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Dossier 11. Quelles politiques économiques dans le cadre européen ?

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Le gouvernement invité à repenser le remboursement de la dette sociale. Même si la croissance redémarre avec vigueur à partir de cette année, les comptes de notre Etat-providence vont être dégradés de façon durable.

Le gouvernement invité à repenser le remboursement de la dette sociale

C’est l’une des mises en garde que vient de lancer le Haut Conseil du financement de la protection sociale (HCFiPS). Dans une note rendue publique mardi 16 février, cette instance consultative remet en exergue l’ampleur des déficits qui se sont creusés sous l’effet de la récession déclenchée par l’épidémie de Covid-19. Elle suggère au gouvernement de réfléchir à une meilleure coordination entre retour à l’équilibre et remboursement de la dette sociale. Article réservé à nos abonnés Lire aussi La « dette sociale » du coronavirus doit-elle être financée par la Sécurité sociale ? Vaccins contre le Covid-19 : dans les coulisses des contrats entre l’UE et les groupes pharmaceutiques.

Le voile commence à se lever sur les coulisses des contrats européens des vaccins contre le Covid-19.

Vaccins contre le Covid-19 : dans les coulisses des contrats entre l’UE et les groupes pharmaceutiques

Voilà des mois que des associations, des parlementaires, des journalistes, ou le médiateur européen chargé de surveiller la bonne gouvernance des institutions européennes, demandent des informations sur les négociations entre la Commission européenne et les fabricants de vaccins. Et se heurtent à un mur : « C’est comme si la législation de l’Union européenne [UE] sur l’accès aux documents ne s’appliquait pas aux négociations sur les vaccins Covid ! », fustige Olivier Hoedeman, coordinateur de Corporate Europe Observatory (CEO). Cette association spécialisée dans la surveillance des lobbys européens a fini par porter plainte auprès du médiateur européen, qui a ouvert une enquête, le 22 janvier, pour « manquement à l’obligation de traiter correctement les demandes d’accès public aux documents ».

Emmanuel Macron présente un plan quantique de 1,8 milliard d’euros sur cinq ans. Covid-19 : plombé par la pandémie, le déficit de l’Etat a doublé en 2020. 2020, année pandémique.

Covid-19 : plombé par la pandémie, le déficit de l’Etat a doublé en 2020

Le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, et son homologue aux comptes publics, Olivier Dussopt, ont présenté, mercredi 20 janvier après-midi, les comptes de l’Etat devant les députés de la commission des finances de l’Assemblée nationale. Après un an d’épidémie et quatre budgets rectificatifs, 2020 porte logiquement les stigmates de la crise sanitaire liée au Covid-19. Le déficit de l’Etat – qui diffère du déficit public, car il ne comprend pas le solde des collectivités territoriales ni des administrations de Sécurité sociale – a ainsi quasiment doublé, à 178,2 milliards d’euros, contre 92,7 milliards en 2019 et 93,1 milliards initialement prévus. « Le contexte sanitaire a mis à bas l’ensemble de l’édifice de nos prévisions et ce chiffre constitue un record depuis la seconde guerre mondiale, reconnait-on à Bercy.

A crise historique, solutions historiques. Jézabel Couppey-Soubeyran : « Le climat fait-il ou non partie du mandat de la BCE ? » Chronique.

Jézabel Couppey-Soubeyran : « Le climat fait-il ou non partie du mandat de la BCE ? »

A l’heure où le mandat de la Banque centrale européenne (BCE) est si souvent convoqué pour disqualifier d’emblée toute proposition qui s’en écarterait (par exemple l’annulation des dettes publiques qu’elle détient ou la monétisation des déficits publics), il est intéressant d’examiner ce qu’il en est de la transition écologique. Le climat fait-il ou non partie du mandat de la BCE ? Le discours des grands banquiers centraux de la planète sur le sujet est en train de changer. Concernant les Européens, il reste encore un peu sibyllin, parfois timide, de temps à autre contradictoire. Croissance, chômage, dette, inégalités : en 2021, une reprise à haut risque en Europe. Rarement l’Union européenne (UE) n’aura entamé une nouvelle année dans un tel brouillard.

Croissance, chômage, dette, inégalités : en 2021, une reprise à haut risque en Europe

En ce début janvier, la liste des incertitudes donne le vertige : quelle sera l’ampleur de la troisième vague du Covid-19 ? La nouvelle souche du virus apparue au Royaume-Uni va-t-elle retarder la sortie de crise ? « Le Covid-19 a-t-il conduit les économistes à réviser leurs jugements, leurs schémas d’analyse, leurs modèles ? » Prix du meilleur jeune économiste 2021 : appel à candidatures Le Prix du meilleur jeune économiste 2021 sera attribué par Le Monde et le Cercle des économistes en mai 2021.

« Le Covid-19 a-t-il conduit les économistes à réviser leurs jugements, leurs schémas d’analyse, leurs modèles ? »

Peuvent concourir tous les économistes français de moins de 41 ans au 1er juin 2021, issus du monde universitaire ou des grandes écoles, en France ou à l’étranger, dont les travaux présentent un caractère appliqué et permettent de promouvoir le débat public. Au-delà de leur production académique, les candidats doivent mettre en avant leur contribution à la politique économique ou à la prise de décision parmi les acteurs privés ou publics, en débordant éventuellement vers d’autres sciences sociales. Tribune. Avec le Covid-19, l’Allemagne a compris l’urgence de renforcer la « souveraineté » technologique européenne.

C’est un de ces revirements inattendus opérés par l’Allemagne, un de ceux en préparation depuis plusieurs années, mais que l’épidémie de Covid-19 a accéléré : l’expression « politique industrielle » n’y est plus taboue.

Avec le Covid-19, l’Allemagne a compris l’urgence de renforcer la « souveraineté » technologique européenne

Et la perspective d’une réindustrialisation menée par des politiques européennes interventionnistes est largement acceptée. En témoignent les annonces successives cet automne de deux plans financés par l’Union pour des « technologies-clés » : les batteries et les semi-conducteurs. D’autres programmes devraient suivre.

Ce nouveau consensus n’a rien d’évident en Allemagne. En février 2018, la « stratégie pour une politique industrielle européenne » du ministre de l’économie, Peter Altmaier, où il plaidait pour le renforcement et la protection de certains « champions européens », avait reçu un accueil glacial. Le plan de relance européen est débloqué. « Deal ».

Le plan de relance européen est débloqué

C’est par ce tweet que Charles Michel a salué, vers 19 heures, jeudi 10 décembre, l’accord qui a été trouvé entre les chefs d’Etat et de gouvernement européens, réunis à Bruxelles, pour que la Pologne et la Hongrie lèvent enfin leur véto au plan de relance à 750 milliards d’euros et au budget communautaire 2021-2027 de 1 074 milliards. Le président du Conseil avait utilisé la même formule, au petit matin du 21 juillet, quand, après quatre jours et quatre nuits d’âpres négociations, les Européens étaient parvenus à s’entendre sur ce paquet financier que Varsovie et Budapest menaçaient de faire capoter.

Pascal Canfin : « Pour la première fois, l’Europe déploie un réel plan de transition écologique » Tribune.

Pascal Canfin : « Pour la première fois, l’Europe déploie un réel plan de transition écologique »

Plus aucun esprit sérieux ne conteste la nécessité d’agir à grande échelle pour lutter contre la crise climatique. En Europe, nous sommes engagés dans un changement sans précédent de nos politiques publiques. En 2018, lorsque la France a proposé de se fixer comme objectif la neutralité climatique en 2050, seuls deux Etats européens ont répondu à l’appel. Deux ans plus tard, c’est devenu l’objectif officiel de l’Union européenne. C’est aussi celui porté maintenant par Joe Biden aux Etats-Unis, par le nouveau premier ministre japonais, et même par la Chine qui s’est officiellement dotée d’un objectif de neutralité climat en 2060.

Plan de relance européen : une étape cruciale a été franchie. Ce n’est pas encore la fin de l’histoire mais une étape, cruciale, vient d’être franchie pour que le plan de relance européen de 750 milliards d’euros voie le jour.

Plan de relance européen : une étape cruciale a été franchie

Après que les Vingt-Sept se sont mis d’accord le 21 juillet, au terme de quatre jours et quatre nuits de négociations, sur ses modalités et sur le budget communautaire (pour la période 2021-2027) de 1 074 milliards d’euros qu’il doit venir abonder, il fallait encore que le Parlement européen donne son aval. C’est désormais chose quasi acquise, même si le vote en plénière qui devrait formaliser cette avancée n’aura lieu que fin novembre. Mardi 10 novembre, les eurodéputés et le Conseil qui représente les Etats membres ont trouvé un compromis. Article réservé à nos abonnés Lire aussi Le Parlement et le Conseil européens lient le plan de relance au respect de l’Etat de droit. Union Européenne.