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Se nourrir dans les poubelles des villes

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Au Danemark un restaurant solidaire réutilise la nourriture jetée par les supermarchés. A Copenhague, le restaurant “Rub & Stub”, se mobilise contre le gaspillage en récupérant les aliments encore consommables jetés par l’industrie agroalimentaire. L'industrie alimentaire, strictement réglementée notamment en ce qui concerne les dates de péremption des aliments, produit beaucoup plus que ce qu'elle ne vend. Résultat: des millions de tonnes de denrées alimentaires jetées chaque année. Au Danemark, afin de lutter contre ce gaspillage, un restaurant élabore ses plats à base d'aliments encore propres à la consommation, récupérés "dans les poubelles" des distributeurs. A Copenhague, le restaurant “Rub & Stub”, se mobilise contre le gaspillage en récupérant les aliments encore consommables jetés par l’industrie agroalimentaire. L'idée est née d’une réflexion toute simple, “comment faire pour lutter contre le gaspillage alimentaire?”.

Un concept innovant et éthique qui attire de nombreux clients, séduits par la cuisine familiale de l'établissement. Danemark : un resto récup ! L'ancien président de Trader Joe's crée un restaurant à base de produits périmés. Près de 40% de la nourriture distribuée aux Etats-Unis termine au fond d'une poubelle. À l'échelle de la planète, nous jetons près de 1,3 milliard de tonnes de nourriture par an. Un gaspillage insensé, d'autant plus qu'aux États-Unis, la pauvreté gagne du terrain. Pour lutter contre ce gâchis alimentaire, Doug Rauch, l'ancien président de la chaîne américaine de supermarchés Trader Joe's, a eu l'idée d'ouvrir un établissement un peu spécial: il ne vendra que des produits dont la date limite de consommation est dépassée depuis peu. Baptisé Daily Table, il s'agit d'un hybride de restaurant et d'épicerie.

On pourra y trouver des produits entiers, mais surtout des plats cuisinés à partir de denrées dont la date est expirée. Ces plats seront vendus à bas prix, et destinés principalement aux populations les plus démunies. > Lire l'article sur NPR. Toutes les forces doivent se mobiliser contre le gaspillage alimentaire. Up conferences - Pouvez-vous nous dire comment est née cette vocation à lutter contre le gaspillage alimentaire ? Tristram Stuart : En tant qu’écologiste, j’ai toujours considéré que le gaspillage alimentaire était un des grands défis que notre planète serait amenée à relever à l’avenir. Ce défi s’est imposé à moi car les actions pour endiguer cette catastrophe me semblaient relever du pur bon sens, et s’avéraient finalement assez simples à mettre en oeuvre. Ces actions peuvent même se révéler ludiques lorsque l’on décide de consommer les aliments lors de grands banquets plutôt que de les jeter.

C’est une bataille que nous pouvons gagner ! Quel est le principal message que vous avez souhaité faire passer dans votre ouvrage WASTE ? On jette un tiers de la nourriture du monde entre les exploitations agricoles et le produit fini de nos assiettes, en passant par les usines de transformation et les grandes surfaces. Récupération : par ici la bonne Disco Soupe. Marché du boulevard de Ménilmontant, à Paris. Sur une dizaine de mètres d’étals, une vingtaine de cagettes débordent de fruits et légumes.

Autour - première étrangeté -, une centaine de mains qui s’acharnent à les éplucher. Et - encore plus surprenant - au rythme disco de DJ Funky JV qui assure l’ambiance aujourd’hui. L’association Disco Soupe s’apprête à cuisiner en musique et dans la gaieté un vaste potage en récupérant 80 kilos de marchandises qui seraient autrement parties à la benne. En ce 1er décembre, dernier jour du mois de l’économie solidaire et sociale, voici la huitième édition de cet exercice culinaire et militant de lutte contre le gaspillage alimentaire.

Découpe. En France, on estime à 30% chaque année la perte maraîchère pour «délit de faciès» : trop ou pas assez gros, petits, ronds, abîmés… Avec ses marmites et ses éplucheurs, Disco Soupe a choisi depuis près d’un an de dénoncer ce gâchis à sa façon. Il est midi, la fête antigâchis commence. Radis noir-carotte. Disco-soupes : la lutte contre le gaspillage alimentaire s'organise. Cet après-midi, à la Marktalle 9 à Kreuzberg, à Berlin, près de 600 personnes se sont réunies autour d’un acte de “résistance culinaire”, une Schnippeldisko, qu’on pourrait traduire par “émincé-discothèque”, et réinventée en France sous le nom de Disco-soupe. C’est 750 kilos de légumes invendus, parce que trop gros, trop petits, trop moches, ou trop étranges qui sont épluchés, découpés, et émincés par ces bénévoles pour faire une soupe géante, redistribuée gratuitement hier lors de la manifestation “Wir haben es satt” (“Nous en avons assez”) contre le gaspillage alimentaire.

Un rapport de la FAO de 2012 estime à plus d’un tiers, soit 1,3 milliards de tonnes, le nombre d’aliments produits et non consommés, qu’ils soient jetés par les producteurs, les distributeurs ou les consommateurs, tandis que 850 millions d’hommes et de femmes sont mal-nourris dans le monde. Pour cette deuxième édition, les volontaires se pressent au cœur du Markthalle 9, un marché couvert de Kreuzberg. THE FOOD NOT BOMBS MOVEMENT. Se nourrir dans les poubelles des villes I Demain la Ville. Une Disco Soupe, « mouvement solidaire et festif s’approprie l’espace public et le rebut alimentaire pour sensibiliser au gaspillage », à Strasbourg. Crédits : Disco Soupe Strasbourg « La solution à la faim dans le monde se trouve dans les poubelles de New York. » Tel est le credo de Warren Oaks, le leader américain du mouvement freegan.

La formule, provocatrice, est loin d’être dénuée de bon sens. En effet, chaque année, 50 millions de tonnes de nourriture sont gaspillées aux États-Unis. En France, les chiffres sont tout aussi effrayants. Selon l’Ademe, nous jetons 20 kg de déchets alimentaires par personne et par an, dont 7 kg de produits encore emballés et 13 kg de restes de repas, de fruits et de légumes.

Éthique anti-consumériste La quantité d’aliments qui finissent à la poubelle est l’un des grands drames de l’urbanisation. Nouvelle génération Début 2012, le Parlement européen a demandé l’adoption de mesures d’urgence pour diminuer de moitié le gâchis alimentaire d’ici à 2025. Se nourrir dans les poubelles avec les Gars'Pilleurs I Demain la Ville. Le mouvement des Gars’pilleurs récupère les restes du marché pour les distribuer gratuitement aux passants, comme ici à Montreuil. Copyright : Les Gars’pilleurs Comment est né le mouvement des Gars’pilleurs ? L’année dernière, je me promenais avec un ami dans les rues de Lyon. Nous connaissions bien les coins de la ville où l’on pouvait récupérer de la nourriture car je suis « glaneur » depuis plusieurs années déjà. Peut-on avoir une nourriture équilibrée en se contentant de glaner dans les poubelles ? Mais bien entendu ! Les « dates limites de consommation » fixées par les producteurs sont-elles justifiées ?

Personne n’est venu nous dire qu’il avait été intoxiqué suite à une de nos distributions de nourriture. Dans l’imaginaire collectif, le glanage est associé au dénuement. C’est le principal problème. Faire les poubelles est-il légal ? C’est une forme de désobéissance civile. Quelle politique faut-il mettre en place pour limiter le gâchis alimentaire ? Gaspillage : j'ai voulu récupérer les pâtisseries non vendues de Paul, ils ont tout jeté. Le gouvernement a lancé ce 14/06/13 un plan pour lutter contre le gaspillage alimentaire (SUPERSTOCK/SIPA) C’est au hasard des rencontres et de la vie que naissent les petites indignations qui alimentent la rage et la révolte. En marchant à l’heure de fermeture dans un centre commercial proche de mon appartement, je me suis décidé à me rendre dans un magasin Paul pour m’offrir un petit dessert nocturne.

Voyant l’étalage encore rempli de pâtisseries appétissantes, je me suis permis de demander à la vendeuse si elle pouvait m’offrir un petit prix afin d’aider à déstocker ces produits. Je pressentais déjà leur triste et funèbre destination si aucune bouche ne venait à leur rencontre. Elle me confirma que c’était malheureusement impossible. Elle doit tout jeter chaque soir Elle me répondit alors, avec un regard attristé, celui-là même qui voit, comprend, mais refuse de croire que chaque soir, elle devait tout jeter. Cela lui était totalement interdit. L’officieux inspecteur des poubelles prépare une révolution.

89,9 kilos par an, c’est la quantité moyenne d’aliments que jette chaque français. Au total 5,9 millions de tonnes de denrées sont jetées tous les ans. Tristram Stuart, écolo convaincu et convainquant, veut changer nos habitudes. Portrait de celui qui met la tête dans nos poubelles. L’homme aux mille casquettes n’a pas peur de se salir les mains. Cet auteur et historien british est freegan : il se nourrit dans les poubelles des supermarchés. Il se déplace uniquement à vélo et organise des conférences pour sensibiliser les citoyens du monde entier au gaspillage. Il promet d’arrêter de fouiller les ordures le jour où le gâchis sera éradiqué. Engagé dès le berceau Tristram Stuart, fils d’instituteur, grandit dans le Sussex, un comté situé au sud de Londres.

Tout est bon dans la gamelle du cochon Cette aventure renforce ses convictions naissantes et lui permet de passer à l’étape suivante. Gudrun, sa truie domestique dont il mange les bébés, est avec lui depuis son quinzième anniversaire.