régional à la faillite du Crédit lyonnais, les histoires de banques aux ordres du politique finissent mal, en général. Pôles de compétitivité et « grandes solutions », une politique industrielle pour la France. Les pôles de compétitivité viennent de fêter leur dixième anniversaire, marqué par une exposition au ministère de l’Économie et une nouvelle orientation donnée par Emmanuel Macron.

Ces « clusters » à la française ont été lancés en 2004 par le gouvernement à la suite d’un rapport de Christian Blanc reposant sur deux idées : primo, dans une économie mondialisée, la compétitivité passe par l’innovation, et secondo, il faut mener les actions de façon décentralisée, en favorisant la coopération sur chaque territoire. Par définition, un « cluster », ce sont des entreprises et des organismes de recherche implantés dans une zone géographique limitée (de l’agglomération au bassin d’emploi, voire à la région) et coopérant sur un même secteur de marché (la micro-informatique, le mobilier, la construction aéronautique…).

Comme toujours, lorsqu’on parle de faire financer par le gouvernement des projets dans les territoires, tous les élus se précipitent. Chacun voulait « son » pôle. Mal en point, l’industrie française séduit tout de même les investisseurs étrangers. SNCF, EDF : l’Etat accusé de tirer sur la corde. Du jamais vu. Deux hauts dirigeants de la sphère publique viennent coup sur coup de claquer la porte afin de tirer la sonnette d’alarme à propos de la dégradation de la situation financière de leur entreprise. Jeudi 10 mars, le conseil de surveillance de la SNCF devait entériner une perte de près de 12 milliards d’euros pour 2015 et prendre acte de la démission de Jacques Rapoport, président de SNCF Réseau, intervenue fin février. Quatre jours plus tôt, EDF avait reconnu le départ de Thomas Piquemal, son directeur financier. Le grand argentier a voulu marquer sa défiance quant à la participation de l’électricien à la coûteuse relance du nucléaire britannique à travers le projet d’Hinkley Point, estimé à 24 milliards d’euros. « Il n’y a aucun lien entre ces départs », tempère-t-on à Bercy, où l’on juge « scandaleuse » la manière dont M.

Piquemal a scénarisé son retrait. Des équations financières périlleuses Le retrait de M. En France, le grand retour du capitalisme d’Etat. Par Fahmi Ben-Abdelkader, docteur en économie de l'université Paris-1 et professeur de finance à l'ESCP Europe. L’histoire nous enseigne que lorsque le pouvoir économique change de bord, les intellectuels et les politiques ont tendance à suivre. Encouragé par le succès des pays émergents, dont le modèle de développement repose sur l’intervention massive de l’Etat, la stratégie du gouvernement français semble être plus de réinventer le capitalisme d’Etat que de désengager l’Etat de l’appareil productif.

Suivant un subtil mélange de pouvoir étatique et d’attributs du capitalisme, le gouvernement français est en train d’apprendre comment utiliser les mécanismes de marché et des sociétés de capitaux afin de promouvoir des intérêts politiques. En France, l’Etat vient ainsi d’entrer dans le capital de PSA à hauteur de 14 %. Au-delà de la question du bien-fondé d’un tel engagement, cette opération d’envergure marque le début d’une nouvelle forme d’entrepreneuriat étatique assumé. Fermeture de l’usine Pentair : « Il y a moins de huit jours, on nous disait qu’on était les meilleurs » - France 3 Picardie. Pour les salariés du groupe Pentair, l’incompréhension est totale. L’usine de Ham réalise des résultats positifs. Le carnet de commandes est plein. Pourtant l’entreprise américaine a annoncé la fermeture du site spécialisé dans la robinetterie. Reportage dans la Somme. IT Publié le 17/12/2015 | 17:50, mis à jour le 17/12/2015 | 19:17 Les 132 salariés l’ont appris il y a deux jours.

Fermeture de l’usine Pentair : « Il y a moins de huit jours, on nous disait qu’on était les meilleurs » Avec : Nicolas Delhaye, Cariste, Membre du CHSCT // Bertrand Vermander, Responsable Ingénieurs et Cadres, Adjoint au maire de Ham // Morgan Henoque, Magasinier // Quentin Fernandes, Tourneur fraiseur // Delphine Hencelle, Monteuse. Pierre Veltz, Etablissement public Paris-Saclay - La société hyperindustrielle. L’industrie mondiale en plein ralentissement. LE MONDE ECONOMIE | • Mis à jour le | Par Denis Cosnard C’était un site industriel historique. Créé à Pons (Charente-Maritime) en 1881, il avait accueilli une sucrerie, une distillerie de betteraves, une usine Westinghouse de matériel ferroviaire, puis Wesper, un fabricant de climatiseurs détenu un temps par Saint-Gobain. Après avoir employé des centaines de salariés, il faisait encore travailler 95 personnes fin novembre. Jeudi 3 décembre, la liquidation a été prononcée. Le lendemain, le personnel est passé récupérer ses affaires et quelques souvenirs.

A présent, le site est vide. Le dernier repreneur, un groupe espagnol, n’a pas réussi à redresser l’affaire. Il y a un an, de nombreux économistes anticipaient une légère accélération de la croissance mondiale. Conséquence de cet accès de langueur : les entreprises les plus fragiles se retrouvent en grande difficulté. Problem loading page. Problem loading page. Le dynamisme productif français est bien meilleur qu'on ne le dit.

Ceux qui ont aimé ont aussi apprécié Les dernières émissions d'Olivier Passet Les dernières émissions Toutes les dernières émissions Xerfi Canal Économie Accéder à Precepta Stratégiques Accéder à Xerfi Business TV Abonnez-vous à la newsletter Les nouvelles émissions Xerfi Canal TV Toutes les dernières émissions Xerfi Canal TV Les incontournables. La débacle de l'agro-alimentaire : tout le monde s’en fout ! Textile habillement : dégringolade de la production à la distribution.

Denis Gouaux sur Twitter : "Productivité horaire dans l'industrie française: + 45% depuis 2000; + 40% en Allemagne... La désindustrialisation de la France a ralenti en 2014. Par François Lenglet La désindustrialisation en France a ralenti l'année dernière. Le solde est négatif, mais beaucoup moins qu'en 2013 selon une étude annuelle du cabinet Trendeo. 217 fermetures d'usines ont été annoncées en 2014, alors que 163 ouvertures ont été effectuées.

C'est donc négatif, mais beaucoup moins qu'en 2013. Au delà de l'industrie on a un peu la même tendance. Si on s'en tient au secteur privé, en excluant les destructions d'emploi de la sphère publique, le solde de 2014 est positif. L'Allemagne en train de devenir l'usine de l'Europe Je ne pense pas qu'on puisse toutefois retrouver le même niveau d'emploi industriel qu'avant la crise.

Les autres pays européens connaissent le même phénomène, à part l'Allemagne qui est en train de devenir l'usine de l'Europe. Le redressement productif, un chemin politique. Après 10 ans dans l’opposition, nous ne nous attendions pas à ce que l’exercice du pouvoir soit facile. Chacun savait que la gauche rencontrerait, comme par le passé, une forte résistance. Nous savions que des compromis seraient nécessaires, qu’il faudrait redresser les comptes publics tout en relançant la croissance et en faisant reculer le sentiment d’abandon ayant gagné une partie du pays. Mais personne n’avait prévu que la politique menée prendrait une telle déviation et, pour reprendre l’expression utilisée par plusieurs ministres et responsables socialistes, que nous soyons à ce point « mis en échec ».Le Congrès de Poitiers est l’occasion de tirer les enseignements de la période 2012-2015 : Cette contribution a pour objet de tirer les enseignements du chemin politique qui a été suivi par le ministère du redressement productif (MRP) et ses alliés, et de tracer quelques perspectives d’action pour la fin du quinquennat.

Vente d'Alstom : le dessous des cartes. FIGAROVOX/EXCLUSIF - Pour Jean-Michel Quatrepoint, la vente d'Alstom est un «scandale d'État». Le journaliste et économiste révèle que le gouvernement a délibérément confié à un groupe américain l'avenir de l'ensemble de notre filière nucléaire. Jean-Michel Quatrepoint est journaliste économiste. il a travaillé entre autres au Monde, à la Tribune et au Nouvel Economiste. Il a écrit de nombreux ouvrages, dont La crise globale en 2008 qui annonçait la crise financière à venir. Dans son dernier livre, Le Choc des empires. Etats-Unis, Chine, Allemagne: qui dominera l'économie-monde? (Le Débat, Gallimard, 2014), il analyse la guerre économique que se livrent les trois grands empires qui règnent en maitres sur la mondialisation: les Etats-Unis, la Chine et l'Allemagne.

Alexandre Devecchio @Alex_devecch Le protocole d'accord approuvé par Emmanuel Macron en novembre et voté par l'assemblée générale d'Alstom, le 19 décembre, est proprement hallucinant! Oui, et c'est peut-être le plus grave. La déroute de l'industrie alimentaire. Paywall mobile. La destruction du tissu productif : 20 ans de défaillances d'entreprises - Le graphique. Créations d'usines : quand la France remonte la pente, Industrie & Services.

Politique Martine Aubry : "Je ne suis pas un recours" + VIDEO Invitée de France Inter, la maire de Lille est revenue sur sa grosse colère du week-end contre le gouvernement. Modérant légèrement son propos, elle... Hollande réplique à Aubry : les réformes vont encore "accélérer" + VIDEO - « Les réformes se poursuivront à un rythme encore accéléré jusqu’à la fin » du quinquennat assure le président.

France Aubry prend la tête de la fronde contre Valls et Hollande La maire PS de Lille réclame une « réorientation de la politique économique ».Prononçant un réquisitoire contre le chef de l'Etat, elle veut reprendre 20... Automobile française : le déclin endigué. Les dernières émissions d'Alexandre Mirlicourtois Ceux qui ont aimé ont aussi apprécié Les dernières émissions Toutes les dernières émissions Xerfi Canal Économie Les nouvelles émissions Xerfi Canal TV Toutes les dernières émissions Xerfi Canal TV Les incontournables. En août 2014, nouveau recul des prix de l’énergie.

20 ans de production industrielle - Le graphique. Les commandes à l'industrie allemande ont chuté en juin, Infos marchés. L’allemand Trimet relance l’aluminium en Savoie, Industrie lourde. Protèger l’industrie française contre une concurrence aussi déloyale qu’immorale, c’est possible. Quand l’Etat veut sauver des usines : ce qui marche et ne marche pas. Au deuxième trimestre 2014 la demande adressée à l’industrie manufacturière s’est dégradée. Toshiba a-t-il trouvé la vraie recette de l’open innovation ? La mise en péril d'une base nationale. Electronique imprimée : la France passe-t-elle à côté d’une filière d’avenir ?

Le gouvernement dévoile son ambitieux plan sur la méthanisation agricole - L'Usine de l'Energie. Pour une nouvelle politique industrielle. "On ira dans un fablab comme chez un commerçant" Fabrique-moi un mouton. Le soutien de Barack Obama à l'industrie manufacturière américaine. Politique industrielle et privatisations. En mai 2014, la production manufacturière baisse nettement (-2,3 %) Politique industrielle et privatisations. Nouvelle France industrielle : 34 plans de reconquête. Laurent Bloch : « La France est en train de rater la troisième révolution industrielle » Comment la France est en train de tuer le TGV, Tourisme - Transport. Laurent Faibis, Les stratégies d'alliances de la France : le monde plutôt que l'Europe ? Olivier Passet, Xerfi - Relancer la demande sans sacrifier la compétitivité. 20 ans de production industrielle.

L’histoire d’Internet n’est pas aussi «ouverte» que vous l’imaginez.