background preloader

Grèce 4

Facebook Twitter

Quelles réformes pour la Grèce? Chaque programme économique imposé à la Grèce par ses créanciers depuis que la crise financière a frappé en 2009 s'est maintenu autour d'une prétention centrale : que les réformes structurelles, conçues et mises en œuvre avec audace sans écart, allaient entraîner une reprise économique rapide. La Commission européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds Monétaire International avaient prévu que l'austérité budgétaire serait coûteuse en revenus et en emploi : ces instituions ont toutefois considérablement sous-estimé à quel point cette austérité serait coûteuse.

Mais elles ont fait valoir que des réformes favorables au marché, longtemps retardées (et indispensables) se traduiraient par une hausse compensatoire de l'économie grecque. Toute évaluation sérieuse des résultats réels obtenus par les réformes structurelles de par le monde (en particulier en Amérique latine et en Europe de l'Est depuis 1990), aurait tempéré l'enthousiasme de ces attentes. Une autre stratégie possible. Grèce : Alexis Tsipras lance un premier train de réformes. Alexis Tsipras avait promis aux créanciers de la Grèce d'aller vite. Il a tenu parole. Vendredi 16 octobre, les députés grecs débattront du projet de loi unique intégrant les « actions préalables » au versement des fonds du Mécanisme européen de stabilité dont le pays a besoin en octobre, soit 2 milliards d'euros.

Le vote est prévu samedi. Hausse des taxes, surtout de la TVA Cette loi collective regroupe de nombreuses mesures, en tout évaluées par le gouvernement grec à 4 milliards d'euros. La réforme des retraites lancée L'autre grand élément de ce texte, c'est la première étape de la réforme des retraites, avec le report d'ici à 2022 de l'âge légal de départ à la retraite de 65 à 67 ans, la disparition prévue à la même date des retraites anticipées, le relèvement de 4 % à 6 % des cotisations maladies pour les retraites et l'introduction d'une cotisation de 6 % sur les retraites complémentaires. Quelques retouches Le texte ne devrait pas poser de problème au gouvernement. L'Allemagne proposerait à la Grèce de garder plus de réfugiés contre un assouplissement du programme. L'Allemagne pourrait accepter des conditions plus assouplies pour le programme grec prévu dans le mémorandum. Mais en contrepartie, la Grèce devra accepter de conserver sur son territoire plus de réfugiés du Moyen-Orient.

Selon le magazine allemand Wirtschaftswoche, le gouvernement fédéral allemand « commencerait à réfléchir » à proposer à Athènes un « contrat » de ce type. « Notre priorité est, pour le moment, que davantage de réfugiés restent en Grèce », a indiqué une source gouvernementale à l'hebdomadaire. Des conditions floues Si cette proposition est réellement formulée, elle le sera sans doute de manière informelle, car le programme grec est en théorie engageant tant pour les créanciers que pour les Grecs. L'assouplissement pourrait avoir lieu dans le cadre des revues à venir où les créanciers pourraient accepter de réviser les objectifs fixés.

Mais l'on notera que Wirtschaftswoche demeure extrêmement flou sur les concessions. Alexis Tsipras acceptera-t-il ? Grèce : des marges de manoeuvre très limitées pour Alexis Tsipras. De façon fort significative, Alexis Tsipras, dans son discours de victoire dimanche 20 septembre, n'a pas évoqué le mémorandum et les conditions de son application. Il s'est principalement concentré sur sa volonté de changer la société grecque, en se débarrassant de la « vulgarité et de la corruption. » Pourtant, le principal défi auquel le nouveau gouvernement hellénique va devoir faire face est bien l'application de cet accord signé avec les créanciers le 19 août. Et si la victoire de Syriza et la reconduction de la coalition avec les Grecs Indépendants dénotent une nette volonté de résistance de la part des électeurs grecs, il convient de rappeler que cette majorité est bel et bien une majorité d'application d'un mémorandum signé par Alexis Tsipras.

Un programme tracé d'avance pour 2015 et 2016 Or cet accord dessine très précisément la tâche du prochain gouvernement en laissant à ce dernier une capacité d'appréciation quasi-inexistante. Une nouvelle réforme des retraites. Depuis l'accord de juillet, où en sont les réformes de la Grèce ? VIDÉO - Deux mois après avoir obtenu de ses créanciers un troisième plan d'aide de 86 milliards d'euros, la Grèce, qui va élire un nouveau gouvernement, se doit de poursuivre ses réformes. Retraites, fiscalité, privatisations... Le Figaro fait le point. Deux mois après avoir obtenu de ses créanciers un troisième plan d'aide de 86 milliards d'euros, l'ex-premier ministre Alexis Tsipras remet son mandat en jeu. La population grecque est appelée, ce dimanche, à élire un nouveau gouvernement.

Pour la cinquième fois depuis juin 2012. Rien qu'en 2015, trois élections ont été organisées, pour un coût total de 110 millions d'euros. De nouvelles incertitudes tant politiques qu'économiques ressurgissent. Quoi qu'il en soit, ces incertitudes qui continuent de planer au-dessus de la Grèce posent la question de savoir si le nouveau gouvernement va poursuivre à un rythme soutenu, comme ses créanciers l'exigent, les réformes économiques. . • Rectifier le budget • Réformes structurelles. Grèce : le calendrier surchargé du futur gouvernement - Les Echos. Accueil Budget, réformes, recapi­talisation des banques, réduction de la dette : l'après-élection s'annonce chargée.(...) Cet article est réservé aux abonnés, pour en profiter abonnez-vous. Et aussi sur les Echos Les articles à la une Automobile Volkswagen décroche en Bourse après son amende américaine Le titre du fabricant allemand cède plus de 13 % ce lundi à Francfort. Analyse de la séance Le Cac 40 en petite hausse grâce aux « utilities » et malgré...

La Bourse de Paris démarre en petite progression. Tourisme - Transport Cheminots marocains : la SNCF condamnée pour discrimination Des centaines de salariés ou anciens salariés marocains ont obtenu gain de cause contre l’entreprise publique qui avait refusé de leur octroyer le statut de... à lire également sur les echos Recommandé par Les articles les plus lus Cette nuit en Asie : Apple victime d’un virus de grande... Apple a reconnu qu’elle était en train de «nettoyer» Apple Store, son magasin de... Apple : dois-je télécharger iOS 9 ? Oligarques : comment quelques familles contrôlent la Grèce. Vardis Vardinoyannis Il y a des noms que l’on prononce à voix basse en Grèce. Ceux des oligarques qui contrôlent à la fois l’État et l’économie du pays et qui les mettent en coupe réglée.

En Grèce, on les connait, on en parle en privé d’un air gourmand, mais de là à dénoncer publiquement ce système quasi mafieux, il y a un pas qui est rarement franchi, les grands médias étant sous le contrôle direct ou indirect de ces familles et la plupart des politiques leur devant leur carrière... Certes, Syriza a fait de la lutte contre ce système l’un des axes de son programme, mais en six mois, il n’a curieusement pas trouvé le temps de s’y attaquer. Une anecdote révélatrice sur la loi du silence qui règne en Grèce. Comment fonctionne le système oligarchique ? Nous avons une expression pour le décrire en Grèce : nous parlons du « triangle du péché » ou du « triangle du pouvoir ». Qui sont ces oligarques ?

Plus précisément ? C’est une pirouette… Bon. C’est-à-dire ? Spyros Latsis Et le pouvoir politique ? Grèce : Alexis Tsipras remporte son pari. Les Grecs ont avoir redonné leur confiance à Alexis Tsipras. Les premières projections officielles ont attribué à la coalition de la gauche radicale (Syriza) 35,5 % des voix, soit 145 sièges. C'est à peine moins qu'en janvier dernier, lorsque le parti avait obtenu 36,3 % des voix et 149 sièges. Evangelos Meïmarakis, le leader de Nouvelle Démocratie, le parti conservateur, a concédé sa défaite juste avant 20 heures. Avec 28 % des voix, ND se maintient au niveau de janvier et ne parvient pas à progresser. Une nouvelle fois, donc, les sondages, qui donnaient les deux partis au coude-à-coude avant le scrutin se sont profondément trompés. Aube Dorée troisième En troisième position, Aube Dorée obtiendrait 7,1 % des voix contre 6,3 % en janvier. Le pari perdu d'Unité Populaire Le scrutin aura deux grands perdants.

Camouflet pour les créanciers Alexis Tsipras a toujours affirmé vouloir reconduire cette coalition. La Grèce entre en résistance. Le premier enseignement de ce premier scrutin grec est celui de la lassitude. Le niveau de l'abstention (près de 45 %) est le principal fait de la soirée. C'est dix points de plus qu'en janvier et si l'on ajoute les bulletins blancs ou nuls (2,5 % des suffrages contre 0,5 % en janvier), on peut prendre la mesure du désaveu de la politique en Grèce. On aurait tort de n'y voir qu'un rejet d'un énième scrutin anticipé. C'est bien l'acceptation, le 13 juillet dernier, par Alexis Tsipras des conditions des créanciers qui est à l'origine de ce désaveu. Cette capitulation a prouvé que le vote ne pouvait rien changer aux conditions économiques du pays.

L'échec d'Unité populaire L'autre signe de cette lassitude est la défaite d'Unité Populaire, la scission de gauche de Syriza, constituée de ceux qui, au sein du parti d'Alexis Tsipras, voulaient continuer le combat entamé en janvier et qui ne siègeront pas à la Vouli. La victoire de la résistance Rejet des anciens pouvoirs.

Grèce : Alexis Tsipras remporte son pari. Grèce : le stupéfiant aveu de la BCE. C'est un aveu qui passera sans doute inaperçu, mais qui lève un voile sur la réalité brute de la stratégie des créanciers de la Grèce en juillet dernier. Dans une interview accordée à Reuters ce 16 septembre, le vice-président de la BCE, Vitor Constâncio, affirme, sans sourciller, que la menace d'expulsion de la Grèce de la zone euro, le fameux « Grexit », « n'a jamais été lancée pour de vrai parce que ce ne serait pas légal. » Et le Portugais de regretter que, du coup, il est désormais nécessaire de « supprimer les doutes qui demeurent sur la viabilité du bloc monétaire. » La menace de Benoît Cœuré Tout ceci n'était donc qu'une farce ?

Rien de vrai ? Pourtant, la menace de Grexit a bel et bien été agitée, non seulement par Wolfgang Schäuble, mais aussi par la BCE. Les déclarations du 3 juillet de Vitor Constâncio Cette interview était donc une véritable menace sur le gouvernement, mais aussi sur le peuple grec qui s'apprêtait à se prononcer dans le référendum. Grèce : les créanciers imposeront-ils une grande coalition ?

C'est un signe qui ne trompe pas. En 2012 et en janvier dernier, aucun débat télévisé n'avait pu être organisé. Les partis « de gouvernement » avaient alors refusé de se confronter aux partis "anti-mémorandum". Mais, cette fois, dans l'attente des élections du 20 septembre, le débat a pu être organisé mercredi 9 septembre, regroupant sept des principaux leaders politiques du pays. Il est vrai que, cette fois, les deux grands partis, ne remettent plus en cause la nécessité d'appliquer le mémorandum signé le 19 août dernier avec les créanciers.

Menaces de Jean-Claude Juncker Et de fait, ce premier débat depuis 2009 a été à l'image de la campagne électorale : terne, sans vrai débat de fond, ni réelle perspective. . « Je veux que le programme soit respecté par tous les futurs gouvernements grecs. » Du reste, Jean-Claude Juncker, comme à son habitude avant chaque élection grecque, il est allé de sa petite menace avec des accents dignes de Wolfgang Schäuble : Les arguments de Nouvelle Démocratie.

L'UE prête à aider financièrement la Grèce, débordée par l'afflux de migrants. 14 Août 2015, 20h35 | MAJ : 14 Août 2015, 20h35 Le nombre d'arrivants en Europe a explosé et la Grèce est en première ligne, notamment ses îles égéennes qui ont accueilli, en juillet, 50.000 personnes, selon les chiffres du Haut commissariat aux réfugiés (HCR), contre 1.700 en janvier.Ces derniers jours, des centaines de migrants en quête de papiers pour continuer leur voyage ont été refoulés sans ménagement par la police sur l'île égéenne de Kos, mais d'autres, plus nombreux encore, continuent d'arriver.Pour aider les autorités locales débordées à faire face, Athènes a dépêché sur place vendredi un ferry qui doit servir de centre temporaire d'enregistrement, réservé aux quelque 7.000 réfugiés syriens actuellement sur l'île.La Commission européenne a assuré la Grèce de son "plein soutien", et son commissaire à l'Immigration, Dimitris Avramopoulos, a promis vendredi de verser "sous 4 ou 5 jours" 30 millions d'euros d'aide dès qu'Athènes en fera formellement la demande.

Grèce : la BCE s'est-elle comportée comme un "fonds vautour" ? Un des éléments déterminants de l'épilogue de la crise grecque a été la double épée de Damoclès de la dette due à la BCE les 20 juillet et 20 août. Encore à présent, l'échéance du 20 août représente un moyen de pression sur le gouvernement grec qui a contraint le parlement à débattre toute la nuit pour pouvoir obtenir un financement avant cette date.

Ces deux échéances, de 3,2 et 3,4 milliards d'euros représentaient un obstacle absolument infranchissable pour les finances publiques grecques. Mais, alors qu'un défaut sur le FMI était un phénomène connu et documenté (même si l'ampleur du défaut grec du 30 juin était inédite), un défaut sur la banque centrale européenne était un fait inconnu qui aurait posé un défi inédit à la zone euro. Et sans doute la BCE et les dirigeants européens sont heureux de pouvoir éviter un tel incident. La BCE, créancier principal à moyen terme Mais à quel prix ? Doute sur sa légitimité Cette dette est cependant particulière à plus d'un titre. Le programme SMP. Grèce: une croissance inattendue au deuxième trimestre.

Publié le 14/08/2015 à 14:42. Mis à jour le 14/08/2015 à 07:09. Contre toute attente, la Grèce a renoué avec la croissance au deuxième trimestre, avec un PIB en hausse de 0,8% par rapport au premier, indique jeudi 13 août Elstat, l'agence nationale des statistiques, dans une première estimation. Ainsi, sur un an, la croissance du PIB s'établit à 1,4% par rapport au deuxième trimestre 2014. La forte poussée du PIB au deuxième trimestre s'est appuyée sur de bonnes ventes de détail et sur le début solide de la saison touristique, a indiqué à l'AFP une des analystes d'Elstat. Nikos Magginas, économiste de la Banque nationale de Grèce, a indiqué à l'agence Reuters que "certains indicateurs de l'activité économique du deuxième trimestre, la consommation, la production industrielle et le tourisme, ont particulièrement résisté", tout en ajoutant "cela explique cet étonnant chiffre du PIB du deuxième trimestre".

La Grèce échappe finalement à la récession au premier trimestre. La course contre la montre d’Alexis Tsipras. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Marie Charrel La nuit du jeudi 13 au vendredi 14 août a été tumultueuse et interminable pour les trois cents députés grecs. A l’issue de plusieurs heures de débats, la Vouli, le parlement hellène, a adopté au petit matin le troisième plan d’aide de 85 milliards d’euros au pays, ainsi que la liste de réformes prioritaires à appliquer dès cet été. Au total, 222 élus ont voté pour, 64 se sont prononcés contre – dont une trentaine membres de Syriza, y compris l’ex-ministre des finances Yannis Varoufakis –, 11 se sont abstenus (3 députés étaient absents). Le texte a donc été validé à la majorité grâce au soutien des trois grands partis d’opposition, Nouvelle Démocratie (conservateur), le Pasok (socialiste) et To Potami (centre gauche).

Si l’adoption de ces mesures par la Vouli ne faisait que peu de doute, la fronde de l’aile gauche de Syriza a surpris par son ampleur. Lire nos explications : Tout savoir sur l’accord trouvé entre la Grèce et ses créanciers. Grèce : la voie de la rupture est ouverte au sein de Syriza. Grèce : pourquoi l'Allemagne joue la montre. Grèce : la difficile équation politique d'Alexis Tsipras. Grèce : le retour à la réalité des créanciers ? Grèce: premiers chiffres de la dévastation économique. Grèce : la Bourse d’Athènes termine en baisse de plus de 16 % Grèce : pourquoi le nouveau plan d'aide est déjà un échec. Martin Enlund sur Twitter : "#Greece's economy started to worsen July 2014 - long b4 Syriza's election win @Frances_Coppola right, Eurogroup wrong.

L'incroyable "plan B" de Varoufakis. Les représentants de la Troïka de retour dimanche à Athènes. L’Europe impose à la Grèce un plan de privatisation punitif. La gauche alternative au défi du « diktat » européen. Alexis Tsipras aurait sollicité Vladimir Poutine pour aider la Grèce à imprimer des drachmes. Le Parlement grec valide le second train de mesures réclamé par les créanciers. 1830-2012 : les leçons de l'histoire grecque. Entre la Grèce et l'Allemagne, une relation ancienne et tumultueuse. Vangelis Goulas, Syriza France : « Les actes de nos partenaires de la zone euro relèvent de la guerre économique » Et le Parlement grec adopta un neuvième plan d’austérité en 6 ans.

Grèce: la BCE relève ses aides d'urgence et juge "indiscutable" un allègement de la dette. Jeroen Dijsselbloem, le zélé allié de Wolfgang Schäuble récompensé. Grèce : la vraie nature du troisième mémorandum. Facebook. En Grèce, Syriza fissuré par un compromis incompris. Germany won’t spare Greek pain – it has an interest in breaking us | Yanis Varoufakis. Varoufakis: pourquoi l'Allemagne refuse d'alléger la dette de la Grèce. La défaite de la Grèce, la défaite de l'Europe. Alexis Martinez - Un gros #pavay pour synthétiser ce qu'il... Pourquoi le débat entre croissance et austérité gêne-t-il tant Monsieur Schäuble ? Flushdoc.

Flushdoc. Flushdoc. Divisée, l'Eurogroupe exige des efforts supplémentaires à la Grèce. Alexis Martinez - Il y a 5 mois, si la perspective avait... Alexis Martinez - Juste comme ça : il y a cinq mois, en... En Grèce, une génération humiliée crie son refus de l’austérité. Grèce : comment la France assiste les négociateurs grecs en coulisse. LIVE - La proposition du gouvernement grec aux institutions européennes.

Le crépuscule d'une époque. La trahison de Tsipras? Grèce : où Alexis Tsipras veut-il en venir ? Grèce : le gouvernement Tsipras a-t-il vraiment refusé de réformer ?