Système éducatif finlandais (word) Document sans nom. L’échec scolaire : où est le problème ?
Socialement, l’échec scolaire n’est un problème que pour une société qui veut que tous ses enfants parviennent, à l’issue de la période de « l’instruction obligatoire », à accéder aux savoirs nécessaires à l’exercice de la citoyenneté. Politiquement, l’échec scolaire est donc insupportable pour une société qui se veut démocratique : il n’y a pas de projet démocratique authentique – même, simplement, comme « utopie de référence » – sans une éducation démocratique à la démocratie. En effet, la démocratisation de l’accès aux savoirs et le développement systématique de la capacité à « penser par soi-même », peuvent, seuls, permettre d’espérer qu’un régime démocratique ne soit pas gangrené par la démagogie et devienne une oligarchie. Forces et faiblesses du système éducatif français : ce que nous apprennent les statistiques.
En cherchant bien évidemment tout autre chose, je suis tombée sur cet article de Claude Sauvageot et Nadine Dalsheimer, intitulé “La situation éducative de la France comparée à celle d’autres pays de l’Union européenne ou de l’OCDE”, qui est paru dans le n°78 de la revue Education et formations (novembre 2008).
Le panorama dressé ici a retenu mon attention, tout simplement parce qu’il fait écho à cette tentation que nous avons tous de réduire la complexité à quelques formules faciles à retenir, faciles à s’approprier : sans langue de bois, l’article met en évidence certaines spécificités du système éducatif français, ses forces et ses faiblesses, à la lumière d’une sélection d’indicateurs de l’éducation produits par l’OCDE, par Eurydice et Eurostat, et par la Commission Européenne dans le cadre du suivi des objectifs de Lisbonne.
Les publications périodiques qui servent d’appui à cet article sont les suivantes : – la collection des Regards sur l’éducation de l’OCDE (cf.